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Critique de l'unilatéralisme idéologique occidental

De
142 pages
Cet ouvrage analyse la capacité des Africains à porter régulièrement un regard critique et rationnel, profond et objectif, sur les peuples, les civilisations et les cultures d'autres régions du monde, et à médiatiser, au quotidien, ce regard critique ainsi que ses conclusions au profit des Africains, comme le font depuis des siècles Européens et Américains.
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Critique de lunilatéralisme
idéologique occidental
 
 
 
  
Laurent Gomina-Pampali        Critique de lunilatéralisme idéologique occidental
 
Éloge de la logique du tam-tam  
  
                   
 
                              
 
© LHarmattan, 2012 5-7, rue de lEcole-Polytechnique, 75005 Paris  http://www.librairieharmattan.com diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr  ISBN : 978-2-296-99073-9 EAN : 9782296990739  
 
 
 
 
À mon père Gomina Jean-Marie et à ma mère Gnamontaye Françoise, personnes de condition très modeste de leur vivant, qui mont enseigné très tôt les vertus de justice et de pondération par lexemple.
 
 
 
REMERCIEMENTS
A mes deux collègues du Parlement de la CEMAC, Mavoungou Vincent et Nalke-Dorogo André, qui ont accepté de porter un regard sans complaisance sur la forme et le fond de cet opuscule.
 
 
 
AVERTISSEMENT
Les articles qui composent la première partie du livre ont été écrits au cours de la campagne pour lélection présidentielle française de 2007 en France, plus précisément lors du deuxième tour qui avait opposé le candidat Nicolas Sarkozy (la droite), à Madame Ségolène Royal (la gauche).
Quant à la deuxième partie, elle regroupe des réflexions sur des questions déthique en rapport avec les politiques nationales et internationales et leurs impacts sur la condition humaine en général et en particulier, celle des peuples opprimés.
Je suis parti de lidée que le changement politique en France, pays des philosophes des Lumières, pouvait révolutionner le monde postmoderne qui est le nôtre, qui manque de plus en plus de repères moraux ; mais la condition était quune femme, de gauche, devînt chef de lÉtat, afin que le principe genre ne reste pas un vu pieux pour le monde actuel.
En République centrafricaine, ancienne colonie française (devenue indépendante en 1960), je fis partie du comité de soutien à Mme Royal, composé en majorité denseignants, de jeunes parlementaires, de responsables dassociations des femmes et de jeunesse. Chacun y était venu avec ses raisons propres, ses convictions politiques ou idéologiques. Seul le désir de changement de la politique en France, par larrivée souhaitée dune femme de gauche à la magistrature suprême de lÉtat français nous rassemblait dans ce comité, bien que nétant pas nous-mêmes des citoyens français !
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Suite à une question posée par un journaliste centrafricain au présidium du comité (dont je faisais partie), lors dune conférence de presse organisée à Bangui (capitale de la Centrafrique), quelques jours avant la fin de la campagne pour le deuxième tour, et par laquelle il interpellait chacun de nous sur le bien-fondé de notre mouvement en faveur dune candidate française, pour des élections qui se passaient en France et entre Français, jexprimai le point de vue que voici :
« La France mintéresse pour plus dune raison. Je mintéresse à lHistoire politique de la France pour ses paradoxes frappants.
Je sais par exemple que depuis la fin définitive de la monarchie en France au milieu du 19è siècle (à travers les différentes péripéties de sa troublante histoire qui ont finalement accouché de lactuelle Vème République depuis 1958), les femmes nont jamais tenu les rênes du pouvoir dÉtat au sommet, situation plus que curieuse pour le pays qui, aux yeux du monde, saffiche comme la « terre des droits de lHomme », le pays « des philosophes des Lumières ! »
Je me mêle aujourdhui des affaires politiques et culturelles de la France parce que celle-ci, à travers ses systèmes de domination antérieurs et postérieurs à lindépendance des peuples dOutre-mer, dont lAfrique, ses dirigeants, toutes hiérarchies et obédiences politiques confondues, na fait que décider en lieu et place des peuples  ll a apprivoisés ! Jinterviens en politique française qu e e parce que, à linstar des responsables et experts des cellules « africaines » du Quai dOrsay, de la Rue Oudinot ou de lElysée qui ne se sont jamais privés de donner leurs avis, leurs visions et surtout leurs solutions pratiques sur la politique en Afrique (en classant les Africains selon des catégories à eux, en « hommes bien », obligatoirement
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