Le Mystère originel - Voyage dans l
232 pages
Français

Le Mystère originel - Voyage dans l'espace-temps

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Description

Pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien ? Pourquoi les êtres humains existent-ils ? Grâce à une méthode de raisonnement méticuleuse, l’auteur exploite brillamment le moindre indice afin d’expliquer la cohérence du récit biblique au travers d’une démarche scientifique.


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Date de parution 17 novembre 2017
Nombre de lectures 3
EAN13 9782754738675
Licence : Tous droits réservés
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page €. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Marie Cerini
2017
Les Éditions du Panthéon 12, rue Antoine Bourdelle – 75015 Paris Tél. 01 43 71 14 72 – Fax 01 43 71 14 46 www.editions-pantheon.fr
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« Tous ceux qui sont sérieusement impliqués dans la Science finiront par être convaincusqu’un esprit se manifeste dans les lois de l’Univers, un esprit immensément supérieur à l’homme.» Albert Einstein
« … Et l’Eternel ajouta : “Tu ne saurais voir ma face ; carnul homme ne peut me voir et vivre.” L’Eternel ajouta : “Il est une place près de moi” » Exode 33, 20
« L’Eternel dit : “Oui !Me voici en train de créer un ciel nouveau et une terre nouvelle, si bien qu’on ne se rappellera plus ce qui aura précédé, on n’en gardera pas le moindre souvenir…” »
Isaïe 65, 17.
Je dédie ce livre A mon père, à ma mère, A mes enfants, Lucas, Audrey et Vincent
INTRODUCTION
Quand mon cadet, le sensible, le vulnérable, dont la particularité se situe dans un syndrome de Down, fut victime d’un tragique accident dû à la négligence, je prenais la mesure du prix de la vie et de tout ce qui la rendait à la fois si incertaine et si précieuse. Durant nos pérégrinations tout au long des trois années consécutives à son accident, je me suis replongée dans l’extraordinaire spectacle de la métaphysique et du monde de la Science. Toutefois, ma nature cartésienne tenant en éveil tous mes sens, je devais, en dépit de mes réticences, devenir le témoin d’incroyables mais néanmoins possibles révélations. J’entrepris donc de reprendre des études menées dans le passé avec la résolution de déceler la raison qui autorise notre présence dans le cosmos. Cependant je me suis tenue à distance de toute conclusion hâtive dans ce parcours nébuleux qui m’a laissée souvent perplexe. Il n’est pas question dans ce livre de science-fiction mais de fiction scientifique. En effet, un récit peut être à la fois imaginaire tout en reposant sur une spéculation rationnelle et de ce fait il questionne l’humain. Pour ce qui me concerne, il s’agissait d’élaborer une méthode de raisonnement capable d’exploiter le moindre indice propre à expliquer la cohérence du récit biblique par une démarche scientifique. Ce livre est donc une base de réflexion regroupant des textes scientifiques et des extraits de la Bible. Montesquieu pensait que «ceux qui disent qu’une fatalité aveugle a produit tous les effets que nous voyons dans le monde ont dit une grande absurdité, car quelle plus grande absurdité qu’une fatalité aveugle qui aurait produit des êtres intelligents. ». Le philosophe était convaincu qu’une « raison » primordiale est la cause de tout et qu’entre cette raison primordiale, les choses et les êtres, il y a des lois qui ordonnent et dirigent. Changer ne serait-ce que de façon minime les lois fondatrices de l’Univers et les conditions de vie auraient été impossibles. De nos jours nous savons que les constantes fondamentales indispensables à l’apparition de la vie sont extrêmement ajustées, ce qui laisse peu de chance au hasard. Pourquoi y a-t-il quelque chose plutôt que rien ? Pourquoi les êtres humains existent-ils ? Nous formons des représentations mentales de tout ce qui nous entoure, elles sont notre seule réalité. Mais quelle est la véritable réalité ? Il n’est pas impossible que tout ce qui constitue l’Univers soit l’aboutissement d’une pensée, d’une gestation que nous nommons Dieu. Mais si Dieu a l’idée de la vie et des êtres, nous n’avons pas la moindre idée de Dieu. La complexité des formes de vie et des conditions liées à l’émergence et au maintien d’une telle multitude laisse abasourdis ceux qui cherchent dans le hasard le commencement de tous les commencements. Je me souviens d’un soir, alors que le soleil pesait sur l’horizon et que l’énigme du sens de la vie occupait mon esprit, pendant que je dissertais sur la complexité de l’Esprit qui avait bien pu produire tant de beauté et de complexité, je vis se dessiner dans le crépuscule d’un ciel couleur saphir, quatre consonnes que je connaissais pour les avoir lues et relues maintes fois dans ma Bible et pourtant à cet instant précis elles me parurent irréelles. Quatre petits nuages formaient sous mes yeux incrédules quatre consonnes : YHWH1. Croyant à une hallucination, je me mis à cligner des yeux sans que le tracé de ces lettres ne s’effaçât. A cet instant précis j’eus la sensation qu’un Principe supérieur régnait quelque part dans le cosmos et que je devais en chercher les indices. Mon intention n’est pas d’imposer une vérité au lecteur mais d’allumer une petite lumière qui aurait la faculté de provoquer une prise de conscience. J’ai commencé ce livre par une étude très approfondie des textes bibliques et notamment de la Genèse. J’ai pris note dès les premiers chapitres que la création ne semblait pas arrêtée au sixième jour, pour la simple raison qu’après avoir créé Adam et Eve, l’Eternel n’avait pas contemplé son œuvre en se disant que cela était bon, et qu’après cela il y eut un soir et un matin. J’ai donc pensé que le sixième jour n’était pas achevé et qu’il appartenait à l’Humanité d’en préserver le contenant. Depuis cette époque lointaine, le monde est en constante évolution, il est un monde en devenir. Nous apprendrons un peu plus loin dans le chapitre de l’Exode que l’Eternel évoque sa nature par « Ehiè acher Ehiè », ce qui peut être traduit par « Serai ce que serai » ou « Sera ce qui sera », un futur qui englobe l’indéterminisme et le déterminisme des êtres et des choses.
C’est en laissant de côté mes certitudes que je devais avancer sur le chemin d’un savoir et que je devais dépasser la frontière dissociant le matériel et l’immatériel. Afin de rester cohérente, j’ai fait coïncider autant que cela était possible l’ordre chronologique du récit biblique avec l’ordre d’arrivée des nouvelles scientifiques. Parmi les nombreux textes anciens, il m’a semblé que la Bible était la plus appropriée pour être rapprochée de la Science, d’une part parce qu’elle suscite toujours autant le questionnement et d’autre part en raison de la subtilité de son enseignement qui caractérisent les œuvres majeures et que nous aurions tort de sous-estimer. Dans un premier temps, j’ai été étonnée de découvrir dans la Genèse biblique deux histoires successives sur la création du monde. Certains prétendent qu’il s’agit en réalité d’un seul et même récit transmis à des périodes différentes, ce qui pourrait en expliquer les particularités. Mais cela reste une hypothèse. Le premier récit nous annonce la création de l’espèce humaine, hommes et femmes furent créés en même temps, leur tâche consistant à se procurer de la nourriture, à se reproduire et à se répartir sur la Terre. Dans le second récit il est question d’un « façonnage » de l’homme, ce dernier réside dans un jardin cultivé. Il semble posséder le langage et sa tâche consiste à identifier et à donner un nom à chaque espèce animale qui l’entoure. Dans ce récit, on voit émerger une conscience nouvelle, la pensée de l’homme ne se limitant plus aux nécessités quotidiennes de nourriture, de reproduction et de survie. Une distanciation s’est manifestée avec la prise de conscience de soi-même, de son entourage et de la place que l’homme occupe dans le monde. Aussi, dès que le sens du monde a été établi, des règles sont apparues pour maintenir l’identité du groupe et s’assurer les meilleures chances de survie. Un groupe humain s’est formé, nous l’apprenons dans le verset suivant« … celle-ci (femme) est un membre extrait de mes membres et une chair de ma chair ; celle-ci sera nommée “Icha” parce qu’elle a été prise de “Ich”(Homme) ». Genèse 2, 23. Entre-temps, la Science nous a dévoilés l’espèce Homo sapiens, ancêtre de l’homme actuel, plus évoluée que ses prédécesseurs il s’est imposé aux autres espèces ayant vécu sur Terre avant lui. Nous disposons désormais de supers satellites pour contempler l’Univers, capables de fournir des images d’une étonnante précision même lorsqu’il s’agit de le visionner dans sa prime jeunesse. Il y de quoi être étourdi par les promesses de la biologie. Aussi, est-il devenu incontournable de faire correspondre les trois mondes de la Science, de la biologie et de la spiritualité. Bien entendu, la spiritualité n’a rien à voir avec les religions, la spiritualité n’énonce de vérité à personne ne serait-ce que parce que nous n’avons aucune preuve de l’existence d’un Dieu, nous n’avons pas de preuve non plus de sa non-existence. En 1862 Pasteur mettait fin à une controverse entre les créationnistes et les évolutionnistes en démontrant qu’on ne peut pas faire naître la vie à partir de matière inerte. Au siècle précédent, on avait pourtant estimé que l’air était un réservoir et la pépinière de tous les organismes vivants sauf qu’après moult expériences on arrivait à la conclusion que la « force végétative » n’existe pas. Aux trois mondes précédents s’ajoute un quatrième monde que nous préférons ignorer et pourtant il existe : il s’agit dumonde des constellations. Les constellations ne font pas partie de la Science dans le sens où elles ne sont pas élaborées à partir d’hypothèses vérifiées en laboratoire, mais elles s’appuient sur l’expérience éprouvée depuis des millénaires par des hommes et des femmes de toute tradition. Elles sont le«fil conducteur »reliant les peuples au-delà du temps et de l’espace. Les constellations régissent un certain nombre de principes immuables dont : leprincipe d’appartenance: c’est le principe qui inclut nécessairement tout. Aucune personne ne peut en être exclue sans provoquer une « brèche » ou « blessure » et que certains membres de ce système en subissent les conséquences.  leprincipe de lahiérarchiec : hacun a une place dans le groupe, généralement liée à l’ancienneté, à l’âge, pour exemple les patriarches, les Sages, les monarques. Quand une personne prend la place d’une autre, il en découle toujours des problèmes. leprincipe de l’équilibreentre « donner » et « recevoir ». Il s’applique à toutes les formes de relations intellectuelles, émotionnelles, matérielles. Le déséquilibre conduit à des perturbations systémiques. Dans le monde où tout est relié, chaque être humain dispose d’un libre-arbitre consistant en la
capacité et la volonté de s’élever en fuyant la bassesse et l’avilissement et de préserver son indépendance par l’acquisition des connaissances et dans le respect de l’éthique.
1. YHWH que nous traduisons « Tétragramme » est un des noms donné à l’Eternel dans la Bible.
HÉRITAGE ET INFLUENCE
Il semble que les constellations soient impliquées dans des évènements qui ont marqué la vie de nos ancêtres et ressurgissent dans notre vie, occasionnant des troubles quelquefois d’ordre psychique. Il est possible que nous soyons intriqués dans une sorte de système familial. Néanmoins, nous ne sommes pas condamnés à le subir car nos pensées et nos actes influencent notre intrication dans ce système familial. Tous les évènements du passé sont des « nœuds systémiques » répartis dans un « champ » d’informations. Ce champ immatériel contient toutes les informations relatives au système familial auquel nous appartenons et l’ensemble des champs d’informations constitue la mémoire collective à laquelle nous sommes tous rattachés par des fils invisibles. Mais l’héritage qui nous revient de nos ancêtres ne s’arrête pas là car intervient aussi l’épi-génétique.