L'ostéopathie

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Français
78 pages
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Description

L'ostéopathie a été conçue en 1874 par un médecin américain. Actuellement deux courants de pensée coexistent au sein de la discipline : un courant scientifique développé aux États-Unis qui prône l'intégration des progrès de la médecine et un courant holistique, insistant sur la nécessité de soigner l'être humain dans sa totalité, courant plus répandu en Europe. En France, l'ostéopathie est reconnue comme profession indépendante, cet ouvrage en explique les fondements et les pratiques.

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Date de parution 09 octobre 2007
Nombre de lectures 74
EAN13 9782130613718
Langue Français

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QUE SAIS-JE ?

 

 

 

 

 

L’ostéopathie

 

 

 

 

 

FRANÇOIS LE CORRE

Médecin spécialiste en médecine physique

Ancien Attaché des hôpitaux de Paris

Membre de la Société française d’ostéopathie

ex-Secrétaire général et co-Fondateur
de la Fédération française et francophone
des Groupes d’enseignement et d’études de médecine manuelle

Ancien Attaché d’enseignement clinique Paris VI

Co-Fondateur et ex-Président du GEMMIF
(Groupe d’Enseignement de médecine manuelle d’Île-de-France)

 

SERGE TOFFALONI

Ostéopathe DO (GB)

Médecin spécialiste en médecine physique

Directeur de l’Enseignement du diplôme universitaire
de médecine manuelle ostéopathique
Université Pierre-et-Marie-Curie (Paris VI)

Faculté Saint-Antoine - Pitié Salpêtrière

Président de l’École française d’ostéopathie

Membre de la Société française d’ostéopathie

Attaché des hôpitaux de Paris

 

Troisième édition mise à jour

10e mille

 

 

 

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DE FRANÇOIS LE CORRE

 

Les manipulations vertébrales, Paris, PUF, « Que sais-je ? » ; 1978, prix Medec, 1979.

Mes vertèbres, docteur…, Paris, Papyrus, 1984.

La kinésithérapie, Paris, PUF, « Que sais-je ? », 1984, avec G. Dinard.

La chiropraxie, Paris, PUF, « Que sais-je ? », 1986, avec S. Haldeman.

Atlas de mobilisation et manipulations vertébrales, Paris, Masson, 1991, avec E. Rageot.

Manipulations vertébrales, Paris, Masson, « Abrégés », 1992, 1997(2e éd.) avec E. Rageot.

Atlas pratique de médecine manuelle ostéopathique, Paris, Masson, 2001, 2005(2e éd.), avec E. Rageot.

 

DE SERGE TOFFALONI

 

Les succès de l’ostéopathie, Perros-Guirec, Anagramme Éd., 2007.

 

 

 

978-2-13-061371-8

Dépôt légal — 1re édition : 1996

3e édition mise à jour : 2007, octobre

© Presses Universitaires de France, 1996
6, avenue Reille, 75014 Paris

Chapitre I – Andrew Taylor Still (1828-1917)
I. – Son enfance
II. – Ses débuts dans la vie
III. – La guerre de Sécession
IV. – L’entrée dans la carrière médicale
V. – Le 22 juin 1874
VI. – Les premiers pas de l’ostéopathie
VII. – La création de l’American School of Osteopathy
VIII. – La fin de la vie de Still
Chapitre II – La naissance de l’ostéopathie
I. – La situation de la médecine américaine à la fin du XIXe siècle
II. – Les mouvements de contestation contre la médecine officielle
III. – La naissance de l’ostéopathie
Chapitre III – L’essor de l’ostéopathie
I. – Les débuts de l’ostéopathie
II. – Les premières difficultés
III. – À la poursuite de la respectabilité
IV. – Les coups de pouce du destin
V. – La fusion de l’ostéopathie californienne avec la médecine
VI. – Le renouveau de l’ostéopathie
Chapitre IV – Pour comprendre l’ostéopathie
I. – Le concept ostéopathique : la nécessité d’un organisme en bon état de marche
II. – La « lésion ostéopathique »
III. – L’examen clinique ostéopathique
IV. – Le traitement ostéopathique traditionnel
V. – Les thérapeutiques manuelles différentes de l’ostéopathie
Chapitre V – Le traitement ostéopathique traditionnel
I. – Les techniques consacrées aux « tissus mous » (soft tissue techniques)
II. – Les techniques de mobilisation articulaire générale
III. – Les techniques articulaires spécifiques
IV. – Les techniques particulières
V. – La conduite d’une cure thérapeutique ostéopathique
VI. – Le choix de la technique
VII. – L’exécution de la technique
VIII. – Les réactions au traitement
Chapitre VI – Les possibilités étonnantes de l’ostéopathie
I. – Les succès de Still et de ses successeurs
II. – La rapidité et l’efficacité des techniques manipulatives ostéopathiques
III. – Le champ d’application de l’ostéopathie
IV. – Les indications
Chapitre VII – L’enseignement de l’ostéopathie
I. – Les premières écoles d’ostéopathie
II. – Vers l’établissement de standards minimum
III. – Les difficultés de l’installation
IV. – Le renouveau de l’enseignement
V. – La référence en matière de collège de médecine ostéopathique : le MSUCollege of Osteopathic Medicine
Chapitre VIII – Les travaux de recherche en ostéopathie
I. – Les travaux de L. Burns et de son équipe
II. – Les travaux de Fryette
III. – Les travaux de Denslow et de Korr
IV. – L’expérimentation clinique ostéopathique
Chapitre IX – Les modes d’action de l’ostéopathie
I. – L’hypothèse d’une action purement mécanique
II. – L’hypothèse d’une action réflexe mécanique
III. – L’hypothèse d’une action réflexe sur les viscères
IV. – L’hypothèse d’une action réflexe circulatoire
V. – L’hypothèse d’une action purement psychique
VI. – Parmi les autres hypothèses avancées
Chapitre X – L’ostéopathie crânienne
I. – Historique
II. – Le concept crânien
III. – Application des principes ostéopathiques au concept crânien
IV. – Les arguments en faveur du concept crânien
V. – La démarche diagnostique crânienne
VI. – Le traitement
VII. – Les indications de ce mode de traitement

L’ostéopathie en Angleterre

L’ostéopathie en France
Dans les autres pays européens
Conclusions
Bibliographie

Introduction

De nos jours, l’ostéopathie est devenue une réalité incontournable et l’objet d’un engouement chaque jour croissant auprès du grand public, probablement séduit par les succès obtenus dans l’entourage ou découragé par l’inefficacité des divers traitements suivis.

Sa reconnaissance comme profession indépendante dans notre pays en 2002, validée officiellement en mars 2007 par la signature des décrets d’application, mesure le chemin parcouru depuis les années 1960 où elle était quasi confidentielle et connue seulement par quelques rares privilégiés.

L’ostéopathie a été conçue en 1874 aux États-Unis par le Dr Andrew Taylor Still, un médecin déçu par la médecine officielle de l’époque, et convaincu que l’organisme humain renfermait en lui-même la capacité de réagir victorieusement contre la maladie à condition d’avoir une condition physique et un système neuro-vasculaire en bon état de marche.

Dès 1892, il créa sa propre école d’enseignement pour faire triompher ses idées, en étant obligé quelques années plus tard d’inclure ce qui était enseigné en médecine. Cela explique pourquoi au sein des ses élèves bientôt deux tendances apparurent : l’une restant fidèle à l’enseignement initial holistique du maître (straight osteopathy), l’autre prônant d’intégrer les progrès enregistrés en médecine (broad osteopathy).

Cette divergence conceptuelle allait au fil des années perdurer, favorisée par la dissémination des écoles à l’étranger ; si bien qu’actuellement deux courants de pensée coexistent au sein de l’ostéopathie sous le même vocable : un courant scientifique médical développé aux États-Unis et un courant holistique répandu en Europe.

Tout en conservant la philosophie prônée par Still, l’orientation scientifique observée aux États-Unis s’explique par le bagage médical acquis par les DO au cours de leurs études. Le courant holistique, lui, s’est développé à partir de l’Angleterre, favorisé par l’autonomie prise vis-à-vis des États-Unis. L’accent y est mis surtout sur la nécessité de soigner l’être humain dans sa globalité et sur l’intérêt d’une bonne prévention. La signification du sigle DO variable selon les pays témoigne de la différence des formations reçues : doctor of osteopathy aux États-Unis diplômé en ostéopathie ailleurs.

En France, cela explique les différentes formes d’ostéopathie pratiquées aussi bien au sein du corps médical que parmi les non-médecins.

Parmi les médecins, certains d’entre eux, ostéopathes convaincus, ont adopté la conception holistique de Still. D’autres, comme beaucoup de DO aux États-Unis, considèrent les manœuvres ostéopathiques comme l’un des moyens susceptible d’être utilisé dans le traitement des dysfonctions somatiques intervertébrales.

La plupart des non-médecins pratiquent l’ostéopathie sous l’angle holistique, qu’il s’agisse des kinésithérapeutes formés au départ en Angleterre ou des « ni-ni » (ni médecin ni kiné), formés dans les écoles d’ostéopathie créées depuis 2002.

Une telle diversité est, à l’évidence, une source de confusions dans l’esprit d’un public non averti. L’ambition de cette monographie est donc d’apporter l’information la plus complète, objective et concise possible sur l’ostéopathie telle qu’elle se pratique dans sa patrie d’origine, les États-Unis, et sur son développement dans le monde.

Chapitre I

Andrew Taylor Still (1828-1917)

Les débuts de l’ostéopathie demeurent très imprécis. Nous connaissons mal, en effet, les raisons ayant amené son concepteur, le Dr Andrew Taylor Still, à affirmer que des dérangements articulaires et musculo-squelettiques étaient souvent à l’origine de symptômes ou de maladies et qui, de ce fait, pouvaient bénéficier d’une correction manuelle.

La lecture de deux de ses principaux livres écrits sur le tard de sa vie, son Autobiographie et son traité L’ostéopathie. Recherche et pratique, laissent subsister de nombreuses zones d’ombre.

Dans son Autobiographie, Still reconnaît d’ailleurs volontiers dans sa préface que le fait d’avoir rédigé lui-même cet ouvrage sans faire appel à un biographe explique ses lacunes et ses imperfections. Il n’en demeure pas moins vrai que ce visionnaire très théosophique par son charisme, sa conviction et aussi par ses résultats thérapeutiques a acquis peu à peu une notoriété flatteuse, malgré un entourage sceptique sinon hostile. Il a su susciter des vocations et établir les bases d’une méthode thérapeutique dont l’essor ne devait jamais s’arrêter.

Mieux connaître la personnalité d’Andrew Taylor Still à travers sa vie paraît indispensable au début de ce livre.

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Autobiography of A. T. Still.

Reproduit avec la permission de l’American Academy of Osteopathy

I. – Son enfance

Il naît le 6 avril 1828 à Jonesville, en Virginie. Au moment de sa naissance, son père Abrams est à la fois fermier et médecin après avoir été prédicateur méthodiste. Sa mère Martha l’avait remplacé dans cette dernière tâche.

En 1834, son père vend sa ferme, reprend son ministère religieux et il s’installe avec sa famille à New Market, dans le Tennessee, d’où il s’absentait parfois plusieurs semaines de suite pour aller porter la bonne parole auprès des pionniers de l’Ouest.

En 1837, il déménage pour New Macon, dans le nord du Missouri, puis quelques années plus tard à Schuyler County avant d’être envoyé en 1851 dans le Kansas auprès des Indiens Shawnees comme missionnaire.

La scolarité du jeune Andrew allait, du fait de ces déménagements successifs, être un peu hachée. De son premier maître, Mr. Vanderburgh, il conservera le souvenir d’un homme rude, maniant facilement la canne pour punir ses élèves ; du second, Mr. Saffel, celui d’un homme très cultivé à la tête bien faite. De 1842 à 1848, il reçoit une éducation éclectique, accompagnant parfois son père dans ses voyages, aidant aux travaux de la ferme, chassant, participant aux activités de la chorale…

II. – Ses débuts dans la vie

Le 28 janvier 1849, Andrew se marie avec Mary M. Vaugh et s’installe sur sa propre exploitation agricole à un mile de son ancienne maison. En juillet, un orage de grêle saccage sa récolte et ruine tous ses espoirs. Pour subsister il doit donner des leçons.

En mai 1853, il décide de rejoindre ses parents à la mission Wakarusa. C’est à ce moment qu’il décide d’apprendre la médecine sous la tutelle de son père.

En 1857, il se lance dans la politique et est élu député trois ans avant la guerre de Sécession. En septembre 1859, il perd sa femme qui le laisse seul avec trois enfants en bas âge. Son veuvage prend fin le 20 novembre 1860 quand il épouse Marie E. Turner qui lui donnera d’autres enfants.

III. – La guerre de Sécession

Dès septembre 1861, Andrew prend fait et cause pour les Nordistes. Il s’engage et est affecté au 9e Kansas Cavalry. Il est responsable de l’approvisionnement des fournitures médicales. En avril 1862, il lève sa propre unité et est reconnu comme capitaine avant de rejoindre quelque temps après la 21e Kansas Militia avec le grade de médecin major. En 1864, anecdotiquement, il échappe quasi miraculeusement à deux balles adverses au cours d’un engagement.

Peu après, le 27 octobre, il reçoit l’ordre de dissoudre son régiment et rentre chez lui.

IV. – L’entrée dans la carrière médicale

Il s’inscrit alors à l’École des praticiens et chirurgiens de Kansas City, « étudiant les matières qui étaient enseignées à l’époque dans les écoles médicales ». Il s’installe ensuite à Baldwin en tant que médecin allopathe (traditionnel). Il était considéré comme « un bon docteur », et déjà il consacrait une grande partie de son temps à approfondir l’étude de l’anatomie en disséquant nuitamment des cadavres d’Indiens. Il considérait que « l’étude idéale de la race humaine était celle de l’homme lui-même ».

Il semble bien que, dès cette époque, il s’était mis sérieusement à douter des pouvoirs de la médecine allopathique. Au printemps précédent, il avait en effet eu la douleur de perdre trois de ses enfants au cours d’une épidémie de méningite cérébro-spinale malgré tous les soins prodigués avec l’aide de ses confrères.

En même temps, il exploitait sa ferme et avait inventé deux machines pour faciliter le travail : une moissonneuse lieuse, puis une écrémeuse.

V. – Le 22 juin 1874

Cette journée fut celle de la Révélation de l’Ostéopathie : « Comme un rayon de soleil, je dressais l’étendard de l’ostéopathie en proclamant : Dieu est Dieu et la mécanique qu’il a mise dans l’Homme est parfaite. »

VI. – Les premiers pas de l’ostéopathie

Dès lors, Still se met à approfondir avec passion ses connaissances sur l’anatomie humaine sous un angle biomécanique et physiologique en étudiant le système ostéo-articulaire et musculo-ligamentaire, le système vasculaire, le système nerveux, et en essayant de comprendre comment le tout fonctionnait.

Dès l’automne 1874, il eut l’occasion de tester sa méthode sur les affections saisonnières. Un jour, dans une rue de Macon (Missouri) en compagnie d’un ami, le colonel Ederman, son attention fut attirée par des gouttes de sang frais tombées sur le sol et qui semblaient provenir d’un groupe constitué par une femme entourée de deux ou trois enfants marchant devant eux dans la même direction. Arrivé à leur hauteur, il s’aperçut que cette mère portait un jeune garçon, âgé d’environ 4 ans, dont les jambes étaient maculées de sang. Pris de pitié et découvrant qu’il s’agissait de gens très pauvres, Still et son ami proposèrent leur aide pour les raccompagner chez eux. En prenant le petit malade dans ses bras, il constata que sa région lombaire était « très chaude et même brûlante alors que l’abdomen était froid ». Il en était de même respectivement pour la nuque et l’occiput, pour le front et la partie antérieure du cou.

Ignorant tout de cette fièvre sauf de sa gravité et pensant au système nerveux, Still se mit à exercer des pressions, à masser pour déplacer la chaleur vers les parties froides et constata que certains endroits étaient détendus, d’autres contractés. Ayant effectué ses manœuvres pendant plusieurs minutes, il demanda à la mère de revenir leur donner des nouvelles de l’enfant. Le lendemain, celui-ci allait beaucoup mieux.

Ce succès fit boule de neige et très vite Still se mit à traiter de cette manière beaucoup de fièvres au grand dam du prédicateur méthodiste pensant qu’il était devenu fou et qu’il avait affaire à « un infidèle, un illuminé, un idiot ».

Quelque temps plus tard, la guérison quasi miraculeuse d’une jeune fille déclarée incurable par les médecins renforça cette cabale. Appelé par le père de cette dernière à son chevet, Still fut frappé par l’attitude inclinée de la tête sur l’oreiller et par la position trop postérieure de la première vertèbre cervicale (l’atlas). Il ajusta le cou avec précaution et quatre heures après la jeune patiente était debout.

Il quitta alors Macon pour se rendre à Kansas City, puis s’installa en juin 1875 à Kirksville. Tout se passait bien pour Still lorsqu’il contracta, à l’automne 1875, une sévère fièvre typhoïde qui dura jusqu’en juin 1876, le laissant faible, incapable de travailler à temps plein, et financièrement ruiné.

Il décida alors de reprendre un exercice itinérant de ville en ville. Vers la fin des années 1880, devant l’afflux de clientèle, il décida de s’installer définitivement à Kirksville, dans le Comté d’Adair, Missouri.

Il résume ainsi toutes ses années :

« Je travaillais seul à mes recherches jusqu’en 1892 environ, avec l’aide que mes quatre fils étaient capables de me fournir, traitant toute sorte de maladies et entendant beaucoup de paroles, bonnes et mauvaises, pour ou contre la nouvelle méthode de traitement… Ne prêtant aucune attention aux commentaires, je travaillais… Les résultats dépassaient de loin tout ce que j’avais rêvé ou espéré obtenir » (Autobiography of A. T. Still, 1908).

VII. – La création de l’American School of Osteopathy

Le 10 mai 1892, il fonde sa propre école d’enseignement, l’American School of Osteopathy dont il dépose les statuts en conformité avec la législation du Missouri régissant les institutions scientifiques. Il est alors âgé de 64 ans.

VIII. – La fin de la vie de Still

Continuant à exercer, le « vieux docteur » passait son temps à donner des conférences, à enseigner et à transmettre à ses élèves son expérience et surtout sa foi dans sa méthode. Parant les attaques menées contre elle, principalement en provenance de l’establishment médical de l’époque, il œuvre au développement de son enfant : L’OSTÉOPATHIE.

En 1915, quelques mois avant l’ictus cérébral qui devait l’emporter en 1917 à l’âge de 89 ans, Still s’insurgeait encore avec véhémence contre l’introduction de l’enseignement de la materia medica préconisée par certains de ses élèves.

Telle fut la vie étonnante d’Andrew Taylor Still. De nombreux blancs existent, nous connaissons mal les circonstances particulières qui l’amenèrent à apprendre...