La Cathédrale d'Autun et ses mystères

-

Livres
276 pages
Lire un extrait
Obtenez un accès à la bibliothèque pour le consulter en ligne
En savoir plus

Description

Construite en Bourgogne au XIIe siècle, la cathédrale Saint-Lazare d’Autun continue d’intriguer. Ainsi, comment interpréter son orientation inhabituelle? Comment décrypter la légende de saint Emiland et expliquer l’oubli de saint Révérien par l’histoire? Qui peut bien être Gislebertus à qui l’on attribue le plus souvent la réalisation du tympan du Jugement dernier? "Un tel monument est un livre de pierre que seuls les initiés sont aptes à comprendre": c’est pourquoi Daniel Minard s’est penché autant sur les hommes que sur l’œuvre, se chargeant de révéler les secrets enfouis de l’histoire et de l’architecture. Après Les Templiers gardiens de la Terre sainte et de la tombe du Christ, il signe là une nouvelle enquête aussi rigoureuse que passionnante.

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 19 janvier 2012
Nombre de visites sur la page 64
EAN13 9782748375084
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0094 €. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Signaler un problème
La Cathédrale d’Autun et ses mystères
Du même auteur
Les Templiers : Gardiens de la terre sainte et de la tombe du Christ2001
Daniel Minard La Cathédrale d’Autun et ses mystères
Publibook
Retrouvez notre catalogue sur le site des Éditions Publibook : http://www.publibook.com Ce texte publié par les Éditions Publibook est protégé par les lois et traités internationaux relatifs aux droits d’auteur. Son impression sur papier est strictement réservée à l’acquéreur et limitée à son usage personnel. Toute autre reproduction ou copie, par quelque procédé que ce soit, constituerait une contrefaçon et serait passible des sanctions prévues par les textes susvisés et notamment le Code français de la propriété intellectuelle et les conventions internationales en vigueur sur la protection des droits d’auteur. Éditions Publibook 14, rue des Volontaires 75015 PARIS – France Tél. : +33 (0)1 53 69 65 55 IDDN.FR.010.0116377.000.R.P.2011.030.31500 Cet ouvrage a fait l’objet d’une première publication aux Éditions Publibook en 2012
Introduction Quiconque souhaite s’intéresser à l’histoire de la cathé-drale Saint-Lazare d’Autun ne peut se dispenser de consulter cette mine d’informations que constituent les ouvrages du chanoine Denis Grivot, les Annales de la So-ciété éduenne des lettres, sciences et arts, qui, fondée en 1836, a largement contribué à la préservation et à la révé-lation du patrimoine d’Autun, ou encore les travaux du Centre d’archéologie et du patrimoine Alain Rebourg. C’est ainsi qu’au cours de mes lectures j’ai découvert des saints dont j’ignorais jusqu’alors les noms comme Riran, autrement appelé Révérien, ou Émiland qui ne figu-rent plus depuis bien longtemps dans la liste officielle de l’Église. Du premier, certains disent qu’il était évêque d’Autun. Pourtant, il n’est pas mentionné dans la liste of-ficielle affichée dans la cathédrale. Du second on raconte une histoire qui ne semble pas très crédible. Comme le disait le chanoine Denis Grivot : « La légende de saint Émiland n’est pas extrêmement solide, mais elle existe, et à ce titre, on ne peut l’ignorer». Quels mystères ou secrets peuvent se cacher derrière ces personnages ? Ont-ils au moins existé ? J’ai également pu lire que pour les archéologues, la ca-thédrale Saint-Lazare n’est pas orientée car son entrée principale ne fait pas face à l’ouest. Quand on sait l’importance qui était donnée à l’orientation des édifices sacrés au Moyen Âge, et en particulier des cathédrales, on ne peut qu’être dubitatif devant une telle affirmation. Cer-tes son orientation ne correspond pas à l’orientation constatée en général pour les édifices sacrés, mais peut-on
9
dire pour autant qu’elle n’est pas orientée ? Voilà un autre mystère. On ne peut pas parler de la cathédrale sans évo-quer Gislebertus. Qui peut être ce mystérieux personnage dont on ignore tout et dont le nom figure au tympan du Jugement dernier dans la formule GISLEBERTUS HOC FECIT. Le chanoine Grivot était persuadé que cette ins-cription est la signature du sculpteur du tympan. Ce n’est pourtant pas si sûr. Les sculpteurs lorsqu’ils signaient leur œuvre avaient pour habitude de faire parler la pierre et écrivaient le plus souventuntel m’a fait, plutôt qu’untel a fait cela. Qui visitera la cathédrale, et je ne peux qu’y encourager le lecteur, doit savoir qu’un tel monument est un livre de pierre que seuls les initiés étaient aptes à comprendre et que les compagnons bâtisseurs ou sculpteurs y ont « écrit » leurs connaissances. Dans ce contexte, on doit porter une attention particulière aux chapiteaux exposés dans la salle capitulaire. Deux m’ont paru particulièrement dignes d’intérêt. Le premier est celui du sommeil des Ma-ges. L’œil est immédiatement attiré par l’angle droit que dessine le bras gauche de l’ange avec son bras droit. Ce ne peut être le fruit du hasard. Quelle preuve de sa connais-sance le sculpteur a-t-il voulu nous laisser ? Le second est celui de l’adoration des Mages. On est bien loin de la ver-sion chrétienne classique de la crèche. La Vierge n’est pas penchée sur l’enfant mais assise sur un trône royal, portant Jésus sur ses genoux, comme pour montrer sa suprématie sur l’Enfant. Encore une fois quelle connaissance se cache derrière cette représentation ? C’est à ces questions que nous allons essayer de répon-dre dans les chapitres qui suivent afin de résoudre les énigmes qu’elles posent.
10