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L'Église et la Science

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Livres
190 pages

Description

Systèmes théologiques : Cosmas ; Ptolémée adopté par la scolastique. — Copernic : interdiction de ses ouvrages. — Giordano Bruno. — Campanella. — Galilée : Décrets de Paul V ; Rétractation et condamnation. — Ses dernières années — Après sa mort. — Truquage du dossier.

Le système de Ptolémée, d’après lequel la terre est le centre du monde entourée de ses dix sphères, ne s’implanta définitivement qu’avec Pierre Lombard et saint Thomas.

Fruit d’une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.


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Ajouté le 17 mai 2016
EAN13 9782346070176
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Langue Français
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À propos de Collection XIX

Collection XIX est éditée par BnF-Partenariats, filiale de la Bibliothèque nationale de France.

Fruit d’une sélection réalisée au sein des prestigieux fonds de la BnF, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques de la littérature, mais aussi des livres d’histoire, récits de voyage, portraits et mémoires ou livres pour la jeunesse…

Édités dans la meilleure qualité possible, eu égard au caractère patrimonial de ces fonds publiés au XIXe, les ebooks de Collection XIX sont proposés dans le format ePub3 pour rendre ces ouvrages accessibles au plus grand nombre, sur tous les supports de lecture.

J. Français

L'Église et la Science

Précis historique

PRÉFACE

Ceci n’est pas une thèse, c’est une enquête. Elle a été menée avec le seul souci de la vérité. Mon éducation de Grand Séminaire m’avait présenté l’Eglise comme l’universelle bienfaitrice du genre humain. Elle était son éducatrice, la voix limpide de sa conscience morale, la dispensatrice maternelle de l’amour et de la charité, et, malgré quelques oublis négligeables, son guide fidèle aux abrupts sentiers de la Vérité et du Progrès. Des voix autorisées, les plus hautes qui soient dans l’Eglise, m’assuraient et m’assurent encore de la réalité et de la sincérité de cette image. Anathème sur qui déclare que l’Eglise ait accoutumé de combattre la science et la vérité !

J’ai voulu rapprocher des faits ces assertions. J’ai pensé que si la « foi du charbonnier » est un devoir pour l’ignorant et un droit pour le troupeau, elle serait un crime pour le pasteur d’âmes qui voudrait s’y tenir. Mauvais Bergers, ceux qui distribuent l’aliment sans s’assurer qu’il est sain ! Qui se charge de l’âme d’autrui doit penser pour l’âme d’autrui. S’il ne le peut, s’il ne le fait, il manque irrémissiblement à la morale dont il se dit le héraut ; il pèche contre l’Esprit duquel il se réclame.

J.F.

I

L’ASTRONOMIE

Systèmes théologiques : Cosmas ; Ptolémée adopté par la scolastique. — Copernic : interdiction de ses ouvrages. — Giordano Bruno. — Campanella. — Galilée : Décrets de Paul V ; Rétractation et condamnation. — Ses dernières années — Après sa mort. — Truquage du dossier.

Le système de Ptolémée, d’après lequel la terre est le centre du monde entourée de ses dix sphères, ne s’implanta définitivement qu’avec Pierre Lombard et saint Thomas. Jusque-là, la pensée des Pères et des théologiens s’était montrée hésitante. Quelques-uns, comme Origène, avaient vu dans les astres des êtres vivants et animés. D’autres, avec Cosmas Indicopleustès, s’étaient représenté la terre sous la forme d’un quadrilatère entouré de murs dont le ciel n’est autre chose que le plafond. Mais à partir du XIIIe siècle, la théorie géocentrique est si bien fondue avec les systèmes théologiques, si bien étayée sur les textes de la Bible, qu’elle est regardée comme définitive et révélée par l’Ecriture.

En face de ce système, l’idée émise par Pythagore et Philolaüs du mouvement de la terre autour d’un foyer céleste avait à peu près disparu. Seuls, Martianus Capella, au Ve siècle, et le Cardinal Nicolas de Cues, au XVe, la reprirent et d’une façon bien timide et bien imparfaite. Les raisons sur lesquelles ils l’appuyaient étaient souvent absurdes et contradictoires, si bien que Copernic, dans ses premières leçons d’astronomie (1500), commença par la combattre. Il avait entrepris ses observations personnelles depuis trois ans seulement et s’apercevait à peine des inexactitudes et de la confusion de la science qu’il enseignait. Rappelé par le chapitre de Frauenberg, dont il était membre, il obtint de nouveau la permission de se rendre en Italie et s’inscrivit comme étudiant de l’Université de Padoue. Il y étudie le grec ; se fait recevoir docteur en médecine et ne s’établit à Frauenberg qu’en 1510, enfermé dans son observatoire avec ses instruments rudimentaires. C’est alors, dit-il, lui-même dans sa préface, « qu’il commence à méditer sur le mouvement de la terre. Après de longues recherches, il finit par se convaincre ». Son système se mûrit lentement ; pendant trente années, Copernic le tient enfermé dans son esprit et dans la confidence de quelques amis, parmi lesquels le Cardinal de Schomberg, et l’Evêque de Kulm : Tideman Gisius. Ils sentaient bien le danger de livrer au public l’admirable hypothèse. Pourtant il fallait se décider : Copernic avait 70 ans. Copernic écrivit donc son De Revolutione corporum cœlestium. Il n’osa le publier à Rome pas plus qu’à Wittemberg, centre protestant. Il le confia à Osiandre à Nuremberg. Ce ne fut pas l’unique précaution : l’ouvrage était dédié à Paul III, qui en accepta la dédicace, vraisemblablement sans être bien fixé sur le contenu ; une préface d’Osiandre présentait le livre comme une hypothèse et par crainte de la théologie, la plus noble des vérités scientifiques se présentait au monde sous l’appareil honteux du mensonge. D’ailleurs Copernic était sur son lit de mort ; il eut juste le temps de voir les premiers exemplaires dont il n’avait même pu relire les épreuves. Le 24 mai 1543 disparaissait celui qui, selon l’expression de Tycho-Brahé, « avait arrêté le soleil et lancé la terre dans les cieux ». Sa découverte fut accueillie avec enthousiasme par les savants. Pendant 60 ans il leur fut permis de l’exposer, mais comme hypothèse, comme une pure curiosité destinée à amuser le public. Le jour où Galilée voulut en faire une vérité, la Congrégation de l’Index condamna le livre comme hérétique (5 mars 1616). Le 25 février suivant, défense était faite de soutenir d’aucune façon l’opinion de Copernic, de vive voix ou par écrit1. En 1820, on refusait encore l’imprimatur aux ouvrages d’astronomie où le mouvement de la terre était affirmé comme thèse. L’Index ne les lâcha qu’en 18352. Il est vrai que dès le 15 mai 1620, un monitum avait autorisé la publication de l’ouvrage de Copernic avec de simples corrections ; ces corrections consistaient à ne pas présenter le mouvement de la terre comme une réalité, c’est-à-dire à abandonner la découverte elle-même. C’est ainsi que l’Eglise accueillit à sa naissance l’astronomie scientifique3.

Plût à Dieu que ce fût tout ! L’un des reproches de l’Inquisition à cet audacieux et éloquent Giordano Bruno était de substituer la doctrine de Copernic à celle de Ptolémée. Traqué à travers le monde, saisi enfin en 1592, il refuse de se rétracter ; on le mène en grande pompe au bûcher ; il est brûlé vif comme hérétique, apostat et excommunié et ses cendres sont jetées au vent.

Parmi les accusations dont on poursuivait cet autre dominicain, Thomas Campanella, ce singulier ennemi des idées reçues, le même grief se retrouve encore. Campanella reste vingt-sept ans dans les fers, il est mis sept fois à la torture. Des prisons de Naples il passe dans celles du Saint-Office et n’échappe qu’en fuyant vers la France4.

Comme le pontificat de Clément VIII fut souillé par le supplice du grand philosophe Giordano Bruno5, celui d’Urbain VIII le fut par le procès de Galilée.

En 1610, Galileo Galiléi, professeur de mathématiques à Padoue, devient tout à coup célèbre par un écrit de quelques pages, le Sidereus Nuntius. Sur de vagues renseignements venus de Hollande, il a construit une lunette de deux verres grossissant et voilà qu’il a reconnu des faits inouïs : des montagnes et des vallées dans la lune, quantité de nouvelles étoiles fixes, des étoiles composant la voie lactée, des étoiles composant les nébuleuses, quatre satellites de la planète Jupiter. Il a aussi des idées nouvelles sur le mouvement et la chute des corps. Il est d’ailleurs protégé par le grand-duc de Toscane ; il est attendu par toutes les villes d’Italie qui veulent voir son instrument et les merveilles qu’il a décrites. C’est la gloire assurée. Mais le clergé se lève comme un seul homme. Ces découvertes transformeraient l’« hypothèse » de Copernic en réalité. On rappela l’arrêt du soleil par Josué ; on cita la genèse qui appelle la lune « une grande lumière » ; on défendit de parler aux étudiants de ces découvertes, de leur enseigner les taches du soleil. Le dominicain Ceccini prit pour texte le Viri Galilæi... de l’Ecriture. Enfin le P. Lorini, l’archevêque de Pise, celui de Florence firent appel à Paul V lui-même pour étouffer les scandaleuses découvertes. Le Cardinal Bellarmin montra combien elles étaient contraires à la saine théologie, et Galilée fut (1615) cité à comparaître devant le tribunal de l’Inquisition. L’immobilité du soleil et le mouvement de la terre6 sont alors condamnés comme une doctrine « stupide, absurde en philosophie, formellement hérétique, en ce qu’elle contredit expressément l’Ecriture, les saints Pères et les théologiens ». L’arrêt est ratifié le 25 février 1616, par les cardinaux de l’Inquisition, sous la présidence de Paul V. Bellarmin notifie à Galilée la défense de soutenir la théorie de Copernic et le 5 mai, dans une autre séance solennelle, celle-ci est déclarée « fausse et absolument contraire aux divines Ecritures ». De Lauda, pourvu d’une lettre papale, doit jeter Galilée dans les cachots de l’Inquisition s’il refuse de se rétracter. Le savant acquiesce et promet d’obéir.

En 1623, le cardinal Barberini, avec lequel il est lié personnellement, devient pape sous le nom d’Urbain VIII. Galilée conçoit un nouvel espoir. Il obtient un imprimatur dithyrambique pour un livre de polémique où il propose ironiquement, les deux systèmes étant condamnés, l’un par la science, l’autre par l’Eglise, d’en chercher un troisième. Mais les attaques continuent. Le Jésuite Inchofer déclare que l’existence de Dieu et l’Incarnation ne peuvent tenir avec le système de Copernic ; le théologien Fromond lance d’Anvers son Anti-Aristarque. Puis paraît le Dialogo, en 1632, dont le succès est immense autant que le scandale. Dès 1630, Galilée l’avait soumis à Urbain VIII et le pape avait paru l’approuver. Mais comme l’imprimatur se faisait attendre, Galilée l’avait fait imprimer à Florence. C’était une discussion entre trois interlocuteurs qui ne concluaient d’ailleurs pas d’une façon apparente. Mais le pape se crut personnellement touché. L’un des personnages, Simplicio, lui parut le représenter lui-même et exposer sur le système ses propres objections. Aussitôt la vente du livre est interdite, Galilée sommé de comparaître devant le tribunal de l’Inquisition, détenu pendant vingt jours, contraint de prononcer à genoux et solennellement la rétraction suivante :

« Moi, Galilée, dans ma 70e année, prisonnier et à genoux devant vos Eminences, ayant devant les yeux le saint Evangile que je touche de mes mains, j’abjure, maudis et déteste l’erreur et l’hérésie du mouvement de la terre ». Et pour parfaire son déshonneur, le malheureux vieillard se dut engager à la plus honteuse délation, jurant de dénoncer au Saint-Office quiconque enseignerait l’hérésie condamnée. Mais la honte et le déshonneur sont ici pour l’Eglise. Comment Galilée, qui se souvenait du bûcher de Giordano Bruno et de celui de Dominis, archevêque de Spalatro, brisé par les abandons, les menaces, les désappointements, eut-il bravé le terrible tribunal ? Condamné à la prison et à l’exil, soumis à une étroite surveillance, le « grand vieillard », même dans sa villa d’Arcetri était encore prisonnier. Il fut tenu de ne communiquer avec âme qui vive, n’ayant pour le soigner que des religieuses qu’à leur mort on ne remplaçait pas.

Il dut supporter en silence toutes les attaques et ce n’est qu’en 1637, lorsqu’il fut devenu complètement aveugle, que la consigne se relâcha. En 1638, Milton, jeune alors, put forcer la porte de cette prison et ce fut un grand bonheur pour l’illustre reclus, mais ensuite il ne sentit que plus terriblement son isolement profond. Un noble cœur, un Portugais, José Calasanzio, sollicita la permission de lui servir de secrétaire ou du moins de placer près de lui deux clercs pour distraire sa solitude : elle lui fut refusée. Galilée, avant de mourir, vit ses anciens amis sévèrement punis et ses découvertes extirpées de l’enseignement. Et les pieux apologistes louent l’Eglise de lui avoir épargné les mauvais traitements. Sans doute, les tortures morales ne comptent pas pour eux.

On prit des mesures pour compléter l’œuvre de destruction que l’on croyait définitive. On vivait dans l’habituelle illusion que la force étouffe les idées, alors qu’au contraire, la force prépare leur triomphe. Le 16 juin 1633, la sainte Congrégation envoya à tous les nonces d’Europe, à tous les évêques d’Italie, une copie de la sentence contre Galilée, le texte de son abjuration, l’ordre de les faire connaître et de surveiller de près l’enseignement. Les traités surgirent de partout pour réfuter et bafouer Copernic et son système. Comme toujours depuis, d’innombrables êtres de proie se jetèrent sur le cadavre. L’obéissance dès lors a trop souvent pris à tâche de ressembler à la lâcheté.

On ne se contenta point d’écrire des Anticopernics. Galilée fut persécuté jusque dans la mort. Il avait demandé à être enterré dans la tombe de sa famille, à Santa-Croce ; cette requête lui fut refusée. Par ordre de l’Inquisition, il fut enterré ignominieusement, loin de sa famille, sans cérémonie, sans monument, sans épitaphe.

C’est ainsi que l’Eglise favorisa le progrès de l’astronomie. Car l’on ne peut nier que la faute ait été commise par l’Eglise elle-même et les apologistes loyaux ne le nient plus7.

Elle est à peine réparée d’ailleurs. En 1664, Alexandre VII8 condamna de nouveau « tous les livres affirmant le mouvement de la terre ». Gassendi, lorsqu’il l’enseigna en France, se vit attaqué et contredit publiquement par le P. Lecazre, recteur du collège de Dijon. Lorsque fut inaugurée la statue de Copernic due au ciseau de Thorwaldsen, à Varsovie (15 mai 1829), il ne se trouva pas un prêtre qui osât célébrer un service religieux pour l’illustre chrétien. Et enfin, quand les documents du procès, apportés à Paris pendant les guerres de l’Empire, eurent été rendus par le gouvernement français (1846), à la condition expresse, acceptée par Rome, qu’ils seraient publiés, Marini, un Monsignor, truqua impudemment le dossier pour rejeter tous les torts sur Galilée9.

Page terrible dans l’histoire de l’Eglise ! « Copernic n’échappant à la persécution que par la mort ; Giordano Bruno brûlé vif comme un monstre d’impiété ; Galilée emprisonné et humilié comme le dernier des infidèles » ; Campanella passant sa vie dans les cachots et les tortures ; « Képler accusé de jeter la confusion dans le royaume du Christ par ses sottes spéculations ; Newton violemment attaqué pour avoir détrôné la Providence »10, voilà ce qu’a fait l’Eglise pour la science. L’historien, à qui j’emprunte ces paroles, écrivait sous Léon XIII et notait avec joie le « noble changement » qui s’était produit. Il ajoute : « La faute est celle de ces hommes à l’esprit étroit, à la voix bruyante, incapables de comprendre les paroles et l’œuvre du divin fondateur du christianisme, et substituant à la religion des dogmes théologiques qu’ils enchaînent de force aux textes de l’Ecriture ».

II

SCIENCES PHYSIQUES

Satan machiniste de l’univers

  • I. — L’ESPRIT et les MÉTHODES. — Mépris de l’Eglise pour la science antique. — La méthode d’autorité étouffe la méthode d’observation. — Interdictions d’étudier les sciences. — Les chercheurs persécutés : Albert le Grand.
  • II. — La PHYSIQUE. — Physique du globe d’après l’Ecriture. — Météorologie diabolique. — Supplices des Tempestarii. — Colère divine contre le paratonnerre.
  • III. — La CHIMIE. — Pactes diaboliques des alchimistes. Interdiction des recherches chimiques. — Les persécutés : Roger Bacon.

I

Les sciences physiques et chimiques sont de celles que l’antiquité avait ébauchées. Six siècles avant J.-C., Thalès de Milet observait l’attraction magnétique ; plus tard, l’acoustique avait fait l’objet de recherches de la part de Pythagore et de ses élèves, Archimède avait fondé la statique et l’hydrostatique, Ptolémée l’optique et Aristote la météorologie1.

Bien plus haut encore remontent les premières découvertes de la chimie, du moins en ses applications pratiques. A une époque très reculée, les Chinois possédaient la poudre à canon. Ils connaissaient, et les Egyptiens aussi, l’art de purifier les minerais métallifères et celui des alliages, ils fabriquaient le verre, pratiquaient l’art du teinturier et la céramique. En Egypte, on le sait, l’embaumement des momies exigeait des connaissances complexes2. Au point de vue théorique, l’Inde avait créé l’hypothèse des cinq éléments, réduits à quatre par les Grecs, et cinq siècles avant J.-C., Leucippe eut la gloire de lui substituer la théorie atomique, reprise ensuite par Epicure et vulgarisée dans l’admirable poème de Lucrèce3.

L’élan était donné. Ces sciences ne demandaient qu’à poursuivre leur développement, quand ce développement se vit arrêté pour quinze siècles. On a accusé le christianisme d’en être la cause responsable, pour avoir dirigé toutes les préoccupations humaines vers un but supra-terrestre. On oublie que la plupart des Pères avaient été des philosophes et des savants païens avant d’entrer dans l’Eglise ; on oublie surtout « que la tâche urgente était d’apporter au monde des paroles de paix et de fraternité, et toutes les nobles âmes s’y employèrent, dédaignant tout le reste »4. Ce qui est vrai, c’est que le génie positif de Rome ne s’était jamais laissé pénétrer par la science hellène et que le christianisme primitif n’eut, en général, ni à la combattre, ni à la soutenir.