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L'HOMME ET LA THÉORIE ÉCONOMIQUE

De
160 pages
Cet ouvrage s’efforce de dire aux philosophes que l’économie n’est pas par essence au service du pouvoir, et aux économistes que la philosophie n’est pas par essence incompréhensible ou destructrice. Quels sont les visages et les passions de ces hommes appelés « économistes » ? Quels sont ces mille visages et passions de l’histoire d’une pensée, et de l’histoire tout court, qui parlent à travers eux ? Un portrait de ces économistes ainsi que de ces hommes qu’ils prétendent décrire.
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L'homme et la théorie économique
Étude d'une solitude radicale

Collection Ouverture philosophique dirigée par Dominique Chateau et Bruno Péquignot
Une collection d'ouvrages qui se propose d'accueillir des travaux originaux sans exclusive d'écoles ou de thématiques. Il s'agit de favoriser la confrontation de recherches et des réflexions qu'elles soient le fait de philosophes "professionnels" ou non. On n'y confondra donc pas la philosophie avec une discipline académique; elle est réputée être le fait de tous ceux qu'habite la passion de penser, qu'ils soient professeurs de philosophie, spécialistes des sciences humaines, sociales ou naturelles, ou... polisseurs de verres de lunettes astronomiques. Dernières parutions Serge BISMUTH, Manet et Mallarmé: vers un art improbable, 2002. Milija BELIC, Apologie du rythme. Le rythme plastique: prolégomènes à un méta-art, 2002. Christine GALA VERNA, Philosophie de l'art et pragmatique. L'exemple de l'art africain, 2002. Jean-Marie PAUL,Le système et le rêve,2002. Maria PROTOPAPAS-MARNELI, La rhétorique des stoïciens, 2002. Michel POITEVIN, Georges Dumézil, un naturel comparatiste, 2002. Hubert HANNOUN, Propos philosophiques sur l'éducation, 2002. Xavier BARD, Pour une lecture critique de la transcendance de l'ego, 2002. Xavier BARD, Du plaisir, de la douleur et de quelques autres, 2002. Pascal JEROME, Le vrai et lefaux : essai d'ontologie topologique, 2002. Michaël HAYAT, Psychanalyse et biologie, 2002. Michaël HAYAT, Dynamique des formes et représentation: pour une biopsychologie de la pensée, 2002. Michaël HAYAT, Représentation et anti-représentation des beaux-arts à l'art contemporain, 2002. Pierre V. ZIMA, La Négation esthétique, 2002. Laurent CHERLONNEIX, Nietzsche: santé et maladie, l'art, 2002. Laurent CHERLONNEIX, Philosophie médicale de Nietzsche: la connaissance, la nature, 2002.

Collection L'Ouverture Philosophique

Frédéric

V ALERAN

L 'homme et la théorie économique
Étude d'une solitude radicale

L'Harmattan 5-7, rue de l'ÉcolePolytechnique 75005 Paris

FRANCE

L'Harmattan Hongrie Hargita u. 3 1026 Budapest HONGRIE

L'Harmattan Italia Via Bava, 37 10214 Torino ITALIE

(Ç)L'Harmattan,

2002

ISBN: 2-7475-3152-X

à nos parents

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Introduction:

fédérer en parcourant les lignes.

Pilate lui dit alors: Tu es donc roi? Jésus répondit: Tu le dis: je suis roi. Je suis né et je suis venu dans le monde pour parler de la vérité. Tout homme qui appartient à la vérité écoute ce que je dis. Qu'est-ce que la vérité? lui demanda Pilate. (lean, 18).

1. Philosophie et économie. Avoir fréquenté la philosophie pendant plusieurs années et se diriger vers l'économie ou faire de l'économie en étant philosophe nous place depuis quelques années dans une situation étonnante. Être assis entre deux chaises, sans assise fixe, donne en même temps un sentiment d'insécurité qui procure parfois de la peine, parfois des passions. La philosophie, les philosophes, les idéalistes nous ont souvent fait sentir que, désormais, ils ne nous verraient plus qu'à travers les lunettes de la traîtrise. Nous aurions perdu notre âme, nous nous serions offert au Diable, vendu au pouvoir; nous aurions choisi la voie de la raison après avoir suivi celle de la passion. Les économistes, l'économie nous voient, pour leur part, dans certaines occasions comme un possible ange exterminateur qui suscite une angoisse, dans d'autres occasions plutôt comme un rêveur propriétaire d'un savoir philosophique très compliqué ou un peu vague. Le mépris, la peur, l'incompréhension, le sarcasme sont des émotions concrètes rencontrées à cette occasion. Et nous voudrions par les pages qui vont suivre, risquer de nous en détacher, risquer de dire aux philosophes que l'économie n'est pas par essence au service du pouvoir, risquer de dire aux économistes que la philosophie n'est pas par essence incompréhensible ou destructrice. Nous voulons faire le pari de la philosophie et de l'économie en même temps, nous voulons croire en des noces possibles. Parier sur des passions joyeuses et des rencontres riches en échanges. Et si ce travail a vu le jour, s'il nous a passionné, c'est parce que nous ne nous sommes reconnu ni dans la critique romantique de l'économie (culte du profit, chiffres, calculs, etc.) ni dans la critique cynique de la philosophie (vains mots, hermétisme,

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etc.). Ni romantique, ni cynique, nous avons voulu croire en quelque chose d'autre à la pointe de la philosophie, à la pointe de l'économie. Même plus, nous installer entre les deux et former une constellation de concepts qui se nourriraient indifféremment de philosophie et d'économie. Et éviter d'être pris pour un Gibelin par les Guelfes et pour un Guelfe par les Gibelins... Nous avons voulu manifester ici notre mécréance envers l'idée de vérité, qui jalonne tous les parcours de la vie. Nous ne cherchons pas à faire de la vraie économie, ni de la vraie philosophie. Non parce que nous nous y opposons, mais plus simplement parce que nous ne comprenons pas ce que ce mot veut dire. De plus, le savoir tel qu'il se pratique aujourd'hui répond à un impératif: la volonté d'inscrire tout discours, toute écriture, toute recherche, dans des boîtes fermées, aux contours limités, aux territoires séparés par des frontières dans le meilleur des cas, par des fils barbelés parfois, par des murailles de temps en temps. Pour que ces lignes de partage fassent sens, pour qu'elles s'inscrivent dans les corps et dans les âmes, pour qu'elles se répètent à la manière d'une prière dont on n'entend même plus les mots, mais seulement la musique, cet impératif délègue et ordonne à ses fidèles convertis, à ses disciples, à ses policiers, aux gardiens de son secret, de surveiller les dites frontières, lesdits partages, et de sanctionner les déviants, les errants, les nomades, les voyageurs. Nous savons donc que les individus qui utilisent l'argument de la vérité manifestent pour le pouvoir (sur les gens et sur les institutions) un certain goût que nous n'avons pas du tout le désir de partager. 2. Une question de méthode. La méthode utilisée ici est une méthode qui s'est construite au fil des ans et au fil des rencontres, en dehors des sentiers académiques. Nous aimerions ici marquer rapidement les trois étapes importantes qui ont jalonné I'histoire de cette méthode pour laquelle nous ne revendiquons évidemment aucun droit à l'universalité, ce qui d'ailleurs constitue une différence fondamentale avec les approches académiques. Au cœur de notre méthode se trouve le concept de « choix ». Nous entendons par là une décision singulière, affirmée avec une certaine force

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rationnellement argumentée, décision singulière sans laquelle notre chemin se perdrait dans des pays dont le climat ne nous convient pas. Ce qui constituerait pour nous et pour ceux qui nous entourent une perte de temps et d'énergie, qu'en économiste, nous ne pouvons tolérer. Comme nous venons de le signaler, cette méthode s'est construite dans le temps. Nous allons donc faire la description des trois étapes importantes de son élaboration. Voici quelques années, dans le cadre de notre maniement de concepts philosophiques, nous avons fait le choix de la passion, contre d'ailleurs l'avis de tous les philosophes. Choisir la passion c'est se mettre en état d'accueil et d'écoute par rapport aux choses qui nous préoccupent, qui nous occupent, qui nous habitent. On voit bien le tournant que nous essayons d'amorcer. Nous tentons de remettre en question toutes les distinctions qui visent à séparer par exemple la raison et la passion, le travail et le loisir, les affaires personnelles et le travail scientifique, etc. Nous avons donc fait le choix d'une passion philosophique, le choix d'une vie philosophique, dans lesquelles nous avions le sentiment d'avancer, au niveau de notre vie et au niveau de notre pensée. C'est la problématique du rapport entre le désir et le pouvoir dans l' œuvre de Gilles Deleuze et, de manière secondaire, chez Michel Foucault, Alain Badiou et Jacques Derrida, c'est cette problématique du rapport entre le désir et le pouvoir qui a, pendant ces années, occupé le champs de notre réflexion. Donc premièrement le choix de la passion. Ce premier choix a conduit notre réflexion plus loin, mais pas encore suffisamment loin. Nous sommes en effet arrivé à de grandes insatisfactions concernant la question de l'organisation politique du désir. Il nous manquait des outils. Ces outils, nous avons décidé d'aller les chercher en science économique. Ce qui nous conduit à la seconde étape de notre méthode. Quelques années plus tard nous avons fait le choix de l'interdisciplinarité. Ce choix est un choix difficile, mais passionnant. Le choix de l'interdisciplinarité est un choix institutionnel évidemment difficile. Mais l'est aussi et surtout intellectuellement. Il est un choix difficile dans la mesure où nous avons pris la décision d'articuler ensemble des langages, des syntaxes et des concepts qui sont très hétérogènes les uns aux autres, qui sont peu habitués à se côtoyer et peu préparés à

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cohabiter. Il s'est agi pour nous, de fait, de faire se rencontrer une démarche philosophique et une démarche économique. Ce fut l'objectif, le programme que nous nous sommes fixé dans le cadre d'un travail précédent. Après l'achèvement de notre travail nous avons eu la chance de recevoir les notes de lecture d'un ami philosophe et ingénieur. Ces notes de lecture étaient en même temps très exigeantes et très encourageantes. Elles ont d'ailleurs contribué à l'élaboration de notre troisième étape méthodologique. Donc, après le choix de la passion, le choix de l'articulation singulière de concepts étrangers. Après la rédaction du manuscrit, le chemin était encore long avant d'arriver à quelque chose qui puisse nous satisfaire et faire se desserrer l'étreinte de nos exigences personnelles. Pour lever une grosse partie de notre insatisfaction, il nous a fallu faire un dernier choix: celui de la discipline. Au fur et à mesure de l'écriture de ce manuscrit, nous nous sommes imposé un troisième choix. Celui de la discipline, de la rigueur intellectuelles. C'est ce que d'autres que nous appellent le conséquentialisme. Mot un peu exotique qui, nous l'avouons, nous laissait, au début, un peu dubitatif. Permettez-nous de déplier devant vous ce concept et de peut-être vous convaincre de sa pertinence. Le conséquentialisme, ou du moins notre version du conséquentialisme, consiste d'une part à conceptualiser de manière serrée les principes d'un modèle; d'autre part à développer jusqu'au bout de manière logique les conséquences, les effets desdits principes; et enfin à comparer entre eux les différents modèles, leurs forces, leurs manquements, leurs contradictions externes (le principe de contradiction interne concernant plutôt les deux premiers points, des principes pouvant être contradictoires entre eux; des enchaînements logiques pouvant être réalisés de manière un peu cavalière). Nous aimerions revenir rapidement sur ce choix de la discipline et de la rigueur intellectuelles. Cette exigence nous essayons de l'appliquer de manière indifférente à nous-même, aux autres ainsi qu'aux constructions théoriques. Cette exigence s'accouple néanmoins avec l'encouragement. Il ne s'agit donc pas de détruire, de faire mal, mais d'encourager tout en restant exigeant. Comme nous l'avons été avec nous dans la rédaction de notre travail, comme l'ont été nos lecteurs les plus

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intéressants, comme nous le sommes avec nos amis et comme nous avons essayé de l'être vis-à-vis du modèle néoclassique standard. Après le choix de la passion et de l'articulation, nous avons donc fait celui de la discipline et du conséquentialisme, dans une méthode intégrée construite dans le temps, par affinements successifs. Pour commencer donc, qu'est-ce qui a motivé notre choix? Quelles en sont les passions? Ce qui motive notre vie d'homme et notre vie d'intellectuel, ce sont d'une part les questions liées à la sagesse et au bien-être individuels, d'autre part les questions liées à la collectivité, au bien-être commun et à l'organisation de celui-ci. C'est cette seconde source de motivation qui est à l'origine de ce manuscrit. Ce que nous appelons le sens commun, c'est-à-dire l'ensemble des paroles et des écrits plus ou moins raisonnables qui charrient notre quotidien, le sens commun donc amène tous les jours à nos oreilles ses affirmations. J'en cite quelques-unes. Tout d'abord concernant la défense du système dans lequel nous vivons: «l'égoïsme amène à plus de bonheur pour tous»; autrement dit « chacun pour soi et chacun pour tous» ou dans une version plus restrictive «chacun contre chacun et chacun pour tous ». Ceci étant à l'opposé de la formule féodale «tous pour un et un pour tous », comme nous verrons. Ou encore concernant le conflit des systèmes politico-économiques : « le communisme fut un désastre, par contre, même s'il a quelques défauts certains, le capitalisme est beaucoup mieux, il engendre plus de bonheur pour tous, plus de technologies» ; « le marché libre-échangiste c'est la liberté et la liberté c'est le libre-échangisme». Concernant quelques politiques à suivre: «un pays qui a de la croissance économique c'est bien» ou « il faut être en même temps pour la libre entreprise dans le domaine économique et pour la redistribution dans le domaine social» ou encore « les travailleurs propriétaires de leur entreprise c'est bien pour tout le monde ou au moins pour eux ». Les questions sur l'avenir des PVD concentrent aussi tout un ensemble de propositions raisonnables bien que pas forcément rationnelles: « les problèmes du sud sont dus au fait que les marchés ne sont pas suffisamment intégrés» ou encore cette sinistre formule que nous nous sommes amusé, si l'on peut dire, à découper en confettis voici un an et demi: «on ne peut pas

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accueillir toute la misère du monde ». Nous arrêtons ici la série inépuisable de ce type de propositions. Ce qui relie implicitement l'ensemble de ces affirmations c'est la problématique de l'articulation de chaque individu à la collection à laquelle il appartient, la problématique des notions communes. Nous avons choisi d'écrire sur ce sujet car il répond sous une forme générale à l'ensemble de ces questions qui nous affectent quotidiennement. Pour ce qui concerne le second point de notre méthode, le matériel utilisé, d'une part nous avons utilisé le modèle économique dominant comme fil conducteur, bien que notre réflexion dépasse largement ce cadre. De toute façon, le modèle dominant est lui-même parcouru par des courants amis ou ennemis selon l'humeur. D'autre part nous avons essayé d'engager une réflexion qui tienne compte de la science économique telle qu'elle nous intéresse ainsi que de la philosophie telle qu'elle nous intéresse, pour avancer dans cette problématique de l'individu et de ses rapports avec la raison, avec le désir, avec les règles, avec les autres, avec les institutions, etc. Enfin, pour ce qui concerne le troisième point de notre méthode, nous avons principalement cherché, et de plus en plus au fur et à mesure des pages, à engendrer les conditions d'une propédeutique à une discussion rationnelle et argumentée concernant les choix faits sur le concept de science, sur ses formes néoclassique, économétrique ou marxienne; concernant les choix faits sur le concept d'individu, sur celui de désir, sur celui de raison; concernant aussi les modalités de rencontre (par la rencontre directe, par le canal des prix ou par les stratégies); concernant enfin les concepts de liberté et de justice communes. Nous avons donc tenté d'y voir clair entre tous ces concepts que beaucoup de manuels économiques mélangent de manière parfois scandaleuse pour l'argumentation rationnelle et pour l'approche conséquentialiste. 3. Analyse d'un radicalisme. L 'homme et la théorie économique: étude d'une solitude radicale. Ce thème se divisera en trois chapitres. Ou plus exactement, un même thème se répétera sous trois formes, sous trois couleurs. Ces trois chapitres, bien que séparés, sont

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enchevêtrés l'un dans l'autre. Le premier chapitre trouve sa condition dans cette phrase souvent entendue: l'économie est une science (grande ou petite). Nous nous y interrogeons sur les effets que de telles affilmations peuvent produire sur la conception de l'homme véhiculée par celui qui les profère. Avant d'aborder le chapitre suivant, nous mettons en lumière les articulations fondan1entales du lTIodèlenéoclassique standaïd et la place qui est attribuée à la notion d'individu au sein de toute la constellation des concepts. Le second chapitre pose à proprement parler la question de l'individu, ainsi que celle du contenu exact de ses deux facultés: son désir et sa rationalité. Le troisième interroge l'articulation entre l'illdividu et ce qui ne ressortit pas à proprement parler à la sphère individuelle, à savoir l'institution, les règles, la collectivité ou même les normes de justice. Nous nous limiterons le plus souvent au modèle de base de l'économie, et plus pat1iculièrement encore à la théolie de l'échange de l'École de pensée néoclassique, dans ses versions parétiennes et utilitat-istes. Dans cette perspective, nous centrerons notre attention sur l'individu en tant qu'instance génétique de la société des hommes. Par respect envers le modèle, nous éviterons, dès lors, les interrogations liées aux interactions directes, sociologiques, sensibles des individus entre eux. Notre analyse respectera donc le formalisme pur, propre au modèle, de la conception de l'individu et de la relation qu'il entretient avec les autres individus ainsi qu'avec les nonnes sociales engendrées. Ceci ne nous empêchera pas de risquer de petites escapades en ten-ains moins connus, dans le modèle économétrique, dans la théorie des jeux ou dans le modèle marxien. Nous nous limiterons donc au modèle dit néoclassique communément conllllurnqué, enseigné, transmis dans le monde scientifique international. Nous estimons cependant ne pas nous faire une opinion trop naïve du savoir pat1agé par la communauté des économistes, dans la mesure où l'enseignement reçu par l'ensemble des individus appelés « économistes» ne déborde que très raren1ent le Inodèle néoclassique de base. Et s'il le déborde c'est souvent pour simplelnent le compliquer, sans du tout changer de matrice conceptuelle. Aussi avons-nous souvent considéré

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comme

équivalentes

les

formules

« néoclassiques »

et

« économistes».