Actes et paroles authentiques de Jésus de Nazareth

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296 pages
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Dans cet ouvrage en deux parties, André Sauge reprend, dans un premier temps et de manière succincte, l’argumentation et les conclusions des recherches menées dans "Jésus de Nazareth contre Jésus-Christ" à partir de l’étude des textes du christianisme primitif, et propose à sa suite, pour poursuivre la réflexion, la traduction en français des "Actes et paroles de Jésus de Nazareth", faite sur un texte grec à l’établissement duquel l’auteur a lui-même procédé. Sous forme d’essai et de somme, André Sauge, à l’issue d’une confrontation des textes du Nouveau Testament avec les documents les plus anciens du christianisme, à l’appui d’analyses empruntant à la linguistique du texte l’essentiel de ses outils, propose ici les résultats d’une enquête qui lui a permis, d’une part, de reconstituer les origines du christianisme, d’autre part de libérer la parole d’un homme que la Parole de Dieu, en fin de compte, n’a pas réussi à étouffer.

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Ajouté le 28 novembre 2013
Nombre de lectures 291
EAN13 9782748371352
Langue Français
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Actes et paroles authentiques de Jésus de Nazareth
André Sauge Actes et paroles authentiques de Jésus de Nazareth
Publibook
Retrouvez notre catalogue sur le site des Éditions Publibook : http://www.publibook.com Ce texte publié par les Éditions Publibook est protégé par les lois et traités internationaux relatifs aux droits d’auteur. Son impression sur papier est strictement réservée à l’acquéreur et limitée à son usage personnel. Toute autre reproduction ou copie, par quelque procédé que ce soit, constituerait une contrefaçon et serait passible des sanctions prévues par les textes susvisés et notamment le Code français de la propriété intellectuelle et les conventions internationales en vigueur sur la protection des droits d’auteur. Éditions Publibook 14, rue des Volontaires 75015 PARIS – France Tél. : +33 (0)1 53 69 65 55 IDDN.FR.010.0116655.000.R.P.2011.030.31500 Cet ouvrage a fait l’objet d’une première publication aux Éditions Publibook en 2011
Avant-propos L’ouvrage présent est, dans sa première partie, l’exposé succinct de l’argumentation qui a conduit l’auteur à ex-traire du Nouveau Testament ce qui peut être tenu pour l’enseignement véritable de Jésus de Nazareth. Le lecteur curieux du détail de l’argumentation voudra bien se repor-ter à la recherche intituléeJésus de Nazareth contre Jésus-Christ,subdivisée en trois parties. I –La condamnation à mort – lecture de Luc, chapitres 19 à 23Dans cette première partie, je démonte le récit « chré-tien » de la mort (évangiles de Matthieu, Marc, Jean) à l’appui du récit que nous pouvons lire dans Luc. Ma con-clusion est que ce sont les autorités de Jérusalem, notamment les prêtres, qui ont cherché un motif de con-damnation à mort et qui ont exploité une réponse malheureuse de Jésus pour lui imputer un blasphème pu-rement inventé ; mais si les prêtres ont voulu sa mort, c’est qu’il était devenu dangereux pour l’institution du temple et pour eux-mêmes (pour l’ordre sacrificiel). Les prêtres, qui l’ont condamné à mort, ont dû prendre des précautions pour l’exécution de la sentence ; ils se sont adressés à Pi-late, pour éviter que le peuple de Jérusalem, favorable à Jésus, ne s’en prenne à eux, et ils l’ont accusé de subver-sion (il aurait prétendu être le Messie). Je montre dans cette première partie que Jésus de Nazareth a justement rejeté toute prétention messianique et que, bien sûr, à au-cun moment il n’a laissé entendre qu’il pourrait être « Fils de Dieu ». L’interprétation théologique que Joseph Rat-zinger – Benoît XVI fait des récits de la passion,
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notamment celle selon laquelle Jésus aurait revendiqué un titre royal, en conformité à sa nature divine, dénote passa-blement de désinvolture envers l’exigence d’une lecture critique des textes. II – La divergence de contenu dans le récit de la mort entre le texte de Luc (récit de la mort de « Jésus de Naza-reth ») et celui des autres évangélistes (mort de « Jésus-Christ ») conduit à la question de laFabrique du Nouveau Testament. J’ai montré qu’il a existé deux documents écrits [un récit de Simon (Pierre) et un recueil de paroles du maître = l’enseignement de Jésus de Nazareth] remon-tant aux origines, dont un compagnon de Paul (Silas et non Luc) a fait la synthèse au moment de rédiger un mémoire pour la défense de l’apôtreet du Nazaréismele devant prétoire romain : dans la logique de ce second objectif, primant en importance sur le premier, la défense contenait un exposé de l’enseignement du maître galiléen. L’intention de Paul et de Silas était d’obtenir la reconnais-sance de la « voie nazaréenne » parmi les diverses « voies » juives (sadducéens, pharisiens, esséniens). Le procès a été perdu : comme Jésus de Nazareth, Paul a trouvé sur son chemin des membres de la caste sacerdo-tale, qui ont bénéficié de l’appui de Poppée, alors l’épouse de Néron. Parmi ces membres, il y avait Flavius Josèphe, dont je montre que la mention qu’il fait de Jésus dans les Antiquités Juiveslaisse entendre une position violemment antimessianiste, dans l’esprit de la caste sacerdotale à la-quelle il appartenait. Après la chute du temple, au moment de la refondation du judaïsme autour du Livre sous la conduite des rabbins issus du pharisaïsme, les prêtres dissidents depuis la prise de pouvoir des Asmonéens (révolte des Macchabées), les « sadocides », ont investi les Assemblées chrétiennes au Moyen Orient et à Rome (ils ont eu quelques problèmes en Grèce), y ont introduit le rôle de « sacrificateurs » d’abord sous le nom d’épiscopes (évêques), ont réinterprété la mort
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