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L'homme est radicalement bon

De
132 pages
L'homme est radicalement bon ! Allons bon, quelle drôle d'idée ! Dans ce monde-là ! Dans un tel monde ! On dirait plutôt que l'homme, individualiste, violent, est mauvais par nature ! Et pourtant je dis que l'homme est radicalement bon. Dans cet ouvrage l'auteur choisit une posture non-traditionnelle, militante, qui prend cette décision innovante, cette idée qui enfin ne décide pas pour l'homme : radicalement, tu es bon.
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Patrick Fontaine
L’homme est radicalement bon
Nous, les sans-philosophie
L’homme est radicalement bon
Nous, les sans-philosophie Collection dirigée par Ray Brassier, Gilles Grelet et François Laruelle  L'appelconstant à la philosophie, à sa défense, à sa dignité, ne peut faire oublier qu'elle-même appelle les humains à se ranger à l'ordre du Monde, à se rendre conformes à ses fins, bonheur, intelligence, dialogue et correction. Nous, les sans-philosophie, ne participons pas de cette entreprise de mondanisation : nous cherchons une discipline de rébellion à la philosophie et au monde dont la philosophie est la forme éternitaire, pas un remaniement de plus ou un simple doute sur leurs valeurs et leurs vérités. Nous sommes en attente d'une seule régularisation: celle du «génie »,par la méthode. Plutôt que les propriétaires de la pensée, nous sommes les prolétaires de la théorie, en lutte avec la suffisance des maîtres-philosophes. Qu'on la dise gnostique, matérialiste, non-philosophique, théoriste, seule importe sa puissance de désaliénation, c'est-à-dire d'invention. Il y a de la philosophie, mais la philosophie n'est pas (réelle). Nous, les sans-philosophie, faisons acte d'ultimatum. Dernières parutions : Chien-Chong LEE,De la non-philosophie aux non-politiques. Nietzsche, Freud, Laruelle, 2012.Patrice GUILLAMAUD,?Qu’est-ce que vivre Renonciation et accomplissement, 2008. Patrick FONTAINE,Platon autrement dit, 2007. François LARUELLE (éd.),Fabriques de l’insécurité, 2007. François LARUELLE,Mystique non-philosophique à l’usage des contemporains, 2007. Jacques FRADIN,La science des pauvres, traité de la richessemortelle, 2005.
Patrick Fontaine
L’homme est radicalement bon
DU MÊME AUTEURPlaton autrement dit, L’Harmattan, 2007. L’amour de la non-philosophie, Kimé, 2001.© L’Harmattan, 2013 5-7, rue de l’Ecole-Polytechnique, 75005 Paris http://www.librairieharmattan.com diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr ISBN : 978-2-343-01394-7 EAN : 9782343013947
Et de tes deux bras tendus Tu fais l'horizon et le ciel Où ta tête en se balançant Fait toute la course du soleil Moi sans vouloir te montrer Je garde toujours mes merveilles Toute la vie je leur répondrai Je sais que c'est elle Julien Clerc,Je sais que c’est elleà Carole,… Carole !!!
Il faut que l’idée soit au service de l’homme, pas l’inverse. Pourtant, dans la plupart des pensées, l’homme est au service de l’idée, l’idée d’humanité, l’idée d’égalité, de liberté, de justice,... au service de ces idées qui semblent très généreuses, très justes, très bonnes,… mais dans lesquelles l’homme ne se reconnaît pas, ne se retrouve pas, se perd. Ces pensées, les pensées de la tradition, éloignent l’homme de lui-même en le promettant à un devenir envisagé par elles,… l’homme devenu juste, l’égalité enfin advenue… un homme qui enfin serait rendu conforme à l’idée que l’on s’en fait. Les pensées traditionnelles ne travaillent pas selon l’homme lui-même, mais avec un homme qu’elles idéalisent, qu’elles fantasment, qu’elles fétichisent, selon leurs propres vues, leurs propres projets: l’idée qu’elles se font de la Cité juste, l’idée qu’elles se font de l’égalité, l’idée qu’elles se font de l’homme libre… La tradition perd l’homme en le généralisant, en le partialisant, en l’universalisant, en l’atomisant, elle menace sa simplicité, l’identité humaine. La posture que je choisis, non-traditionnelle, militante, pose les conditions d’une pensée enfin affirmative de l’homme, qui ne le met pas au service de l’idée, qui ne le met au service de rien… La pensée militante prend pour seule cause l’homme, identique à lui-même; elle ne menace pas l’identité humaine, elle la respecte, elle la confirme. Et avant tout, et pour se prémunir de toute décision philosophique, de toute décision infondée, nécessairement infondée, la pensée militante va poser cela, qui n’a d’autre principe que l’identité humaine, poser cela qui ruine toute autre décision menaçante : l’homme, radicalement, est bon. Je pose l’homme radicalement bon, je refuse toute décision à l’endroit de l’homme; c’est, puisqu’il faut parier, prendre la décision moindre, celle qui menace le moins l’homme, et met l’idée à son service :l’homme est radicalement bon.