Le végétarisme comme réponse à la violence du monde

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Français
140 pages
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Description

Ce livre vient pour sortir le végétarisme de sa marginalité ; il s'enracine dans l'expérience de l'auteure, végétarienne depuis l'enfance, et bouscule nombre d'idées reçues. Il met en évidence les dimensions éthiques et politiques du végétarisme : loin d'être l'expression d'une sensibilité mal placée, ce choix, s'il est conscient et raisonné, s'affirme comme acte authentique de résistance face à la violence du monde.

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Date de parution 01 juin 2011
Nombre de lectures 99
EAN13 9782296806672
Langue Français
Poids de l'ouvrage 5 Mo

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LE végétarismE commE réponsE à la violEncE du mondE
Questions Contemporaines Collection dirigée par J.P. Chagnollaud, B. Péquignot et D. Rolland  Chômage, exclusion, globalisation… Jamais les « questions contemporaines » n’ont été aussi nombreuses et aussi complexes à appréhender. Le pari de la collection « Questions Contemporaines » est d’offrir un espace de réflexion et de débat à tous ceux, chercheurs, militants ou praticiens, qui osent penser autrement, exprimer des idées neuves et ouvrir de nouvelles pistes à la réflexion collective. Derniers ouvrages parus Georges DUQUETTE,Vivre et enseigner en milieu minoritaire. Théories et interventions en Ontario français, 2011.Irnerio SEMINATORE,Essais sur l’Europe et le système international. Crise, multilatéralisme et sécurité, 2011. Irnerio SEMINATORE, Six études sur les équilibres internationaux, 2011. e François HULBERT,édition),Le pouvoir aux régions (2 2011. Arno TAUSCH, Philippe JOURDON,Trois essais pour une économie politique du 21ème siècle, 2011. Valérie LE HENO,La désobéissance : un moteur d'évolution, 2011. Philippe BOUQUILLION et Yolande COMBES (sous la dir. de), Diversité et industries culturelles, 2011. Georges FERREBOEUF,Participation citoyenne et ville, 2011. Philippe GOOSSENS,Les Roms : dignité et accueil, 2011. André CHAGNON,Malades et médecins : pour mieux se comprendre, Eux et nous, 2011. Philippe DELOIRE,Et si la France disait oui à l’Europe, 2011. Jean MONTANIER et Alain AQUILINA,Violences, loi du silence, loi du plus fort, 2011. Dominique ROTH,Economie et psychanalyse. Le progrès en question, 2011. Claude OBADIA, Les lumières en berne ? Réflexion sur un présent en peine d’avenir., 2011 Levent ÜNSALDI,Le développement vu de Turquie, 2011. Maurice T. MASCHINO,Cette France qu’on ne peut plus aimer, 2011. Véronique WASYKULA,RMI : vous devez savoir, 2011. Antoine BRUNET, Jean-Paul GUICHARD,L’Impérialisme économique. La visée hégémonique de la Chine, 2011.
HélènE DEfossEz
le végétarisme comme réponse à la violence du monde
Éditions : L’Harmattan Illustrations : Marc DEfossEz MisE En pagE : Roman SEban
© L’Harmattan, 2011 5-7, rue de l’École-Polytechnique ; 75005 Paris http://www.librairieharmattan.com diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr ISBN : 978-2-296-54703-2 EAN : 9782296547032
À mon pèrE…
Préface
Autant le dire d’emblée, je ne suis pas végétarien. Ma légitimité à écrire ces lignes en introduction de l’ouvrage d’Hélène Defossez pourrait s’en trouver, dès lors, contestable. C’est pourtant elle qui m’a demandé de prendre la plume, démontrant ainsi qu’il n’y a pas d’un côté les coupables, de l’autre les modèles, mais bien une question fondamentale qui ne peut échapper à notre conscience : quelles relations pratiques et philosophiques souhaitons nous établir avec le vivant qui nous entoure ? Si l’interpellation n’est pas nouvelle, elle n’a toujours pas trouvé sa réponse au moins dans les pays occidentaux. On part même de très loin lorsqu’on constate que dans notre code fondamental, le code civil, l’animal est toujours relégué à une forme d’objet placé au titre de bien sous la domination de l’homme. Sa reconnais-sance, à part entière, dans ce texte référent, serait pourtant l’élémentaire première étape d’une réexion devant honnêtement apostropher nos consciences. Contrairement à beaucoup d’autres pays, la France n’est toujours pas prête. Ou plus exactement, ses dirigeants ne le sont pas, tant il est vrai qu’aux nombreuses sollicitations, ils se sont toujours défaussés au prétexte que certains lobbyings n’apprécieraient pas ! Ainsi, passent les jours sans que ce projet, qui n’affecterait ni la société ni son économie, ne se concrétise. Les propos de Gandhi se sont estompés avec le temps. Lui qui recommandait de juger la qualité d’une société à la manière dont elle se comportait avec les animaux !
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Hélène Defossez continue cependant d’emprunter les chemins du vieux sage. Elle veut coûte que coûte donner écho au respect des autres êtres vivants. Et pour se faire entendre, elle nous invite à partager sa propre expérience. Des souvenirs d’enfance non cicatrisés, des questions récurrentes auxquelles elle doit sans cesse faire face, des personnages singuliers qui nous invitent à réagir à des constats afigeants ou enthousiasmants sont autant de clefs pour effacer l’indifférence. Au fond, notre statut de dominant omniprésent sur la planète peut-il nous exonérer de compassion envers le monde animal ? ème En ce début deXXIsiècle, il devient irresponsable de balayer la question en s’en tenant au concept réducteur de « l’animal machine » propre à Descartes (théorie du reste largement critiquée durant le siècle des lumières par Voltaire, Diderot ou Rousseau). Le travail d’Hélène Defossez s’inscrit dans l’indispensable réveil des consciences. Et à ce titre, il peut participer à l’élévation de notre dignité en contribuant à faire reculer l’inacceptable souffrance.
Allain Bougrain Dubourg
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