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Servir la République Catilina - César - Cicéron

De
206 pages
Servir la République. Voilà l'indispensable molécule dont l'absence, dans le génome politique de la plupart des gouvernants des Etats, semble être responsable des maux dont l'Afrique noire continue de souffrir. Partant d'un parallèle avec les causes du déclin de la République dans la Rome antique, l'auteur analyse les différentes formes d'engagement politique des Catilina et César africains.
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SERVIR LA REPUBLIQUE
COLLECTION « PENSÉE AFRICAINE » dirigée par François Manga-Akoa
En ce début du XXIeafricaines sont secouées par une crise des les sociétés  siècle, fondements. Elle met en cause tous les secteurs de la vie. Les structures économiques, les institutions politiques tels que les Etats et les partis politiques, la cellule fondamentale de la société quest la famille, les valeurs et les normes socioculturelles seffondrent. La crise qui les traverse les met en cause et au défi de rendre compte de leur raison dêtre aujourdhui. Lhistoire des civilisations nous fait constater que cest en période de crise que les peuples donnent et expriment le meilleur deux-mêmes afin de contrer la disparition, la mort et le néant qui les menacent. Pour relever ce défi dont lenjeu est la vie et la nécessité douvrir de nouveaux horizons aux peuples africains, la Collection« PENSEE AFRICAINE » participela quête et à la création du sens pour fonder de nouveaux à espaces institutionnels de vie africaine. Dernières parutions . Charles Jean Marie MINYEM,Descartes et le développement, 2011. Thierry AMOUGOU,Le Biyaïsme, Le Cameroun au piège de la médiocrité politique, de la libido accumulative et de la (dé)civilisation des murs, 2011. Koffi Célestin YAO,Création en contexte, Une pratique plastique aux croisements des cultures,2011.Berthe, LOLO,Schizophrénie, autrement, 2011. Berthe LOLO,Les maladies mentales : logique et construction des signes et des symptômes, 2011.Jean Claude ATANGANA, Bilan philologique de lEsquisse dune théorie de la pratiquede Pierre Bourdieu : étude comparée des éditions de 1972 et de 2000, 2011. Elie DRO,La part de lombre dans la peinture. La poïétique du suspens, de lAfrique à lOccident, 2011. Thierry AMOUGOU,Cinquantenaire de lAfrique indépendante (1960-2010). Enjeux de développement, défis sociopolitiques et nouvelles opportunités, 2010. Pius ONDOUA,Existence et valeurs IV. Un développement « humain ». Réflexions éthiques et politiques, 2011. D. SESANGA HIPUNGU,La voie du changement. Un pari de la raison pour la Rd Congo, 2011.
Charles Wola Bangala SERVIR LA REPUBLIQUE
Catilina  César  Cicéron Quel modèle pour lAfrique ?
LHarmattan
Du même auteur LONU et la crise de Grands Lacs République démocratique du Congo (0997-2007), LHarmattan, 2009. Entrer dans la troisième République. La république démocratique du Congo face à son avenir, LHarmattan, 2007. © LHARMATTAN, 2011 5-7, rue de lÉcole-Polytechnique ; 75005 Paris http://www.librairieharmattan.comdiffusion.harmattan@wanadoo.frharmattan1@wanadoo.frISBN : 978-2-296-56610-1 EAN : 9782296566101
Préface : Pour une Afrique qui gagne
 Effectivement si la plupart des pays de lAfrique sub-saharienne cumule tous les indicateurs de morbidité sociale, économique, politique, alimentant ainsi les stéréotypes négatifs liés au continent noir, plusieurs questions se posent. Comment faire pour sortir dune situation aussi pessimiste ? Comment est-il possible que des terres aussi fertiles ne puissent nourrir la population ? Comment se fait-il quun contient qui possède autant de richesses soit paradoxalement le plus pauvre ? LAfrique est-elle vouée à vivre éternellement une tragédie qui némeut plus personne tant les mêmes situations qui nuisent au développement global se répètent inlassablement ?  Il devient alors nécessaire de faire une analyse diachronique de la période de pré-indépendance jusquau néocolonialisme actuel, de rechercher des facteurs explicatifs, détablir des parallèles, et bien entendu de proposer des solutions. Cest ce que propose Dr. Charles Wola Bangala à travers cet ouvrage. Le ton est cinglant lorsquil sagit dinterroger les incohérences sociétales, les irrationalités politiques, le culte de la personnalité et lego surdimensionné des dirigeants ou les comportements plus que critiquables des élites qui ne cherchent quà intégrer les hautes sphères du pouvoir.  De nombreux exemples, à travers les figures historiques connues, illustrent les conséquences néfastes de la fascination et de la monopolisation du pouvoir. Tous ceux qui sont passés par là savent que tous les biens quils possèdent ne seront jamais suffisants, et quil faut sans cesse conquérir de nouvelles richesses et de nouveaux privilèges. Mais, à force de trop vouloir accumuler tout finit par seffondrer. Lauteur effectue cette mise en garde : senrichir toujours plus, priver le peuple de lexercice de la démocratie, lempêcher de participer aux orientations qui le concernent, finit par se retourner contre les dirigeants qui ont instauré eux-mêmes un « état de banlieue ».  Alors au lieu de sapitoyer sur les mêmes dysfonctionnements qui perdurent depuis des décennies, sur les mêmes errances politiques qui se répètent au point den faire des « spécificités africaines », le temps nest-il pas venu de sinterroger sur ceux qui sont à lorigine de cette situation catastrophique, à savoir les hommes qui dirigent les institutions ?
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Lauteur est courageux de reconnaître quil sagit bien là du cur du problème.  Il est vrai que cette réflexion sans complaisance qui pousse tout un chacun au-delà de ses retranchements, dérange profondément. Il est en effet difficile et parfois insoutenable dobserver ceux qui orchestrent et entretiennent cette tragédie africaine dans leur cruelle vérité. Des hommes et des femmes qui nont aucun respect du bien commun, qui confondent bien trop souvent, si ce nest tout le temps, le portefeuille public et le portefeuille privé. Ceux là mêmes qui sont censés servir la république utilisent des méthodes de gestion très personnelles et saccaparent les biens publics pour les « privatiser » dans leurs intérêts propres et ceux de leur famille. Ce sont encore eux, qui, au mépris de leur dignité, dans un mouvement de servitude volontaire au néocolonialisme, font allégeance à des puissances étrangères pour assurer la prospérité de ces dernières. Cependant, il est peu probable quils se rendent compte quils détruisent ainsi leur propre pays. En créant une psychologie de lautodestruction généralisée, ils ruinent leur peuple qui senfonce dans la misère et font perdre aux institutions toute crédibilité.  Face à ces constats, il est légitime de se demander si des remèdes existent pour contrer lafro-pessimisme. Dr. Charles Wola Bangala, fin observateur de lévolution des pays dAfrique, propose des solutions simples à condition que les dirigeants veuillent bien y adhérer. Pour combattre la culture de la mort, il faut mettre en place de nouveaux repères pour une société, un continent. Ils tiennent en ces vertus principales : le respect de soi, le sérieux dans le fonctionnement institutionnel, la morale dans la gestion des biens publics, la prise en compte des besoins du peuple, lappel à linstinct de vie.  Ce qui, au premier abord, peut paraître dune logique simpliste, nest pourtant pas aussi évident que cela tant les résistances à ladoption de nouveaux comportements sont nombreuses. Il faudrait alors travailler au modelage de nouvelles attitudes, tenter des programmations mentales inédites pour inculquer aux futurs dirigeants le sens de lhonneur et du service. Car il y a urgence ! Urgence de prendre conscience que des pays anciennement défavorisés par différents indicateurs « émergent », trouvent des solutions originales à leurs propres problématiques et proposent dautres modèles de développement.A contrario, il faut bien admettre que les pays africains fournissent des contre-exemples en matière de développement et, malheureusement, continuent dêtre à la traîne dans le triste classement des pays les plus pauvres du monde.
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 Sans tomber dans langélisme politique ou un militantisme naïf, Dr. Charles Wola Bangala explore plusieurs voies qui permettraient à lAfrique de sortir de lornière.  En effet, il devient urgent de poser les bases pour un travail efficace qui profitera à tous. Il est impératif de sortir dune culture de la tragédie, dune culture de la misère pour établir une culture de la réussite et de lhumanisme. LAfrique en a les potentialités, mais il revient aux Africains eux-mêmes, aux femmes et aux hommes de progrès, de se donner les moyens détablir le projet dune Afrique qui gagne.  Cest ce que je souhaite profondément pour ce continent.
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Paris, juillet 2011 Dr Lucette LABACHE
Dédicace
Aux élites africaines montantes, à qui incombera, demain, la tâche de reprendre la lutte sacrée pour rendre à la Mère-Afrique la fierté, la dignité et la gloire des indépendances ardues que les turpitudes des élites daujourdhui auront si longtemps hypothéquées, bradées, ternies.
« Erwarte nicht von Fremden, dass sie das für dich tun, was du selbst tun kannst »
« N attends pas des étrangers quils fassent pour toi ce que tu peux faire toi-même » (Q. Ennius)