252 pages
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Ordre et temps dans la philosophie de Foucault

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Description

L'oeuvre de Foucault apparaît comme une succession d'études dispersées, plus que comme un tout cohérent. C'est l'une des raisons pour lesquelles on doute du caractère même d'oeuvre que constitueraient l'ensemble de ses travaux. Ce livre montre, au contraire, que ces travaux sont marqués par une cohérence fondamentale. Celle-ci n'est pas une caractéristique transitoire, mais un trait constant de la recherche de Foucault, à laquelle elle accorde sa valeur proprement philosophique.

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Date de parution 01 septembre 2011
Nombre de lectures 18
EAN13 9782296470088
Langue Français
Poids de l'ouvrage 2 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0005€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Ordre et temps dans la philosophie de Foucault
La Philosophie en commun Collection dirigée par Stéphane Douailler, Jacques Poulain, Patrice Vermeren
Nourrie trop exclusivement par la vie solitaire de la pensée, l'exercice de la réflexion a souvent voué les philosophes à un individualisme forcené, renforcé par le culte de l'écriture. Les querelles engendrées par l'adulation de l'originalité y ont trop aisément supplanté tout débat politique théorique. Notre siècle a découvert l'enracinement de la pensée dans le langage. S'invalidait et tombait du même coup en désuétude cet étrange usage du jugement où le désir de tout soumettre à la critique du vrai y soustrayait royalement ses propres résultats.Condamnéeségalement à lclatement, les diverses traditions philosophiques se voyaient contraintes de franchir les frontières de langue et de culture qui les enserraient encore. La crise des fondements scientifiques, la falsification des divers régimes politiques, la neutralisation des sciences humaines et l'explosion technologique ont fait apparaître de leur côtéleurs faillites, induisant à reporter leurs espoirs sur la philosophie, autorisant à attendre du partage critique de la vérité jusqu'à la satisfaction des exigences sociales de justice et de liberté. Le débat critique se reconnaissaitêtre une forme de vie. Ce bouleversement en profondeur de la culture a ramenéles philosophes à la pratique orale de l'argumentation, faisant surgir des institutions comme l'École de Korcula (Yougoslavie), le Collège de Philosophie (Paris) ou l'Institut de Philosophie (Madrid). L'objectif de cette collection est de rendre accessibles les fruits de ce partage en commun du jugement de vérité. Il est d'affronter et de surmonter ce qui, dans la crise de civilisation que nous vivons tous, dérive de la dénégation et du refoulement de ce partage du jugement.
Dernières parutions
Alain ELLOUE-ENGOUNE,Albert Schweitzer et l’histoire du Gabon,2011. Marie BARDET,Penser et mouvoir, Une rencontre entre danse et philosophie, 2011. Jean-PierreCOTTEN,Entre théorie et pratique,2011. Jean-François GAVA,Contrariétésans dialectique, 2011. Walter MENON,L’œuvre d’art. L’expérience esthétique de la vérité, 2010. Lucie REY,Qu'est-ce que la douleur ? Lecture de René Leriche, 2010.
DïôGô SàRïà
ORDRE ET TEMPS DANS LA PHILOSOPHIE DE FOUCAULT
Préface d’Étienne Balibar
D U M Ê M E AU T E U R Avec Bertrand Ogilvie et Frieder Otto Wolf (org.),Vivre en Europe : philosophie, politique et science aujourd’hui,Paris, L’Harmattan, 2010.
Publié avec le concours du Centre de philosophie des sciences de l’Université de Lisbonne (CFCUL) dans le cadre du Programme de înancement pluriannuel des Unités de recherche et de développement de la Fondation pour la science et la technologie, Portugal ; et avec le concours du Programme MCTES de cette même fondation.
© L’Harmattan, 2011 57, rue de l’ÉcolePolytechnique ; 75005 Paris http://www.librairieharmattan.com diusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr ISBN : 978229656327-8 EAN : 9782296563278
ŝôàîÈ
réface d’îÈÈ àîà Comme si une philosophie était née. . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Liste des abréviations utilisées pour les écrits de Michel Foucault
11
22
INTRODUCTION. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .23
PREMIÈRE PARTIE  LE RAPPORT FONDAMENTAL. . . . . . .
31
Chapitre I –Les Mots et les choses: la reconduction des savoirs à leurs conditions de possibilité. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .33
§ 1 – L’ambiguté de l’archéologie redoublée par l’équivocité de la disposition. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .34 § 2 – L’expérience de l’ordre comme résultat du premier déplacement méthodologique. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .36 § 3 – La disposition, principe épistémologique de mise en ordre.40
Chapitre II –Surveiller et puniretLa Volonté de savoir: la dissolution du lien classique entre les sujets et le souverain. . .47
§ 4 – Les eets de pouvoir sont des noms réels : les libertés, l’âme et la sexualité. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .. . . . . . . . 48 § 5 – Le deuxime déplacement méthodologique et le statut des technologies politiques des corps. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .51 § 6 – Le dispositif, principe politique de mise en ordre. . . . . . .54
Chapitre III –L’Usage des plaisirsetLe Souci de soi: la valorisation de l’éthique au détriment de la morale. . . . . . . . . . . . . . . . . . . .61
§ 7 – Le plan superciel des codes abandonné au prot des rapports  soi. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .. . . . . . . . . 62 § 8 – La diérence entre l’éthique et la morale et le troisime déplacement méthodologique. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .65 § 9 – L’absence d’un troisime principe de mise en ordre. . . . . .70
Chapitre IV – Le fond et le fondement. . . . . . . . . . . . . . . . . . .77
§ 10 – La disposition épistémologique donne sa vérité de manire indépendante. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .. . . . . . . . . 77 § 11 – Aprs la descente aux profondeurs, la montée  la surface.79 § 12 – Des fondements sans normativité. . . . . . . . . . . . . . . . . .84 Conclusion de la premire partie – La cohérence méthodologique d’ensemble. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .89
DEUXIÈME PARTIE  LE TEMPS SPATIALISÉ. . . . . . . . . . . . .95
Chapitre V – Les métamorphoses historiques. . . . . . . . . . . . . .97
§ 13 – Les ruptures radicales entre les époques de savoir. . . . . . .97 A – Kant : causalité naturelle et causalité par liberté. . . . . . . .98 B – Nietzsche, Heidegger et l’événement dans l’histoire de l’Être. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .101 C – Une archéologie qui ne peut sauter par-dessus son temps 104 § 14 – L’estompage de la discontinuité dans le pouvoir. . . . . . .106 § 15 – L’éthique et l’abandon dénitif des ruptures. . . . . . . . . .113
Chapitre VI – L’historicité et la visibilité. . . . . . . . . . . . . . . . .123
§ 16 – Du champ de l’expérience au champ du pouvoir. . . . . .123 A – La temporalité saisie comme visibilité : l’Histoire de la folie. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .. . . . . . . 124 B – La mise en champ et le point de vue. . . . . . . . . . . . . . . .127 § 17 – L’engrenage, systme concret dans un champ de pouvoir-savoir. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .130 § 18 – Les dispositifs de visibilité. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .134 A – Diérences et anités entre trois modles : l’exclusion, le quadrillage et le panoptique. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .136 B – Comment fonctionne la microphysique ?. . . . . . . . . . .140
Chapitre VII – La temporalité et la spatialité. . . . . . . . . . . . . .145
§ 19 – Les aménagements contre l’histoire évolutive. . . . . . . . .145 § 20 – La spatialité verticale. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .150 § 21 – La spatialité horizontale. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .155 A – Exclusion et inclusion. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .156 B – Les résistances actives et passives ; leur infériorité par rapport au pouvoir. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .161 § 22 – Un dehors immanent. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .166 A – La n des utopies. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .166 B – L’hétérotopie. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .169 Conclusion de la deuxime partie – La pensée réduite  la topologie. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .. . . . . . . . . 173
TROISIÈME PARTIE  LA SINGULARITÉ DE L’ÉTHIQUE
ET SES CONSÉQUENCES. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .177
Chapitre VIII – L’éthique de l’assujettissement à soi. . . . . . . .181
§ 23 – Le choix radical comme luxe d’une minorité. . . . . . . . .181 § 24 – Se déprendre de soi-même : une nouvelle critique du sujet.187 § 25 – La conjonction paradoxale de l’austérité et de la liberté. .193
Chapitre IX – La systématicité sans în. . . . . . . . . . . . . . . . . .199
§ 26 – Deux modles pour penser l’articulation des domaines : ascal et le point d’hérésie, Kant et le jeu des facultés. . . . . . . .200 § 27 – Le jeu inni comme principe d’articulation. . . . . . . . . .205 § 28 – La réhabilitation du concept de systme. . . . . . . . . . . . .212 Conclusion de la troisime partie – L’intrication des trois axes.223
CONCLUSION  LE SYSTÈME DE LIBERTÉ. . . . . . . . . . . . . . .227
ANNEXES
Bibliographie. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .. . . . . . . . . 233 Index des noms propres et des notions. . . . . . . . . . . . . . . . . .245 Index des ouvrages de Foucault. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .249
)