Questions Royales

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264 pages
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Pourquoi Philippe n'a-t-il pas embrassé Mathilde lors du mariage ?


Pourquoi Mathilde est-elle plus ambitieuse qu'il n'y paraît ?


Pourquoi le Roi n'a-t-il jamais reconnu Delphine ?


Pourquoi Paola n'a-t-elle pas voulu divorcer d'Albert ?


Pourquoi Laurent a-t-il violenté plusieurs femmes ?


Pourquoi Claire défend-elle son mari avec acharnement ?


Pourquoi Astrid a-t-elle failli devenir Reine ?


Pourquoi Lorenz est-il un homme les mieux payés de Belgique ?


Pourquoi l'église rythme-t-elle leur vie ?


Sur base d'une enquête approfondie de plusieurs mois et d'une cinquantaine de témoignages issus des proches de la famille royale, Frédéric Deborsu apporte un éclairage indéit sur le fonctionnement et les dessous de notre monarchie. En exclusivité et en toute transparence, voici le livre qui dévoile enfin la vraie personnalité des membres de la famille royale, comme jamais auparavant.


Frédéric Deborsu est journaliste à la RTBF depuis plus de vingt ans. En dehors de son professionalisme avéré, on retient de lui plusieurs faits d'armes qui ont façonné sa réputation de journaliste dérangeant, dont le fameux Questions à la Une consacré au Prince Laurent qui reste, à ce jour, le record d'audience de la RTBF avec plus d'un million de téléspectateurs.

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EAN13 9782507050993
Langue Français

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Question(s) royale(s)
Question(s) royale(s) Frédéric Deborsu
Renaissance du Livre Avenue du Château Jaco, 1 – 1410 Waterloo www.renaissancedulivre.be couverture : emmanuel bonaffini photographie de couverture : © laura bertone mise en pages : cw design imprimerie : wilco (hollande) isbn papier : 978-2-507-05065-8 isbn numérique : 978-2-507-05099-3 dépôt légal : D/2012/12.763/51
Droits de traduction et de reproduction réservés pour tous pays. Toute reproduction, même partielle, de cet ouvrage est strictement interdite.
FRÉDÉRIC DEBORSU
Question(s) royale(s)
Le livre qui dévoile la vraie personnalité des membres de la famille royale. Comme jamais auparavant.
« La vérité est toujours plus surprenante que la fiction, parce que la fiction doit coller à ce qui est possible, alors que la vérité, elle, n’y est pas obligée. »
Marc Twain
À Pierre-Loup, Victoria, Charlotte, Ānne-Bénédicte.
Les miens.
Avant-propos Pourquoi ce livre ?
La famille royale m’a toujours fasciné. J’ai été un de ces enfants qui aiment les histoires de princes et de princesses, ou les récits qui vantent les exploits des rois. Un jour de septembre 2004, Albert et Paola visitent Namur, ma ville, durant les fêtes de Wallonie. Je suis dans la foule qui s’est massée le long des barrières Nadar pour saluer le chef de l’État. Je patiente debout durant une heure pour tenter d’apercevoir le roi. Ou la reine. C’est elle qui passe à mes côtés. Et Paola de venir saluer mes jeunes enfants. Un beau moment. J’apprécie la monarchie. Mais, au fond, je ne sais pas vraiment pourquoi. Parce qu’elle a quelque chose de magique ? De sympathique ? D’archaïque ? Un peu de tout ça. Depuis toujours, j’ai envie d’en savoir plus sur les personnalités de la maison royale. En 1999 et en 2000, lors des joyeuses entrées de Philippe et Mathilde dans les provinces belges, la RTBF m’a chargé de couvrir les coulisses de ces sorties princières dans les rues du royaume. À l’époque, après les deux premières visites du couple, à Bastogne et à Bruges, j’ai fait ce constat : Mathilde est radieuse, Philippe a l’air stressé. Tous les deux sont gentils et attentionnés. Mais en fait, on ne sait rien d’eux. Qui sont-ils en réalité ? À quoi pense Philippe quand il est en public ? Mathilde fait preuve d’un grand naturel, mais est-il bien réel ?
En prévision de la joyeuse entrée en Brabant wallon, je propose à Olivier, étudiant zélé de Louvain-la-Neuve, de relever un défi. Alors que, selon l’habitude, tout le monde cherche à serrer la main du couple princier, il doit faire en sorte que Mathilde… l’embrasse. Devant la caméra. Une façon originale de tester la spontanéité de la nouvelle princesse. Mon étudiant, un peu inquiet, se glisse dans la foule, se hisse au premier rang. Et il attend. Pour attirer Mathilde, il a revêtu la calotte typique des étudiants de Louvain-la-Neuve. Je suis à ses côtés. Mathilde s’avance vers lui et s’arrête pour admirer son couvre-chef. C’est bien parti. Il engage avec elle une courte conversation et lui dit simplement qu’il a fait un pari : accepte-t-elle de l’embrasser ? Sur la joue ? Mathilde répond oui. Elle s’exécute. La foule crie. Pari réussi. Sympathique. Assurément.
Ce bisou étonnant, désarmant, ne m’a pas suffi. Cet te nervosité permanente de Philippe, quand il est en public, m’a toujours donné l’envie d’enquêter sur le sujet. Mon désir d’en savoir plus a repris le dessus lorsque je me suis intéressé au cas du prince Laurent, pour la télévision. Un reportage diffusé sur la RTBF en novembre 2011. Sans concession, mais sans aucune volonté de nuire. Record d’audience. Diffusion de larges extraits en Flandre, à la VRT entre autres. Toute la Belgique en a parlé. Ce billet de 10 euros que le prince reprend discrètement après avoir payé des crèmes glacées a fait le tour des télés et de la toile. Et de nouveau, je me suis interrogé : pourquoi sont-ils comme ça ? Sp ontanés, sympathiques, mais aussi surprenants et décevants…
Pourquoi la monarchie belge entretient-elle autant le secret ? Aucune transparence en ce qui concerne les dépenses. Pas question d’accorder d’interview aux médias. Discrétion absolue quand il s’agit de religion. Transgression de la vérité quand on tente de se renseigner sur la vie privée…
Je le répète, je suis royaliste. Mon grand-père paternel, Achille Deborsu, né en 1894, m’a bercé d’histoires vantant les mérites d’Albert Ier. Son héros. La Maison royale m’est
sympathique. En tant que francophone, je n’ai été bercé par aucun courant nationaliste. Bien au contraire. Je ne suis proche d’aucun parti. J’ai fréquenté l’école chrétienne où j’ai appris la Bra bançonne,quejeconnaistoujours.Maiscetteaffectionpourlinstitutionroyaleetlafamille«deBelgique » ne m’ôte pas mon sens critique.
Ce que j’ai écrit dans ce livre est la stricte vérité. Le résultat d’une enquête de longue haleine, sérieuse, studieuse. Sans aucune intention sensationnaliste.
L’enquête ne fut pas facile. J’ai dû batailler pour vaincre les réticences, pour mettre à jour le vrai, pour démasquer les tentatives de manipulation. Dès qu’on s’approche du pouvoir, les personnes que vous rencontrez ont un intérêt à préserver. Conséquence ? La vérité est parfois un peu biaisée. Alors j’ai recoupé, revu, interrogé et questionné. Encore et encore. J’ai finalement approché une cinquantaine de témoins clé s. Qui ont vécu des événements marquants pour la famille royale. En étant à ses côtés. Les informations nouvelles que j’apporte dans ce livre proviennent de mes rencontres avec ce s personnes décisives. Chaque témoignage récolté a été recoupé par des témoins indépendants les uns des autres. Certains n’avaient jamais parlé. Quelques personnes rencontrées n’ont pas souhaité que je cite leur nom. Parce que la réalité peut être décevante. Parfois cassante. À l’occasion inquiétante.
Ces témoins-clés continueront de vivre dans le sillage de la famille royale. La garantie de leur anonymat était donc une condition indispensable pour permettre à la vérité d’émerger. Tout en leur permettant de poursuivre leur route.
La crédibilité de ces témoins ne peut être remise e n cause. Ce qu’ils m’ont raconté a systématiquement été confirmé par d’autres personnes, n’ayant aucun lien avec eux. C’est pour moi une preuve irréfutable de la véracité de leurs déclarations.
L’enquête que j’ai réalisée porte également sur cer tains aspects de la vie privée des membres de la famille royale. Démarche indigne ? Certainement pas, car ces faits ont des conséquences directes et une véritable influence sur notre société. Voilà pourquoi nous sommes en droit de savoir comment ceux qui la composent vivent, pensent, fonctionnent. Un peu plus de transparence est bienvenue. Pourquoi sont-ils ce qu’ils sont et font-ils ce qu’ils font ?
Les membres de la famille royale bénéficient en outre de dotations publiques, octroyées par l’autorité fédérale, financées par le grand public, le contribuable. Voilà qui justifie un certain droit de regard de notre part.
Ensuite, le roi dispose d’un certain pouvoir. Symbolique a priori, mais pas totalement. La signature des lois et surtout la désignation des formateurs ne sont pas des actes anodins. Et puis les princes et les princesses nous représentent à l’étranger, mènent des missions économiques d’importance, sont à la tête de fondations publiques qui comptent. Nous avons donc le droit de savoir si leur comportement est approprié pour mener ces actions à bien, si leurs opinions et leurs conceptions de la vie en société sont en phase avec la Belgique du 21e siècle, si leur situation familiale est stable et respectueuse des valeurs qu’ils prônent en public, s’ils respectent les lois.
Le passé des membres de la famille royale a largeme nt conditionné le caractère et les comportements qui sont les leurs aujourd’hui. Les blessures de jadis pèsent à jamais. Les erreurs commises influencent la manière de gérer l’avenir. Et la vérité n’a pas toujours été
diffusée. Sur leurs rencontres, sur leurs ruptures, sur les pactes conclus… Voilà pourquoi il est nécessaire d’en parler. Voilà pourquoi j’ai souhaité répondre à ces questions. Royales. Parfois cruciales.
Bien sûr, les réponses que j’ai trouvées ne correspondent pas nécessairement au récit de conte de fées que nous avions imaginé. Le rêve généré par les princes et les princesses dans le monde entier ne doit pas nous faire oublier la réalité. Et tant que journaliste-enquêteur, je ne pouvais pas nier les faits. Rien que les faits. C’est à ceux-ci que je me suis accroché. Sim plement parce qu’être roi, prince ou reine, ce n’est pas normal. Leur vie n’est pas la nôtre. Destin exceptionnel. Existence hors du commun. Dans le positif. Ou le déconcertant.
Qui est vraiment Albert II ? Pourquoi a-t-il voulu divorcer de Paola, avant de se réconcilier avec elle ? Pourquoi est-il devenu roi ? Pourquoi a -t-il été clairement envisagé qu’Astrid devienne reine ? Philippe a-t-il le niveau pour prendre le relais ? Pourquoi a-t-il attendu autant d’années avant de se marier ? Comment Philippe et Mathilde se sont-ils rencontrés ? Pourquoi ne se sont-ils pas embrassés le jour de leur mariage ? La reine Paola a-t-elle marqué sa génération ? Laurent a-t-il été lésé par ses parents ? Ses dérapages répétés sont-ils un moyen de l’oublier ? Les sommes d’argent octroyées à la famille royale, les maisons, les châteaux : tout cela est-il bien justifié ? Pourquoi Albert souhaite-t-il abdiquer en 2013 ? Quel rôle joue l’Église dans la vie de la monarchie ? Le roi, la r eine, leurs enfants sont-ils réellement bien protégés?Lesinterrogationssontmultiples,lesexplicationssouventatypiques.Question(s)royales(s), réponses peu banales…
Chapitre I Pourquoi Albert est-il devenu roi ?
Première question royale. Elle est légitime : qui est vraiment Albert II ? En vingt ans de règne, le roi s’est très peu confié sur sa personnalité. Sa cote de popularité en Belgique est pourtant très élevée. De nombreux Belges sont convaincus que le roi a sauvé le pays en 2011. Grâce à une gestion habile de la crise politique. Albert II est apprécié. Loué. Vénéré.
Mais au fond, ce roi que l’on n’attendait pas reste un mystère. Que pense-t-il, que veut-il ? Et une question prédomine : pourquoi est-il devenu roi, alors que le Premier ministre de l’époque, Jean-Luc Dehaene, et une bonne partie de l’opinion publique envisageaient l’avènement de son fils, Philippe ? C’était en 1993.
Une seule fois, le roi s’est confié à deux journalistes, ouvrant son cœur comme jamais, au cours d’un entretien de 45 minutes. C’était en 1994.
Jamais cette interview, pourtant unique, n’a été retranscrite. Mot à mot. Pour mieux cerner le caractère, la façon de voir et la démarche d’Albert II, nous allons vous dévoiler en détail ce que le roi a dit à deux journalistes du service public ce 14 juillet 1994. Pour la première fois. Un témoignage exclusif. Révélateur. Un entretien étonnant, qui a bouleversé les trois personnes qui y ont assisté.
Pour célébrer sa première année de règne, Albert II accepte que les deux chaînes de télévision nationales, la RTBF et la VRT (à l’époque BRTN), réalisent un reportage sur la reine et sur lui. Dans cette perspective, les journalistes en charge du sujet sont invités à venir exposer au roi le but de leur démarche. En audience privée. Au château de Laeken.
Exceptionnellement, les deux reporters sont également autorisés à poser quelques questions à Albert II. Alors qu’il est de tradition de ne pas poser de question au roi, les journalistes reçoivent ce jour-là le privilège immense de pouvoir aborder tous les sujets possibles, avec Albert II. Y compris les dossiers concernant sa vie privée. Cette discussion a pour but de nourrir le futur reportage.
Qui sont ces journalistes très favorisés ?
Paul Theunissen, de la BRTN, et Christophe Deborsu, mon frère, pour la RTBF.
Une condition, cependant : ce que le roi dira ne peut, en aucun cas, être exploité dans le reportage. Les réponses données par le roi doivent uniquement servir de guide aux reporters dans leur travail.
Pour la première fois, nous vous dévoilons donc ce qui s’est dit ce jour-là dans le salon du roi.
Parce qu’aujourd’hui, plus de 18 ans après, cette entrevue peut être considérée comme un document d’archives et non plus comme une conversation privée ou un colloque singulier… à trois. Le temps a passé.
L’ancien Premier ministre, Jean-Luc Dehaene, aborde également dans ses mémoires, parues en mai 2012, la manière de réagir du roi, à l’époque.
Révéler la teneur de cet entretien entre deux journalistes et le roi n’est donc en rien déplacé.
Le but est simplement de mieux comprendre qui est A lbert II. En aucun cas de trahir un quelconque secret d’État.
La réunion entre les journalistes et le chef de l’État devait durer de cinq à dix minutes. Le roi, en grande forme, s’exprimera avec verve durant trois quarts d’heure. À cause de cela, Albert II arrivera largement en retard (à 13h45) au Belvédère (son habitation privée), où on l’attendait pour manger.