Poétique et ambiance du « être » dans la médecine causale

Poétique et ambiance du « être » dans la médecine causale

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224 pages
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Cet essai pose la question du problème de la double culture, pour intégrer, ce qui est de la condition de nouvelles relations entre les exigences éthiques de la société traditionnelle et les impératifs éthiques responsables pour le développement de l'homme total dans la société moderne.

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Ajouté le 08 décembre 2016
Nombre de lectures 8
EAN13 9782140025150
Langue Français
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SimonPierre EzéchielMVONENDONG
Poétique & ambiance du « être » dans la médecine causale
Les impliqués É d i t e u r
Poétique & ambiance du « être » dans la médecine causale
Les Impliqués Éditeur Structure éditoriale récente fondée par L’Harmattan, Les Impliqués Éditeur a pour ambition de proposer au public des ouvrages de tous horizons, essentiellement dans les domaines des sciences humaines et de la création littéraire. Déjà parus Estivill (Jean),Rue Barbès, banlieue sud, roman, 2016. Abbou (Akli),Rendez-moi ma RDA !, roman, 2016. Swennen (René),L’art de la mode, roman, 2016. Allala (Beaudour),La petite Zohra rouge,roman, 2016. Cartier (Jean-Michel),Morosophoï, Ou la sagesse par la folie, et vice-versa, conte philosophique,2016.Strauz (Ida),Souviens-toi de ton futur, essai, 2016. Béné Koffi (Maximin),Les noms et prénoms dans la cosmogonie Akan,2016. Pelé (Dominique),Les insoumises, essai, 2016. Vianney Rurangwa (Jean-Marie),Les identités lourdes à porter, essai, 2016. Kamanda (Kama Sywor),On peut s’aimer sans se comprendre, Théâtre,2016.
Ces dix derniers titres de ce secteur sont classés par ordre chronologique en commençant par le plus récent. La liste complète des parutions, avec une courte présentation du contenu des ouvrages, peut être consultée sur le site : www.lesimpliques.fr
Simon-Pierre Ezéchiel MVONE-NDONGPOETIQUE&AMBIANCEDU«ETRE»DANS LA MEDECINE CAUSALE« Je suis » : une problématique de la médecine interculturelle gabonaiseLes impliquésÉditeur
© Les impliqués Éditeur, 2016 21 bis, rue des écoles, 75005 Paris www.lesimpliques.fr contact@lesimpliques.fr ISBN : 978-2-343-10350-1 EAN : 9782343103501
À
Tare Paul-Delors Olinga Obame,
Ce sage qui me berçait par la magie de la parole
C’était le soir après un effort physique devant la cabane de Melen où le plantait mon premier avocatier ; c’était à Mbel-man, là-bas au cœur de la forêt.
Mon maître m’initiait à la philosophie en me contant « bedjô bejô betulu mengnu1 ». Selon sa pédagogie, après le conte, c’était le silence. Puis, l’interrogation. Et, à tour de rôle, chacun devait faire son commentaire en (décryptant le sens de la leçon implicite) du conte qu’il venait de nous conter. Voilà mon premier professeur d’herméneutique.
Ah, ce temps-là !
C’est lui qui m’a tout appris et a orienté mon destin d’homme de culture, là, à Melen,
Ebe
À
Mon agressive petite sœur,
Son admirable et dévouée
ASSAMA MPOUO Rose Cady épouse PHILIPPOTE
1  Celui qui n’écoute personne et qui n’en fait qu’à sa tête, mais qui parvient à réaliser ses projets.
Introduction
Expérience de ma maladie
Il est question d’épreuve morale ou physique causée par des difficultés qui sont à l’aune de l’équilibre global de mon être. Je suis engagé dans une épreuve si intime et si universelle qui se caractérise par son étonnante absurdité : la souffrance ! Or, le fait d’être acculé à souffrir est l’expérience de l’absurde par 2 excellence , disait un moraliste français, Xavier Thévenot. Il nous rappelle que le Christ lui-même a vécu cette expérience de l’absurde lorsqu’il a crié :« Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? ».n’échappe à l’absurde. Elle saisit Nul l’homme à la structure de sa conscience, le poussant dans un vertige. Elle est le temps de la nouvelle écriture de l’être de celui qui traverse cette région de l’existence : la maladie imprime des mots indescriptibles en mon esprit sans que je ne puisse en déchiffrer le sens. Le vocabulaire de la souffrance est complexe, les maux ne sont pas suffisants pour exprimer ce qui est senti. J’ai le sentiment d’être si mal à l’aise que j’incommode mon écosystème. On peut dire que le temps de ma maladie est celui pendant lequel l’existence se brise tandis que les rêves volent à l’éclat. Je réalise dans mon corps et par mon esprit que je ne peux m’abstraire de moi-même de ce combat qui m’engage dans une lutte pour la vie ou pour la mort. Il n’y a que deux solutions : ou je m’ouvre à l’autre ou je m’enferme cela, parce que les moyens pour lui dire ce quim’arrive exigent l’apprentissage d’une nouvelle langue. Cette langue inscrit mon savoir, non pas dans le champ de la spéculation, mais dans celui du témoignage parce que toute volonté d’exprimer le senti est conditionnée par le problème de santé qui m’affecte. Or, à cet effet, et du point de vue de mon 2  THEVENOT (X.) :?La souffrance a-t-elle un sens Don Éditions Bosco, Paris, 2011, p. 53-54.
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