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Au-delà du monothéisme

De
68 pages
Les religions révélées et monothéistes sont considérées comme source de violence religieuse dans le monde : croire en un Dieu unique, c'est croire qu'il est le seul vrai. Une religion révélée monothéiste, née en Perse en 1844 : la religion baha'ie, considérant Dieu inconnaissable dans son essence, arrive à créer un champ de tolérance et d'acceptation de la diversité des pensées. Ainsi l'important ne serait pas ce que l'on croit, mais comment on croit.
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Né en Iran, le Dr Moojan Momen fut élevé et éduqué en Angleterre où il termina ses études à l’Université de Cambridge. Ses principales publications sont : Introduction to Shi’i Islam (Yale University Press, 1985), The Babi and Baha’i Faiths 1844-1944 : Some Contemporary Western Accounts (George Ronald : 1982) et The Phenomenon of Religion (OneWorld : 1999). Il a rédigé plusieurs articles pour des journaux académiques : « the International Journal of Middle East Studies », « Past and Present », « Iran and Iranian Studies and Religion »… Il est membre de : the Royal Asiatic Societ, the British Society for Middle Eastern Studies, the Society for Iranian Studies, the British Association for the Study of Religion, and the Association for Bahá’í Studies. Le texte original : « The God of Bahá’u’lláh est paru dans The Bahá’i Faith and World Religions, aux éditions George Ronald, www. grbooks.com. Le traducteur, Pierre Spierckel, a publié La Foi bahá’íe en quelques mots aux Éditions de L’Harmatan.
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Préface
Dis-moi ce que tu crois je te dirai qui tu es. Cet aphorisme, utilisé un peu facilement en ces temps de retour des communautarismes pour expliquer les poussées de fanatisme et de violence, exprime pourtant une vérité profonde. Or, on lit souvent ces temps-ci que le fanatisme se nourrit au monothéisme et que les religions qui croient en un seul Dieu tendent à former des esprits incapables d’accepter la diversité et de respecter l’autre : Si je crois en un seul Dieu, j’ai du mal à accepter quelqu’un qui pense autrement. Même sous des oripeaux religieux - plus précisément cléricaux - le pouvoir est toujours politique et lorsque sont réunies une classe de clercs (savants) et une conviction monothéiste, nous avons les ingrédients d’une culture potentiellement fanatique. Les exemples abondent, y compris en dehors des religions elles-mêmes. Étant disciple d’une religion toute récente et clairement - je dirais fièrement - monothéiste : la religion bahá’íe, la constatation qui précède me troublait beaucoup et je m’étais lancé dans une étude de la vision de Dieu qu’on trouve dans les Écritures bahá’íes afin de découvrir si, malgré l’absence de clergé, ma religion pouvait abriter, même potentiellement, le germe du fanatisme. Je projetai de rédiger un texte sur le sujet quand j’ai découvert qu’un universitaire anglais, Moojan Momen, l’avait déjà fait, et sans doute mieux que je ne saurais le faire. J’ai donc choisi de publier cet essai de théologie bahá’íe qui représente une compréhension personnelle de la Réalité ul5

time, telle qu’on peut l’approcher en parcourant les nombreux Écrits révélés par Bahá’u’lláh, fondateur de la foi bahá’íe. Pour finir, et en illustration d’un principe bahá’í qui affirme que science et religion ne sont que des aspects différents d’une même réalité, j’aimerais inscrire, en exergue à cet ouvrage, une pensée de Niels Bohr, Prix Nobel de physique et fondateur de la mécanique quantique, applicable mutatis mutandis à l’approche théologique bahá’íe : Le but de la physique n’est pas de découvrir ce qu’est la nature mais ce qu’on peut dire sur elle. Le traducteur

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