J’ai toujours voulu répondre aux appels

J’ai toujours voulu répondre aux appels

-

Livres
330 pages

Description

Alors âgé de 82 ans, François du Plessis, prêtre sulpicien, s'entretient avec un ami qui prend le temps de l'interroger sur tout ce qui a marqué et compté dans sa vie. Dans la première partie, « Parcours de ma vie », il évoque les temps forts d'une existence menée tambour battant, sans un seul jour de repos. Des anecdotes savoureuses, des péripéties cocasses, des luttes toujours difficiles, des épreuves mais aussi des joies pour ce prêtre hors norme. Dans la deuxième partie, « Chemin de vie », l'action fait place à la réflexion qui l'a toujours sous-tendue. Naturellement il évoque les sacrements et leur symbolique, la foi, point central de sa vie, avant de faire part de son point de vue sur les perspectives de l'Église catholique.

Sujets

Informations

Publié par
Ajouté le 04 avril 2007
Nombre de lectures 348
EAN13 9782748189902
Langue Français
Signaler un abus
2
Titre
J’ai toujours voulu répondre aux appels
3
Titre François du Plessis
J’ai toujours voulu répondre aux appels Entretiens avec Jean-Robert Quéro
Essais et documents
5 Éditions Le Manuscrit Paris
© Éditions Le Manuscrit, 2007 www.manuscrit.comISBN : 2-7481-8990-6 (livre imprimé) ISBN 13 : 9782748189902 (livre imprimé) ISBN : 2-7481-8991-4 (livre numérique) ISBN 13 : 9782748189919 (livre numérique)
6
J’ai toujours voulu répondre aux appels
A mes frères et sœurs rappelés à Dieu, qui, par leur amitié, leur esprit de service, leur générosité… ou leur opposition, ont été pour moi de merveilleux compagnons de route : Madeleine et René Richard, Marcelle et Léon Lechevallier, Les Docteurs Jean Trémolières et William Bordes-Süe, Nadia et Léon Zack, Maxime Adam Tessier et Jean-Marie Béchet, M. Verrier et Maurice Mulette, Marie Méus et Yvonne Barbier, Marie-Laure Saunal et Etiennette Givaudan, Mme Colleville, Claude Nicolas, Geneviève Pascaud, Geneviève Gentil et Mme Robert, Daniel Porte et Bernard Richard, M. Jonker et M. Bernard, Nicole Roquet, Suzanne Eglin et Jeannette Ducroux, François Viallet, Jean-Paul Fondère, Pierre Caldérara et M. Crampe, Jean Becker, André Duffaure et Maurice Humeau, Suzanne et Pierre Lionnet, Madeleine et Pierre Menny,
7
J’ai toujours voulu répondre aux appels
Yves Laumondais et Edouard Duluc, Don Guido et Don Rizieri, Franco Mazzariol et Domenico Sartor, Robert Venhard et M. Gomez, Mme Dupuy et Marthe Robin, Jean-Claude Lours, Marcel Baudé et Jean Duffaure, Kiki Le Guillou, Jean-Pierre Legras et Marcel Pribille, Paul Mahé, Maurice, « Brutus », et Paul-Louis Weiller, enfin le bon pape Jean XXIII qui a illuminé de sa sainteté toute ma génération. François du Plessis
8
J’ai toujours voulu répondre aux appels
PREFACE
Intrépide, le Père du Plessis me demande de préfacer ce livre. Ce qu’explique une amitié de quarante-cinq ans. Je ne partage pas sa foi, j’appartiens à une autre famille d’esprit qui s’accroche, avec un peu de complaisance, à la certitude qu’il n’y a pas de certitudes ! Mais, dans la misère universelle de compréhension de la vie, se justifier ou vouloir imposer son opinion sont inacceptables d’adultes en bonne santé, qui respectent leurs différences. Et François du Plessis, dans la fermeté de sa foi, est essentiellement homme d’écoute et d’ouverture. Sa vie n’en est pas moins un roman de cape et d’épée. Disponible pour chaque appel, il se montre étonnamment capable d’y répondre, ignorant langue de bois et tout conformisme lorsqu’il s’agit de plonger dans une action concrète. Sa prestance évoque un prélat du e XVIII; ilsiècle - sans l’insolence du Cardinal de Retz aurait eu aussi les capacités de devenir aumônier d’une bande de brigands de grands chemins, voire leur e conseiller ! Aujourd’hui, à l’imageXIX siècle d’un Christ affadi et souffreteux on voit succéder celle d’un
9
J’ai toujours voulu répondre aux appels
Christ d’après « 68 », dont les références sont certes multiples dans les Évangiles. François du Plessis illustre ce retour à une image révolutionnaire et vivante. Il s’est montré aussi direct sur le terrain, comme prêtre ouvrier, et dans le choix érudit des plus beaux textes de toutes les religions. Dans ces souvenirs, il glisse sans doute sur la part de jeu avec la légalité où sa personnalité et son charisme lui donnaient un poids particulier, notamment dans des opérations de squat. Il ne rapporte pas sa satisfaction lorsque les moniteurs de son camp de vacances, s’étant rendus à Lourdes, furent arrêtés pour avoir bousculé les étals de vierges lumineuses et de savons à l’eau bénite. « Les marchands du Temple » s’est-il exclamé joyeusement… avant de téléphoner au commissaire de police de Lourdes qui a tout de suite libéré ses jeunes moniteurs ! Drame commun de toutes ses aventures, la frilosité de sa hiérarchie. « Notre Seigneur nous a dit de nous aimer les uns les autres, dit le padre du Colonel Bramble, mais il ne connaissait pas les évêques. » Il a beaucoup souffert de leur « prudence » et, sur un plan général, de l’abandon par le Vatican des avancées de Jean XXIII. Vus de l’extérieur, ces déboires sont secondaires devant l’apport exceptionnel de François du Plessis, son action dans les milieux les plus divers, sa tactique d’approche des enfants, la finesse de ses analyses. L’authentique sort un jour. « L’Histoire d’une âme », reconstituée après son massacre par les bonnes- sœurs, a mis Thérèse de Lisieux
10