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Le Chemin de l'Initié

De
104 pages

Le Chemin de l'Initié propose un voyage initiatique dans le temps, pour se découvrir au fil de l'amour, de l’amitié, des rencontres, dans une nature accueillante, éblouissante dont les hôtes sont de grands sages et de parfaits initiés. C'est aussi ce que notre être profond perçoit, reçoit, nous dévoile et partage avec chacun.


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Couverture
Copyright
Cet ouvrage a été composé par Edilivre
175, boulevard Anatole France – 93200 Saint-Denis
Tél. : 01 41 62 14 40 – Fax : 01 41 62 14 50
Mail : client@edilivre.com
www.edilivre.com
Tous droits de reproduction, d’adaptation et de traduction, intégrale ou partielle réservés pour tous pays.
ISBN numérique : 978-2-414-05569-2
© Edilivre, 2017
1 Myriam
Le silence percute de plein fouet la nuit étoilée. Myriam confiante en parfaite communion avec la nuit, ses étoiles et ses mystères. La maison est proche. Son pas souple, son rire profond habille l’âme de ses milliers de grelots. Au loin une étoile brille, au loin une étoile danse.
Invitation à prier ? A aimer ? Invitation Céleste ?
Dans son écrin de verdure, un halo de lumière et d’amour enveloppe la jolie maison de Myriam. Un toit aux tuiles roses et orangées, des fenêtres aux volets verts. Un jardin des plus charmants où poussent plantes aromatiques, fleurs multicolores. Un banc d’un vert soutenu, incite au repos, à la détente, au partage et pourquoi pas à la méditation ? Une porte en chêne, lourde et épaisse se caresse du bout des doigts pour en deviner la patine, les formes, les courbes et les secrets. Une poignée usée en métal argenté en forme de clé de sol est, comme inachevée. Devant la porte en chêne, deux marches en pierre grise glissent sous le pied, rappelant l’âge avancé de la vieille dame, de la vieille demeure.
Myriam est belle, très belle. Ses longs cheveux châtains tombent sur ses épaules délicates. Ses grands yeux doux et profonds mangent quelque peu son visage ovale qu’abritent de longs cils soyeux. Myriam laisse son cœur chanter, vagabonder. Shan la chatte abyssine marche gracieusement sur le sol pavé de la maison. Son regard plonge en vous, fond en vous. Sur les murs de la maison, le soleil joue, dessine ses arabesques laissant comme éparpillées, quelques étoiles aux formes élancées.
Myriam est belle, très belle.
Tout la réjouit, devient contemplation : l’œuvre du Créateur, Owen-Géant l’hôte de son cœur, Shan la belle chatte abyssine, le ciel baigné d’étoiles et au bord de la maison, une très ancienne fontaine où l’eau claire et si pure réjouit le cœur de chacun. L’oiseau s’ébrouant dans la flaque d’eau, le lys aux teintes orangées déployant ses merveilles et ce sol lisse la conduisant jusqu’à la barrière blanche où vers ces espaces sacrés, où elle se fond émerveillée à tout moment. Silence de Myriam ? Partager ses joies, sa confiance, ses interrogations ? Ici rien ne se dit et tout se dit. Un regard, un sourire, un morceau de pain qu’accompagne une bonne soupe, mitonnée et offerte par la jeune femme. Un rire, une larme essuyée, une joie indicible ou toute confidence que seul garde le cœur en son écrin doré.
La vie vibre, s’installe les éblouit. Le silence se dessine, se sculpte, ne s’enferme jamais. Il vole au pays des Âmes, sème ses étoiles dans le cœur de tout être : trésor enfoui que gardent précieusement les berges de l’Âme.
Là où rien ne se dit, Où palpite ce que l’on ne Nomme pas, Là où tout… est liberté.
Myriam se lève, s’assied. Le vieux fauteuil en cuir que caressent ses courbes devient le confident irremplaçable de l’instant. Ses yeux observent, ses yeux voyagent. Un jeune
moineau attire son attention. Il s’ébroue avec vigueur dans une flaque d’eau minuscule et arrose copieusement la barrière blanche de ses milliers de gouttelettes. Quelques amis ailés le rejoignent tous se régalant des miettes de pain déposées sur le sol. La Vie les appelle, les soude, en un élan magique, immuable, le Créateur Veille, les initie. Merlin et ses amis sont tout simplement heureux.
L’ombre se fond pour devenir Soleil.
Lumière au matin, palette dorée à l’orée du crépuscule s’éparpillant et tissant le moment venu, son Voile d’Espérance, sa Paix de demain. Le vent s’est levé. Il secoue brusquement les jolis volets en bois, les tuiles du toit. La barrière trépigne sous ses coups, le vent arrache encore quelques feuilles ou branches devenues trop fragiles. Le vent fait le ménage ! Il élague ce qui doit l’être pour que la Vie garde sa place, déblaye l’inutile pour qu’Elle soit seulement, seulement « Signature immaculée du Créateur ». Myriam sourit. Merlin s’est caché au creux du chêne pour y déposer ses trésors, ses secrets d’oiseau, ses confidences auprès de son ami, le chêne Vénérable. Shan miaule, saute précipitamment sur Myriam, endormie dans le fauteuil dont on ne compte plus les lunes, lui pétrit longuement la poitrine, le ventre pour se lover confortablement sur celui-ci tout en ronronnant se reliant à leurs cœurs, leurs âmes cristallines.
Reliées au Tout : Myriam, Owen, Maël, Shan, leur amie Suzanne. Chaque oiseau, hôte des bois, créature terrestre ou céleste quelque puisse être sa mission, son règne, son but, son chemin d’évolution.
La Vie est Soleil. Mésange, Contemplation.
2 Lorsque l’amour frappe à la porte
Shan est nerveuse ce matin. Myriam plus attentive découvre l’amoureux de Shan. Superbe mâle blanc et gris à la queue ébouriffée, venu honorer de sa présence, la belle Abyssine déposant en elle avec vigueur et puissance, sa semence. Shan s’offre à lui, s’abandonne, se roule à terre, se nettoie d’un coup de pattes rapide traçant ainsi son espace liberté ! Myriam sourit. La Vie frappe à la porte, dépose son offrande.
Myriam rayonne de tout l’éclat de son Âme. Owen est proche. Les Lunes se comptent, les Soleils comme les joies. La chambre, leur chambre auréolée d’amour, les attend. Myriam sourit. Les draps en broderie anglaise pliés dans la vieille armoire patinée, reposent sur les étagères légèrement parfumées par la lavande, soigneusement cultivée par la jeune femme en son jardin. Les carreaux de la fenêtre brillent de tout leur éclat quant aux rideaux en dentelle, ils volent doucement lorsque s’amorce le vent, s’ouvre la porte, les invitant à danser et même à s’affoler un peu. Le lit est doux, particulièrement accueillant. Cocon d’amour, Essence divine s’offrant à eux lorsque communient les cœurs, les corps se réjouissent les âmes. Un éclairage subtil que diffusent deux torches en bois, posées à même le mur, laisse une lumière tamisée et bleutée, donnant à l’ensemble cette atmosphère particulière, intime et délicate.
Un bruit de pas crisse sur les pierres blanches du jardin. Un soleil coquin caresse déjà la superbe chevelure blonde tombant sur des épaules robustes. Des yeux d’un bleu vif, couleur d’une mer d’été. La clochette en cuivre de l’entrée tinte joyeusement.
Un rituel se précise, un rituel s’édifie.
Myriam se lève, prend le temps de déposer délicatement Shan qui ronronnait sur ses genoux, brosse sa longue jupe bleue, rectifie son corsage puis le cœur léger se dirige vers la porte d’entrée. Qu’elle ouvre lentement pour recevoir l’élu, se penche gracieusement vers lui tout en posant les mains sur son cœur.
Le seuil en pierre les sépare, le seuil en pierre les réunit.
Avec infiniment de respect Owen s’incline à son tour, prend les mains de sa belle qu’il ne retient que quelques temps. Les yeux se rencontrent, se sourient, se congratulent. Owen secoue sa tenue de voyage, la retire prestement, la plie soigneusement et enfin la dépose sur le banc en chêne du vestibule, ajuste délicatement son ensemble avant de franchir la porte conduisant vers l’âtre de la maison. Son sourire magnifique se propage au Royaume du cœur. Quant au regard, il se perd pour quelques instants dans les méandres mystérieux de l’instant. D’un geste tendre Myriam l’invite auprès de l’âtre. Owen saisit quelques brindilles de bois, une bûche plus conséquente, un peu de papier, craque encore quelques allumettes puis lance le feu. Deux coussins des plus moelleux les invitent à la confidence, au partage. Myriam se lève, prépare un de ses breuvages secrets où baignent fleurs et fruits et invite son frère d’Âme à s’asseoir comme à se désaltérer. Le feu brûle, crépite. La lumière diffusée : douce, intime, légère. Ensemble ils se préparent aux prémices de l’Amour. Owen exprime à la jeune femme son amour, sa tendresse, la retient quelques temps contre lui caressant ses mains, son front, ses lèvres, ses cheveux jouant tout en délicatesse avec ses doigts de pieds. Un léger pan de soie vient de glisser du vêtement de Myriam dénudant l’épaule soyeuse. Owen y laisse glisser sa main suivant la courbe délicate et harmonieuse du corps de l’aimée. Myriam le regarde, s’attendrit, sourit.
L’Essence Suprême de l’Amour les revêt, les abreuve de ses bienfaits.
Owen aime tendrement Myriam tout en honorant en elle, la grande Mère Cosmique. Le couple se lève, regarde le foyer où crépitent de belles flammes, s’incline à nouveau vers celui-ci, monte l’escalier en chêne menant à la chambre nuptiale. Les draps en dentelle déposés sur le lit donnent à leur amour, sa suprême valeur tel le voile de la mariée, fixé sur ses cheveux au moment du serment. Owen prend conscience du sacré de l’instant. Ensemble, ils se découvrent. Les mystérieux courants de la Vie se déploient, se croisent, fluctuent. Les corps se confondent, se congratulent, les cœurs battent la chamade, rient, jouent, se cherchent comme le feraient des enfants. Les Âmes s’apprivoisent, se lovent, se retrouvent.
Une étoile brille, Scintille, Une Étoile naît.
Dieu leur offre ses Étoiles. Dieu leur offre ses Diamants.
3 Maël
Un cri retentit. Myriam se lève et va vers la nacelle où dort le petit, le petit Maël. Owen est reparti, il reviendra plus tard lorsqu’une mission précise et achevée lui permettra d’additionner ses pas à ceux de Myriam et du bébé. La jeune femme a confiance en la Vie et en leur destinée. Aucune révolte de sa part, aucune souffrance. Un bien-être qu’elle crée chaque jour tel, qu’il lui est donné, tel qu’elle le découvre pour en savourer l’essentiel. Elle dénude son sein et offre à la petite bouche gourmande, le lait tant convoité. Le petit est solide, prêt à croquer la vie et à faire rayonner l’amour, tout l’amour qui pétille en lui. Myriam sourit, remercie le Père céleste pour la présence de ce petit être merveilleux. Elle l’embrasse et rit de bon cœur. Des bulles de lait se forment autour de la bouche affamée épuisé par tant d’efforts, Maël s’endort sur son sein ne cherchant plus ce que le second pourrait le lui offrir. Myriam le prend avec délicatesse et le dépose dans sa nacelle. Le bébé sourit, se love avec délice dans les draps tout doux pour se glisser peu à peu dans les Plaines mystérieuses du Ciel. Il est, il… est déjà aux Portes des étoiles.
Le ciel jouxte les étoiles. Un Ange apparaît. Le jeune Maël le reconnaît, le salue et le suit. Le Corps de Lumière de l’Ange est perfection, luminescence. Le décor qui s’offre à eux est majestueux. Les arbres d’un blanc nacré scintillent de partout dans la nuit. Chaque fleur, chaque oiseau rencontré les saluent, les remercient et les invitent à s’approcher. Myriam sa douce Maman de la Terre, peut reposer en toute quiétude, Maël la rejoindra bientôt. Les Sphères célestes aussi pures que des diamants dansent sous les étoiles. Maël pénètre dans le Temple et se prépare pour son initiation. Le Temple est prêt à le recevoir et même à le fêter. – Maël, dit le grand Prêtre ta mission est belle ! Je t’invite à t’asseoir et à nous rejoindre pour cette très belle cérémonie. Le grand Prêtre désigne alors un siège aux incrustations délicates attendant avec bienveillance que Maël s’y soit installé. Dans cette salle toute de lumière vêtue scintille l’Essence-même des Plans d’Éternité. Un groupe de grands Êtres portant tuniques blanches, étoles colorées, pénètre avec grâce et solennité en ce lieu sacré. D’un signe de tête discret, le grand Prêtre les salue, conviant chacun à se placer dans des fauteuils confortables.
Maël en paix aucune crainte ne l’habite. Dans le Fief de Dieu la peur n’existe pas.
Un chant très doux et de plus en plus de puissant, retentit. Le Om du Grand Prêtre vibre, glisse délicatement en chacun, recouvrant de partout voûte et édifice. Face à Maël, un tableau lumineux apparaît. Des lignes se forment, s’entrecroisent en un tracé parfait. La Mission de Maël se précise. De multiples étoiles sillonnent sa destinée. Un murmure à peine audible parcourt toute la...