Fernand Dumont

Fernand Dumont

-

Français
212 pages

Description

Prenant conscience que la production théologique des Québécois de langue française soit très peu connue des milieux théologiques anglophones nord-américains, Gregory Baum, lui-même professeur de théologie à l’Université Mc Gill (Montréal), s’est attaché à faire découvrir la pensée de Fernand Dumont. Cet ouvrage, initialement écrit en anglais, est une présentation de l’oeuvre théologique de ce dernier. S’appuyant sur les oeuvres majeures que sont L’institution de la théologie et Une foi partagée, l’auteur nous présente à la fois l’homme et le chercheur, le croyant et le sociologue, dans cet essai à la portée de tous.
Abordant les grands thèmes développés par Dumont, Gregory Baum nous initie à sa vision de la culture (« La culture est vision du monde. Elle me fournit un langage, celui d’une communauté historique particulière : elle peuple mon environnement d’objets qui font signe. Elle est ma précompréhension des choses et de moi-même ») de l’acte de croire, et de l’intelligence humaine.

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 10 avril 2014
Nombre de lectures 10
EAN13 9782896880492
Licence : Tous droits réservés
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page €. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Signaler un problème
Catalogage avant publication de Bibliothèque et Archives nationales du Québec et Bibliothèque et Archives Canada
Baum, Gregory, 1923
 Fernand Dumont : un sociologue se fait théologien  ISBN 9782896466405  1. Dumont, Fernand, 19271997. 2. Sociologues  Québec (Province)  Biographies. I. Titre.
HM479.D85B38 2014
301.092
C20139425985
Dépôt légal – Bibliothèque et Archives nationales du Québec, 2014 Bibliothèque et Archives Canada, 2014
Traduction : Albert Beaudry Révision : Annie Cloutier Photographie de la couverture :Fernand Dumont, 31 mars 1994. © Renée Méthot, division des archives de l’Université Laval, U540/7220/10.51. Mise en pages et couverture : Mardigrafe inc.
Les textes bibliques sont tirés de laTraduction œcuménique de la Bible(TOB). © Société biblique française et Éditions du Cerf, Paris, 1988. Avec l’autorisation de la Société biblique canadienne.
© Les Éditions Novalis inc. 2014
Nous reconnaissons l’aide financière du gouvernement du Canada par l’entremise du Fonds du livre du Canada (FLC) pour des activités de développement de notre entreprise.
Cet ouvrage a été publié avec le soutien de la SODEC. Gouvernement du Québec – Programme de crédit d’impôt pour l’édition de livres – Gestion SODEC.
4475, rue Frontenac, Montréal (Québec) H2H 2S2 C.P. 990, succursale Delorimier, Montréal (Québec) H2H 2T1 Téléphone : 514 2783025 ou 1 800 6682547 sac@novalis.ca • novalis.ca
Imprimé au Canada
Diffusion pour la France et l’Europe francophone : Les Éditions du Cerf editionsducerf.fr 24, rue des Tanneries 75013 Paris
9782896880492
AVANTPROPOS
Je regrette beaucoup que l’œuvre de Fernand Dumont ne soit pas connue dans les milieux universitaires anglophones. La vigile du Québecest le seul de ses livres à avoir été traduit en anglais. Même ses écrits théologiques, textes profonds et originaux, sont ignorés dans les milieux théologiques canadiens. C’est la forte impression ressentie à la lecture de L’institution de la théologiequi m’a incité à écrire un résumé de cet ouvrage en anglais. Je voudrais, en une centaine de pages, en souligner la pertinence pratique et pastorale. J’espère que mon essai saura convaincre une maison d’édi-tion, aux États-Unis ou en Allemagne, de traduireL’institution de la théologie.
Pour la traduction en français des pages qui suivent, je tiens à remercier Albert Beaudry, un ami de longue date que j’ai rencontré dans les années quatre-vingt alors qu’il était directeur de la revueRelations. C’est lui d’ailleurs qui m’a invité à devenir membre du comité de rédaction de la revue.
J’ai écrit ce livre en 2011 ; j’y fais plusieurs références au courant conservateur dans l’Église catholique, courant appuyé par Jean-Paul II, surtout dans la deuxième partie de son ponticat, et par le cardinal Ratzinger, devenu BenoîtXVI.
 | 6FERNAND DUMONT : UN SOCIOLOGUE SE FAIT THÉOLOGIEN
Si j’avais écrit ce livre en 2013, j’aurais fait mention de l’ap-proche pastorale très différente de François, évêque de Rome. Il est trop tôt pour faire une analyse de la pensée du nouveau pape, mais son discours aux évêques du Brésil, le 28 juin 2013, annonce un retour au renouveau de l’Église amorcé par le concile Vatican II. Il y parle de collégialité, de créativité des Églises locales et de pluralisme à l’intérieur de l’Église universelle. Il donne également une interprétation progressiste de la religiosité populaire, et surtout de la piété des pauvres. Fernand Dumont aurait aimé lire ce texte.
PRÉFACE UN DIALOGUE THÉOLOGIQUE
En juin 2011, je reçus un courriel inattendu de Gregory Baum, un théologien catholique que je ne connaissais pour ainsi dire que de réputation. S’adressant à moi en tant que connaisseur de la pensée de Fernand Dumont, il venait me faire part de sa découverte aussi tardive qu’enthousiaste de l’œuvre théologique de ce dernier, dont il déplorait la totale ignorance dans les milieux universitaires anglophones où il continuait, en dépit de son âge, d’être actif. Il me parlait également d’un séminaire qu’il s’apprêtait à donner à l’Uni-versité Concordia sur la théologie au Québec, séminaire dont il avait l’intention de tirer un nouveau livre où la théologie de Dumont occuperait sans doute une place importante. Ainsi, après avoir luUne foi partagée(1996) etPour la conversion de la pensée chrétienneil s’était depuis peu plongé (1964), dansL’institution de la théologie.Essai sur la situation du théologienlivre qu’il qualiait de « magistral », (1987), « un écho créateur de Newman et de Blondel ». Le courriel se terminait par une série de questions qu’il me posait rela-tivement à ce dernier ouvrage. Avait-il été traduit en anglais ou en allemand ? Comment avait-il été reçu de la part des
 | 8FERNAND DUMONT : UN SOCIOLOGUE SE FAIT THÉOLOGIEN
théologiens québécois et francophones ? Avait-on souligné la pertinence intellectuelle et la fécondité pastorale de son programme de recherche ?
Heureux qu’un théologien de cette envergure s’intéressât de près au volet théologique de l’œuvre de mon maître, je m’empressai de répondre au courriel de Gregory Baum. Non, il n’existait aucune traduction deL’institution de la théologie, pas plus, du reste, que des deux autres ouvrages théolo-giques de Dumont. Quant à leur réception, elle s’était révélée plutôt discrète, se limitant à quelques recensions et commen-taires. À vrai dire, les œuvres théologiques de Dumont n’ont guère suscité la réexion approfondie qu’elles appelaient pourtant, pour des raisons en grande partie imputables à la difculté et à l’originalité de l’approche dumontienne, non seulement de la théologie, mais du savoir et de la culture modernes en général.
Au l des deux années qui suivirent ce premier contact, Gregory Baum et moi avons échangé plusieurs courriels et nous sommes même rencontrés à quelques reprises. Ainsi se développa entre nous une relation d’amitié dont témoigne cette préface qu’il m’a demandé de rédiger pour la traduction française de son « résumé » deL’institution de la théologie, en prenant bien soin de me préciser que ce n’est pas en tant que théologien – ce que je ne suis décidément pas – ni même que catholique qu’il souhaitait que je l’écrive, mais à titre de philosophe familier avec l’œuvre de Dumont. Cette précision m’a convaincu d’accepter, non sans quelque appréhension, cette proposition aussi atteuse que redoutable. Redoutable,