Traité de médecine raisonnée

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Français
140 pages
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Description

Administrés à bon escient, les médicaments jouent un rôle bénéfique. La "pharmacie industrielle", quant à elle, qui prétend traiter, avec le même produit, une multitude de sujets, provoque des accidents, des incidents, des intolérances... allant jusqu'à créer des états pathologiques plus graves que la nuisance à traiter. L'auteur nous livre ici son expérience d'une thérapeutique pragmatique sur mesure, dépourvue de toxicité et d'effets secondaires...

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Date de parution 01 janvier 2012
Nombre de lectures 116
EAN13 9782296479623
Langue Français
Poids de l'ouvrage 2 Mo

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TRAITÉ DE MÉDECINE RAISONNÉE
© L’Harmattan, 2011 5-7, rue de l’École-polytechnique ; 75005 Paris http://www.librairieharmattan.com diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.f ISBN : 978-2-296-55949-3 EAN : 9782296559493
Docteur Aimé JULIATRAITÉ DE MÉDECINE RAISONNÉE Résister à la pharmacopée industrielle Préface du docteurGuy LUEZA
Préface
Le Docteur JULIA est une mémoire de la science médicale. Le traité d’automédication qu’il propose aujourd’hui exprime, à partir d’une source considérable d’informations, un enseignement de bonne écriture, clair et pratique. Au demeurant, qui ne remarquerait que ce traité, si précis, entre dans le droit fil de la philosophie diffusée par les médias, de la gouvernance étatique officielle de notre profession ? Par quoi, l’ouvrage du Docteur Julia revêt une double importance : celle de s’accorder avec l’invitation publique à l’automédication ; celle d’offrir un code indispensable et irrécusable qui ouvre aux patients la porte d’une pratique immédiate, simple, appuyée sur les fondamentaux… La double assurance de la science et du bon sens. Derrière, bien sûr, une vaste expérience qui fait de ce médecin, mieux qu’un généraliste, un universaliste. Le lecteur retiendra d’ailleurs que la justification scientifique et la proposition thérapeutique sont sans cesse corrélatives dans ce texte. La physiologie – le discours de l’École – est la science de tous les diplômés de la faculté. Sa dérive, la physiopathologie, introduit le particulier dans l’ordre général. C’est aux feux de la rude quotidienneté des désordres physiopathologiques que se forge l’expérience du praticien. Celle de notre ami Julia est tout à fait considérable. Quand il évoque avec la bienveillance qui le caractérise et une chaleur tout méditerranéenne les Maîtres de la Médecine, comme à l’habitude il s’oublie lui-même car il est sans conteste à ce jour l’un des hommes de l’Art qui maîtrise le mieux son expérience et qui a le cœur d’en faire profiter ceux qui souffrent… C’est donc la dialectique éternelle patient-médecin qui peut et doit bénéficier de cette remarquable synthèse éducatrice, édifiante, de la vie professionnelle du Docteur Aimé Julia. Un
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grand passé pour un avenir qui n’apporte pas toujours les clartés désirables… C’est pourquoi, sans réserve, j’engage chacun à faire du traité d’automédication du Dr. A. Julia son catéchisme médico-scientifique afin de mieux profiter de la durée qui lui est imparti dans l’infini du Grand Maître universel : le Temps ! Quant à moi, en confidence, la lecture de cette prose, contrairement à l’aridité habituelle, à la mauvaise écriture des textes scientifiques en général, m’a laissé, vous pouvez m’en croire, l’impression d’une agréable promenade sous l’ombre apaisante des thérapeutiques douces… Merci Docteur ! Docteur Guy LUEZA
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La Thérapeutique du Docteur JULIA
Un hiatus, dans une vie professionnelle très chargée, un grain de sable dans un engrenage pourtant bien huilé, me laissent le loisir de jeter un regard sur ce qu’a été mon activité pendant plus d’un demi-siècle de pratique médicale. Je me suis toujours fait « une certaine idée » de l’exercice médical, et j’ai toujours essayé de rester fidèle à l’image que mon père m’en avait donnée. Certes, la médecine a évolué (beaucoup !). Déjà dans les années 60, nous étions peu nombreux à nous battre contre la mainmise de l’Administration sur la médecine, la mode était à la soumission sans réserve aux diktats de la Sécurité Sociale et de l’avis d’une majorité de confrères, l’avenir était pour nous la fonctionnarisation. Le « tiers payant » a porté un coup redoutable à notre éthique, en transformant (« je donnerai mes soins gratuits à l’indigent ») la compassion en un système « d’ayant droit » qui transforme un malade plein de gratitude en un monument de revendications quelquefois plein d’insolence. Le médecin y a perdu son prestige et parfois même sa dignité.
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CHAPITRE IQUELQUES NOTIONS HISTORIQUES
L’autre évolution de la médecine se situe au niveau de la thérapeutique. Et là, le bouleversement est « formidable » ! Pour apprécier les contours de cette transformation, il faut se rapporter à l’histoire : e Jusqu’au XIX Siècle, la thérapeutique, en fonction de * l’épistémè , pourrait paraître de nos jours rudimentaire, bizarre, irrationnelle, voire fantaisiste. e Au XIX Siècle, l’émergence d’une recherche scientifique cohérente, s’étendant progressivement à tous les domaines qui pouvaient concerner la médecine a amené une rationalisation de la pharmacopée et des pratiques médicales. Lavoisier avait lancé les bases d’une chimie débarrassée des superstitions, Claude Bernard celles de la physiologie. En 1803, le CODEX, formulaire (ou « dispensaire ») obligatoire dans les « Apothicaireries » est devenu un document national unique. Les médecins pouvaient désormais appuyer leurs orientations thérapeutiques sur des connaissances plus solides, au moyen de remèdes clairement définis. C’est à cette époque que Hahnemann a énoncé les principes d’une «nouvelle pratique médicale» basée sur une étude approfondie du malade dans la totalité de son être, en démontrant l’effet bénéfique de l’utilisation des « semblables ». (La maladie peut être traitée par la substance – diluée et
* du savoir rendant possibles les différentes formes de« Configuration science à une époque donnée » (Petit Larousse)
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dynamisée – qui produit chez le sujet sain, les mêmes symptômes.) Cette nouvelle manière d’envisager la thérapeutique, à une époque où leurs armes contre la maladie étaient particulièrement limitées, ne pouvaient que séduire le plus grand nombre de médecins. C’est mal connaître la nature humaine en général et la mentalité du Corps Médical en particulier ! Je le répète, avant la deuxième guerre mondiale, la pharmacopée était réduite à des substances de base destinées à des prescriptions magistrales. Et le « Formulaire Astier » en apporte un témoignage irréfutable. De nombreux médecins ont bien adhéré à la « nouvelle médecine » mais ils n’ont pas tardé à se disputer entre eux, et certains même à contester l’enseignement du « Maître ». La « Faculté » tenante du « pouvoir médical » a très vite stigmatisé cette Hérésie qui aurait obligé des potentats bien installés dans leur chaire magistrale à remettre en cause des notions qu’ils enseignaient « ex cathedra » depuis toujours malgré les échecs cuisants des thérapeutiques de l’époque. La publication des succès des Homéopathes ne faisait qu’envenimer une situation où la jalousie le disputait à la frustration : « Quels sont ces médecins qui guérissent nos malades ?!!... ». La guerre que se livraient Pasteur, soutenu par l’orthodoxie et Béchamp partisan d’une approche plus spiritualiste du malade n’arrangeait pas la situation et l’intervention de Benoit Mure achevait de dramatiser les choses. Il faut parler ici de Benoit Mure : Benoit Mure était le fils souffreteux d’un riche soyeux lyonnais. Il fut très vite atteint de tuberculose pulmonaire et malgré l’intervention à son chevet des plus hautes autorités médicales de l’époque (« Magendie lui-même !... »), son état étant jugé désespéré, il fut à 24 ans envoyé en Sicile pour y
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