//img.uscri.be/pth/8e8bf94b343a4cdcfebfb391958145b30dca1531
Cet ouvrage fait partie de la bibliothèque YouScribe
Obtenez un accès à la bibliothèque pour le lire en ligne
En savoir plus

Philosophie et droit

De
222 pages
Au sommaire de ce numéro : « Historicité poétique africaine dans la trame historique universelle », « Philosophie de l'Histoire et Négritude », « Qu'est-ce que la vertu ? La réponse du Ménon de Platon », « 300 millions de dollars. Lutte anti-blanchiment et État de droit » et « L'éthique kantienne : crises et ruptures consécutives au mal radical ».
Voir plus Voir moins
Institut de recherche et d’études africaines
Cahiers de l’IREA N°8 - 2016
Philosophie et droit
Vincent Davy KACOU OI KACOU
Joseph WOUAKO TCHALEU
Patrice Jean AKE
Claude GARRIER
Pascal KOLESNORE
LES CAHIERS DE L’IREA N° 8 - 2016 Revue de l’Institut de recherches et d’études africaines (IREA) Philosophie et droit L’Harmattan
LES CAHIERS DE L’IREA N° 8 - 2016 Revue de l’Institut de recherches et d’études africaines (IREA) Philosophie et droit L’Harmattan
© L'Harmattan, 2016 5-7, rue de l'École-Polytechnique ; 75005 Parishttp://www.librairieharmattan.com diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr ISBN : 978-2-343-11136-0 EAN : 9782343111360
Comité scientifique Monsieur François-Xavier AMHERDT (Faculté de théologie de l’université de Fribourg), Monsieur Dominique YANOGO (UCAO-UUA d’Abidjan), Konan JérômeKOUAKOU (CRD), Tanden Joseph DIARRA (UUBA/UCAO), Jean Robert TCHAMBA (université de Dschang), Dia Édith COULIBALY née TRAORÉ (université de Ouagadougou),Windpagnangdé Dominique KABRE (université OUAGA Il), Pétillon Muyambi DHENA (université de Kisangani-RDC), Pierre Samuel NEMB (Universite de Maroua), Innocent FOZING (université de Yaoundé I), Kengne FODOUOP (université de Yaoundé I), Gabriel NYASSOGBO (université de Lomé), Monsieur Moussa OUEDRAOGO (coordonnateur de projet de développement – B F), Maurice BAZEMO (université de Ouagadougou), Sindani KIANGU (université de Kinshasa - RDC), Alphonse Sekré GBODJE (université Alassane Ouattara de Bouaké-RCI), Augustin COLY (.L.S.H/U.C.A.D – Dakar/Sénégal), Effoh Clément EHORA (université Alassane Ouattara, Côte d'Ivoire), Edmond BILOA (université de Yaoundé I), Mounkaila Abdo Laouali SERKI (université Abdou Moumouni de Niamey), Faloukou DOSSO (université Alassane OUATTARA – RCI), Ilango-Banga Jean-Pierre LOTOY (université de Kinshasa – RDC), Albert MULUMA MUNANGA (université de Kinshasa - RDC), Kouakou Appoh Énoc KRA (université Félix Houphouët-Boigny de Cocody – RCI), Ram Christophe SAWADOGO (université de Ouagaougou), Roch YAO GNABELI (université FHB d'Abidjan - RCI), Issa A. MOUMOULA (université de Koudougou), Joseph YAO (l'université de Cocody), Fodé NDIAYE (Banquier professionnel), Pierre samuel NEMB (Universite de Maroua Yaoundé Cameroun), Justin KOFFI, Gbaklia Elvis KOFFI, Philémon MUAMBA, Philémon MUAMBA, Auguste OWONO-KOUMA (Docteur de 3e cycle ès Lettres), Apollinaire CHISHUGI CHIHEBE (Université Officielle de Bukavu - RD Congo).
Comité de lecture Hammou HAIDARA (Consultant international indépendant), Pierre MOUANDJO (Univ. Catholique d’Afrique centrale), Paulin POUCOUTA (Institut Catholique de Yaoundé), Judicaël BOUKANGA (Doctorant), NDoumy Noel ABE (université Alassane Ouattara-RCI), Matthieu FAU-NOUGARET (Conseiller des Présidents des universités Publiques du Burkina Faso), Dieudonné Kalindyé BYANJIRA (université de Kinshasa - RDC), Pierre FONKOUA (université de Yaoundé), Jean Paulin KI (OCADESDédougou), Jérôme KOUNDOUNOU (Global Water Initiative-Afrique de l'Ouest), Louis Bernard TCHUIKOUA (université de Yaoundé 1), Sindani KIANGU (université de Kinshasa, Kouakou Siméon KOUASSI (université Félix Houphouet-Boigny. Abidjan-Cocody), Désiré ATANGANA KOUNA (université de Yaoundé I), Gérard Marie NOUMSSI (université de Yaoundé I), Diané Véronique ASSI (l'université Félix Houphouet-Boigny. Abidjan-Cocody), Pierre-Claver ILBOUDO (École Supérieure d'Interprètes et de Traducteurs – Ouagadougou), Vincent Davy KACOU OI KACOU (grand séminaire Saint-Paul d'Abadjin-Kouté - RCI), Jean-Claude SHANDA FONME (Directeur exécutif du Centre africain de politique internationale), Emmanuel KABONGO MALU (IPGC), N'guessan Jérémie KOUADIO (université Félix Houphouët-Boigny de Cocody), Adou APPIAH (université de Bouaké/Côte-d’Ivoire), Jean-Claude ANGOULA (Prêtre spiritain camerounais), Omar NDOYE (université Cheikh Anta Diop de Dakar), Amouzou Essè AZIAGBÉDÉ (professeur titulaire des universités - Togo), Dieudonné ZOGNONG (université de Tromso - Norvège), Louis Hervé NGAFOMO (université de Yaoundé I), Hamadou ADAMA (University of Ngaoundéré – Cameroun), Patrice TOE (Institut du développement rural (IDR)/Bobo-B F), Bertin G. KADET (l'école normale supérieure d'Abidjan – RCI).
Sommaire Éditorial..............................................................................9 Blaise BAYILI
Historicité poétique africaine dans la trame historique universelle ........................................................................13 Vincent Davy KACOU OI KACOU Philosophie de l’Histoire et Négritude.............................45 Joseph WOUAKO TCHALEUQu’est-ce que la vertu ? La réponse duMénonde Platon .............................................................................125 Patrice Jean AKE 300 millions de dollars. Lutte anti-blanchiment et État de droit ...........................................................................147 Claude GARRIER L’éthique kantienne : crises et ruptures consécutives au mal radical .................................................................195 Pascal KOLESNORE
7
Éditorial Hegel, dans un passage de saPhénoménologie de l’espritécrit : « La conscience de soi est en soi et pour soi quand et parce qu’elle est en soi et pour soi pour une autre conscience de soi, c’est-à-dire qu’elle n’est qu’en tant 1 qu’être-reconnu » . On le voit, dans la reconnaissance, c’est la conscience de soi qui vient pour ainsi dire en rencontrant l’autre faire face à elle-même. Autrement dit, c’est le concept de sa propre identité perçue dans le dédoublement d’elle-même. Or, l’Afrique est aujourd’hui à la croisée des chemins. C’est pourquoi l’Africain doit retrouver sa mémoire collective et historique, lutter contre sa propre amnésie culturelle, faire une cure de soi, afin de s’accepter et surmonter son histoire personnelle et collective pour accueillir en soi l’autre que soi, éveiller son intelligence, assumer son destin, renforcer les capacités créatrices de ses semblables. Dès lors, sans faux fuyant, il faut assumer son passé, se réconcilier avec son histoire, son passé culturel et cultiver par ricochet une conscience historique commune. Il s’agit, au finish, de changer de mentalité en s’appropriant le sens du désir d’être ou de l’effort pour exister.Or, ce qui nous guette dans cette quête d’identité culturelle, c’est certes l’ethnicisme, le repli sur soi, le repli identitaire, l’enfermement, le rejet de l’autre, la fermeture à l’autre, aux autres, mais aussi l’ignorance de l’autre, de son histoire, de sa culture. De même à vouloir trop ressembler à l’autre par imitation ou par assimilation, on s’anéantit. Pour y échapper, une philosophie de l’histoire bien comprise est indispensable.
1  Hegel,Phénoménologie de l’esprit,tome 1, trad. Jean Hippolyte, Tome 1, p. 155. 9