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Apocalypse de Jean : Tome IV

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Description

Dernier écrit du Nouveau Testament, l'Apocalypse de Jean reste l'un des livres bibliques les plus mystérieux et les plus fascinants. Depuis ses origines, l'Eglise adventiste du septième jour en a souligné l'intérêt prophétique et spirituel. Beaucoup de ses théologiens étudient cette révélation et enrichissent de génération en génération sa compréhension.


Dans ce 4ème Tome qui couvre les chapitres 11.19 - 15.4, l'auteur nous conduit dans une étude se découpant en sept ou huit tableaux, selon le découpage que l'on veut en faire : (1) Le dragon et la femme (12.1-6 ;13-18) ; (2) Michel et le dragon (12.7-12) ; (3) Le monstre marin (13.1-10) ; (4) Le monstre terrestre (13.11-18) ; (5) Les 144 000 (14.1-5) ; (6) Les messages des trois anges (14.6-13) ; (7) La moisson et la vendange (14.14-20) ; (8) La foule des rachetés (15.2-4).

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Informations

Publié par
Date de parution 06 juillet 2016
Nombre de lectures 36
EAN13 9782857434436
Licence : Tous droits réservés
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0060€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.


Copyright©2015ÉdtionsVieetSanté

60,avenueÉmileZola

77190Dammarie-les-Lys,France

www.viesante.com

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oupartieleetdetraductionréservés.

ISBN(Livre): 978-2-85743-442-9

ISBN(eBooks): 978-2-85743-443-6

Miseenpageetcorections: ISEdtion

Ilustrationdecouverture: EdtionsVieetSanté

L'auteurasumetoutelaresponsablitépourl’exac
etdescitationsexposésdanslelivre.

Saufindicationcontraire,touteslesréférencesbi
NouveleBibleSegond.

itudedetouslesfaits

bliquessonttiréesdela

RichardLEHMANN

APOCALYPSEDEJEAN
TOMEIV

Entrelesmonstresetlesanges
Lechoixultimedel’humanité

Chapitres11.19-15.4

DU MÊME AUTEUR

ÉpîtreàPhilémon,lechristianismeprimtifetl’e
LaboretFides,1978.

sclavage,Genève,

LesAdventistesduseptièmejour,epols, 1h9o8u7.t, Br uTnr

Vivredansl’espérance,. aDmmys-LVi, ieares-l ,ét5991te enaS

L’ApocalypsedeJean,tomeI,ch.1-3,Colonges-sousSalève,Faculté
adventistedethéologie,1995.

L’Apocalypse de Jean, tome I,ch.4-8.1
FAT,2000.

,Colonges-sous-Salève,

LafoideMoïse,Dammarie-les-Lys,VieetSanté,2003.
Le retourdu Christ,manuelde théologie adventiste,tome24,
Colonges-sous-Salève,FAT,2006.
Vérités pour aujourd’hui de la bienheureuse
espérance,Dammarieles-Lys,VieetSanté,2010.

L’ApocalypsedeJean,tomeI,ch.8.2-11.18
FAT,2011.

L’Églisedureste,mytheouréalité?
2014.

,Colonges-sous-Salève,

,Dammarie-les-Lys,VieetSanté,

Maranatha,Dammarie-les-Lys,VieetSanté,2014.

4

INTRODUCTION

La première motie vrliu po’A ldesp eacyld é(1-11)nousavait
habitués àun découpage,facile à repérer,de troisséquences
comportantchacuneseptéléments: leslett ilgÉ,sessel pes r aes suxt ep
sceauxetlesseptsonneriesdetrompetneaçti tces euqmmoc noiha Ce.
parunevisionintroductriceenréférenceaumoblierdusanctuaire: le
chandelierpourlesletresauxÉglises(1.13),letrône-tablepourlasérie
desseptsceaux(4.2),etl’auteldesparfumspourlasériedesept
trompetes(8.3) tnesnadt esvuorreièiè pa lemprecd useé .C tn sélem
sanctuaire israélite, appelée le lieu saint, et sont l’objet d’un service
quotidien. En raison du caractère continu et permanent de ce service,
nous avions conclu que chacune des séquences s’inscrivait dans le
1
déroulementdel’histoire,plusprécisémentdel’hi stoiredel’Église.

Lasecondemotiédulivre(12-22)ofreunenouveletonalité.Deux
notionss’ydéploientalorsqu’elesn’étaientqu’atenduesouannoncées
dans la première partie. La première notion est celle de la colère.Ele
n’est mentionnée que deux fois dans la première partie du livre, et dans
uncadreeschatologique.Ainsi,lesixièmesceau(6.16)annoncela
colèredeDieuetdel’Agneau,unjourdecolère(6.17)antn eve mtre
finauxagisrouve la mentionémhcnast .nOr te sed stneme ed c alrèlo e

1.VoirRichardLehmann,ApocalypsedeJean,tomeI,Dammarie-les-Lys,Vieet
Santé,2011,p.13-15.

5

àlafindelasonneriedelaseptièmetrompete(11.18).Dansnotre
analysedessceauxetdestrompetdésion c ue qréuon ,sesnoiva s
chacune des séries couvrait l’histoire de l’Église. Nous ne sommes donc
pas surpris de trouver la mention de la colère divine à la fin de chacune
d’entreelère réféLa derniiretu enercn eém .senoitnem ucitrap Ee.èrlin
efet,eles’inscritdansunerequêteadresaurt eé à eueiDar pes lin v-qgt
anciens.Lesnationss’étantiritées(orgizomai),letempsestvenupour
Dieu de répondre à leur emportement en manifestant sa propre colère
(orgê, rt ailunD’pae vèhcal eue donc erset jo eôrel .nud uolb vCe. )
2
sériedestrompetsua lceonnn ail.etis, eetr , eapuart t’d

Or,lasuiteconfrontelacolèredudiable(12.12),dudragon(12.17)
etlafureur(thymos)delaprositutiondeBabylone(14.8;18.3)àla
colèreetàlafureurdeDieu(14.10,19;15.1,7;16.1,19;19.15),
colèreàlaquelenulnerésiste,carc’estcelTi uo -etuudPsant(19.15).
LacolèredeDieuestvindicative.Elruo jbted eevgner les saints, poa e
victimes du dragon et de Babylone qui s’est enivrée de leur sang (17.6),
etderécompenserlesserviteursdeDieu(11.18).

On ne sera donc pas surpris de voir développée, dans la seconde
partiedulivre,unesecondenotion,celedujugement.Leverbejuger,
luiausiof xued euq eitar preièempra le haqus. Cété employé dansi ,’n a
foisausrytred seL .am seq rteuê dmene’uf ro sals uoique mandent
vengeancesoitfaite(6.10)etlesvingt-quatreanciensasocientlejour
delacolèreàceluidujugement(11.18).Danslasecondepartiedu
livre, ce thème est largement développé. Le monde est averti de la
venuedujugement(14.7)etdanslaséquencequinousretient,le
jugementprendformedemoisonetdevendange(14.14-20).Dansle
restedulivrelejugementfrappelemonde(16.5),lagrandeprosituée
(17.1),Babylone(18.8,10,20;19.2),labêteetlefauxprophète

2.CemodèleétaitdéjàprésentàlafindelaletreàLaodicée.Ap3.21clôtla
sériedesletnô eedD tnl ertonce la ieu, annrt u enôisivd no,sernaontien ment e
duchapitresuivant.Ceprocédélitx réiatsf ere t enquré’é lnsdaua ertîpuerbéH x
où,parexemple,He2.17-18achèvelapremièrepartiedulivreetanoncela
seconde, sur le thème du Christ grand-prêtre. Voir Albert Vanhoye, Lemesagede
l’épîtreauxHébreux,CahiersÉvangile58,Nouvelirés eéf ,91 er 19vrie7.

6

(19.11),lesmorts(20.4,12,13),lediable(20.10),lamortetleséjour
desmorts(20.14).Lasecondedimensiondujugementserad’acorder
lesalutauxfidèlesserviteurs(22.1-22.14).

Lanouvel e deArche l’on de séque itr pae unsiviecnetse tni udor
l’Aliancedanslelieutrèssaint(11.19)qu'estlesecondappartement
du sanctuaire. C’est dans ce lieu, qu’une fois par an, le souverain
sacrfip elodraed nép séschu duppe leacettnarrue our it pnir obte(Lv16
et23).C’étaitàlafoisunjourdegrâce(16.30)ent.ugemde jour j nu te
Quiconquenes’humlipat ens aived tia ec ruojlu de laêtre exc
communauté(Lv23.29).

Commelesautresséquences,celnafi uleteorn e ic-pmocetn egem nuj
eschatologique.Elleab tithuu optes ed eémrof tsee aux, selon le
découpagequel’onveutenfaire: )1( eL garde no femt lame (12.1-6;
13-18); (2)Micheletledragon(12.7-12);
(3)lemonstremarin(13.110) eomsnrt; ( )4l e terestre(13.11-18)sel )5( ; 00 044 1(14.1-5);(6)
lesmesagesdestroisanges(14.6-13))7( al iom ;sonetlavendange
(14.14-20)leou flaac res d séteh ;8( )(15.2-4).Nousétudieronsdonc
séparément chacun de ces tableaux tant dans leur contenu que dans
leur rapport les uns avec les autres. Quatre tableaux soulignent l’œuvre
dumal,quatreceledeDieu.Troisangesappelal à tnesrevnoc ion;
troisangesappelentàl’exécutiondelasentence.

Nous ne nous situons plus dans le cadre du service quotidien, mais
dansceluiduserviceannuel.L’acs ntetr eodcntns eop événeme sur les
de la fin, même si des éléments historiques sont évoqués pour en
donnerlesens.CommeleditPiersqre ruen iee Prigent ,ujqseul ,à« p
nenousavaitétéditsurl’originedel’irlsthoe décuitlbitéquidreseles
3
habitants de la tereeL .uq sneit» sermis reatre prt ec nohcérel s
tableauxontpourobjetdemetn al ecnedivé neipus dee uratre sances
quisontàl’œuvrepourcontrecar eedD ei.uL set er l’œuvrisroab taulex

3.A’L acopspyled ent J Saiean,édtionrevueetaugmentée,Commentairedu
NouveauTestamentXIV,Genève,LaboretFides,20,0 .p 3.28

7

suivantsmontrentcommentDieuagitàl’encontrede
enfaveurdesesfidèles.

8

ces puisanceset

APOCALYPSE12

Le chapitre 12 nous introduit dans le grand conflit entre Dieu et
Satan. Un conflit qui trouve sa source dans le ciel, bien avant donc les
originesdelateritaroda’iD ed noaL’. eue ,te qui porte sur ltentionest
portée particulièrement sur les adorateurs qui ont le choix entre Dieu et
l’Agneau ou Satan et ses acolytes. Les chapitre 12 et 13 nous révèlent
l’actiondeSatan,leschapitres14et15cele ed ueiD.

Premier tableau: le dragon et la femme. Conflit dans le
ciel.

Lechapitre12présenteunestructurelite appl’on euq eriaréleune
structure en sandwich. Le conflit entre Michel et le dragon (12.7-12)est
inséré à l’intérieur du conflit entre la femme et le dragon (12.1-6et
12.13-18me femne tudd arog n àl’encontre de la.)eiB qun l’e haacemrn
ocs nu snad emmoc e,trpiha cdue tip ranaed srgp ule laup andwich,
l’important, c’est ce qui est à l’intérieur. C’est le cœur du chapitre qui
éclaire le diptyque qui l’entoure. Nous analyserons donc les deux
parties avant d’en chercher la clef dans la partie centrale.

1
Un grand signe apparut dans le ciel : une femme vêtue du soleil,
qui avait la lune sous ses pieds et une couronne de douze étoiles

9

2
sur sa tête. Eleétaitenceinteetelecriaitdanslesdouleur
4
tourmentsdel’acouchement.

setles

Unpremiersigneatirel’atst » eed emretengis « nJtdeen ioe Ln.ea
pour lui l’équivalent d’un miracle, car les miracles sont à ses yeux
5
porteurs de sens. Les signes sont mentionnés sept fois dans
l’Apocalypse. Trois fois, ce sont des signes célestes (12.1,3;15.1)et
quatrefoisdessignesdémoniaques(13.13,14;16.14;19.20).Les
signes démoniaques ayant pour but de détourner du vrai Dieu ou de
s’opposer à lui, les signes célestes sont à prendre de manière postive,
signes de l’action rédemptrice de Dieu. Jean qualifie ce premier signe
de « grand », comme bien d’autres aspects de son témoignage. Si on ne
peutatribuertropd’importanceàcetenqu cesiard noal eérf e nelru eav
6
de son usage, on notera cependant qu’il ne l’appose pas à la femme,
mais au signe. Le signe est dit granda femme,, non las m larg é
dimension céleste. À l’inverse, quand Jean parle de son contraire, de
7
Babylone,laprosituée,illaqualfiefréquemment de«grande».Ilest
pos rosp uoen rlugiprétles ons entiec edleibue qe citsotedernière,qui
proclame sa propre gloire (18.7)çaf enU . auêtreeut-on pside
soulignerlagrandeurdelachutequ’eleg ednu nnaître quava conna
proclamera: «Eleestbéomylab Be,alG no e e »ardn(18.2).

Jeanvoitunefemme.Elen’estpasdéfinie,neportepasdenom.Bien
qu’elesoitenceinte,elmeom cuerçpes pal à( esuopé enu a se t e’n
diférencede19.7),maiscommeunemère,lamèreduMesie.Comme
tele,certainsontvouluvoirenelv al eMae rgiea le,rièmerd eéJus.s

4. Tous les textes cités, sauf mention spéciale, sont extraits de la NouveleBible
Segond.
5.Voirparex.Jn2.11,18,23;Ap13.13.Cesontdesprodigesdontilfauttirer
enseignement. Le livre de l’Apocalypse est lui-même donné pour faire connaître
(lit.signfier)àJeanleschosesquidoiventariverbientôt(Ap1.1).Voirausiles
signesannonciateursenMt24.30; Mc13.24; Lc21.25.
6.Jeanemploiel’adjectifmegas(grand)80foisdansl’Apocalypse,sur194dans
l’ensemble du Nouveau Testament, soit près de la motié.
7.;.811p A 14.8; 16.19; 17.1,5,18; ;.816,,1102,219,,118 12.2.

10

Maislasuitedurécits’opposeàunetelraeiiSM er .ceut le la onnu a c
fuiteenÉgypte,elde fuite au désetr ’n eap aoc s unn(12.6)etsa
virginité est remise en cause par la mention d’une postérité (12.17).On
nepeutfaireunelecturelitt eirsprsve 1etelar ua étieuleauverset17,
sans être inconséquent. Les éléments de référence des versets 12-18
coruf a etisI’dlëarndpot enuspl l àseetq gÉpyue xeuc s du hors d’ pay
d’une fuite en Égypte. Enfin, les 1 260 jours ou 42 mois n’ont pas de
8
rapports avec la vie de Marie.

L’Ancien Testament use fréquemment de l’image d’une femme pour
représenterlepeupled’Israël(Es54.1-7;Ez16.8-14;Osée2.16-25;
Amos5.2).Eler estnpeérr uer ttospereprise dans le oNvuae ueTtsmane
l’Église(2Co11.2; Ep5.22-32; Ap19.7,8; 22.17).LepeupledeDieu
estausiasimiléàuneprositevsrnr ei odd sequ’ilors toul see ués le
(Es57.3;Jr2.20;3.3;Ez16.23-34)etdansl’Apocalypse,l’ennemi
destémoinsdeJésusestuneprosituée(Ap17.5,6).

Situéedansleciel,lafemme estui qestr iéruotne sa sed eluminentla
voûte céleste : le soleil, la lune et les étoiles. Ceteimagerienous
renvoieausongedeJoseph,quireconnaistuot tiai fame saledansces
astres(Gn37.9,10).Unélémentdepluspourreconnaîtreencete
femme le peuple de Dieu fidèle. Les douze étoiles qui iluminentsa
couronne (Ap12.1)usib’I duzdotre eëarsC .l rne tel speérestnte
couronne estcele de la victoire promise aux fidèl esdans
9
l’Apocalypse.

OnpouraitdoncreconnaîtredanscetarsIa lë ule pmme e d’eupl eef
10
sein duquel Jésus est né. Mais l’élévation de l’enfant au ciel nous situe
àlarésuritas .notni inorurpoon s caul ieét em no àase tésusde Jion ect

8.LaBibledeJérusalem note:«Sousl’imagedelaFemme,Jeana-t-ilvoulu
symboliserausilaVierge,nouvelelbmuod xuet» .e Ève ? Cela se
9.Lacourone(stephanos)estdestinéeauxvainqueurs(2.10;3.11;6.2).Ele
estportéeausiparlesanciens(4.4,10),lesFilsdel’homme(14.14).
10.Ainsi,lalitératuredeQumrandéjà,danslaLiturgieangélique,HymneE,
décritsousl’imaged’unefemmequiacudo utceM , heenl’ntfaenemsieparle
peupled’Israël.LaBible.Écritsintertestamentaires,dir.A.Dupont-Sommer,M.
Philonenko,Paris,Galimard,1987,p.241,242.

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UntextedeJeandanssonÉvangilepourl alcfeei ntêer bita de cete
énigme. Il rapporte les paroles suivantes de Jésus : « La femme,
lorsqu'eleacouche,adelatristese, parce que so nehru ese tevun;e
maisquandeleadonnélejouràl'enfant,elusplt en lae dn eeuoivess
détrese,tantele a de joie qu'nuh moems io tev anumou e.ndin A ,is
vous,maintenant,vouséprouvezdelatristese; ov ej siameev rusrai:
votre cœur se réjouira, et personne ne vous enlèvera votre joie »
(Jn16.20-22).Derièrecetliseeparabole,on peutreconnaîtrel’Ég
formée de la première communauté des disciples qui, traversant les
douleursdelapas doni iaevuuq ue nohomme l’aîtrtin ,ovirts uhC
11
s’élève dans la gloire.
Lafemmesaisieparlesdouleursdel’enfantement (v.2),setrouve
dansunétatd’extrêmefaiblesenncco, éetre, pablincas e eeddnerédef
sursapropresurvieetcelet ssemriaM el sui qa led e’l naître.enfant à
décrivent orientent le lecteur vers une autre condition. En efetsoncri
(krazô)estidentiqueàceluidesmartyrsde6.10.Etsesdouleurssont
définiesparuntermegrec(basanizô)quel’onretrouveaileurspour
12
caractériserdestourmentsgent. e prolonq ius reoigla lertne noisnet aL
delafemmeetsacondtitu rneauo utloouomnè ndese auterlementle
lecteuràs’interogersurlanaturedesessoufarcnse.

Touscesélémentsnousconduisentàpenserquecetefemmeest
l’Égliseprimtini eap reld arogn. L’expérience evucésrep s dèe téigorn so
de l’Église s’inscrit dans la longue histoire dont l’origine remonte à la
Genèse.Lamentionduserpentancienleconfirme(v.9).Lerécitde
Genèse 3.15, fait état d’un conflit qui doit opposer le serpent et sa
postérité d’une part, la femme et sa postérité d’autre part. Il importe
donc plus de relever le thème de la vision que de rechercher son
incarnation dansunepersonne.Èveestlamèred’unelignéequi
connaîtra la longue douleur de l’histoire jusqu’à la venue du Mesie.
El e ne,ae f en et, d’efacel nu ,ed nogard mlat onese acent
permanente. La structure ABA’ du texte le confirme. Le dragon est au

1.copA’l ed erutce lne Usealyp,CahiersÉvangile11,Paris,Cerf,p.29.
12. 9Ap;.5 1.10; 14.10; 20.10.

12