Histoire tunisienne

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Sur une histoire de trois mille ans de la Tunisie, l'auteur a choisi de braquer le projecteur sur le XIXe siècle. Après avoir été longtemps délaissée, l'étude des mémoires tunisiennes fait aujourd'hui l'objet d'une attention particulière. Historiens, sociologues, associatifs, enseignants cherchent à revitaliser l'histoire en ramenant au jour tous les pans muets du passé comme le sont encore actuellement les temps de la colonisation et de la décolonisation ou encore le temps de la dictature.

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Date de parution 01 septembre 2014
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EAN13 9782336354835
Langue Français

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tunisiennes fait aujourd’hui l’objet d’une aTenîon parîculière. Historiens, sociologues, associaîfs, enseignants, universitaires et insîtuîonnels travaillent maintenant de concert pour lui rendre sa dignité scienîfique et sociale.
actuellement les temps de la colonisaîon et de la décolonisaîon
L’objecîf de cet ouvrage est de dépassionner la réflexion et de meTre à la disposiîon du public les connaissances uîles à
Hedi Saidi est directeur de la collecîon Diversités et est
ouvrages sur la mémoire de l’immigraîon et l’histoire
membre associé à l’URMIS Université de Paris Diderot- Paris 7.
Diversités
Hedi Saidi
Histoire tunisienne e Modernité, élites et finance dans la Tunisie du  siècle Le triple défi
Préface de Bernard Doumerc
Histoire tunisienne Modernité, élites et finance dans la Tunisie du XIXème siècle. Le triple défi
© L’Harmattan, 2014 5-7, rue de l’Ecole polytechnique, 75005 Paris
http://www.harmattan.fr diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr ISBN : 978-2-343-03093-7 EAN : 9782343030937
Hedi SAIDI
Histoire tunisienne Modernité, élites et finance dans la Tunisie du XIXème siècle.
Le triple défi
Préface de Bernard DOUMERC
L’Harmattan
Ce livre a été réalisé grâce au concours duConseil régional du Nord- Pas- de -Calais,LAPSI(Université de Constantine 2) et l’association JISR(le Pont),
DU MEME AUTEUR
Rapports colons-colonisés en Tunisie 1880-1919.L’exemple de dar Elbey(Enfida).Préface de Benjamin Stora, éditions Farjallah, Sousse, Tunisie, 2003.
L’immigration et les discriminations en débats, (ouvrage collectif sous la direction de H.Saidi), éditions La Voix du Nord, Lille, 2005.
Discriminations et mémoires. Quelles histoires ?(ouvrage collectif sous la direction de H.Saidi).Préface d’Albert Memmi, Geai bleu éditions, Lille, 2006.
Mémoire de l’immigration et histoire coloniale(ouvrage collectif sous la direction de H.Saidi). Préface de Janine Ponty, L’Harmattan, Paris, 2007.
Les étrangers en France et l’héritage colonial. Processus historique et identitaire. (Ouvrage collectif sous la direction de H.Saidi).Préface de Claude Liauzu, L’Harmattan, Paris, 2007.
La Tunisie oubliée…une immigration face au colonialisme. Préface de Jean René Genty, Geai bleu éditions, Lille, 2008.
Etnicisation des rapports sociaux. Enjeu et fonction des approches culturalistes- (ouvrage collectif sous la direction de H.Saidi). Préface de Gilles Manceron, L’Harmattan, Paris, 2009.
Le collège Anne Frank de Roubaix. Les élèves et leurs implications dans l’histoire, L’Harmattan, Paris, 2010.
-La Tunisie réinvente l’histoire. Récits d’une révolution(ouvrage collectif sous la direction de H.Saidi), L’Harmattan, Paris, 2012.
Collection « Diversités » Dirigée par Hedi SAIDI, historien. Cette collection est destinée à présenter les travaux théoriques, empiriques et pratiques des chercheurs scientifiques, et des acteurs sociaux. Elle a vocation à publier des ouvrages essentiellement universitaires, traitant des rapports sociaux, de la mémoire, de l’histoire et de l'altérité. Elle se propose de constituer un portail d’accès à l’étude des sociétés contemporaines et offrir une plateforme d’échanges à des chercheurs de plusieurs disciplines. La collection entend faire connaître la production française dans les domaines historiques et sociologiques mais aussi relayer les travaux de chercheurs étrangers et devenir ainsi un point d’appui dans le développement des échanges scientifiques au niveau international en sciences humaines et sociales. Comité scientifique international :ARFAOUI Khémais – Université de Tunis, Tunisie ; BARBOUCHI Sarah – Université de Toulouse-Le Mirail, France;BELGACEM Brahim – Université de Tunis, Tunisie; BELLAMINE Meriem – Université de Tunis, Tunisie;BELKHOJA Chedly – Université de Moncton, Canada ; BENSEDRINE Lamjed – Tunisie;BOUCHER Colette – Université Laval, Canada;BRICHARD Christiane – Belgique;COSTEA Simion – Université de Targu Mures, Roumanie;DAHMANI Said – Université de Toulouse 1, France; DRAME Patrick – Université de Sherbrooke, Canada;JOLIOT Bernard – universitaire, France;LABORI Michel – historien, France;MANAA Ammar – Université de M’sila, Algérie;MEKKI Nidhal – Université de Tunis, Tunisie;– CCMA, FranceM’RABET Tarek ;PRIMEAU Marie Douce – Université de Montréal, Canada;SAPICAS Marina – France; SAYAH Jamil – Université de Grenoble, France;SAYAH Mansour – Université de Toulouse-Le Mirail, France;SOW Abdoulaye – Université de Nouakchott, Mauritanie;TADLAOUI Jamal-Eddine – Université de Sherbrooke, Canada ; TITO Anna – journaliste, Italie.Déjà parus Michel ROUSSEAU,Quand Louis XIV brûlait le Palatinat. La guerre de la Ligue d’Augsburg et la Presse,2014. Jamil SAYAH,La révolution tunisienne : la part du droit, 2013.
SOMMAIRE
Préface ....................................................................................... 9 Introduction générale Du souvenir à l’avenir ..............................................................11 Chapitre I La régence de Tunis au xixème siècle entre modernité et conservatisme .............................................17 Chapitre II Dynamique internationale et carence locale. La Tunisie entre 1750-1840......................................................57 Chapitre III La fièvre scolaire avant et pendant la période française (1881-1956) ............................93 Chapitre IV Les intellectuels tunisiens face à la modernité (1831-1877).............................................117 Chapitre V Khaireddine à travers les archives privées de la société marseillaise de crédit industriel et commercial et de dépôts (SMCICD) ..............................................................143 Chapitre VI La société marseillaise de crédit industriel et commercial et de dépôts (SMCICD) : une banque française en Tunisie ...............................................................................171 Chapitre VII La SMCICD et le marché maghrébin .....................................195 Sources ...................................................................................211 Bibliographie ..........................................................................219 Chronologie ............................................................................233
PREFACE
A quoi sert l’Histoire ? Une fois encore la discussion mérite d’être abordée surtout quand des conflits mémoriels enveniment les débats qui visent à instrumentaliser la réflexion historique au profit de causes attachées à des intérêts divergents. Ce nouvel ouvrage de M. Saïdi est le fruit d’une expérience d’un professeur qui constate chaque jour les dégâts causés par l’incompréhension manifestée par les jeunes générations à l’égard d’un passé parfois douloureux. Il faut admettre aussi que la réalité historique n’est pas d’affirmer ce que l’on croît déjà ! L’exemple choisi concerne la Tunisie et plus précisément la mise en évidence de la difficile cohabitation pendant la période coloniale.
Les strates culturelles et religieuses ne peuvent être oubliées dans un monde méditerranéen aux frontières mouvantes et aux influences multiples : non, on ne peut pas faire du passé table rase ! Il s’agit surtout de replacer la portée de l’action de certains hommes et femmes qui cherchèrent à promouvoir l’amélioration des conditions sociales de populations souvent exploitées par leur maître locaux anciens ou nouveaux venus de l’étranger.
Les Tunisiens ont depuis longtemps voulu réformer et moderniser leur État et leur société civile sans pour autant renier une filiation au monde arabo musulman. Les écoles du mouvement réformiste s’associaient à la prise en compte irréversible de l’éducation et de l’enseignement, ce fut un atout maître. Que ce soit Soliman Al Hrairi, dont des travaux récents ont évoqué le rôle essentiel ou Khaireddine, mis en lumière par l’auteur de ce livre, les penseurs sincères et éclairés comprenaient qu’il ne fallait pas rejeter l’Occident mais accepter certains modèles avant qu’ils ne soient imposés par la puissance
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