Congo-Brazzaville : Conflits et politique de la mémoire

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Français
476 pages
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Description

Cet ouvrage s'interroge sur la pertinence des politiques de la mémoire engagées dans la pacification de la société congolaise postconflictuelle. Du fait pourtant de l'absence d'un système judiciaire indépendant et d'un Etat en position de tiers, les politiques de la mémoire initiées dans la résolution des crises congolaises tendent plutôt à légitimer un régime politique autoritaire au lieu de promouvoir la réconciliation.

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Date de parution 01 juillet 2011
Nombre de lectures 120
EAN13 9782296466098
Langue Français
Poids de l'ouvrage 11 Mo

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Congo-Brazzaville : conflits et politique de la mémoire
Jean-Serge MASSAMBA-MAKOUMBOU
Congo-Brazzaville : conflits et politique de la mémoire
L°Harmattan
© L÷HARMATTAN,2011 5-7, rue de l÷École-Polytechnique ; 75005 Paris http://www.librairieharmattan.com diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr ISBN : 978-2-296-55328-6 EAN : 9782296553286
Remerciements
À Monsieur Pierre-HenriChalvidan pour avoir partagéma passion des politiques de la mémoire et su guider l²intuition qui caractérisait cette étude au départ. Sans ses précieuses suggestionséclairées et avisées, ce travail n²aurait pu aboutir; à nos seigneurs Anatole Milandou, archevêque métropolitain de Brazzaville,Jacques David, évêque émérite d²Évreux et Christian Nourrichard, évêque d²Évreux grâce à la bienveillance desquels, j²ai eu la possibilité de poursuivre ma scolarité; à Victorine et Raphaël Massamba, mes parents ; à Vincent de Briant et Yves Palau du Largotec ainsi que Marie-Albert Colélat, des sommités intellectuelles qui, dans la réalisation de cette étude, m²ont prodiguéconseils et encouragements ; à Jean-Claude Provôts, Monique Hébrard, Geneviève Fagoo, Georges Levesque, Jacques Antonio qui ont assuréla relecture du tapuscrit, sans omettre tous ceux et celles qui nous ont initiéà la joie de la recherche et de la connaissance.
«Nombreux sont ceux qui, aujourd’hui, s’accorderaient pour dire que la culpabilitécollective n’existe pas plus que l’innocence collective et que, dans le cas contraire, aucun individu ne pourrait jamais être coupable ou innocent. Dire cela n’est évidemment pas nier l’existence d’une chose comme la responsabilitépolitique, qui est cependant relativement distincte de ce que l’individu membre du groupe a fait et ne peut donc être jugée en termes moraux, ni conduite devant un tribunal criminel. Chaque gouvernement assume la responsabilitépolitique desfaitset méfaits du gouvernement précédent et chaque nation, desfaitset méfaitsde son passé... Mais, d’une manière générale, cela signifie seulement que la naissance de chaque génération s’effectue au sein d’une continuité historique et que, pour cette raison, les péchés de ses pères pèsent sur elle, de même qu’elle est bénie par les actes de ses ancêtres;Mais, d’une manière générale, cela signifie seulement que la naissance de chaque génération s’effectue au sein d’une continuité historique et que, pour cette raison, le péchés de ses pères pèsent sur elle, de même qu’elle est bénie par les actes de ses ancêtres; quand quelqu’un dit qu’il se sent coupable non de ce qu’il a fait mais des actes de son père ou de son peuple, c’est en un sens seulement métaphorique et non en un sens personnel. (Mais moralement parlant, il est presque aussi mal de se sentir coupable quand on n’a rien fait de précis, que de se sentir innocent quand on est réellement coupable.) Et le problème de la culpabilité, ou de l’innocence de l’individu, de la justice rendue à l’accusé et à la victime, sont les seules choses qui sont en jeu lors d’un procès criminel.»
Hannah Arendt,Eichmann à Jerusalem. Rapport sur la banalité du mal, Post-scriptum, trad. de l²anglais par Anne Guérin (1966), revue par Mireille-Irène Brudny-de Launay Paris, Gallimard, 1991, Quarto, pp. 1305-1306.