Traité de la vraie dévotion à la Sainte Vierge

Traité de la vraie dévotion à la Sainte Vierge

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Description

De toutes les œuvres de Louis-Marie Grignion de Montfort, celle-ci est la plus connue et la plus lue : plus de 300 éditions en vingt langues depuis sa publication en 1842 (soit 126 ans après la mort de l'auteur).





Avec des mots, des expressions, des comparaisons qui datent certes, mais pleines de saveur et de justesse quand on les replace dans la mentalité des débuts du XVIIIe siècle, ce traité déploie l'essentiel de la doctrine spirituelle catholique concernant Marie. Grignion de Montfort, missionnaire et prédicateur né, cherche avant tout à faire aimer Marie, à favoriser la "dévotion" à son égard, à développer une doctrine solide et substantielle qui soutienne la piété des fidèles. La "vraie" dévotion suppose aussi une critique des fausses attitudes, des erreurs et des excès.





On peut dire sans hésiter : "la nécessité que nous avons de la dévotion à la très sainte Vierge" a trouvé, en Louis-Marie Grignion de Montfort, un soutien exceptionnel.


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Date de parution 07 avril 2016
Nombre de lectures 3
EAN13 9782021314625
Licence : Tous droits réservés
Langue Français

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Livre de vie
1.Vie de Jésus, par François Mauriac (de l’Académie française) 3.La Nuit privée d’étoiles, par Thomas Merton 4.La Harpe de saint François, par Félix Timmermans 5.En mission prolétarienne, par Jacques Loew 8.Manuscrits autobiographiquespar sainte Thérèse de l’Enfant Jésus 9.La Messe, approches du Mystère, par Aimon-Marie Roguet 10.Bernadette, par Marcelle Auclair 11.Problèmes de l’unité chrétienne, par Roger Aubert 12.L’Imitation de Jésus-Christ 14.Initiation à la prière, par Romano Guardini 15.Le Chemin de la perfection, par sainte Thérèse d’Avila 22.Introduction à la vie dévote, par saint François de Sales 23.Aspects de l’Église, par Yves de Montcheuil 28.Les Sacrements, par Aimon-Marie Roguet 30.La Bible et l’Évangile, par Louis Bouyer 31.Fioretti. Suivi de :Considérations sur les stigmatespar saint François d’Assise 32.Essor ou Déclin de l’Église, par Emmanuel Suhard (cardinal) 34.Vie de Charles de Foucauld, par Jean-François Six 35.Correspondance (P. Claudel, J. Rivière 1907-1914) par Paul Claudel et Jacques Rivière 36.Dieu et Nous, par Jean Daniélou (de l’Académie française) 39.Celui qui cherchait le soleil, par Henri Queffélec 42.Journal d’une mission ouvrière, par Jacques Loew 44.Le Nouveau Testament, par Émile Osty et Joseph Trinquet 45.Sur la terre comme au ciel, Théâtre, par Fritz Hochwalder 47.La Lecture chrétienne de la Bible, par Célestin Charlier 48.Annonce de Jésus-Christ, par Jean-Claude Barreau 50.Vie du père Lebbe, par Jacques Leclercq 52.Initiation chrétienne, par Louis Bouyer 53.Pour une théologie du travailpar Marie-Dominique Chenu 57.Pauvre et Saint Curé d’Ars, par Daniel Pezeril 58.La Prière du Seigneur, par Romano Guardini 62.Hymne de l’Univers, par Pierre Teilhard de Chardin 63.Récits d’un pèlerin russe 65.Éléments de doctrine chrétienne, t. 1, par François Varillon 66.Éléments de doctrine chrétienne, t. 2, par François Varillon 68.Pour une politique évangélique, par Jean-Marie Paupert 70.Lettres et Carnets, par Charles de Foucauld 73.Récits du temps de Pâques, par Henri Queffélec
74.Action, marche vers Dieu, par Louis-Joseph Lebret 77.Vie de sainte Thérèse d’Avila, par Marcelle Auclair 82.Je reste un barbare, par Roger Boutefeu 86.Les Paraboles de Jésus, par Joachim Jérémias 88.L’Engagement de la foi, par Emmanuel Mounier 89.Car ils seront consolés, par Jeanne Ancelet-Hustache 92.Histoire de Jésus, par Arthur Nisin 93.Évangéliaire, Poésie, par Pierre Emmanuel 94.Jésus de Nazareth le charpentier, par Paul Gauthier 95.Les Pères grecs, par Hans von Campenhausen 96.Les Pères latins, par Hans von Campenhausen 97.La Troisième Révolution. Psychanalyse et religion, par Karl Stern 98.L’Image de Jésus-Christ dans le Nouveau Testamentpar Romano Guardini 99.Petit Dictionnaire de théologie catholiquepar Karl Rahner et Herbert Vorgrimler 100.Une morale pour notre temps, par Marc Oraison 101.La Foi d’un païen, par Jean-Claude Barreau 103.Révolution dans la paix, par Helder Camara 104.Carnet de route, par Jean Ploussard 105.Les Chiffonniers d’Emmaüs, par Boris Simon 107.Nous autres, gens des ruesmissionnaires présentés par Jacques Loew) (textes par Madeleine Delbrêl 108.Comment se pose aujourd’hui le problème de l’existence de Dieu, par Claude Tresmontant 111.Je crois en Jésus-Christ aujourd’hui, par André Manaranche 112.Histoire de la mystique, par Hilda Graef 113.Le Milieu divin. Essai de vie intérieurepar Pierre Teilhard de Chardin 114.La Montée du Carmel, par saint Jean de la Croix 115.Le Mystère humain de la sexualité, par Marc Oraison 116.Initiation à l’Évangile, par Aimon-Marie Roguet 117.L’Essentiel de la foi, par Max Thurian 118.Morale de l’Évangile, par Charles Harold Dodd 119.Jésus, par Jean-François Six 120.Lettre à un religieux, par Simone Weil 121.Les Manuscrits de la mer Mortepar Jean Daniélou (de l’Académie française) 122.La Prière de Jésus, par un moine de l’Église d’Orient 123.Jeanne d’Arc par elle-même et par ses témoinspar Régine Pernoud 124.Vie de Thérèse de Lisieux, par Jean-François Six 125.La Prédication apostolique et ses développementspar Charles Harold Dodd 126.Mère Teresa de Calcutta, par Malcolm Muggeridge 127.Dynamique du provisoire, par Roger (frère de Taizé) 128.Le désert est fertile, par Helder Camara 129.Attente de Dieu, par Simone Weil 130.Amour et Silence, par un Chartreux 131.Dictionnaire du Nouveau Testament, par Xavier Léon-Dufour 132.La Joie du don, par Teresa de Calcutta (prix Nobel de la paix) 133.Alcide. Guide simple pour simples chrétienspar Madeleine Delbrêl 134.L’Espérance qui est en nous, par Dimitri Doudko 135.L’Enseignement de Ieschoua de Nazarethpar Claude Tresmontant
136.Jésus, simples regards sur le Sauveurpar un moine de l’Église d’Orient 137.Le Fondateur du christianismepar Charles-Harold Dodd 138.Votre très humble serviteur Vincent de Paulpar André Frossard 139.La Joie par l’Évangile, par Marcelle Auclair 140.Laissez-vous saisir par le Christ, par Albert Peyriguère 141.La Joie de croire, par Madeleine Delbrêl 142.Sur la souffrance, par Pierre Teilhard de Chardin 143.L’École de la prière, par Antoine Bloom 144.Douze Sermons sur le Christpar John Henry Newman 145.Présence à Dieu et à soi-mêmepar François de Sainte-Marie 146.Traité de l’amour de Dieu. Livres I à VIpar Saint François de Sales 147.Traité de l’amour de Dieu. Livres VII à XIIpar Saint François de Sales 148.Les Femmes de l’Évangile, par France Quéré 149.La Messe, par le cardinal Jean-Marie Lustiger 150.Écrits spirituels, par Élisabeth de la Trinité 151.Traité de la vraie dévotion à la Sainte Viergesaint Louis-Marie Grignon de par Montfort
TEXTE INTÉGRAL
ISBN 978-2-02-131462-5
re (ISBN : 2-02-015950-3, 1 publication)
© Éditions du Seuil, 1966
Cet ouvrage a été numérisé en partenariat avec le Centre National du Livre.
Ce document numérique a été réalisé parNord Compo.
Né le 31janvier 1673à Montfort-La-Cane en Bretagne, Louis-Marie Grignion passa la plus grande partie de son enfance non loin de là, à Iffendic. En 1685il commença ses classes d’humanités au collège Saint-Thomas de Rennes tenu par les jésuites. Se sentant appelé au sacerdoce il prit la direction de Paris, l’automne1693.Sur la recommandation de Mlle de Montigny, il fut reçu dans la communauté de Claude Bottu de la Barmondière, où l’on honorait « la vie pauvre de Jésus pour se disposer aux fonctions de son divin sacerdoce sous la protection de la très Sainte Vierge, de Saint Joseph, des Saints Apôtres et des hommes apostoliques ». Un an plus tard il fut admis au collège de Montaigu dans la communauté de M. Boucher. Et, au cours de 1695,il entra au petit Séminaire de Saint-Sulpice. Depuis le début de son séjour à Paris il suivit les cours de la Sorbonne. Mais après quelques mois de maladie, « il ne voulut pas continuer d’aller en Sorbonne prendre comme les autres des traités de théologie ; il se contenta de ceux qu’un Docteur donnait à la maison »(GRANDET, p. 13-14). Cette situation laissa au séminariste un temps plus substantiel pour ses lectures personnelles. Celles-ci furent en outre favorisées par la fonction de bibliothécaire dont il fut chargé. La Mazarineconserve de la bibliothèque du séminaire le catalogue commencé par l’abbé Grignion dont l’écriture se reconnaît fréquemment, surtout dans les deux premiers des cinq tomes qui composent l’ensemble. Louis-Marie ne s’est pas contenté d’enregistrer des titres. Il a été un grand lecteur. Blain, son ami, va jusqu’à dire que « presque tous les livres qui traitent de la vie spirituelle passèrent entre ses mains »art. 17, p. 45). (BLAIN, Il a pris des notes comme en porte témoignage un manuscrit intitulé Cahier de notes,qui suivra le missionnaire dans ses différentes pérégrinations. Aussi cette période de formation fournit grand nombre d’éléments qui seront aux origines des écrits spirituels de Grignion de Montfort. A ces notes s’ajoute, surtout après son ordination sacerdotale du 5juin 1700,une expérience apostolique particulièrement mouvementée. Il désirait les missions à l’étranger. Il avait d’abord pensé au Canada. Son directeur, M. Leschassier, l’en détourna et l’orienta vers la communauté de M. Lévêque à Nantes. Le manque de dynamisme de celle-ci réduisit à une pénible inaction le jeune prêtre qui ne cacha pas sa déception à son directeur. Cependant, à partir de l’été 1701,il eut la possibilité de faire, dans le diocèse, une série de missions dont la plus marquante fut celle de Grandchamps. Mais dès le printemps précédent le missionnaire avait rencontré à Fontevrault Mme de Montespan, par l’intermédiaire de laquelle il s’était mis en rapport avec
Mgr Girard, évêque de Poitiers. C’est grâce à ces contacts qu’il entra, comme aumônier, à l’Hôpital Général de cette ville. C’était en fin de novembre1701.Il tenta de réorganiser ce qu’il caractérisait dede désordre, maison de pauvre Babylone.Bien accueilli au début, rapidement il se heurta aux coteries et aux contradictions qui l’obligèrent à quitter les lieux. C’est au cours de ces mois, où il put exercer son ministère auprès des pauvres, qu’il rencontra Marie-Louise Trichet, qui deviendra la première Fille de la Sagesse. Il l’introduisit dans l’hôpital et, le 2février 1703,il lui fit troquer son costume de fille de procureur au présidial contre l’habit gris des servantes et des femmes de la campagne. A la Salpêtrière de Paris, Montfort trouva encore à s’exercer auprès des malades et des pauvres. A la fin de 1703il prit part à la réforme des ermites du Mont-Valérien. Puis, un jour, les pauvres de Poitiers rédigèrent une supplique qui obtint le retour parmi eux de leur aumônier. Ce ne fut qu’un sursis. Montfort dut de nouveau sortir de l’hôpital. Il écrivit à M. Leschassier en 1702 :« L’espérance que je pourrais avoir de m’étendre avec le temps dans la ville et la campagne, pour profiter à plusieurs, peut seule me donner quelques inclinations d’aller à l’hôpital. » Son vœu se réalisa, mais seulement après sa sortie de l’hôpital. Il fit mission dans plusieurs paroisses du centre et des faubourgs de Poitiers. Mis dans l’obligation de quitter la ville, il alla en pèlerinage à Rome. Il lui fallait résoudre au cours de cette retraite itinérante le problème de la forme d’activité missionnaire qui serait la sienne, puisque les contradictions auxquelles se heurtait son action en France le déterminaient à le poser. Reçu en audience le 6juin 1706par Clément XI, il s’offrit à travailler aux missions d’Orient. Le pape demanda au missionnaire de rester en France et approuva le but qu’il y avait déjà poursuivi et la méthode qu’il y avait pratiquée : le renouvellement de l’esprit du christianisme par le renouvellement des promesses du baptême. Louis-Marie revint en son pays muni du titre demissionnaire apostoliqueque lui avait conféré le Souverain Pontife. Désormais la trame de la vie de Montfort pourra se révéler par le tracé de ses nombreux voyages et étapes à travers les diocèses de Saint-Brieuc, de Saint-Malo, de Nantes, de Luçon et de la Rochelle, sans omettre les longs parcours qui le menèrent à Saint-Lô, Rouen, Paris… Au retour de Rome, le missionnaire repassa à Poitiers. Par Saumur, où il rencontra Jeanne de La Noue, il se dirigea vers le Mont-Saint-Michel pour célébrer la fête de l’archange le 29septembre 1706.Il s’approchait ainsi de la Bretagne où l’attirait une personnalité dont il avait entendu parler par M. Bellier, un prêtre de Rennes qui, lorsqu’il y était étudiant, l’avait initié au soin des pauvres et l’avait entretenu des missions bretonnes. C’est effectivement grâce à ce M. Bellier que Montfort entra dans l’équipe de M. Leuduger, l’écolâtre de Saint-Brieuc. Ils travaillèrent jusqu’en août1707. Un malencontreux incident provoqua leur séparation dont la cause profonde semble être une conception différente du style de vie apostolique. Louis-Marie s’installa dans un prieuré sis au milieu des bois de Montfort-La-Cane. De cet ermitage de Saint-Lazare, il rayonna, mêlant retraite personnelle et ministère dans les paroisses environnantes.
Au milieu de 1708il regagna le pays nantais où les missions vont se suivre à une cadence rapide. C’est au cours de cette période qu’eut lieu ce qu’on pourrait nommer l’affaire du Calvaire.Depuis son passage au Mont-Valérien près de Paris, Montfort avait en tête l’idée d’ériger un calvaire monumental qui serait un mémorial du Golgotha et un centre d’attirance spirituelle. Il avait tenté de la réaliser en son pays natal. Il réussit à faire construire à Pontchâteau une colline artificielle surmontée des trois croix. Le soir du 13septembre 1710,veille de la solennelle bénédiction, l’ordre arriva de surseoir à la cérémonie. Bientôt après, la colline fut rasée. Et pour rendre la mesure pleine l’évêque de Nantes interdit tout ministère au missionnaire à qui il ne restait qu’à se retirer chez les jésuites pour y faire retraite. Montfort ne resta pas inactif. Il eut à Nantes la possibilité de créer et d’encourager des œuvres en faveur des pauvres, de se dévouer pendant les inondations de la Loire… Il faut signaler aussi, à cette époque, son entrée dans le Tiers-Ordre dominicain. Ces épreuves en pays nantais ne détournèrent pas le Père de Montfort de l’activité missionnaire. Il fut accueilli par Messeigneurs de Lescure et de Champflour dans leurs diocèses respectifs de Luçon et de La Rochelle. Grand nombre de paroisses entendirent sa prédication. C’est la période où, semble-t-il, se manifestent dans toutes leurs dimensions sa conception et sa pédagogie missionnaires, et des éléments y prennent un relief nouveau. Ainsi il a pris conscience de l’importance des petites écoles comme moyen d’évangélisation, et, dans cet esprit, il fait venir à La Rochelle Marie-Louise Trichet et Catherine Brunet, les deux premières Filles de la Sagesse, jusque-là consacrées aux soins des pauvres dans les hôpitaux. C’est également la période où, plus que jamais, il se préoccupe de former une communauté de prêtres missionnaires qui continuent, dans son esprit, son action apostolique. Il multiplie les démarches : à Paris, auprès des successeurs de Poullart des Places, lequel avait promis en 1703de lui former des sujets ; à Rouen, où il tente d’engager le Chanoine Blain, un ami de collège et de séminaire. Deux prêtres, compagnons de missions, s’adjoignent à lui. Avec les Frères, qui travaillent déjà avec lui, dans les missions ou dans les écoles charitables, ils formeront le premier noyau de sa compagnie de missionnaires. De ces préoccupations et de ces efforts sortiront des Règles qui seront le fondement de ses familles spirituelles… Lui-même poursuivra jusqu’au bout sa tâche de prédicateur. Car c’est en cours de mission, à Saint-Laurent-sur-Sèvre, qu’il rendra son âme à Dieu le 28 avril 1716, à l’âge de quarante-trois ans.
Une précision majeure apportée par l’auteur permet de situer cet ouvrage essentiel, sinon le plus caractéristique, dans les perspectives que Montfort lui a tracées. « J’ai mis la plume à la main pour écrire sur le papier ce que j’ai enseigné avec fruit en public et en particulier dans mes missions, pendant bien des années. » (VD 110) Cette affirmation fournit des indications sur la nature, les destinataires et même la date de l’écrit. C’est un enseignement de Mission qui a pour but de découvrir le rôle de Notre-Dame dans l’économie divine, dans la vie baptismale et apostolique du chrétien. Il s’adresse donc à un large public et pourtant c’est un secret révélé « particulièrement aux pauvres et aux simples » (VD 26). Aucun critère interne ne permet de fixer la date exacte de l’ouvrage. Pour donner une certaine consistance à l’expression « pendant bien des années », il faut ramener la composition à la fin de la carrière missionnaire de l’auteur. Mais une autre mention concernant Boudon « mort depuis peu » (VD 159) oblige à beaucoup de prudence dans l’affirmation. Boudon, en effet, est mort en 1702. Voici les hypothèses qui ont été proposées à partir de ces deux points de repère : l’hiver 1710-1711, Montfort est contraint au repos à Nantes, il a pu profiter de quelques mois de tranquillité ; l’automne 1712, il séjourne à la Rochelle dans l’ermitage de Saint-Éloi ; deuxième moitié de 1715, il passe plusieurs mois dans la forêt de Mervent ; 1712 est la date qui, traditionnellement, a eu le plus de faveur. Aucun doute n’a été soulevé concernant l’authenticité du manuscrit. Soustrait aux troubles de la Révolution, le manuscrit demeura enseveli « dans les ténèbres et le silence d’un coffre » (VD 114), lequel fut caché à Saint-Laurent-sur-Sèvre, dans un champ voisin de la chapelle dédiée à Saint-Michel. Après la tourmente, il resta oublié jusqu’au29avril 1842. Le texte, à première vue, présentait, en plus de l’écriture facile à reconnaître, des caractères internes si nombreux et si nets que l’attribution à Montfort en fut immédiate. Toutefois, quelques hésitations subsistent encore sur certaines corrections faites au manuscrit. Toutes ne semblent pas être de l’auteur. Elles sont signalées au fur et à mesure sans préjuger de leur authenticité ou non authenticité, hormis les cas où l’une ou l’autre a paru évidente.