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Incomparables

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Livres
180 pages

Description

Ce livre est un troisième ouvrage consacré aux saints et à l'amour et destiné aux jeunes. Sans prétendre décrire la sainteté, il n'est pas inutile de citer les saints en exemple. L'auteur présente la vie et la parole de douze saints: François d'Assise, Angèle de Foligno, Catherine de Sienne, Jeanne d'Arc, Thérèse d'Avila, Jean de la Croix, François de Sales, Vincent de Paul, Jean-Marie Vianney, Charles de Foucauld, Thérèse de Lisieux et Maximilien Kolbe.

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Ajouté le 01 décembre 2014
Nombre de lectures 6
EAN13 9782336362823
Langue Français
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Gilbert LELORDIncomparables
Les mots d’amour des saints
De nos jours, l’Homme est souvent harcelé par un environnement
déroutant ou par des images inquiétantes ou provocatrices. Pourtant, il sait qu’il
existe des “valeurs éternelles” qui se traduisent dans la vie quotidienne : Incomparables
rendre service, faire plaisir, favoriser l’échange, respecter la réciprocité. Elles
nous sont transmises ici par la vie et les paroles de douze saints.
Ce sont : François d’Assise, Angèle de Foligno, Catherine de Sienne, Les mots d’amour des saints
Jeanne d’Arc, Térèse d’Avila, Jean de la Croix, François de Sales, Vincent
de Paul, Jean-Marie Vianney, Charles de Foucauld, Térèse de Lisieux,
et Maximilien Kolbe, qui a dit à ses frères peu de temps avant sa mort :
“N’oubliez pas l’amour”. Leurs paroles citées ici s’adressent au Seigneur, à
son Fils, mais aussi au prochain, qui bénéfcie également de pensées
inspirées par la paix, la joie, la confance, la charité, l’humilité et la pauvreté.
Elles concernent tout spécialement la jeunesse dont le pape Jean-Paul II a
dit : “Elle est un temps privilégié donné à tout être humain pour trouver sa
vocation”, en ajoutant : “L’amour passe par le respect de l’autre.”
Sans prétendre expliquer la sainteté, il n’est pas inutile de citer ces saints
en exemple. C’est ce que fait l’auteur en s’aidant de sa formation
psychologique qui lui permet de décrire avec précision des évènements, des paroles
et des actions.
Le professeur Gilbert Lelord est membre correspondant de l’Académie
Nationale de médecine, fondateur de l’équipe «Autisme» de l’Unité INSERM 930.
Il a contribué à montrer, avec son équipe, que l’autisme de l’enfant est lié à un
trouble du développement du système nerveux. Il est à l’origine d’une thérapie
originale basée sur l’échange et la réciprocité.
Il s’intéresse depuis longtemps à la vie des saints que l’on trouve racontée dans
deux ouvrages précédents : Invulnérables ou comment l’enfant devient un
saint, et Invincibles ou le secret des saints.
eIllustration : Christ Pancreator (XII siècle), cathédrale de Cefalu (Italie).
Avec la bienveillante autorisation de son ExcellenceVincenzo Manzella, évêque de Cefalu.
ISBN : 978-2-343-04129-2
17 euros
Gilbert LELORD
Les mots d’amour des saints
Incomparables










Incomparables
Les mots d’amour des saints



Gilbert Lelord















Incomparables
Les mots d’amour des saints














































































Du même auteur

Invincibles : le secret des saints, Paris, L’Harmattan, 2011.

Invulnérables : comment l’enfant devient un saint, Paris,
L’Harmattan, 2004.

Dem autismus auf der Spur (avec Aribert Rothenberger), Göttingen,
Vandenhoek et Ruprecht, 2000.

L’exploration de l’autisme : le médecin, l’enfant et sa maman, Paris,
Grasset, 1998.

L’autismo del bambino, terapia di scambio e di sviluppo (avec C.
Barthélémy et L. Hameury), Paris, L’Expansion scientifique française,
1997.

Infantile autism, exchange and development therapy (avec C.
Barthélémy et L. Hameury), Paris, L’Expansion scientifique française,
1995.

L’autisme de l’enfant (avec D. Sauvage), Paris, Elsevier Masson, 1991.

Intégration scolaire et autisme (avec A. Beaugerie-Perrot), Paris,
Presses universitaires de France, 1991.







































© L’Harmattan, 2014
5-7, rue de l’Ecole-Polytechnique, 75005 Paris

http://www.harmattan.fr
diffusion.harmattan@wanadoo.fr

ISBN : 978-2-343-04129-2
EAN : 9782343041292

Mes remerciements vont à :
François et Phuong
Françoise
Père Jacques Legoux
Père Michel Duhamel
Claude Prat, Véra Beaudouin, Ménie Grégoire.


SOMMAIRE
AVANT-PROPOS .................................................................... 11

François d’Assise ....................................................................... 15
Angèle de Foligno ..................................................................... 25
Catherine de Sienne ................................................................... 35
Jeanne d’Arc ............................................................................... 47
Thérèse d’Avila .......................................................................... 61
Jean de la Croix 69
François de Sales........................................................................ 83
Vincent de Paul 95
Jean-Marie Vianney ................................................................. 105
Charles de Foucauld ................................................................ 119
Thérèse de Lisieux ................................................................... 133
Maximilien Kolbe .................................................................... 147

CONCLUSION ...................................................................... 167

LECTURES CHOISIES ........................................................ 171
AVANT-PROPOS
Ce livre est un troisième ouvrage consacré aux saints.
Le premier concernait surtout les enfants :
INVULNERABLES ou Comment un enfant devient un saint.
Le second s’adressait aux parents dans leur tâche difficile :
INVINCIBLES ou Les secrets des saints.
Celui-ci est destiné aux jeunes… En effet,
l’environnement leur donne une image dégradée, sinon dégradante de
l’amour. Or les saints leur offrent des propos
incontournables, qui sont toujours d’actualité. Dès à présent, ils nous
rappellent ce qu’est la sainteté et ce qu’est l’amour.
Pour le curé d’Ars, « Les saints... sont cependant des hommes
comme nous, mais qui aiment plus que nous le Bon Dieu… »
Pour tous les saints qui aiment le Seigneur, « Jésus est une
réalité quotidienne, mêlée au moindre détail de leur existence... A tous
les instants, ils sentent là, tout près d’eux, Jésus, fils de Dieu et de
Marie, qui les illumine, les soutient, les reprend s’il le faut, les sauve,
1leur communique la vie éternelle . »
François d’Assise désire prendre sur lui les douleurs de
Jésus : « Seigneur, je te demande deux choses avant de mourir, celle
d’éprouver en moi, dans toute la mesure du possible, les douleurs de ta

1 Marie-Michel Phillipon. La doctrine spirituelle de sœur Elisabeth de la Trinité.
eDesclée de Brouwer, 1954, 346 p., XIV édition.
cruelle passion et celle de ressentir pour toi le même amour qui te pousse
à t’immoler pour moi. »
Angèle de Foligno résume ainsi ses désirs : « Mon Dieu,
que puis-je faire pour vous plaire davantage ? »
Catherine de Sienne, dans un période très troublée,
déclare : « Quel danger et quelle honte de se savoir aimé et de ne pas
aimer ! »
Jeanne d’Arc, après avoir étreint la croix, prononce, au
milieu des flammes, ce dernier mot : « Jésus ! »
Thérèse d’Avila nous confie : « La plus petite chose est d’un
bien inestimable lorsqu’elle est faite pour l’amour de Dieu. »
Jean de la Croix nous décrit ce qui dicte sa propre
conduite : « Une âme enflammée d’amour est une âme affable, douce,
humble et patiente. »
François de Sales résume simplement son emploi du
temps : « Les grandes œuvres ne sont pas toujours en notre chemin,
mais nous pouvons à toute heure en faire de petites excellemment. »
Vincent de Paul envoie Louise de Marillac en mission et
lui recommande : « Les pauvres, traitez-les bien avec douceur,
compassion, amour, car ce sont vos maîtres et les miens. »
Le curé d’Ars, toujours sévère avec lui-même, s’adresse
ainsi à son Seigneur : « Voilà une âme bien pauvre qui n’a rien,
qui ne peut rien. Faites-moi la grâce de Vous aimer, de Vous servir, et
de connaître que je ne suis rien. »
Charles de Foucauld décrit sa vie de tous les jours : «
Aimer, ce n’est pas sentir qu’on aime, mais c’est vouloir aimer. »
Thérèse de Lisieux nous transmet simplement sa
déclaration d’amour : « Comme c’est facile de faire plaisir à Jésus. Il
m’enseigne… à être contente quand il me donne cent occasions de lui
prouver que je l’aime. »
Maximilien Kolbe, peu de temps avant sa mort, laisse ce
message à ses frères : « N’oubliez pas l’amour. »
12 Dans les deux livres précédents, figurent des saintes
« muettes » : Rita, Catherine Labouré, Bernadette... qui nous
ont enseigné plus par leur vie que par leurs paroles ou leurs
écrits. Ces paroles sont trop rares pour être rapportées ici.
Les réflexions des douze saints de ce livre sont exprimées
ici sous deux formes :
– Tout d’abord les mots d’amour qui s’adressent au Père,
au Fils et au prochain.
– Puis les pensées dictées par l’amour et qui concernent : la
paix, la joie, la confiance, la charité, l’humilité et la pauvreté.
Certaines réflexions, comme celle exprimée par Jean de la
Croix : « Tous les biens m’ont été donnés quand je ne les ai pas
recherchés par amour-propre », sont simples, frappantes, faciles à
retenir. Elles peuvent être répétées tout au long de la
journée. Elles peuvent influencer le cours de nos idées et même
(qui sait ?) celui de nos actions.
Elles amorcent un dialogue avec les saints comme avec
Notre Seigneur. Déjà, dans l’Ancien Testament, Samuel nous
rappelle que nous ne devons pas simplement parler au
Seigneur, mais l’écouter : « Parle, Seigneur, car ton serviteur
écoute »…
Il est temps maintenant de cheminer avec les «
incomparables » et de penser à eux, comme ils ont pensé à nous.

13 François d’Assise
François fut successivement un cancre bien élevé, un
adolescent dépravé prônant l’amour courtois, un jeune guerrier
intrépide atteint de langueur... Que de contrastes, que de
paradoxes auront précédé cette vie prodigieuse dont le récit
a traversé les pays et les siècles !
Devenu adulte, François sera passé au travers des conflits
sanglants qui agitaient l’Italie et même des atrocités qui
accompagnèrent la troisième croisade, en restant, toujours et à
jamais, un messager de paix. Aujourd’hui encore, à l’heure
où les Lieux Saints sont plongés dans la guerre, Assise
demeure, pour tous les croyants, un merveilleux havre de paix.
François est aussi un poète. Dans sa jeunesse, il s’est
imprégné des chansons de geste que répandaient les
troubadours parcourant l’Italie. Ces chansons prônent de nobles
sentiments, l’amour courtois, celui que purifient les sacrifices
et la fidélité.
Plus tard, parcourant les routes, il fait retentir les bois de
ses chants.
A la fin de sa vie, alors qu’il est épuisé par les stigmates, il
compose le cantique du soleil, qui célèbre l’amour du
TrèsHaut et de sa création, non seulement le soleil, la lune et les
étoiles, mais la terre, l’eau, le feu... et dont les strophes
commencent par : « Loué sois-tu mon Seigneur... »
LA VIE
Pour François, la vie ne s’est pas écoulée comme un long
fleuve calme et tranquille : après une enfance heureuse,
l’adolescence fut tourmentée.
L’enfance
François naît en 1181 à Assise dans une ambiance
favorable. Son père, Pierre, est un riche marchand drapier. Sa
mère, surnommée Pica, vient de Provence. C’est une
personne avisée, douce et tendre. Elle est très pieuse et elle a
probablement effectué un voyage en Terre Sainte, ce qui
n’était pas de tout repos en cette période de Croisades. Elle
suit de très près les évolutions de ses trois enfants. Dans le
secret de son cœur, elle pense que le plus bouillant de ses fils
fera un jour parler de lui. Aussi ne répond-elle rien lorsque
Pierre lui dit : « Tu verras qu’il sera un jour un grand
seigneur. »
L’adolescence
Pourtant François ne s’est pas montré un élève très
brillant. Il est d’abord un garnement sans cesse en mouvement
qui inquiète d’emblée sa mère. Plus tard, son père se tracasse
aussi pour lui, car il voit son fils avancer à la tête d’un
cortège d’adolescents dévergondés, orgueilleux et magnifiques,
et dépenser sans compter. Aussi les habitants d’Assise
sontils bien surpris de voir en 1203 ce jeune homme, âgé de
vingt-deux ans, auparavant turbulent et fêtard, se vêtir très
pauvrement et mendier de porte en porte en disant : ‘La paix
soit avec vous… »
16 L’âge adulte
François a quitté l’adolescence. Il vient de participer aux
batailles fratricides qui enflamment Assise et Pérouse. Il a été
fait prisonnier et, libéré, revient passif et sombre. Au
moment où il part pour de nouveaux combats, cette fois en
faveur du pape, un message lui parvient : « Dis-moi, de qui
penses-tu le plus attendre, du Maître ou du serviteur ? » Le fougueux
combattant se soumet à l’interlocuteur mystérieux qui lui
demande simplement de rentrer à la maison.
Un autre message lui est délivré alors qu’il se trouve face
à un Christ peint sur bois, dans la chapelle d’une église
désaffectée, Saint-Damien, près d’Assise : « François, occupe-toi de ma
maison qui tombe en ruines »… Prenant cette phrase à la lettre, il
répare la petite église. Puis il va prêcher dans l’humilité et la
pauvreté, suivi par des frères de plus en plus nombreux, en
parcourant les chemins. C’est un ouragan spirituel qui
s’étend à l’Ombrie, à la Toscane, et bientôt à toute l’Italie.
François envoie même ses disciples prêcher à travers
l’Europe, et jusqu’en terre d’Islam, au Maroc.
Lui-même a participé à une croisade en 1219. Mais,
appréhendant les violences de la guerre, il avait déjà demandé
au pape que les indulgences, habituellement délivrées lors de
la visite des Lieux Saints, soient aussi accordées à la
Portioncule. Cette minuscule chapelle aux environs d’Assise est
devenue un foyer spirituel auprès duquel les frères viennent
se recueillir et se regrouper.
Lorsque la fin de sa vie approche, il demande au Seigneur
de pouvoir l’accompagner dans sa Passion. C’est alors que
surviennent les stigmates qui l’épuiseront, mais ne
l’empêcheront pas de composer son merveilleux « hymne au
soleil ».
17