Généalogie de la mondialisation

-

Français
292 pages
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Description

Cet ouvrage propose une lecture philosophique du phénomène de la mondialisation et de la crise identitaire actuelle basée principalement sur la phénoménologie de la vie instaurée par Michel Henry (1922-2002). Devant les contradictions et les paradoxes divers vécus au coeur de la mondialisation, un essai phénoménologique nous mène à rechercher le commencement originaire perdu en retournant aux fondements de la subjectivité et de la communauté vivantes où la culture, la technique, l'économie et la politique vivantes demeurent connectées dans leur rapport originaire à l'univers vivant.

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Date de parution 15 mai 2015
Nombre de lectures 27
EAN13 9782336381985
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0005€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

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Pierre ZIADE

GÉNÉALOGIE DE LA MONDIALISATION
Analyse de la crise identitaire actuelle

Préface de Rolf Kühn

ouverturephilosophique









*e1e$/2*,( '( /$
021',$/,6$7,21

Analyse de la crise identitaire actuelle

2XYHUWXUH SKLORVRSKLTXH
Collection dirigée par Aline Caillet, Dominique Chateau,
Jean-Marc Lachaud et Bruno Péquignot

8QH FROOHFWLRQ G¶RXYUDJHV TXL VH SURSRVH G¶DFFXHLOOLU GHV
WUDYDX[ RULJLQDX[ VDQV H[FOXVLYH G¶pFROHV RX GH WKpPDWLTXHV
,O V¶DJLW GH IDYRULVHU OD FRQIURQWDWLRQ GH UHFKHUFKHV HW GHV
UpIOH[LRQV TX¶HOOHV VRLHQW OH IDLW GH SKLORVRSKHV © SURIHVVLRQQHOV ª
RX QRQ 2Q Q¶\ FRQIRQGUD GRQF SDV OD SKLORVRSKLH DYHF XQH
GLVFLSOLQH DFDGpPLTXH HOOH HVW UpSXWpH rWUH OH IDLW GH WRXV FHX[
TX¶KDELWH OD SDVVLRQ GH SHQVHU TX¶LOV VRLHQW SURIHVVHXUV GH
SKLORVRSKLH VSpFLDOLVWHV GHV VFLHQFHV KXPDLQHV VRFLDOHV RX
QDWXUHOOHV RX« SROLVVHXUV GH YHUUHV GH OXQHWWHV DVWURQRPLTXHV


'HUQLqUHV SDUXWLRQV


+DPGL 1$%/,: la fin du pouvoirFoucault et Baudrillard

5LFKDUG *528/; MichelFoucault, la politique comme
guerre continuée.De la guerre des races au racisme d’État

0LNORV 9(7gDe Whitehead à Marion. Éclats de philosophie
contemporaine,
$XJXVWH 162166,66$Recherches philosophiques sur les
théories des formes complexes
1LNRV .$=$17=$.,6Friedrich Nietzsche et la philosophie
du droit et de l’État
7KLHUU\ +28//(Eau et reflets dans la philosophie de
Platon
3DXO '8%28&+(7Tout comprendre avec René Girard du
moi aux grands problèmes actuels
-HDQ&ODXGH -8*21 L’âmejaponaise. Essai de psychologie
analytique transculturelle,
0LFKHO )$77$/Existence et fatalité./RJRVet WHFKQrchez
Plotin
,YDQ 1(<.29Le sens du Bien. Heidegger, interprète de
Platon,.
-DFTXHOLQH 0$55( Adornoet l’Antiquité. D’Ulysse à Médée,

























3LHUUH =,$'(

*e1e$/2*,( '( /$
021',$/,6$7,21

Analyse de la crise identitaire actuelle




Préface de Rolf Kühn




































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UXH GH O¶eFROH3RO\WHFKQLTXH 3DULV
ZZZKDUPDWWDQIU
GLIIXVLRQKDUPDWWDQ#ZDQDGRRIU
KDUPDWWDQ#ZDQDGRRIU
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7$%/( '(6 0$7,Ê5(6

7DEOH GHV PDWLqUHV

3UpIDFH«

,QWURGXFWLRQ

5HVVRXUFHV G¶XQH OHFWXUH SKpQRPpQRORJLTXH GH OD FULVH LGHQWLWDLUH
DFWXHOOH EDVpHV VXU OD FULVH GHV VFLHQFHV HW OD VXSSRVpH © EDUEDULH ª GH OD
PRQGLDOLVDWLRQ
1.1 Lacrise de l’identité entre la crise du sens et la crise des sciences dans
une lecture husserlienne du monde de la vie
/HVIRQGHPHQWV GH OD FULVH GX VHQV FRPPH SUpFXUVHXUV GH OD FULVH GHV
VFLHQFHV
1.1.1.1.Crise de la philosophie et échec du rationalisme
1.1.1.2.Crise de l’humanité européenne et crise de la raison
1.1.1.3.Conséquences de la crise, entre la crise de l’existence et la crise de
Dieu………
/DFULVH GHV VFLHQFHV FRPPH H[SUHVVLRQ GH OD FULVH GH OD YLH HW GH
O¶LGHQWLWp VXEMHFWLYH
1.1.2.1.Mise en question de la méthodologie des sciences
1.1.2.2.Crise de l’ontologie de la subjectivité et de la communauté
/HPRQGH GH OD YLH /HEHQVZHOW FRPPH OH IRQGHPHQW GH VHQV HW OH
FRPPHQFHPHQW SHUGX j UHWURXYHU
1.1.3.1.: le commencementManifestations de l’oubli du monde de la vie
perdu««
1.1.3.2.Motifs pour retrouver le monde oublié de la vie
1.1.3.3.Problèmes d’une science du monde de la vie

1.2 Lacrise de l’identité face à la «barbarie »du supposé progrès
technologique de l’homme selon Michel Henry
/D ©EDUEDULH ªFRPPH PpFRQQDLVVDQFH GH OD YUDLH FXOWXUH GH OD
YLH«««
1.2.1.1.entre le savoir de laModalités et définition de la «barbarie »,
science et le savoir de la vie
1.2.1.2.Culture de la vie comme savoir de la vie
1.2.1.3.Caractéristiques et manifestations de la barbarie, négation du
mouvement d’auto-accroissement de la vie
/DPDWpULDOLWp WHFKQLTXH HW pFRQRPLTXH GH OD VFLHQFH HQWUH OD FULVH GH
OD YLH HW O¶DQpDQWLVVHPHQW GH OD VXEMHFWLYLWp HW GH OD FRPPXQDXWp
1.2.2.1.: L’identité, laLa technique et la perte de sa vocation originaire
Terre et l’Instrument


1.2.2.2.L’économie et le capitalisme, risque d’aliénation de la subjectivité
et de la communauté vivantes
(QWUHO¶LGpRORJLH HW OD SUDWLTXH GH OD © EDUEDULH ª FULVH GX PRQGH GH OD
YLH HVWKpWLTXH pWKLTXH HW UHOLJLHXVH
1.2.3.1.Idéologies et pratiques de la barbarie
1.2.3.2.L’art devant la crise du monde esthétique de la vie
1.2.3.3.Crise de l’éthique de la vie
1.2.3.4.Crise de la religion

1.3 Lecture phénoménologique de la mondialisation comme nouvelle
« barbarie » :perte des limites et crise actuelle de l’identité, de
l’identification et de l’appartenance
/DPRQGLDOLVDWLRQ FRPPH ©QRXYHOOH UDLVRQª PLVH HQ TXHVWLRQ GHV
YDOHXUV HW GH O¶DSSDUWHQDQFH pFODWHPHQW GH O¶LGHQWLWp VXEMHFWLYH HW
FRPPXQDXWDLUH
1.3.1.1.L’identité entre le choc des civilisations et l’universalité
1.3.1.2.La mondialisation et la crise identitaire, divorce entre le sens et la
puissance (Zaki Laïdi)
1.3.1.3.La mondialisation comme «création du monde», la communauté
affrontée (Jean-Luc Nancy)
/DPRQGLDOLVDWLRQ XQH QRXYHOOH FXOWXUH XQLODWpUDOH DX VHLQ GX QRXYHDX
SURJUqV WHFKQLTXH FULVH GH O¶LGHQWLWp HW GH O¶DSSDUWHQDQFH FXOWXUHOOHV
1.3.2.1.Mondialisation et crise culturelle
1.3.2.2.Entre la diversité culturelle et la mondialisation culturelle
(américanisation, européanisation et mondialisation)
1.3.2.3.Mondialisation et crise sociale
/D QRXYHOOH ©EDUEDULH ªXQLODWpUDOLVPH SROLWLTXH HW pFRQRPLTXH
FULVH GH O¶LGHQWLILFDWLRQ DX VHLQ GH OD FULVH GH OD JOREDOLVDWLRQ
1.3.3.1.Mondialisation économique, crise de l’économie vivante
1.3.3.2.Crise de la mondialisation politique: État, souveraineté et
démocratie en question

)RQGHPHQWVSKpQRPpQRORJLTXHV GH OD VXEMHFWLYLWp HW GH OD
FRPPXQDXWp YLYDQWHV FRPPH SRVVLELOLWp GH UHQIRUFHPHQW GH O¶LGHQWLWp
IDFH j OD FULVH LGHQWLWDLUH DFWXHOOH
2.1 L’autrevisage de la mondialisation et les manifestations des
possibilités de renforcement de l’identité
/DPRQGLDOLVDWLRQ FRPPH YRLH G¶HVSpUDQFH
2.1.1.1.La mondialisation comme paradoxe, un autre visage de la
mondialisation politique, économique et culturelle
2.1.1.2.La mondialisation, entre le particulier et l’universel, entre
mondialisation et régionalisation
5pDFWLRQVFRQWUH OD PRQGLDOLVDWLRQ WHQGDQFH j VDXYHU O¶LGHQWLWp


2.1.2.1.alter mondialistes», résistance face à la crise identitaireLes «
actuelle et recherche d’une consolidation phénoménologique de l’identité et
de l’identification
2.1.2.2.La résistance et le terrorisme comme réponse à la violence de la
crise identitaire par la violence d’un essai de renforcement de l’identité
subjective et communautaire
/H UHWRXU GX VSLULWXHO HW GH O¶pWKLTXH FRPPH FRQVROLGDWLRQ GH
O¶LGHQWLWp HW GH O¶DSSDUWHQDQFH
2.1.3.1.Le retour du religieux et du spirituel, modalité indépassable de la
vie«««
2.1.3.2.Le retour à l’éthique, retour à la vie

2.2 Fondementsphénoménologiques de la subjectivité comme possibilité
de remède phénoménologique à la crise identitaire actuelle
(QWUHOH SDUDGR[H GH OD VXEMHFWLYLWp HW OD SRVVLELOLWp G¶XQH LGHQWLWp
SKpQRPpQRORJLTXH GH OD VXEMHFWLYLWp DX VHLQ G¶XQH SKpQRPpQRORJLH
JpQpWLTXH KXVVHUOLHQQH
2.2.1.1.Subjectivité et monde de la vie
2.2.1.2.Subjectivité et méthode husserlienne, entre intentionnalité,
évidence et constitution
2.2.1.3.Paradoxe de la subjectivité
5DGLFDOLVDWLRQ SKpQRPpQRORJLTXH GH OD VXEMHFWLYLWp DX VHLQ GH OD
SKpQRPpQRORJLH UDGLFDOH GH OD YLH FKH] 0LFKHO +HQU\
2.2.2.1.Subjectivité et immanence
2.2.2.2.La subjectivité vivante invisible
2.2.2.3.Subjectivité vivante et affectivité, épreuve du souffrir et du jouir
/DVXEMHFWLYLWp HW VHV PRGDOLWpV
2.2.3.1.chairSubjectivité et
2.2.3.2.Subjectivité et temporalité
2.2.3.3.La subjectivité, du soi à l’Archi-Soi

2.3 Fondementsphénoménologiques de la communauté comme
possibilité de remède phénoménologique à la crise identitaire actuelle
/¶LQWHUVXEMHFWLYLWpWUDQVFHQGDQWDOH FRPPH IRQGHPHQW
SKpQRPpQRORJLTXH GH OD FRPPXQDXWp DX VHLQ G¶XQH OHFWXUH KXVVHUOLHQQH
2.3.1.1.Intersubjectivité et pulsionnalité communautaire
2.3.1.2.Intersubjectivité et apprésentation par analogie
2.3.1.3.Intersubjectivité et chair
/DFRPPXQDXWp YLYDQWH OLHX RULJLQDLUH GH OD YLH HW GH OD YpULWp FR
SDWKpWLTXH LPPDQHQWH DX VHLQ GH OD SKpQRPpQRORJLH UDGLFDOH GH OD YLH FKH]
0LFKHO +HQU\
2.3.2.1.L’expérience d’autrui et le problème du raisonnement par
analogie«
2.3.2.2.Communauté et vivre-avec

2.3.2.3.Communauté vivante et co-pathos originaire
2.3.2.4.Communauté de chairs vivantes
/DFRPPXQDXWp YLYDQWH HW VHV PRGDOLWpV
2.3.3.1.Communauté vivante culturelle, économique et politique
2.3.3.2.Communauté vivante et univers vivant
2.3.3.3.Communauté vivante et thérapie fidèle à la vie
2.3.3.4.Communauté vivante, communauté des Fils de la Vie


&RQFOXVLRQ

%LEOLRJUDSKLH


3UpIDFH

1RXUULH SDU OHV DQDO\VHV SKpQRPpQRORJLTXHV UDGLFDOHV GH 0LFKHO +HQU\
VXU OD UpDOLWp VRFLDOH HW OD WHFKQRVFLHQFH GH O¶pSRTXH DFWXHOOH FH OLYUH GH
3LHUUH =LDGH FRQWLQXH PDJLVWUDOHPHQW FHV UHFKHUFKHV IRQGDPHQWDOHV GDQV OH
GRPDLQH GH OD ÄPRQGLDOLVDWLRQ³ HQFRUH LQH[SORUp MXVTX¶j SUpVHQW SDU OD
SKpQRPpQRORJLH GH OD YLH ,O IDXW GRQF VDOXHU FH OLYUH SRXU DERUGHU XQH
SUREOpPDWLTXH GH OD SOXV KDXWH LPSRUWDQFH VXU OH SODQ j OD IRLV KLVWRULTXH
SROLWLTXH HW FXOWXUHO DILQ G¶LQWHUURJHU OD TXHVWLRQ FUXFLDOH GH O¶LGHQWLWp
LQGLYLGXHOOH HW FROOHFWLYH GH WRXWH FRPPXQDXWp KXPDLQH SXLVTXH O¶pYROXWLRQ
SUpVHQWH WDQW GX F{Wp GHV VRFLpWpV RFFLGHQWDOHV TXH GHV WHQGDQFHV
IRQGDPHQWDOLVWHV j WUDYHUV OH PRQGH PDQLIHVWH XQH KXPDQLWp HQ FULVH TXL
DFFHQWXH HQFRUH OD IUDJLOLWp GH OD Ä/HEHQVZHOW³ GpMj HQWUHYXH FODLUHPHQW SDU
+XVVHUO IDFH DX SRVLWLYLVPH HW QDWXUDOLVPH GH VRQ pSRTXH
2U FH TXL IDLW HQ SOXV OD YDOHXU LQHVWLPDEOH GH FHWWH UHFKHUFKH VXU XQH
WHOOH ÄJpQpDORJLH GH OD PRQGLDOLVDWLRQ³ F¶HVW VRQ LQWHUURJDWLRQ VXU
O¶originarité SULPRUGLDOHGH WRXW YLYUH HQ FRPPXQ SRXU GpSDVVHU OHV VHXOHV
FULWLTXHV GHV GpIRUPDWLRQV DFWXHOOHV &DU OH UHJDUG WUDQVFHQGDQWDO GH 3LHUUH
=LDGH UHQIRUFp SDU OD VSLULWXDOLWp VL ULFKH GH VRQ SD\V G¶RULJLQH TXL HVW OH
/LEDQ GpFKLUp OXLPrPH SDU OHV JXHUUHV HW OHV WHQVLRQV ELHQ FRQQXHV GX
0R\HQ2ULHQW ± FH UHJDUG WUDQVFHQGDQWDO VDLW GpFRXYULU GHV SURPHVVHV G¶XQH
YLH QRXYHOOH GDQV FHUWDLQV SKpQRPqQHV TXL VH SDVVHQW VRXV QRV \HX[
QRXYHOOHV LGHQWLWpV GHV JURXSHPHQWV KXPDLQV IDFH DX[ eWDWV KLVWRULTXHV
PRQROLWKLTXHV H[SpULHQFHV VSLULWXHOOHV HW UHOLJLHXVHV QRXYHOOHV j F{Wp GHV
IRQGDPHQWDOLVPHV HW DJQRVWLFLVPHV DLQVL TX¶XQH UHFRQQDLVVDQFH GH OD
SOXUDOLWp RX GLYHUVLWp GHV ÄIRUPHV GH YLH³ SHUPHWWDQW DX[ LQGLYLGXV G¶DXWUHV
UpDOLVDWLRQV G¶XQH LGHQWLWp FRPPXQDXWDLUH HW FXOWXUHOOH LQGLVSHQVDEOH
&HWWH UHFKHUFKH TXL Q¶pOXGH SDV OHV SUREOqPHV pSLQHX[ GH OD YLROHQFH GX
WHUURULVPH HW GHV PLQRULWpV pWKLTXHV pFUDVpHV QRXV FRQGXLW DORUV j WUDYHUV OD
SRVVLELOLWp UpHOOH G¶XQH DXWRGHVWUXFWLRQ GH OD FLYLOLVDWLRQ KXPDLQH YHUV XQH
UHWURXYDLOOH LQGHVWUXFWLEOH GH OD YLH RULJLQDLUH SXUH TXL VHPEOH rWUH j O¶°XYUH
GDQV O¶pYROXWLRQ DFWXHOOH GH WRXWHV OHV VRFLpWpV HQ PXWDWLRQ 3RXU O¶DXWHXU FH
Q¶HVW SDV VHXOHPHQW O¶DIIHFWDELOLWp HQ WDQW TXH VXEMHFWLYLWp GH FKDFXQ WRXMRXUV
pSURXYp DE\VVDOHPHQW SDU OH VHVRXIILU HW OH VHMRXLU TXL WpPRLJQH G¶XQH YLH
pWHUQHOOH DX VHQV KHQU\HQ PDLV LO H[LVWH XQH GHUQLqUH XQLWp HQWUH WRXWH
FRPPXQDXWH YLYDQWH HW O¶XQLYHUV YLYDQW $LQVL FHV DQDO\VHV G¶XQH
SKpQRPpQRORJLH YUDLH TXL QH UHQLH ULHQ GH OD FRUSRUpLWp HW GX PRQGH DERXWLW
VXU OD UHFRQQDLVVDQFH GH OD GRQDWLRQ DIIHFWLYH HW SDVVLEOH GH ODNature
LGHQWLTXH j ODViePrPH HQ GHUQLHU UHVVRUW ,O QH V¶DJLW SDV LFL G¶XQH QRXYHOOH
RQWRORJLH PRQLVWH LJQRUDQW OHV FULWLTXHV GH OD PpWDSK\VLTXH WUDGLWLRQQHOOH
PDLV DYHF FH FRQFHSW UHWUDYDLOOp G¶XQH QDWXUH TXH QRXV DLPHULRQV DSSHOHU
XQH ÄDLVWKpWLTXH³ UDGLFDOH QRXV QRXV WURXYRQV HQ SUpVHQFH GX QR\DX
SKpQRPpQRORJLTXH FKDUQHO OH SOXV UpGXLW GH WRXWH LGHQWLWp SRVVLEOH j VDYRLU
GDQV OD SURWRUHODWLRQDOLWp j OD IRLV VHQVLEOH HW PDWpULHOOH GH WRXWH

PDQLIHVWDWLRQ DX VHQV G¶XQ ÄFRVPRV YLYDQW³ &HOD GpSDVVH OHV VHXOHV
GLVFXVVLRQV pFRORJLTXHV HW SUDJPDWLTXHV G¶XQH XQLWp GLVFXUVLYH HQWUH OHV
KXPDLQV GDQV OD SRVWPRGHUQLWp SRXU QRXV IDLUH SORQJHU GDQV OHpartageUpHO
DYHF WRXV OHV LQGLYLGXV TXL QH SHXW VH IDLUH TX¶j SDUWLU G¶XQH SDVVLELOLWp DXVVL
ELHQ FRPPXQH TX¶LSVpLVpH FKDTXH IRLV
3DU FHWWH SUpIDFH QRXV VDOXRQV HQILQ XQH UHFKHUFKH SKLORVRSKLTXH
H[HPSODLUH SRXU SHUPHWWUH OH OLHQ LQGLVSHQVDEOH HQWUH OD SKpQRPpQRORJLH GH
OD YLH HW G¶DXWUHV GLVFRXUV FRQWHPSRUDLQV VXU O¶pYROXWLRQ HQ FRXUV SRXU VDLVLU
SOXV FODLUHPHQW QRWUH IXWXU j UpDOLVHU JUkFH j XQH YLH TXL QH VH ODVVH SDV GH VH
GRQQHU j QRXV SDU VRQ HQJHQGUHPHQW VDQV UHWUDLW HW UHOkFKH ± FH TXH O¶DXWHXU
DSSHOH QRQ VDQV UDLVRQ XQH ÄUpVXUUHFWLRQ³ WRXMRXUV QHXYH

5ROI .h+1


,1752'8&7,21

© &KHUFKHUVDQV DYRLU H[SORUp OHV GLIILFXOWpV HQ WRXV VHQV F¶HVW PDUFKHU

VDQV DYRLU H[SORUp R O¶RQ GRLW DOOHUª pFULW $ULVWRWH (W VL VHORQ OXL © OHV

DSRULHV VRQW O¶RXWLO ]pWpWLTXHSDU H[FHOOHQFH XQH QpFHVVLWp j ODTXHOOH QH SHXW
GpURJHU OH FKHUFKHXU GLJQH GH IRLª HW VL OHV ©DSRULHV UHSUpVHQWHQW XQH

GLIILFXOWp GHYDQW XQH DOWHUQDWLYH FRQWUDGLFWRLUHª OH SKpQRPqQH GH OD
PRQGLDOLVDWLRQ GDQV VRQ UDSSRUW j OD FULVH LGHQWLWDLUH DFWXHOOH VH PDQLIHVWH
SRXU QRXV FRPPH XQH ©DSRULH ªUpYpODWULFH GHV GLIILFXOWpV GHV
FRQWUDGLFWLRQV HW GHV SDUDGR[HV GLYHUV TXL QpFHVVLWHQW XQH OHFWXUH
DSSURIRQGLH GDQV XQ FKDPS GH UHFKHUFKH ELHQ GpWHUPLQp /D PRQGLDOLVDWLRQ
GDQV VRQ LQWHQWLRQ G¶DFFRPSDJQHU OH GpYHORSSHPHQW GH O¶KRPPH SRXU OH
ELHQ GH O¶KXPDQLWp VXLYDQW GHV PRGDOLWpV FXOWXUHOOHV SROLWLTXHV
pFRQRPLTXHV HW VRFLDOHV HVW DFFRPSDJQpH G¶XQ FKDQJHPHQW GHV GLPHQVLRQV
GH O¶8QLYHUV HQ SUpVHQWDQW XQ KRUL]RQ GH QRXYHDX[ FRQFHSWV TXL GpILQLVVHQW
HW PRGLILHQW O¶+RPPH HW OD VRFLpWp /¶LGHQWLWp DGRSWH DLQVL XQH QRXYHOOH
VLJQLILFDWLRQ HW XQ QRXYHDX VHQV HQ VXLYDQW XQ PpFDQLVPH GH SURWHFWLRQ HW GH
GpIHQVH IDFH DX[ FKDPSV GLYHUV GH OD PRQGLDOLVDWLRQ TXL OD VRXPHWWHQW j XQH
FULVH DX VHLQ G¶XQ XQLYHUV PDUTXp SDU XQH WHQGDQFH FDSLWDOLVWH HW XQH YLVLRQ
TXL FKHUFKH j SURSDJHU XQH KRPRJpQpLVDWLRQ HQ PpFRQQDLVVDQW SDUIRLV OD
SDUWLFXODULWp FDUDFWpULVDQWH GH O¶LGHQWLWp © /H SDVVDJH DX QRXYHDX PLOOpQDLUH
D DXVVL PLV HQ VFqQH VSpFLDOHPHQW DSUqV OH VHSWHPEUH XQH SURIRQGH
IUDFWXUH HQWUH OH UrYH G¶XQH QRXYHOOH -pUXVDOHP WRXWH G¶RU FRQVWUXLWH SDU OHV
DYDQFpHV GH OD VFLHQFH HW GH OD WHFKQRORJLH HW O¶pPHUJHQFH LPSpULHXVH GH
SHXUV HW GH µµ SHXUV G¶DYHQLU¶¶ TXL FRQFHUQHQW OH GHVWLQ GH O¶KXPDQLWp HQWLqUH

HW SDV VHXOHPHQW G¶XQH SRSXODWLRQ OLPLWpHª '¶R OHV MDORQV G¶XQ FHUWDLQ
SDUDGR[H UHVVHQWL DX VHLQ GH OD PRQGLDOLVDWLRQ TXL VXU OH FKHPLQHPHQW GH VD
UpDOLVDWLRQ ULVTXH GH V¶pORLJQHU GH VRQ UrYH FRQVLVWDQW j FRQVROLGHU
O¶KXPDQLWp GDQV XQ FKDPS GH SURWHFWLRQ GH O¶LGHQWLWp HQ OD VRXPHWWDQW j XQ
GDQJHU PDUTXp SDU OD SHXU HW OH ULVTXH GH SHUGUH VRQ LGHQWLWp HQ OD VRXPHWWDQW
j XQH FULVH LGHQWLWDLUH SURIRQGH $X VHLQ GH FH SDUDGR[H OD PRQGLDOLVDWLRQ
HVW GHYHQXH XQH ©ORXSH ªTXL DJUDQGLW OD YLVLRQ GHV SUREOqPHV UHODWLIV j
O¶LGHQWLWp GH VRUWH TXH O¶LGHQWLWp SRXUVXLW OH GDQJHU GH GHYHQLU XQH EDUULqUH
HQWUH OHV +RPPHV GDQV XQ RFpDQ GH QRXYHDX[ PRGHV GH FRPPXQLFDWLRQ HW


$5,6727(Métaphysique B D WUDGXLW HQ IUDQoDLV SDU -HDQ 75,&27 3DULV
9ULQ S V

&I $5,6727( 'H $Q,,, D WR DSRUHL SRV« HW OH IDPHX[ DSRUHR DY WLV« 0pW
$ E FLWp HW DQDO\Vp GDQV &DUROOH 0(75<75(6621L’aporie ou l’expérience des
limites de la pensée dans le péri Archôn de Damaskios %ULOO FROOHFWLRQ 3KLORVRSKLD DQWLTXD
YROXPH S

&DUROOH 0(75<75(6621L’aporie ou l’expérience des limites de la pensée dans le péri
Archôn de Damaskios RSFLW S

*LDQFDUOR =,=2/$L’Église, le pouvoir et les religions dans la mondialisation WUDGXLW GH
O¶LWDOLHQ SDU 6\OYLH *$52&+( 'HVOpH GH %URXZHU S

GHV V\VWqPHV PRQGLDOLVpV XQ PXU FO{WXUp GHYDQW O¶DSSDUWHQDQFH PDUTXpH
SOXW{W SDU O¶H[FOXVLRQ TXH SDU O¶LQFOXVLRQ HQWUH OHV GLIIpUHQWV +RPPHV HW
JURXSHV KXPDLQV GDQV OH PRQGH HQWLHU VXLYDQW XQ FRQIOLW YpFX HQWUH OH
SDUWLFXOLHU HW O¶XQLYHUVHO pSURXYp DX VHLQ GH OD PRQGLDOLVDWLRQ
© 1DWXUHOOHPHQWRQ SRXUUDLW WURXYHU XQH UpSRQVH GDQV XQ WUDQVIHUW GHV
SRXYRLUV GX QDWLRQDO YHUV OH JOREDO 0DLV FHWWH VROXWLRQ GH ERQ VHQV HVW WURS
VLPSOH SRXU UpSRQGUH j OD FRPSOH[LWp GX GpIL 3RXUTXRL " )RQGDPHQWDOHPHQW
SDUFH TXH OHV SUREOqPHV G¶LGHQWLWp G¶DSSDUWHQDQFH HW GH VHQV QH VRQW SDV
UpGXFWLEOHV j GHV PRQWDJHV IRQFWLRQQHOV 7RXWHV OHV VRFLpWpV KXPDLQHV RQW
EHVRLQ GH UHFRXULU j GHV µµFO{WXUHV V\PEROLTXHV¶¶ SRXU H[SULPHU OHXU
SDUWLFXODULWp HW OHXU GLIIpUHQFH 6L FHWWH GLPHQVLRQ HVW RPLVH FH VRQW OHV
SDUWLFXODULVPHV OHV SOXV UpJUHVVLIV TXL V¶LPSRVHURQW 'H VXUFURvW OD
PRQGLDOLVDWLRQ GHV VWUXFWXUHV ODLVVH HQ VXVSHQV FHWWH LQWHUURJDWLRQ FHQWUDOH
OHV VRFLpWpV VRQWHOOHV HQFRUH HQ PHVXUH GH VH SHQVHU VXU OH PRGH GX SURMHW j

O¶KHXUH GH OD VDFUDOLVDWLRQ GX SUpVHQW" ª /H SDUDGR[H YpFX DX VHLQ GX
SKpQRPqQH GH OD PRQGLDOLVDWLRQ UpYpODWHXU GH OD UpDOLWp GH O¶LGHQWLWp HQ FULVH
DX VHLQ GHV GLPHQVLRQV HW GHV ILQDOLWpV SURSUHV DX[ LQWHUURJDWLRQV
H[LVWHQWLHOOHV GH O¶+RPPH IDFH j OD UpJXODWLRQ FXOWXUHOOH pFRQRPLTXH HW
SROLWLTXH DX VHLQ GX PRQGH PRQGLDOLVp SDU GHV LGpRORJLHV GX FDSLWDOLVPH GX
UDWLRQDOLVPH ILQDQFLHU HW GH OD G\QDPLTXH PRQGLDOLVDQWH PDUTXH OHV MDORQV GH
OD SUREOpPDWLTXH GH QRWUH WKqVH QpH GH FH SDUDGR[H WRXFKDQW O¶LGHQWLWp GDQV

VRQ UDSSRUW DX VHQV /H IDLW G¶pYRTXHU OD ©FULVH LGHQWLWDLUHª DXVHLQ GX
SKpQRPqQH GH OD PRQGLDOLVDWLRQ QH SHUPHWLO SDV GH ©VRXOLJQHU OH
GpVpTXLOLEUH IRQGDPHQWDO TXL H[LVWH DXMRXUG¶KXL GDQV OH PRQGH HQWUH OD

demande identitaire IRUWH PDLV FRPSOH[H HW XQHoffre identitaireª HWDLQVL
GH VRXOLJQHU OHV MDORQV GH QRWUH SUREOpPDWLTXH TXL WRXUQH DXWRXU GH OD FULVH
LGHQWLWDLUH pSURXYpH DX VHLQ GH OD PRQGLDOLVDWLRQ HQ HVVD\DQW GH FRPSUHQGUH
FH SDUDGR[H TXL PDUTXH G¶XQH SDUW OHV PDQLIHVWDWLRQV GH PpFRQQDvWUH
O¶LGHQWLWp HW G¶DXWUH SDUW FHOOHV GH FRQVROLGHU FHWWH LGHQWLWp "
&HWWH SUREOpPDWLTXH SRXUUDLW rWUH DQDO\VpH HQ DERUGDQW SOXVLHXUV
DSSURFKHV TXL HVVDLHQW GH OD FRPSUHQGUH GDQV VHV IRQGHPHQWV 8QH DSSURFKH

EDVpH VXU O¶KLVWRLUH OD JpQpDORJLHHW OHV GpILQLWLRQV GH OD PRQGLDOLVDWLRQ PHW

HQ pYLGHQFH XQH ©KLVWRLUH GH FRPSORWVª OD PRQGLDOLVDWLRQ DYHF RX VDQV

YDOHXUV XQH ©SUREOpPDWLTXH GHV PRQGLDOLVDWLRQVª DLQVL TXH OH UDSSRUW


=DNL/$Í',La mondialisation comme phénoménologie du monde >(Q OLJQH@
KWWSZZZODLGLFRPSDSLHUVPRQGHSGI FRQVXOWp OH S

=DNL /$Í',Un monde privé de sens 3DULV +DFKHWWH FROOHFWLRQ 3OXULHO S

,ELG S

&IQuelle mondialisation? VRXV OD GLUHFWLRQ GH )UDQoRLVH %$55(7'8&52&4 3DULV
%HUQDUG *UDVVHW FROO $FDGpPLH XQLYHUVHOOH GHV FXOWXUHV SS

8PEHUWR (&2 © +LVWRLUH GHV FRPSORWV ª LQ: Quelle mondialisation? RSFLW S

0RQLTXH&$17263(5%(5 ©/D PRQGLDOLVDWLRQ DYHF RX VDQV YDOHXUVª LQ: Quelle
mondialisation? RSFLW S


HQWUH PRQGLDOLVDWLRQ HW FLWR\HQQHWp XQ UDSSRUW UpYpODWHXU G¶XQH UHODWLRQ
LGHQWLWDLUH HQ WDQW TXH FRQIOLW SRVVLEOH HQWUH O¶XQLYHUVHO HW OH SDUWLFXOLHU DX
VHLQ GH OD PRQGLDOLVDWLRQ 6L O¶RULJLQH GX WHUPH © PRQGLDOLVDWLRQ ª HVW OLp DX
FRQFHSW DQJORSKRQH ©Globalizationª XQ WHUPH DSSDUX VRXV OD SOXPH GH
O¶pFRQRPLVWH DPpULFDLQ 7KpRGRUH /HYLWW HQ HW SRSXODULVp SDU OH

FRQVXOWDQW .HQLFKL 2KPDH XQH pWXGH GX FRQFHSW GH © PRQGLDOLVDWLRQ ª VH

GLVWLQJXH SDU GHV FDUDFWpULVWLTXHVPHWWDQW HQ pYLGHQFH OHV LQWHUGpSHQGDQFHV
JOREDOHV H[LVWDQW GHSXLV ORQJWHPSV OH SURFHVVXV GH GpJDJHU XQ FULWqUH LGpDO
GH OD © JOREDOLWp ª DLQVL TXH OD © µµPRQGLDOLVDWLRQ¶¶ HVW HQWHQGXH FRPPH XQ

WHUPH FROOHFWLI GpVLJQDQW GHV SURFHVVXV LQGLYLGXHOVª jGpFULUH PDLV TXL
H[LVWDLHQW WRXMRXUV GpMj &H UDSSRUW LGHQWLWDLUH HQWUH OH FROOHFWLI HW
O¶LQGLYLGXHO PDQLIHVWp DX VHLQ GH OD PRQGLDOLVDWLRQ PDUTXH O¶KLVWRLUH GH FH
SKpQRPqQH HQ LQYLWDQW PrPH j pYRTXHU XQH SRVVLELOLWp G¶XQH

© DUFKpRORJLH ªGH OD PRQGLDOLVDWLRQ TXL PDUTXH GHV ©PpFDQLVPHV
JOREDOLVDWHXUV GHV DQJRLVVHV HW GHV HVSRLUV UHPDUTXDEOHPHQW UpFXUUHQWV j
WUDYHUV OHV VLqFOHV ª YRLUH j XQH KLVWRLUH GH OD PRQGLDOLVDWLRQ EDVpH VXU XQH

DSSURFKH ©pSLVWpPRORJLTXH ªTXL PHW HQ TXHVWLRQ OD SRVVLELOLWp G¶XQH
KLVWRLUH pFRQRPLTXH GH OD PRQGLDOLVDWLRQ VXLYDQW GHV JURXSHV

G¶LQWHUURJDWLRQV UHODWLYHVDX[ SUREOqPHV GH GpILQLWLRQ HW GH FKDPS GH
YDOLGLWp GH FHWWH GpILQLWLRQ DX SUREOqPH GH OD QDWXUH GX GLVFRXUV WKpRULTXH HW
DX SUREOqPH GH VpOHFWLRQ GHV IDLWV SHUWLQHQWV GDQV O¶LQILQLWp GHV FULWqUHV QRXV

FRQVWDWRQV OHV ©OLPLWHV G¶XQH KLVWRLUH QDWXUDOLVWH HW WpOpRORJLTXHª


)UDQoRLV'( %(51$5' ©3UREOpPDWLTXH GHV PRQGLDOLVDWLRQVª LQ: Quelle
mondialisation? RSFLW S

'RPLQLTXH6&+1$33(5 © &LWR\HQQHWp HW PRQGLDOLVDWLRQ ª LQ: Quelle mondialisation?
RSFLW S

&I-DFTXHV %5(,//$7Mondialisation : La régulation politique est-elle possible ? >(Q
OLJQH@ KWWSFLHKLXWXERUGHDX[IUPRGXOHVFRXUVHQOLJQH&,(+MDFTXHV%UHLOODWSGI
FRQVXOWp OH

&I1LHOV 3(7(56621 ©*OREDOLVLHUXQJ XQG *OREDOLVLHUXQJVGLVNXUVHª LQNationale
Identität und transnationale Einflüsse: Amerikanisierung, Europäisierung und Globalisierung
in Frankreich nach dem zweiten WeltkriegVRXV OD GLUHFWLRQ GH 5HLQHU 0$5&2:,7=
0QFKHQ 5 2OGHQEXUJ 9HUODJ S

,ELGHP1LHOV 3HWHUVVRQ V¶LQWHUURJH VXU O¶KLVWRLUH GH OD PRQGLDOLVDWLRQ HW VH EDVH VXU OHV
pWXGHV GHV KLVWRULHQV HW GHV VRFLRORJXHV HW VXU FHUWDLQV DXWHXUV TXL XWLOLVHQW G¶DXWUHV FRQFHSWV
FRPPH ©Weltgesellschaft:HOWV\VWHP ªª VRFLpWp GX PRQGH VHORQ 8OULFK %HFN HW ©
V\VWqPH GX PRQGH VHORQ %HWWLQD +HLQW] &I ,ELG S

<YHV&,7721 ©/¶RUGUH pFRQRPLTXH GH OD PRQGLDOLVDWLRQ OLEpUDOH XQH LPSRUWDWLRQ
FKLQRLVH GDQV OD )UDQFH GHV /XPLqUHV " ª S LQ Revue Internationale de philosophie :
R
La mondialisation. Un point de vue philosophique VRXV OD GLUHFWLRQ GH 0LFKHO 0(<(5Q
3DULV 3UHVVHV XQLYHUVLWDLUHV GH )UDQFH S

&I3KLOLSSH 125(/ ©0RQGLDOLVDWLRQ HW KLVWRLUH XQH DSSURFKH pSLVWpPRORJLTXH ªLQ
Revue Internationale de philosophie: La mondialisation: Un point de vue philosophique
RSFLW SS

&I ,ELG S

,ELG S

FRQFHUQDQW OH SKpQRPqQH GH OD PRQGLDOLVDWLRQ HQ UDSSRUW DYHF OD
© UpDOLVDWLRQG¶XQH FRQYHUJHQFHª LQYLWDQW DLQVL DX ©VHQV G¶XQH GpPDUFKH
DOWHUQDWLYH ª FH TXL QpFHVVLWH GH © SDUWLU GH OD PRQGLDOLVDWLRQ WHOOH TX¶HOOH VH
SUpVHQWH j QRXV j OD IRLV GDQV VHV DWWULEXWV GHVFULSWLIV HW GDQV OHV

µµSUREOpPDWLTXHV ORXUGHV¶¶ TX¶HOOH QRXV LPSRVHª /HV GHX[ PRXYHPHQWV
FHQWUDX[ TXH UHFRXYUH OH SURFHVVXV GH OD PRQGLDOLVDWLRQ GDQV O¶H[WHQVLRQ
JpRJUDSKLTXH GH O¶HVSDFH GHV SURGXFWLRQV HW GDQV OD SURJUHVVLRQ GH OD
UpJXODWLRQ PDUFKDQGH HW GH OD WUDQVIRUPDWLRQ GHV VRFLpWpV PRQWUHQW TXH FH

© GRXEOH PRXYHPHQW pYRTXp DSSDUDvW DXVVL KLVWRULTXHPHQW SDUDGR[DO ª
$XGHOj GHV GLIILFXOWpV GH O¶DSSURFKH GH OD PRQGLDOLVDWLRQ j SDUWLU GH
O¶KLVWRLUH GH OD JpQpDORJLH HW GHV GpILQLWLRQV GLYHUVHV QRWUH SUREOpPDWLTXH
UHODWLYH DX UDSSRUW HQWUH OD FULVH LGHQWLWDLUH DFWXHOOH HW OH SDUDGR[H DX VHLQ GH
OD PRQGLDOLVDWLRQ SRXUUDLW VH UDPLILHU DX VHLQ G¶XQH DSSURFKH KHUPpQHXWLTXH
GX VHQV 'DQV VRQ HVVDL GH FRPSUHQGUH OHV VWUXFWXUHV GHV SURFHVVXV GH
UHFKHUFKH TXL GpWHUPLQHQW OH VHQV HW OD YDOLGLWp GHV pQRQFpV VFLHQWLILTXHV HQ
GpFULYDQW OD SUpKLVWRLUH GX SRVLWLYLVPH HW HQ WUDoDQW OH SURJUDPPH G¶XQH

WKpRULH GH OD VFLHQFH +DEHUPDV GLVWLQJXH WURLV W\SHV GH VFLHQFHV OHV
VFLHQFHV HPSLULFRDQDO\WLTXHV RX OHV VFLHQFHV GH OD QDWXUH GRQW O¶LQWpUrW HVW
G¶RUGUH WHFKQLTXH OHV VFLHQFHV KLVWRULFRKHUPpQHXWLTXHV RX OHV VFLHQFHV
KXPDLQHV pWDQW GRQQp TXH OD FRPSUpKHQVLRQ GX VHQV GRQQH DFFqV DX IDLW HW
TXH O¶KHUPpQHXWLTXH FRQVLVWH j LQWHUSUpWHU OH VHQV GHV LQWHQWLRQV HW G¶pWHQGUH
OD FRPSUpKHQVLRQ LQWHUVXEMHFWLYH HQWUH OHV LQGLYLGXV DLQVL TXH OHVVFLHQFHV
FULWLTXHV GRQW OD FULWLTXH GHV LGpRORJLHV HW OD WKpRULH FULWLTXH G¶+DEHUPDV TXL
GpFOHQFKHQW XQ SURFHVVXV G¶DXWRUpIOH[LRQ 'HYDQW FHWWH SRVVLELOLWp GH
PpWKRGRORJLH KHUPpQHXWLTXH TXL DQDO\VH OD VFLHQFH HW O¶KHUPpQHXWLTXH GX
VHQV VXUWRXW TXH OHV VFLHQFHV HW OHXU GpYHORSSHPHQW FRQGXLVHQW DX
GpYHORSSHPHQW GH OD WHFKQLTXH HW GX SURFHVVXV GH OD PRQGLDOLVDWLRQ XQH
WHQWDWLYH GH O¶KHUPpQHXWLTXH GX VHQV DX VHLQ GX SKpQRPqQH GH OD
PRQGLDOLVDWLRQ PDUTXpH SDU OH GpILFLW GX VHQV QRXV DSSDUDvW FRPPH XQH YRLH
IRQGDPHQWDOH VXUWRXW TXH OD SHQVpH GRLW LQIOpFKLU VRQ WHPSV HQ D\DQW FRPPH
YRFDWLRQ GH FRQQDvWUH HW G¶DJLU GHYDQW WRXW SKpQRPqQH TXL WRXFKH j O¶LGHQWLWp
GDQV VD GLPHQVLRQ VXEMHFWLYH HW LQWHUVXEMHFWLYH HW ULVTXH GH OD PHWWUH HQ
GDQJHU
1RWUH SUREOpPDWLTXH IRQGpH VXU XQH DSSURFKH KHUPpQHXWLTXH GX VHQV VH
UDGLFDOLVH DX VHLQ G¶XQH PpWKRGH SKpQRPpQRORJLTXH PDUTXpH SDU XQH

© KHUPpQHXWLTXH UDGLFDOH ªEDVpH VXU OD SKpQRPpQRORJLH UDGLFDOH GH OD YLH
GH 0LFKHO +HQU\ TXL FRQVWLWXH OD GpPDUFKH IRQGDPHQWDOH HW HVVHQWLHOOH GH


,ELG S

,ELG S

&I-UJHQ +$%(50$6Connaissance et intérêt WUDGXLW HQ IUDQoDLV SDU *pUDUG
&/e0(1d21 3DULV *DOOLPDUG

&I-XOLD 6&+(,'(**(5Radikale Hermeneutik. Michel Henrys Phänomenologie des
Lebens )UHLEXUJ 9HUODJ .DUO $OEHU

QRWUH OHFWXUH GX SKpQRPqQH GH OD PRQGLDOLVDWLRQ DX VHLQ G¶XQH

SKpQRPpQRORJLH JpQpWLTXH EDVpH VXU OD ©JHQqVH WUDQVFHQGDQWDOH ªHQ WDQW
TXH UDGLFDOLVDWLRQ GX SURMHW SKpQRPpQRORJLTXH KXVVHUOLHQ /D
SKpQRPpQRORJLH FRPPH OH PRQWUH +XVVHUO HVW XQH PpWKRGH TXL FRQVLVWH j
© DOOHUDX[ FKRVHV PrPHVª ©]X GHQ 6DFKHQ VHOEVWª VXLYDQW XQH pSRFKp
ELHQ GpWHUPLQpH ©3DU O¶épochèMH UpGXLV PRQ PRL SKpQRPpQRORJLTXH
KXPDLQ QDWXUHO HW PD YLH SV\FKLTXH ± GRPDLQH GH PRQ H[SpULHQFH
SV\FKRORJLTXH LQWHUQH ± j PRL WUDQVFHQGDQWDO HW SKpQRPpQRORJLTXH

GRPDLQH GH O¶H[SpULHQFH LQWHUQH WUDQVFHQGDQWDOH HW SKpQRPpQRORJLTXHª
&HWWH PpWKRGH GH UpGXFWLRQ SKpQRPpQRORJLTXH IRQGpH VXU O¶H[SpULHQFH

WUDQVFHQGDQWDOH HW VXU O¶pYLGHQFH SXUH FRPPH OH SULQFLSH GHV SULQFLSHVGH
OD SKpQRPpQRORJLH HVW UDGLFDOLVpH SDU 0LFKHO +HQU\ TXL FULWLTXH OD PpWKRGH
KXVVHUOLHQQH GDQV VRQ DSSURFKH GH OD YLH WUDQVFHQGDQWDOH ©/¶pSRFKq HVW
MXVWHPHQW OD PpWKRGH µµUDGLFDOH¶¶ TXL SHUPHW OD VDLVLH GX PRL SXU HW GH OD YLH
TXL OXL DSSDUWLHQW HQ WDQW TXH YLH WUDQVFHQGDQWDOH j ODTXHOOH OH PRQGH HVW
LPPDQHQW j WLWUH GH FRPSRVDQWH LQWHQWLRQQHOOH 2U OD VDLVLH UpDOLVpH GDQV
O¶pSRFKq GH OD YLH WUDQVFHQGDQWDOH Q¶HVW SRVVLEOH TXH µµVL MH PH SODFH DX
GHVVXV GH FHWWH YLH WRXW HQWLqUH¶¶ DILQ GH PH OD UHQGUH SUpVHQWH HOOH HW OHV
PXOWLSOHV FRJLWDWLRQHV TXL OD FRPSRVHQW GDQV O¶LQWXLWLRQ HWILQDOHPHQW GDQV

O¶pYLGHQFH ª 'HYDQW XQH WHOOH PpWKRGH SKpQRPpQRORJLTXH KXVVHUOLHQQH
TXL FKHUFKH OD FRQVWLWXWLRQ GX PRQGH GDQV O¶LQWHQWLRQQDOLWp j WUDYHUV
O¶pYLGHQFH HW O¶LQWXLWLRQ RULJLQDLUH © O¶H[SpULHQFH LQWHUQH µµWUDQVFHQGDQWDOH¶¶
HW SKpQRPpQRORJLTXH j ODTXHOOH FRQGXLW O¶pSRFKq UHVWH VXERUGRQQpH DX[
FRQGLWLRQV GH O¶pYLGHQFH HW GH OD UpDOLVDWLRQ LQWXLWLYH F¶HVWjGLUH HQ IDLW j

O¶KRUL]RQ WUDQVFHQGDQWDO GH O¶rWUH HQ JpQpUDO ª 'DQV FH VHQV 0LFKHO +HQU\
DYDQFH XQH UDGLFDOLVDWLRQ GH OD SKpQRPpQRORJLH HQ UpGXLVDQW O¶H[SpULHQFH
LQWHUQH WUDQVFHQGDQWDOH j © OD UpYpODWLRQ RULJLQDLUH GX YpFX j VRLPrPH WHOOH
TX¶HOOH V¶DFFRPSOLW GDQV XQH VSKqUH G¶LPPDQHQFH UDGLFDOH F¶HVWjGLUH
HQFRUH FRQIRUPpPHQW DX SURFHVVXV RQWRORJLTXH IRQGDPHQWDO GH O¶DXWR

DIIHFWLRQ ª GH VRUWH TXH O¶DIIHFWLYLWp WUDQVFHQGDQWDOH HQ WDQW TX¶DXWR

DIIHFWLRQ GHYLHQW DORUV O¶HVVHQFH DEVROXH GH WRXWH PDQLIHVWDWLRQ &¶HVW DLQVL
TXH VH GUHVVH OD GLIIpUHQFH HQWUH OD SKpQRPpQRORJLH K\OpWLTXH KXVVHUOLHQQH HW


0LFKHO+(15< ©3KLORVRSKLH HW VXEMHFWLYLWpª LQDe la subjectivité: Phénoménologie
de la vie WRPH ,, 3DULV 38) S

(GPXQG +866(5/Méditations cartésiennes WUDGXLW SDU * 3IHLIIHU HW ( /HYLQDV 3DULV
9ULQ S

&I(GPXQG +866(5/Idées directrices pour une phénoménologie 3DULV *DOOLPDUG
S

0LFKHO +(15<L’essence de la manifestation 3DULV 38) S

,ELG S

0LFKHO +(15<Philosophie et phénoménologie du corps 3DULV 38) S

&I 0LFKHO +(15<L’essence de la manifestation RSFLW


OD SKpQRPpQRORJLH PDWpULHOOH KHQU\HQQHVXLYDQW OHXU DSSURFKH GLIIpUHQWH
GX FRQWHQX SKpQRPpQRORJLTXH +XVVHUO DQDO\VH GDQVIdeen IPDWLqUH OD
K\OpWLTXH FRPPH pWDQW © OD PDWLqUH GH O¶DFWH TXL O¶LQIRUPH XQH PDWLqUH SRXU
FHWWH IRUPH /D GRQQH GH FHWWH PDWLqUH HOOHPrPH QH OXL DSSDUWLHQW SDV QRQ
SOXV FH Q¶HVW SDV OD PDWLqUH HOOHPrPH TXL GRQQH « (OOH VH GRQQH j OD

IRUPH F¶HVWjGLUH SDU OD IRUPH ª &HSHQGDQW HW DXGHOj G¶XQH PpWKRGH TXL
ULVTXH GH QH SDV UpVRXGUH OH SUREOqPH GH ©O¶XQLWp LQWUDFRQVFLHQWLHOOH GHV

FRPSRVDQWHV K\OpWLTXHV HW LQWHQWLRQQHOOHV GX YpFX ª 0LFKHO +HQU\ FRQoRLW
OD PDWLqUH SKpQRPpQRORJLTXH FRPPH pWDQW O¶HVVHQFH GH OD SKpQRPpQDOLWp

SXUH O¶© pWRIIH ª LQYLVLEOH HW OD © VXEVWDQFH ª RULJLQDLUH GH OD YLHDXGHOj GX
YLVLEOH PDUTXp SDU OD GLVWDQFH SKpQRPpQRORJLTXH 3DU FRQVpTXHQW OD

YRFDWLRQ G¶XQH SKpQRPpQRORJLH JpQpWLTXHUDGLFDOH HQ WDQW TXH

SKpQRPpQRORJLH PDWpULHOOH FRQVLVWH GDQV XQ ©UHQYHUVHPHQW ªGH OD

SKpQRPpQRORJLH VXLYDQW XQH ©FRQWUHUpGXFWLRQ ªGRQW OH EXW HVW GH
UHWURXYHU OD YLH RXEOLpH 'HX[ SRVVLELOLWpV SRXUUDLHQW DORUV QRXV DLGHU GDQV OD
OHFWXUH SKpQRPpQRORJLTXH GX SKpQRPqQH GH OD PRQGLDOLVDWLRQ '¶XQH SDUW
FHOOH G¶XQH SKpQRPpQRORJLH JpQpWLTXH TXL V¶LQWpUHVVH j O¶DEVROX WHFKQLTXH
FRPPH TXHVWLRQ WUDQVFHQGDQWDOH SHUGXH GH VRUWH TXH O¶KRUUHXU SRXU +XVVHUO
SHXW DUULYHU R OHV VFLHQFHV HXURSpHQQHV HW O¶(XURSH YRQW LJQRUHU OHXU SRLQW
GH GpSDUW '¶DXWUH SDUW FHOOH G¶XQH JpQpDORJLH TXL PHW HQ TXHVWLRQ WRXV OHV
V\VWqPHV G¶LGHQWLILFDWLRQV UHSUpVHQWDWLIV HW GpFRQVWUXLWV SDU OHV V\VWqPHV GHV
LGpRORJLHV R OD TXHVWLRQ G¶RULJLQH FRQVLVWH GDQV OH IDLW TXH QRXV VHURQV

PHQpV j V¶LQWHUURJHU VXU OH ©FRPPHQFHPHQW SHUGXª jUHWURXYHU 6L OD
SKpQRPpQRORJLH JpQpWLTXH FKHUFKH j DERUGHU OH FRPPHQFHPHQW GDQV OH VHQV
TXH +XVVHUO pFULW © &RPPH O¶DUUrW Q¶HVW SHQVDEOH TXH GDQV OH SURFqV PDLV
TX¶HVW LPSHQVDEOH O¶DUUrW GX SURFqV OXLPrPH OH FRPPHQFHPHQW Q¶HVW


&I -HDQ 5($,'<Michel Henry, la passion du naître. Méditations phénoménologiques sur
la naissance 3DULV /¶+DUPDWWDQ S

0LFKHO +(15<Phénoménologie matérielle 3DULV 38) eSLPpWKpH S

,ELG S

&I ,ELG S

&I5ROI .h+1Husserls Begriff der Passivität, Zur Kritik der passive Synthesis in der
genetischen Phänomenologie )UHLEXUJ0QFKHQ $OEHU 3KlQRPHQRORJLH &I DXVVL
*UpJRUL -($1 ©*HQHDORJLH +LVWRULDOLWlW XQG 3DVVLYLWlW 0LFKHO +HQU\ XQG GLH
3KlQRPHQRORJLH GHU *HVFKLFKWH ª LQ Metaphysik des Individuums. Die Marx-Interpretation
Michel Henrys und ihre Aktualität VRXV OD GLUHFWLRQ GH -XOLD 6&+(,'(**(5 HW (PLO
$1*(+51 )UHLEXUJ 9HUODJ .DUO $OEHU SS

0LFKHO +(15<Incarnation, Une philosophie de la chair 3DULV 6HXLO S

&I 5ROI .h+1 © /D FRQWUH UpGXFWLRQ FRPPH ³VDXW´ GDQV OD 9LH DEVROXH ª LQ Retrouver
la vie oubliée 1DPXU 3UHVVHV XQLYHUVLWDLUHV GH 1DPXU S 9RLU DXVVL 5ROI
R
.h+1 © 5pFHSWLRQ HW UpFHSWLYLWp ª LQ 5HYXH SKLORVRSKLTXH Q 3DULV 38) S

&I 0LFKHO +(15<Généalogie de la psychanalyse : le commencement perdu,3DULV 38)
9RLU DXVVL 0LJXHO *DUFLD %$5Ï © /H FRPPHQFHPHQW SHUGX ª LQ Michel Henry
VRXV OD GLUHFWLRQ GH -HDQ0DULH %52+0 HW GH -HDQ /(&/(5&4 /DXVDQQH 6XLVVH eGLWLRQV
/¶$JH G¶KRPPH SS

SHQVDEOH TXH GDQV OH SURFqV PDLV HVW LPSHQVDEOH FRPPH FRPPHQFHPHQW GX

SURFqV ª FH UDSSRUW DX FRPPHQFHPHQW FRPPH LPSHQVDEOH VH UDGLFDOLVH DX
VHLQ GH OD SKpQRPpQRORJLH PDWpULHOOH KHQU\HQQH SRXU V¶LQWHUURJHU VXU OH

© FRPPHQFHPHQW DYRUWp ªHQ GUHVVDQW OH FKHPLQHPHQW SKpQRPpQRORJLTXH
YHUV XQH SKpQRPpQRORJLH © TXH O¶RQ SRXUDLW QRPPHU XQH VXUHQFKqUH j O¶RUL

JLQDLUH ªTXL pWXGLH OD PDWpULDOLWp SKpQRPpQRORJLTXH GDQV VRQ HVVHQFH
RULJLQDLUH HQ WDQW TXH SKpQRPpQDOLWp YLYDQWH
eWDQW GRQQp TXH OD YRFDWLRQ GH OD SKpQRPpQRORJLH PDWpULHOOH HVW UDGLFDOH
HW SURIRQGH GDQV OH VHQV TXH © OD WkFKH GH OD SKpQRPpQRORJLH PDWpULHOOH HVW

LPPHQVH ªHW TX¶HOOH FRQVLVWH j © WRXW UHSHQVHU ªHQ HVVD\DQW GH UHWURXYHU
OH ©FRPPHQFHPHQW SHUGXª GHYDQW WRXWH WHQWDWLYH GH ©O¶RXEOL GX

FRPPHQFHPHQW HW GH VD SHUWHª XQH WHOOH SKpQRPpQRORJLH SRXUUDLW QRXV
VHUYLU FRPPH PpWKRGH SKpQRPpQRORJLTXH HVVHQWLHOOH SRXU DERUGHU QRWUH
SUREOpPDWLTXH HW UHSHQVHU OH UDSSRUW HQWUH OD FULVH LGHQWLWDLUH DFWXHOOH HW OD
PRQGLDOLVDWLRQ GDQV VD JpQpDORJLH RULJLQDLUH IRQGDPHQWDOH 'DQV TXHOOH
PHVXUH XQH SKpQRPpQRORJLH JpQpWLTXH GH OD PRQGLDOLVDWLRQ QRXV SHUPHW
HOOH GH QRXV LQWHUURJHU VXU OH FRPPHQFHPHQW RULJLQDLUH SHUGX DX VHLQ GH OD
FULVH LGHQWLWDLUH DFWXHOOH" &RPPHQW XQH OHFWXUH SKpQRPpQRORJLTXH GHV
SDUDGR[HV YpFXV DX F°XU GH OD PRQGLDOLVDWLRQ pSURXYpH FRPPH DSRULH
SRXUUDLWHOOH QRXV PHQHU j UHWURXYHU FH FRPPHQFHPHQW RULJLQDLUH RXEOLp GH
O¶LGHQWLWp YLYDQWH GDQV VD GLPHQVLRQ VXEMHFWLYH HW LQWHUVXEMHFWLYH" /D
PRQGLDOLVDWLRQ HOOHPrPH HQ WDQW TXH SKpQRPqQH JOREDO TXL VH UpYqOH SDU OD
SHUWH GHV OLPLWHV HW GHV IURQWLqUHV PHQDQW j XQ pFODWHPHQW GH OD FRPPXQDXWp
HW GH OD FULVH LGHQWLWDLUH QH FRQVROLGHWHOOH SDV SDUDGR[DOHPHQW XQ
UHQIRUFHPHQW GHV LGHQWLWpV SDUWLFXOLqUHV " /¶pFODWHPHQW GH OD FRPPXQDXWp HW
GH OD VXEMHFWLYLWp UpYpODQW DLQVL XQH FULVH LGHQWLWDLUH SHXWLO rWUH XQ
VRXEDVVHPHQW RX XQ OLHX SRVVLEOH GX UHQIRUFHPHQW GH O¶LGHQWLWp XQ
IRQGHPHQW SRVVLEOH GH FRQVROLGDWLRQ HW GH UHFRQVWUXFWLRQ GH O¶LGHQWLWp "
'DQV XQ SUHPLHU PRPHQW QRXV VRPPHV PHQpV j DERUGHU QRWUH
SUREOpPDWLTXH HQ QRXV LQWHUURJHDQW VXU OH FRPPHQFHPHQW SHUGX UpYpODWHXU
GH OD FULVH LGHQWLWDLUH DFWXHOOH HW FHFL j WUDYHUV OHV UHVVRXUFHV GH OD OHFWXUH
SKpQRPpQRORJLTXH GH OD PRQGLDOLVDWLRQ HQ QRXV EDVDQW VXU O¶DQDO\VH
KXVVHUOLHQQH GH OD FULVH GHV VFLHQFHV GX VHQV HW GX PRQGH GH OD YLH DLQVL TXH
VXU OD SKpQRPpQRORJLH KHQU\HQQH G¶XQH PpFRQQDLVVDQFH GH OD YLH GH OD
VXEMHFWLYLWp HW GH OD FRPPXQDXWp YLYDQWHV j O¶LQWpULHXU GH OD WHFKQLTXH GH


(GPXQG+866(5/De la synthèse passive *UHQREOH eGLWLRQ -pU{PH 0LOOLRQ S


0LFKHO +(15<Phénoménologie matérielle RSFLW S

)UDQoRLV'DYLG6(%%$+L’épreuve de la limite: Derrida, Henry, Lévinas et la
phénoménologie 3DULV 38) S

0LFKHO +(15<Phénoménologie matérielle RSFLW S

,ELG S

0LFKHO +(15<Généalogie de la psychanalyse : le commencement perdu,S

O¶pFRQRPLH HW GX FDSLWDOLVPH HW GHV PRGDOLWpV OLpHV DX[ LGpRORJLHV HW DX[
SUDWLTXHV TXL GpILQLVVHQW XQH ©EDUEDULH ª¬ SDUWLU GH FHV UHVVRXUFHV QRXV
FRQVDFURQV XQH DQDO\VH SKpQRPpQRORJLTXH GH OD FULVH GH OD PRQGLDOLVDWLRQ
FRPPH QRXYHOOH FXOWXUH XQLODWpUDOH PDUTXpH SDU O¶XQLODWpUDOLVPH SROLWLTXH
pFRQRPLTXH HW VRFLDO UpYpODWULFH GH OD FULVH GDQV VHV PDQLIHVWDWLRQV GLYHUVHV
'DQV XQ VHFRQG PRPHQW XQ HVVDL G¶XQH SKpQRPpQRORJLH JpQpWLTXH GH OD
PRQGLDOLVDWLRQ QRXV RXYULUD OD YRLH GHYDQW XQH WHQWDWLYH GH UHWURXYHU FH
FRPPHQFHPHQW RULJLQDLUH RXEOLp GH OD VXEMHFWLYLWp HW GH OD FRPPXQDXWp
YLYDQWHV XQH YRLH PDQLIHVWpH DX VHLQ GH O¶DXWUH YLVDJH GH OD PRQGLDOLVDWLRQ
DSSDUX FRPPH YRLH G¶HVSpUDQFH SRXU UHQIRUFHU HW FRQVROLGHU O¶LGHQWLWp ¬
SDUWLU GH O¶DQDO\VH GH FHUWDLQV SKpQRPqQHV pSURXYpV DX VHLQ GH OD
PRQGLDOLVDWLRQ OHV DOWHUPRQGLDOLVWHV OH WHUURULVPH HW OH UHWRXU VSLULWXHO HW GH
O¶pWKLTXH LO QRXV VHUD XWLOH G¶DQDO\VHU FHV WHQWDWLYHV GH VDXYHU O¶LGHQWLWp HQ
PDQLIHVWDQW OH SDUDGR[H YpFX DX VHLQ GH OD PRQGLDOLVDWLRQ HW j SDUWLU GH Oj GH
VXLYUH XQH DQDO\VH SKpQRPpQRORJLTXH GH OD VXEMHFWLYLWp HW GH OD FRPPXQDXWp
j O¶LQWpULHXU GH OD SKpQRPpQRORJLH GH +XVVHUO HW GH 0LFKHO +HQU\ XQH
WHQWDWLYH G¶XQ UHPqGH SKpQRPpQRORJLTXH IDFH j OD FULVH LGHQWLWDLUH R OH
FRPPHQFHPHQW RULJLQDLUH WURXYH VD GHPHXUH SKpQRPpQRORJLTXH
DXWKHQWLTXH


5HVVRXUFHV G¶XQH OHFWXUH SKpQRPpQRORJLTXH GH OD FULVH
LGHQWLWDLUH DFWXHOOH EDVpHV VXU OD FULVH GHV VFLHQFHV HW OD VXSSRVpH
© EDUEDULH ª GH OD PRQGLDOLVDWLRQ

/D FULVH GH O¶LGHQWLWp HQWUH OD FULVH GX VHQV HW OD FULVH GHV
VFLHQFHV GDQV XQH OHFWXUH KXVVHUOLHQQH GX PRQGH GH OD YLH
'DQV XQ RXYUDJH SUpFLHX[ LQWLWXOp ©La crise des sciences européennes et

la phénoménologie transcendantaleª HWFRQVLGpUp FRPPH OH FRXURQQHPHQW
GX SDUFRXUV SKLORVRSKLTXH GX SKpQRPpQRORJXH (GPXQG +XVVHUO QRXV
OLVRQV © ,O HVW PDQLIHVWH TXH OD FULVH GHV VFLHQFHV QH FRQGXLW SDV VLPSOHPHQW
j XQH PXWDWLRQ KRPRJqQH GH OD YLH QRUPDOH « PDLV VHORQ WRXWH
YUDLVHPEODQFH j GH JUDQGV GpFKLUHPHQWV LQWHUQHV GDQV OHVTXHOV O¶LGHQWLWp HW

OD WRWDOLWp GH OD FXOWXUH pSURXYHQW XQH UXSWXUHª 'HYDQW XQH WHOOH
DIILUPDWLRQ R QRXV SRXYRQV GpWHFWHU OHV MDORQV G¶XQH FHUWDLQH FULVH ELHQ
SDUWLFXOLqUH FHOOH GH OD FULVH GHV VFLHQFHV QRXV VRPPHV LQYLWpV j DQDO\VHU OHV
IRQGHPHQWV GH OD FULVH LGHQWLWDLUH GDQV VHV PDQLIHVWDWLRQV HVVHQWLHOOHV 'H
TXHOOH ©FULVH GHV VFLHQFHVª HW GH TXHOV ©GpFKLUHPHQWV LQWHUQHV GH
O¶LGHQWLWp ª V¶DJLWLO SOXV SUpFLVpPHQW " 4XHO UDSSRUW LQWLPH SRXUUDLWLO H[LVWHU
HQWUH FHV GHX[ S{OHV GH OD SUREOpPDWLTXH GDQV OHXU UHODWLRQj XQH FHUWDLQH
© PXWDWLRQ ª GH OD © YLH ª " 4X¶DSSHORQVQRXV © YLH ª HW © PRQGH GH OD YLH ª
GDQV FHWWH SHUVSHFWLYH "
(Q G¶DXWUHV WHUPHV LO V¶DJLW GH QRXV LQWHUURJHU VL OD FULVH GHV VFLHQFHV HVW
FRQQHFWpH RULJLQDLUHPHQW j XQH FULVH GX VHQV UpYpODQW DLQVL XQH FULVH GH
O¶LGHQWLWp GDQV VHV PRGDOLWpV UHVSHFWLYHV /HV IRQGHPHQWV GH OD GpPDUFKH
SKpQRPpQRORJLTXH KXVVHUOLHQQH SHUoRLYHQW XQH DQDO\VH GH OD FULVH HQ
UDSSRUW DYHF OH PRQGH GH OD YLH UpYpODQW DLQVL O¶LPSRUWDQFH GH O¶DQDO\VH
KXVVHUOLHQQH GH WHOOH VRUWH TXH 3DXO 5LF°XU pFULW ©/H FULWqUH
pSLVWpPRORJLTXH Q¶HVW SDV OH PRLQV ULFKH HQ SRWHQWLDOLWpV GH JpQpUDOLVDWLRQ
ODKrisis GH+XVVHUO ±La crise des sciences européennes et la
phénoménologie transcendantaleHVW LFL OD PHLOOHXUH LQWURGXFWLRQ DX ±

SUREOqPH ª &RPPHQW SRXYRQVQRXV FRPSUHQGUH OHV DXWUHV LQWHUSUpWDWLRQV
GH OD GpPDUFKH KXVVHUOLHQQH UHODWLYH j OD FULVH GHV VFLHQFHV GRQW O¶XQH
DQQRQFH © 'HWRXV OHV SURMHWV GH OD PRGHUQLWp TXL pYRTXDLHQW XQH
FRQVFLHQFH GH OD FULVH OD SKpQRPpQRORJLH WUDQVFHQGDQWDOH GH +XVVHUO HVW


1RXVQRXV EDVRQV GDQV QRWUH WUDYDLO VXU OD UpIpUHQFH VXLYDQWH (GPXQG +866(5/La
crise des sciences européennes et la phénoménologie transcendantale WUDGXLW GH O¶DOOHPDQG
SDU * *UDQHO 3DULV *DOOLPDUG

(GPXQG +866(5/ © /D FULVH GH O¶KXPDQLWp HXURSpHQQH HW OD SKLORVRSKLH ª LQ La crise
des sciences européennes et la phénoménologie transcendantale RSFLW S VRXOLJQp SDU
O¶DXWHXU

3DXO5,&2(85 ©/D FULVH XQ SKpQRPqQH VSpFLILTXHPHQW PRGHUQHª LQRevue de
R
théologie et de philosophie Q SS


VDQV DXFXQ GRXWH OH SOXV pWUDQJHª "4X¶HVWFH TXL SRXUUDLW rWUH pWUDQJH
GDQV FHWWH SHUVSHFWLYH "

/HV IRQGHPHQWV GH OD FULVH GX VHQV FRPPH SUpFXUVHXUV GH OD
FULVH GHV VFLHQFHV
©7RXWHV OHV VFLHQFHV PRGHUQHV HQWUqUHQW GDQV XQHcriseQDWXUH G¶XQH
SDUWLFXOLqUH UHVVHQWLH FRPPH WRXMRXUV SOXV pQLJPDWLTXH FRQFHUQDQW OHsens
de leur fondementHQ WDQW TX¶HOOHV VRQW GHV UDPHDX[ GH OD SKLORVRSKLH Bsens
TX¶HOOHV FRQWLQXDLHQW j SRUWHU HQ HOOHVPrPHV &¶HVW Oj XQHcrise TXL
Q¶HQWDPH SDV FH TXL HVW VFLHQWLILTXH DX VHQV DUWLVDQDO GX WHUPH GDQV OHV
UpXVVLWHV WKpRUpWLTXHV HW SUDWLTXHV HW TXL SRXUWDQW pEUDQOH GH IRQG HQ FRPEOH

le sens de véritéOD VFLHQFH GDQV VRQ HQVHPEOH GH'HYDQW XQH WHOOHª
DIILUPDWLRQ KXVVHUOLHQQH V¶RXYUH GHYDQW QRXV OH FKDPS G¶DQDO\VH GH OD
QDWXUH GH OD FULVH GHV VFLHQFHV TXL GDQV VRQ HVVHQFHPrPH VHPEOH rWUH OLpH
j OD FULVH GX VHQV 6L QRXV UHFRQQDLVVRQV SURIRQGpPHQW OD YDOHXU SULQFLSDOH
GHV JUDQGHV UpXVVLWHV GHV VFLHQFHV GDQV WRXV OHXUV GRPDLQHV WKpRULTXHV HW
SUDWLTXHV FRQFHUQDQW OD ULJXHXU HW OD PpWKRGRORJLH VFLHQWLILTXHV GH TXHO
© VHQV ªHW GH TXHOOH ©FULVH GX VHQVª V¶DJLWLO DORUV SOXV SUpFLVpPHQW"
4XHOOH UHODWLRQ RULJLQHOOH RULJLQDLUH LQWLPH HW SURIRQGH SRXUUDLW H[LVWHU HQWUH
OD FULVH GHV VFLHQFHV HW OD FULVH GX VHQV " &RPPHQW VHUDLWLO SRVVLEOH TXH OHV
VFLHQFHV FRQVLGpUpHV RULJLQDLUHPHQW HQ WDQW TXH ©UDPHDX[ GH OD
SKLORVRSKLH ª SXLVHQW OD VRXUFH GH OHXU FULVH GH VHQV GDQV XQHFHUWDLQH FULVH
GH OD SKLORVRSKLH HOOHPrPH " 1RXV QRXV LQWHUURJHRQV DORUV VXU OH VHQV G¶XQH
FULVH GH ©YpULWp ªTXL DWWDTXH OHV VFLHQFHV PRGHUQHV FRQGXLVDQW
LQGLUHFWHPHQW j XQH FULVH GH O¶KXPDQLWp HXURSpHQQH HQ FKHUFKDQW FH TXL
GHPHXUH ©pQLJPDWLTXH ªj FH QLYHDX HW FH TXH SRXUUDLHQW rWUH OHV
PDQLIHVWDWLRQV OHV FDXVHV HW OHV FRQVpTXHQFHV G¶XQH WHOOH GRXEOH FULVH GX
VHQV HW GHV VFLHQFHV
7RXW G¶DERUG XQH WHOOH FULVH GHV VFLHQFHV WURXYH VHV UDFLQHV GDQV OD YLVLRQ
SRVLWLYLVWH DGRSWpH SDU OD VFLHQFH PRGHUQH TXL pOLPLQH WRXW FH TXL FRQVWLWXH
OH IRQGHPHQW PrPH GX VHQV GH OD YLH © 'DQV OD GpWUHVVH GH QRWUH YLH «
FHWWH VFLHQFH Q¶D ULHQ j QRXV GLUH /HV TXHVWLRQV TX¶HOOH H[FOXW SDU SULQFLSH
VRQW OHV TXHVWLRQV OHV SOXV EUODQWHV j QRWUH pSRTXH PDOKHXUHXVH SRXU XQH
KXPDQLWp DEDQGRQQpH DX[ ERXOHYHUVHPHQWV GX GHVWLQ FH VRQW OHV TXHVWLRQV
TXL SRUWHQW VXU OH VHQV RX VXU O¶DEVHQFH GH VHQV GH WRXWH H[LVWHQFH

KXPDLQH ª (Q HIIHW OD VFLHQFH GRQW OD YRFDWLRQ SULPRUGLDOH HVW GH FKHUFKHU
GHV UpSRQVHV DGpTXDWHV DX[ TXHVWLRQV UHODWLYHV j OD YLH GH O¶rWUH KXPDLQ VH
WURXYH GHYDQW SOXVLHXUV REVWDFOHV TXL O¶HPSrFKHQW GH UpSRQGUH DX[ EHVRLQV


1LFRODV '( :$55(1 © /D FULVH GH OD UDLVRQ HW O¶pQLJPH GX PRQGH ª LQ Lecture de la
Krisis de Husserl VRXV OD GLUHFWLRQ GH & 0$-2/,12 HW ) *$1'7 3DULV 9ULQ S

(GPXQG+866(5/La crise des sciences européennes et la phénoménologie
transcendantale RSFLW S VRXOLJQp SDU QRXV

,ELG S

GX VHQV IRQGDPHQWDO UHFKHUFKp SDU O¶KXPDQLWp QR\pH DX VHLQ G¶XQ GHVWLQ
PDOKHXUHX[ OH PDOKHXU GH O¶LQFRQQX 7RXW FHFL UHYLHQW DX IDLW TXH OD VFLHQFH
PRGHUQH FKHUFKH DX VHLQ GH VHV SUpRFFXSDWLRQV VFLHQWLILTXHV HW SRVLWLYLVWHV
XQH DYHQWXUH GH OD TXrWH GX VHQV KRUV GX YUDL VHQV TXL GHPHXUH SHUGX GDQV
OHV PpDQGUHV GX VHXO SRVLWLYLVPH VFLHQWLILTXH /HV YUDLHV TXHVWLRQV UHODWLYHV
j OD YLH DXWKHQWLTXH VHPEOHQW SDUIRLV rWUH LJQRUpHV SDU OHV VFLHQFHV TXL QH
FKHUFKHQW TXH OH GRPDLQH VXSHUILFLHO GH OD YLH HQ RXEOLDQW FH TXL DYDLW
VLJQLILp HW SHXW VLJQLILHU SRXU O¶H[LVWHQFH KXPDLQH © /H FRQFHSW SRVLWLYLVWH
GH OD VFLHQFH j QRWUH pSRTXH D ODLVVp WRPEHU WRXWHV OHV TXHVWLRQV TXH O¶RQ
DYDLW LQFOXVHV GDQV OH FRQFHSW GH PpWDSK\VLTXH «