Le monde byzantin. Tome 1

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509 pages
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Ce premier volume est consacré à la période fondatrice, de l’inauguration de la capitale de Constantin sur le site de l’antique Byzance en 330 aux débuts de la conquête arabe au milieu du VIIe siècle qui détermine les limites territoriales réduites de l’empire mésobyzantin.
Depuis 30 ans les perspectives et données ont été bouleversées par les nombreuses découvertes archéologiques et épigraphiques. Ce volume leur accorde la place nécessaire en particulier pour ce qui concerne l’économie et la vie des provinces.

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EAN13 9782130642824
Langue Français

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Sous la direction de
Cécile Morrisson
Le monde byzantin
Tome 1. L'Empire romain d'Orient (330-641)
2012
Copyright
© Presses Universitaires de France, Paris, 2015 ISBN numérique : 9782130642824 ISBN papier : 9782130595595 Cette œuvre est protégée par le droit d’auteur et strictement réservée à l’usage privé du client. Toute reproduction ou diffusion au profit de tiers, à titre gratuit ou onéreux, de tout ou partie de cette œuvre est strictement interdite et constitue une contrefaçon prévue par les articles L 335-2 et suivants du Code de la propriété intellectuelle. L’éditeur se réserve le droit de poursuivre toute atteinte à ses droits de propriété intellectuelle devant les juridictions civiles ou pénales.
Présentation
L’histoire et la civilisation étudiées ici correspondent à la période fondatrice de « Byzance », nom donné par les humanistes à l’Empire devenu progressivement grec et chrétien. Plus stable et plus prospère que l’Occident, l’Empire n’a jamais cessé de revendiquer son héritage romain en témoignent les reconquêtes par Justinien de l’Afrique sur les Vandales, de l’Italie sur les Ostrogoths et du sud de l’Espagne sur les Wisigoths. Rédigé par une équipe du Centre d’histoire et civilisation de Byzance (CNRS-Collège de France), ce volume a pour cadre les trois premiers siècles de l’empire d’Orient, depuis la fondation de Constantinople (330) jusqu’à la fin du règne d’Héraclius (641), date à laquelle les conquêtes arabes de la Syrie et de la Palestine puis de l’Égypte marquent le début du « Moyen Âge byzantin ». Les progrès de l’archéologie, de l’épigraphie, de la numismatique et de la papyrologie notamment ont renouvelé nos connaissances. Leurs résultats sont associés aux témoignages des sources traditionnelles pour offrir une synthèse concise, aussi informée que possible, de l’histoire politique et m ilitaire, religieuse, culturelle, économique et sociale. Une série de chapitres est ensuite consacrée aux principales régions de l’Empire, des Balkans à l’Égypte, et à leurs spécificités. Par delà les clichés simplistes de la « décadence » et du dirigisme, apparaissent mieux les causes de la prospérité de l’Orient romain, mais aussi de son recul à partir des années 550.
Table des matières
e Avant-propos (de la 2 édition)(Cécile Morrisson) Introduction méthodologique et bibliographique(Cécile Morrisson) Abréviations des ouvrages et revues Instruments bibliographiques généraux Dictionnaires, encyclopédies et atlas Sources littéraires Sources documentaires Histoires générales, manuels recueils collectifs Chapitre premier : Les événements Chapitre II : Triomphe du christianisme et définition de l’orthodoxie Chapitre III : L’empereur et l’administration impériale Chapitre IV : Les structures de l’église impériale Chapitre V : L’armée du bas empire Chapitre VI : La capitale Chapitre VII : Peuplement, économie, et société Chapitre VIII : La vie religieuse. Les chrétiens dans le monde. Le monachisme Chapitre IX : La culture Chapitre X : L’art Chapitre XI : L’Illyricum Chapitre XII : L’Asie Mineure Chapitre XIII : La Syrie-Palestine Chapitre XIV : L’Égypte byzantine (284-641) Première partie La continuité de l’Empire romain en Orient Les événements/ perspective chronologique(Cécile Morrisson) Constantin, fondateur de l’empire chrétien Constance II, Julien, la guerre perse et le retour à l’unité de l’empire (337-363) er La dynastie Valentinienne et Théodose I (363-395) De l’unité à la division de l’empire romain, 395-410 les Goths et les Vandales en Occident et la prise de Rome (410) L’empire d’Orient sous Théodose II (408-450) : Orthodoxie et salut de l’Empire Les successeurs de Théodose II. Goths et Isauriens au pouvoir à Constantinople (450-491) La fin de l’empire d’Occident. Théodoric et les Ostrogoths en Italie e La stabilisation du début du VI siècle (491-527) Justinien : les premières années, le Code et la sédition Nika (527-532)
Les débuts de la reconquête : la guerre vandale et les premiers succès en Italie (533-540) La peste, la guerre perse et la poursuite de la longue guerre gothique. Les premières vagues sclavènes et koutrigoures dans les Balkans (540-554) Nouveaux assauts dans les Balkans. La paix avec la Perse (554-567) Justin II et Tibère, l’arrivée des lombards et des slaves (565-582) Maurice et le retour à l’équilibre des forces sur les frontières orientale et balkanique (582-602) Phocas et les débuts de la dernière guerre perse (602-610) Héraclius face à la conquête perse de la Syrie et de l’Égypte (610-623) La contre-offensive d’Héraclius en Arménie et la victoire sur la Perse (623-630). La slavisation des Balkans L’émergence de l’Islam et les débuts de la conquête arabe (631-641) Triomphe du christianisme et définition de l’orthodoxie(Bernard Flusin) La christianisation de l’empire La définition de l’orthodoxie Deuxième partie Les institutions de l’Empire L’empereur et l’administration impériale(Denis Feissel) Introduction : le régime impérial et les missions de l’État L’empereur et ses fonctions L’ordre sénatorial au service de l’État Fonctions et organes du gouvernement central Les cadres territoriaux et l’administration locale Les structures de l’Église impériale(Bernard Flusin) L’évêque, son église, sa cité La hiérarchie des évêques : métropolites et patriarches Rome et Constantinople Alexandrie, Antioche, Jérusalem ; autres circonscriptions L’empereur, les conciles, le droit canon L’armée(Constantin Zuckerman) Les structures de l’armée : le dispositif et les effectifs Les conditions du service L’Église face au service militaire Épilogue. Vers l’époque méso-byzantine Troisième partie La civilisation byzantine et ses fondements La capitale(Cécile Morrisson) De Byzance à Constantinople : les origines (330-360)
Le développement de la capitale (360-542) e e Reflux et déclin (milieu VI – milieu VII siècle) Peuplement, économie et société de l’Orient byzantin(Cécile Morrisson) Espace et climat, peuplement et démographie Économie et société rurales Économie et société urbaines Commercialisation et échanges La monnaie, instrument des finances impériales et des échanges économiques Conclusion La vie religieuse. Les chrétiens dans le monde – le monachisme(Bernard Flusin) Les chrétiens dans le monde Le monachisme La culture écrite(Bernard Flusin) Une culture dominante : l’hellénisme chrétien L’enseignement et ses institutions La littérature de langue grecque Les littératures copte et syriaque Vers les siècles obscurs L’art impérial et chrétien, unité et diversités(Jean-Michel Spieser) Un art dit profane Le christianisme dans l’art e e De la fin du VI au milieu du VII siècle Quatrième partie Les provinces L’Illyricum(Bernard Bavant) L’Illyricum et sa place dans les structures administratives Données permanentes de la vie régionale jusqu’aux invasions slaves e e De la fin du IV au début du VI siècle : une prospérité régionale fragile et ébranlée De Justinien à Héraclius : l’époque des bouleversements L’Asie Mineure(Jean-Pierre Sodini) Le socle anatolien : le sol et les hommes L’administration Le christianisme Production, démographie et vie économique Importations et voies maritimes Conclusion
La Syrie-Palestine(Georges Tate) Données permanentes : unité et diversités physiques et humaines Économie et société Les difficultés et la fin de la Syrie byzantine (540-550/636) Conclusion L’Égypte byzantine (284-641)(Jean Gascou [1]) Périodisation, histoire générale Milieux géographiques Genres de vie marginaux La vie rurale Travail et services Caractères ethniques Grecs et Coptes Grec et Copte Latinisation et romanisation Les ressorts provinciaux Gouvernement Les cités Finances publiques L’armée La société Éducation et vie intellectuelle Le christianisme Monachisme Les concurrents du christianisme Alexandrie L’Égypte et Byzance Conclusion(Cécile Morrisson) Chronologie sommaire(Cécile Morrisson) Glossaire(Cécile Morrisson) Index général(Cécile Morrisson)
e Avant-propos (de la 2 édition)
Cécile Morrisson Directeur de recherche émérite au CNRS, UMR 8167 (CNRS – Collège de France), Paris, correspondant de l’Institut.
e fondateur de la « Nouvelle Clio », notre maître Paul Lemerle (1902-1989), avait Lévidemment prévu de consacrer un volume de la collection à l’histoire de Byzance qu’il a tant contribué à renouveler. Le destin ne l’a pas voulu. Notre devoir était de livrer au public universitaire le bilan nécessaire. Parlons plutôt d’introduction car la matière et la masse des publications sont si abondantes, que dans l’espace imparti il a bien fallu concentrer et densifier l’exposé, sans nuire trop, espérons-le, à sa clarté. Ce premier volume de la série de trois qui couvriront l’histoire de l’empire d’Orient jusqu’à sa chute en 1453 est consacré à la période fondatrice qui va de l’inauguration de la capitale de Constantin sur le site de l’antique Byzance en 330 aux débuts de la e conquête arabe, au milieu du VII siècle, qui détermine les limites territoriales réduites de l’empire mésobyzantin. Il s’arrête symboliquement à la fin du règne d’Héraclius en 641 sans attribuer à celui-ci, comme on le faisait autrefois, des réformes systématiques de l’administration et de l’armée. Tout découpage du temps et de l’espace est en effet plus ou moins arbitraire et discutable et l’adjectif byzantin – e qui sert par commodité depuis le XVII siècle à désigner l’empire d’Orient du nom ancien de Constantinople – a reçu des acceptions chronologiques très diverses. Si 1453 est une fin célèbre et peu contestée, les points de départ varient de plusieurs siècles, allant de la période tétrarchique (Stein) et de ses réformes qui structurent l’empire de Constantin, au partage de l’Empire à la mort de Théodose en 395, au e début du VII siècle pour Jones (602), voire au couronnement de Charlemagne en 800 pour Bury. Le choix fait ici souligne deux événements ou phénomènes marquants, la fondation de Constantinople avec le basculement à terme du centre de gravité de l’Empire vers la Méditerranée orientale, la conversion de l’empereur et la christianisation progressive de l’État et de la société, et nous analysons les nouvelles lignes de force d’un empire qui n’a rien de décadent. L’Empire devient progressivement un empire grec et chrétien sans cesser d’être romain comme les souverains l’affirmeront dans leur titulature se qualifiant plus tard – et jusqu’à la fin – sur leurs monnaies d’ek theou basileis Romaion(par la grâce de Dieu empereurs des Romains). Ces lignes de démarcation politiques, religieuses et sociales ne sont pas pertinentes pour tous les domaines et pour l’étude de l’État et de l’armée D. Feissel et C. Zuckerman n’ont pas manqué de remonter ici à 284 ou inversement de prolonger quelques analyses au-delà de 641. Il y a donc inévitablement des chevauchements à l’articulation du présent volume et du volume
2, dirigé par J.Cl. Cheynet, et consacré à la période « méso-byzantine » (641-1204). Surtout, la période « proto-byzantine » relève, sans s’y identifier totalement, de ce qu’on appelait autrefois, en l’opposant chronologiquement au Haut-Empire mais parfois aussi non sans dédain et préjugés tenaces, le « Bas-Empire ». Depuis les essais suggestifs de H.I. Marrou [141] et P. Brown [150], la notion et ses réalités mêmes ont été réhabilitées avec force au profit du concept d’Antiquité tardive (lespätrömisch inventé par A. Riegl dès 1901), exploré dans d’innombrables études et notamment dans l’excellente revue du même nom créée à Paris en 1993. Les débuts de Byzance relèvent évidemment de l’histoire de l’Antiquité tardive qui sera traitée dans le volume de ce nom dirigé par H. Inglebert (en préparation) allant de la fin du Haut-e Empire à la disparition de l’Empire en Occident (de 260 env. au tournant du V siècle). Nous avons cherché à réduire ici du mieux possible les chevauchements prévisibles (concernant l’histoire événementielle, administrative et militaire, économique et sociale) en concentrant l’exposé de ces chapitres thématiques sur les provinces orientales et en « partageant » l’Empire entre les deux volumes pour les exposés régionaux. Sur le modèle des volumes de la collection sur le Haut-Empire le plan suivi ici distingue, après une introduction sur les événements politiques et religieux (chap. I et II), les structures et les traits communs (État, Église, armée, économie et société, vie religieuse, culturelle et artistique, chap. III-X), de l’étude des diversités régionales (chap. XI-XIV). La reconquête justinienne posait problème et aurait pu justifier de consacrer ici deux chapitres à l’Afrique et à l’Italie. Pour diverses raisons, notamment pratiques, mais qu’on peut déplorer, ceux-ci ont été laissés au volume « Antiquité tardive » où l’Afrique devait être traitée jusqu’à la conquête arabe, par Y. Modéran, disparu en 2011, et l’Italie, jusqu’à la conquête lombarde, par G. Cecconi. Le volume de la « Nouvelle Clio » sur la période méso-byzantine dirigé par J.-Cl. Cheynet revient sur la situation de ces provinces encore byzantines pour un temps plus ou moins long après 641, traitant de la conquête de l’Afrique, définitivement perdue en 698 et surtout du plus long destin des « Italies » byzantines (exarchat de Ravenne conquis par les Lombards en 751 et thèmes de Langobardie-Calabre devenus normand en 1071). Tout chevauchement n’est pas forcément un mal, ni tout empiétement une manifestation d’annexionisme. Depuis les rencontres du Collège de France de 1985 e e publiées dansHommes et richesses dans l’Empire byzantin, I :IV -VIIsiècle[166], nous sommes persuadés du profit à tirer d’une approche commune des réalités entre « occidentalistes » ou « antiquisants » et « byzantinistes », cloisonnés par des étiquettes universitaires. Comme d’autres, témoins les volumes deSocietà Romana e Impero tardo antico (SRIT)dirigés par A. Giardina [169], ceux de laStoria di Roma, III [159] et les chapitres des récents volumes de laCambridge Ancient Historydirigés par Av. Cameron et P. Garnsey [148] ou ceux de laNew Cambridge Medieval History[149] ou de la Cambridge History of the Byzantine Empire (c. 500-1492)[149bis], nous avons vu depuis trente ans nos perspectives bouleversées et renouvelées par l’explosion des nouvelles données de l’archéologie (au sens large, y compris la numismatique) ou de l’archéométrie et les découvertes épigraphiques. Ce volume leur accorde la place qu’elles méritent, notamment dans les chapitres concernant l’économie et les