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Le jardin des lumières dans la biographie du prophète élu

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Livres
398 pages

Description

Le héros de ce roman, orphelin de père, a vécu avec sa mère à la Mecque. Puis ce fut au tour de son grand-père et de son oncle de l’élever.
Ayant atteint la maturité, il décida de s’isoler dans la grotte de Hirae trois années de suite pendant le mois de ramadan. Il médita jusqu’à recevoir la mission divine. En tant que prophète élu, il fut chargé au début de répandre secrètement la religion musulmane. Cette mission s’avéra difficile, notamment lorsqu’il s’agissait du devoir prêché dans les lieux publics. Il endura ainsi moqueries et offenses, au point d’être chassé de chez lui.
L'Hégire marqua l'ère musulmane. Le prophète s'éteignit à Médine à 63 ans après treize années de prêche difficiles passées à la Mecque et dix ans consacrés à l’édification de la nation musulmane à Médine.


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Ajouté le 26 août 2014
EAN13 9782332705174
Licence : Tous droits réservés
Langue Français
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Cet ouvrage a été composé par Edilivre

175, boulevard Anatole France – 93200 Saint-Denis

Tél. : 01 41 62 14 40 – Fax : 01 41 62 14 50

Mail : client@edilivre.com

www.edilivre.com

 

Tous droits de reproduction, d’adaptation et de traduction,

intégrale ou partielle réservés pour tous pays.

 

ISBN numérique : 978-2-332-70515-0

 

© Edilivre, 2014

Préface

En tant qu’ancien enseignant de la langue française, je me suis permis de traduire l’œuvre du cheïkh Safie Ar Rahmane Al Mobar Kafouri, guidé par le plaisir de communiquer un discours, d’inculquer une notion, ou de dispenser un enseignement à autrui.

Aussi ai-je entrepris cette exégèse dans l’intention de partager avec des francophones ce que j’ai assimilé en lisant le document d’origine écrit en arabe, puisque au-delà de la dénotation rigoureuse du lexique arabe, la connotation qui en découle ne posait pas d’obstacles à la bonne compréhension du texte ; cela provient de ce que la culture arabo-musulmane nous est commune, auteur du texte original et traducteur.

Pour ce faire, je me suis imposé le principe de comprendre le message pour le transmettre textuel­lement en reproduisant dans la langue française ce qui fut écrit dans la langue de départ, d’origine, l’arabe.

Dans cette perspective, le traducteur est au service d’un texte, d’une intention qui ne sont pas les siens et qu’il est sensé de reproduire fidèlement, de les transmettre à des récepteurs.

Alors j’ai été minutieux dans la reproduction de l’original en suivant l’enchainement que l’auteur a envisagé : les titres, les sous-titres et la chronologie ont été suivis à la lettre puisqu’il s’agit d’une succession d’événements et d’activités dans le temps, d’un document historique intitulé : “LE JARDIN DES LUMIERES DANS LA BIOGRAPHIE DU PROPHETE ELU”.

Ainsi le texte régit la biographie du prophète Mohammed dans un contexte historique relatant à la fois la vie de celui qui fut chargé de la mission divine et la progression dans le temps de la propagation de la religion musulmane.

De ce fait, on peut remarquer trois étapes bien distinctes dans cette biographie :

La vie de L’Elu à la Mécque avant la Révélation : (de la naissance à la maturité)

La Mission de L’Envoyé d’Allah à la Mécque ; (pendant treize ans à partir de l’âge de quarante ans)

L’édification de la communauté musulmane pendant dix ans à partir du moment où le Messager s’est exilé à Médine (L’Hégire).

Ainsi l’enseignement de l’islam par le Messager a duré pendant vingt trois ans. Le prophète s’éteignit à l’âge de soixante trois ans après avoir mené à bien sa mission.

 

 

Sidna Mohammed l’envoyé de Dieu, que la bénédiction et le salut de Dieu soient sur lui ; ses origines, sa naissance, sa vie avant la Révélation.

Origines paternelles.

Il est l’homme le plus distingué, le meilleur envoyé de Dieu et le dernier prophète : Mohammed bnou Abdellah, bnou Abdelmouttaleb, bnou Hachim, bnou Abdel Manaf, bnou Koçaï, bnou Kilab, bnou Mourrah, bnou Kaab, bnou Louaà, bnou Ghaleb, bnou Fahr, bnou Malek, bnou Ennassr, bnou Kanana, bnou khazima, bnou Madraka, bnou Iliass, bnou Modar, bnou Nizar, bnou maad, bnou Adnane.

Adnane est l’un des descendants d’Ismaïl bnou Ibrahim. (Le prophète Mohammed est un petit fils d’Abraham (Ibrahim), sans précisions sur la généalogie qui détermine le nombre d’aïeux qui le relient au prophète Ibrahim). Dernier maillon de la lignée des prophètes descendants de leur aïeul Abraham, le fondateur de la Kaaba, aidé par son fils Ismaïl, il reçut sa mission. Il est prophète, descendant de prophète.

Origines maternelles :

Sa mère : (que la bénédiction et le salut de dieu soient sur lui) Amina bent Wahb bnou Abdelmanaf, bnou Zahra, bnou Kilab. Kilab : Le cinquième arrière grand-père du prophète : ascendance paternelle. Sa mère et son père descendent du même arrière grand père kilab : son nom Hakim ou Orwa, il faisait la chasse à la courre dont il fut connu de ce nom (Kilab).

Sa tribu Kouraїch identifiée par l’honneur, la hauteur éthnique, la gloire originelle et la sacralité de l’espace : La Kaaba. Caractères, qui faisaient de la tribu la plus distinguée de l’Arabie, la péninsule Arabe. Toutes les personnalités de cette tribu étaient le long de l’histoire passée, des hommes d’honneur et de distinction : Le plus Notoire d’eux était Koçaї (nommé zaïd), il était unique dans plusieurs spécificités : il fut le premier qui s’était occupé de la Kaaba ; il en avait la clé : il l’ouvrait quand il voulait et à qui il le désirait. C’était lui qui avait fait descendre sa tribu à la plaine de la Mecque où ils avaient résidé : ils étaient auparavant aux alentours, dispersés dans d’autres tribus. Ce fut lui qui avait crée l’hébergement des pélerins et leur restauration. Il construisit une maison au nord de la ville appelée « DAR EN NADOUA » : lieu de réunion des citoyens. C’était là où l’on discutait des affaires de la tribu et des citoyens : il était aussi le chef de la tribu qui décidait la guerre ou la paix avec les autres composantes de l’Arabie : Intelligent, il avait le dernier mot dans la tribu où il était écouté.

Sa famille :

La famille Hachémite descendant de Hachim deuxième arrière grand père du prophète. Hachim avait hérité de ses ancêtres d’être le restaurateur des pèlerins et il transmit ce rôle à ses descendants jusqu’à l’Islam. Il était le plus grand homme de son temps : ce fut lui qui eut instauré les deux voyages annuels : le départ d’hiver vers le Yemen, et celui de l’été vers Cham (le moyen Orient). Il passa par Médine (Yetrib) pour aller faire son commerce en Perse. A Médine, il épousa Salma bint Amr bnou Ouday bnou Nejjar. Il demeura avec elle un moment puis il continua son chemin ; elle était enceinte à son départ. Il décéda à Ghazza en Palestine. Elle donna naissance à un garçon qu’elle nommait « Chiba » : poil blanc pour des cheveux blancs qu’il avait. Le garçon grandit chez ses oncles maternels jusqu’à l’âge de sept ou huit ans. Son oncle paternel, El Moutaleb sut son existence, voyagea et le ramena à la Mecque.

Les gens crurent que Chiba était l’esclave de Moutaleb et l’appelèrent Abdoul Moutaleb. Il était un grand homme beau, aimé de la tribu et obéi de tous. Vu sa largesse et son hospitalité, il était connu comme le restaurateur des gens dans la plaine, des animaux sauvages et des oiseaux dans les montagnes. Il fit creuser la fontaine : le puits « Zem Zem » qui avait été démoli et qui avait disparu ; il vit dans son rêve qu’il ordonnait la reconstruction du puits et sut pendant son sommeil son emplacement.

En son temps, Abraha Al Achram vint du Yemen à la tête d’une armée de soixante mille hommes et des troupes sur des éléphants pour démolir la Kaaba, mais entre Minen et Mozdalifa sur la rivière Mahsar, alors qu’ils se préparaient à l’attaque, Dieu défendit le lieu saint en envoyant des oiseaux qui lancèrent des pierres sur les hommes de l’éléphant et les abattirent.

Cela arriva deux mois seulement avant la naissance du prophète, que la paix et le salut de Dieu soient sur lui.

Son père Abdellah était le plus beau, le plus aimé d’Abdoulmotaleb. Ce fut lorsque ce dernier creusa Zem Zem et que le travail eut fructifié, ses concitoyens, envieux pour cela, tentèrent de le concurrencer dans son projet. Il implora Dieu que s’il eut dix garçons qui pussent le défendre, il égorgerait l’un d’eux. Ce qui se réalisa effectivement. Il tirait alors au sort et ce fut Abdellah qui sortit. Abdelmoutaleb se dirigea vers LA Kaâba pour égorger son fils Abdallah. Le peuple le lui interdit ; il égorgea en guise de son enfant cent chameaux. Le prophète est alors le fils de deux parents que l’on projetait d’égorger et qui avaient été épargnés par le sacrifice du Mouton pour l’Ismail bnou Ibrahim : rite de l’Aїd El Adha (fête religieuse musulmane) et Abdellah bnou Abdelmoutaleb épargné par son père qui sacrifia cent chameaux en guise de son fils.

Abdelmoutaleb choisit Amina bent Wahb comme épouse pour son fils Abdellah. Le choix était judicieux : Elle était d’une excellente descendance, jouissant de l’honneur et la hauteur de la naissance ajoutés à l’éducation. Son père était le maître de sa tribu Bani Zohra. Abdellah épousa donc Amina qui tomba enceinte ; elle accoucha du prophète après le décès de son père. Celui-ci, envoyé par Abdoulmoutaleb à Yétrib (Médine) ou au Moyen Orient (Cham), décéda sur le chemin de retour à Yétrib et fut enterré dans la maison de Nabigha Doubyani (poète).

Sa naissance :

Sidna Mohammed (psdssl) naquit le lundi le 9 ou le 12 Rabie el Aoual (Am el Fil) : (le 9 est la véritable date et le 12 la plus connue), correspondant au 22 Avril 571 Après J.C. La sage femme Echifae bent Amr, la mère de Abderrahmane bnou Aouf constatait qu’un éclat de lumière sortit de Amina et qui illuminait les palais de Perse. Elle envoya à son grand père Abdoulmoutaleb pour lui annoncer la bonne nouvelle : Il accourut, heureux ; il prit le nouveau né et entra dans la Kaaba remerciant Dieu de cette naissance et baptisa l’enfant Mohammed. Il égorgea à cet événement un animal et procéda à la circoncision du bébé le septième jour de sa naissance. Il offrit un banquet selon la tradition Arabe.

Sa nourrice était Oum Aїman Baraka l’esclave de son père Abdellah. Elle se convertit à l’Islam et s’exila à Médine et mourut cinq ou six mois après le prophète (PSDSSL).

L’allaitement :

Sa première nourrice, qui lui offrit son sein après sa mère, était Touaïba esclave d’Abou Lahab, avec l’un de ses fils Masrouh. Elle avait allaité avant lui Hamza bnou Abdoulmoutaleb et après lui Abou Salama bnou AbdilAssad el Makhzoumi. Ce furent donc ses frères de lait. Abou Lahab l’avait affranchie, heureux de la naissance de son neveu sidna Mohammed. Mais avec la Révélation, il devint le pire ennemi du Prophète.

A Beni Saad :

Il était de coutume chez les Arabes, de donner leurs bébés aux nourrices à la campagne afin de leur faire éviter la pollution et les maladies causées par l’urbanisme pour qu’ils fussent robustes et qu’ils acquissent la langue Arabe à ses racines.

Des femmes étaient venues de Beni Saad à la Mécque pour emmener des bébés chez elles. On leur proposa le prophète mais aucune d’elles ne voulait le prendre à cause de son état d’orphelin.

L’une d’elles ne trouvant pas de bébé à ramener, se contenta de l’orphelin. A sa prise, les autres nourrices l’envièrent. Elle avait comme enfants Abdellah, Amina, et joudama qui reçut chaїmae comme sobriquet, étaient le frère et les sœurs de lait du prophète (PSDSSL).

La Baraka : (L’abondance)

Tant que le prophète sidna Mohammed restait dans la famille nourricière, tout chez eux se multipliait lait, denrées alimentaires, gaieté, etc.

Tout se transformait chez la nourrice : sa vie, la vie de ses animaux ; le tout reprenait son allure jeune et productive. Les animaux donnaient plus de lait, la nourriture suffisait à tout le monde sans le moindre effort pour la produire. La seule présence du prophète égayait l’atmosphère de cette campagne.

Se voyant mener une vie stable et prospère, la nourrice, une fois le bébé sevré à l’âge de deux ans, ramèna comme d’habitude tous les six mois, le nourrisson chez sa mère et lui demanda de le laisser encore à la campagne afin qu’il grossît et qu’il se fortifiât loin de la pollution de la Mecque. Et ainsi, la prospérité et la gaieté continuaient chez la famille nourricière du prophète sidna Mohammed.

L’intervention « chirurgicale » thoraxique :

Anas bnou Malik, l’un des rédacteurs du Hadith dit que pendant que le prophète jouait avec ses congénères à la campagne, il vit Gabriel prendre l’enfant ; il lui ouvrit la poitrine, en sortit le cœur, en enleva une larve. L’Ange lava le cœur dans un récipient en Or avec l’eau de Zem Zem, et le remit en place. Il referma la poitrine en pressant dessus, lâcha l’enfant et partit.

Les enfants, ayant vu la scène, coururent chez la nourrice pour l’avertir du meurtre de sidna Mohammed. Les enfants revinrent à lui et trouvèrent que son teint avait changé. Anas bnou Malik ajoutait : « je vis la cicatrice sur la poitrine de sidna Mohammed ».

Retour chez sa mère :

Après l’incident, la mère nourricière ayant eu peur, rendit le bébé à sa mère à la Mecque. Il resta chez sa mère parmi sa famille pendant deux ans. Sa mère et lui partirent pour Médine, chez ses oncles et pour rendre visite au tombeau de son père. Son grand-père Abdoulmotalib et la bonne de sa mère Oum Aïmen les accompagnèrent. Ils y restèrent pendant un mois. Sur le chemin du retour, la mère décéda à El Abwae entre la Mecque et Médine où elle fut enterrée.

Chez son grand père :

Son grand-père le ramena à la Mecque persécuté par la douleur. Il enveloppa le bébé d’amour et de tendresse jamais ressentis pour l’un de ses enfants. Il s’occupait de lui avec acharnement, l’asseyait sur son propre lit, ce lit que personne d’autre n’utilisait. Il le caressait, se réjouissait de ce que l’enfant faisait. Il était conscient que cet enfant aurait un avenir exceptionnellement éclatant. Malheureusement, ce grand père affectueux s’éteignit et l’enfant n’avait que huit ans, deux mois et dix jours.

Chez son oncle :

Son oncle Abou Taleb s’occupa de lui après le décès de son grand-père Abdoulmotaleb. Il était un peu indigent. La présence du petit égayait le foyer. Un seul repas suffisait pour tout le monde. Le prophète était d’une sobriété telle qu’il se contentait du peu. Son oncle l’enveloppait d’amour et de tendresse comme le faisait son grand père.

Son voyage en Perse et Bouhaїr Errahib :

Son oncle Abou Taleb décida de partir en Perse faire du commerce dans la caravane de Kouraїch. Le petit n’ayant que douze ans, deux mois et dix jours, s’inquiéta du départ de son oncle et de la séparation. Attendri, alors, l’oncle emmena l’enfant dans son voyage. Lorsque la caravane arrivait près de la ville de Bassera aux frontières de Perse, survint un prêtre chrétien « Bouhaїr le prêtre », il s’avança jusqu’à sidna Mohamed lui prit la main et dit : « voilà le maître du monde. Voici l’envoyé de Dieu. Celui-ci, Dieu l’enverra en tant que miséricorde pour les mondes ».

On lui demanda qui l’avait informé de cela. Il répondit que lorsque la caravane s’était fait voir au sommet de la pente, aucun arbre ni aucune pierre ne s’étaient abstenus : « tous se furent inclinés à votre passage ; tous s’étaient mis à terre comme dans la prière, et on ne fait cela qu’en l’honneur d’un prophète ». Il ajoutait qu’il le savait par une empreinte que l’enfant avait sur la partie inferieure de l’épaule et qui ressemblait à une pomme ; empreinte de la prophétie. Et il insistait que son oncle le fît retourner à la Mecque de peur que les juifs ou les Romains ne le tuassent. Aboutaleb le fit ramener à la Mecque.

La bataille des voyous :

Lorsque le prophète, sidna Mohammed que la paix de Dieu et le salut soient sur lui eut vingt ans, il se produisit une guerre entre les tribus de Koraїch et Kinana d’une part et les tribus Kaїs Illane de l’autre part. La guerre fut très difficile et trouvèrent la mort plusieurs combattants des deux côtés. Puis les protagonistes se réconcilièrent et recensèrent leurs morts et dans le côté où le nombre de morts excèdait, cet excès était compensé par une rançon versée par l’adversaire. Ils signèrent une amnistie et l’armistice et ainsi ils avaient mis fin à toute tension qui les rendait ennemis.

Le prophète préparait les flèches pour ses oncles qui étaient d’excellents archers pendant cette guerre. Cette guerre fut appelée guerre des voyous parce qu’ils avaient aboli la sacralité de la Kaaba et du mois sacré « Dou L’hija ».

Il y eut quatre tentatives de guerre dont trois avaient fini par des querelles verbales, les trois premières années de tension et la quatrième année connut une véritable guerre.

Le parti de la curiosité : ou de l’intrusion :

Au mois de « Dou El Kieda » après la guerre, il y eut un pacte entre les cinq grandes branches de la tribu Koraїch : Banou Hachim, Banou Lmoutaleb, Banou Assad, Banou Zahra et Banou Tayim.

A l’origine de cet accord, un homme Zaїd vint avec une marchandise à la Mecque ; il la vendit à el Ass bnou Ouaїl Salmi. Ce dernier ne paya pas la marchandise au vendeur. L’inconnu vendeur se plaignit à Bani Abdeddar, Bani Makhzoum, Bani Jamee, Bani Salim et Bani Ouday qui ne firent rien pour lui. Il escalada le mont Abi Kaїss et se plaignait à haute voix par un poème qu’il composa en demandant qui lui rendrait justice. Alors Hamza bnou Abdelmoutaleb réunit les différentes branches de la tribu dans la maison d’Abdellah bnou Jadaane chef de beni Taїm. Tous les chefs réunis consentirent qu’ils viendraient en aide à toute personne de Koraїch ou d’ailleurs qui se plaindrait d’une injustice et lui accorderaient l’équité qui lui permettrait de reprendre son droit. Ils prirent le dû de cet homme à Ouaїl Salmi l’usurpateur et rendirent à Zaïd son argent de la vente.

Le prophète sidna Mohammed assistait à cette réunion et appréciait l’acte. Il dit après la Révélation : « j’ai assisté au pacte chez Abdellah Bnou Jadaane que j’ai on ne peut plus, apprécié et si dans l’Islam on en convenait, je répondrais positivement ».

La vie active ou l’insertion sociale :

On sait très bien que le prophète sidna Mohammed était né orphelin, qu’il vécut son jeune âge chez son grand père, puis chez son oncle, et qu’il n’avait rien hérité de son père qui pût l’aider à subvenir à ses besoins vitaux. Jeune, il gardait le troupeau avec ses frères de lait à Bani Saâd et quand il revint à la Mecque, il gardait aussi les troupeaux pour peu d’argent.

La plupart des prophètes ont gardé les moutons au début de leur vie. Le prophète que la paix et le salut de Dieu soient sur lui dit une fois après qu’il reçut la mission : « il n’y eut pas de prophète qui ne les eut pas gardés » (les moutons).

A l’âge de jeunesse, le prophète s’engagea dans le commerce en expérimenté. Il s’associait à Es saeb bnou Es Saeb, il lui était le meilleur associé. Honnête, il ne fit aucune chose qui pût le réduire de sa probité ; on le connut, que la paix et le salut de Dieu soient sur lui, honnête, droit et sans détours, qualités dont les gens l’appelaient l’honnête.

Le commerce avec le capital de Khadija et le voyage en Perse :

Khadija bent Khoueїlid que la bénédiction de Dieu soit sur elle, dépassait les femmes de Koraїch en honneur et richesse matérielle : elle prêtait son argent aux commerçants pour un bénéfice. Ce fut quand elle entendit parler du prophète et de ses qualités humaines, qu’elle lui proposa de travailler avec son capital : elle le paierait plus de ce qu’elle avait l’habitude de donner aux autres.

Le prophète prit le capital et se dirigea vers la Perse accompagné de l’esclave de Khadija appelé Maїsara. Il fit alors un gros bénéfice dans le commerce. Elle gagna plus que jamais du commerce exercé par le prophète.

Son mariage avec Khadija :

Khadija trouvait en la personne de sidna Mohammed l’honnêteté qui ébahit les cœurs. Maїsara racontait ce qu’il avait vu en le prophète des qualités rares, impossible de les trouver dans les humains, et mêmes des miracles quand les anges le préservaient du soleil, par exemple.

Khadija se sentit être à mesure de mériter ce qu’elle désirait en lui (La BDSSE). Elle lui envoya l’une de ses amies pour lui proposer le mariage. Il accepta, en parla à ses oncles qui acquiescèrent. Ils allèrent selon la coutume chez l’oncle de la prétendante Khadija pour demander sa main. Son oncle Amr Bnou Assad la maria au prophète sur une dot. Le mariage eut lieu deux mois et quelques jours après son retour (PSDSSL) de Perse. Il avait vingt cinq ans et khadija en avait quarante ; une autre version dit qu’elle était âgée de vingt huit ans. Elle s’était mariée deux fois auparavant. Successivement son premier mari mourut, son second aussi. Des hommes d’honneur demandaient sa main ; elle refusait et rejetait toute demande jusqu’à ce qu’elle épousa le prophète. Elle trouva avec lui le grand bonheur jamais vécu par autrui. Elle fut la première épouse du prophète qui ne prit d’autres femmes qu’après sa mort : tous ses enfants viennent d’elles. Sauf Ibrahim né de Maria El Koubtia.

Ses enfants (BSDSSL) de Khadija

Par ordre de naissance El Kacim, Zaїnab, Rokia, Oum Kaltoum, Fatima, Abdellah. Tous les garçons moururent très jeunes. Les filles atteignirent toutes l’ère de la prophétie. Elles se convertirent à l’Islam et s’exilèrent. Elles moururent avant le prophète sauf Fatima que la bénédiction de Dieu soit sur elle qui décéda six mois après son père (PSDSSL).

La reconstruction du Beїt (Maison de Dieu) et l’arbitrage :

Quand le prophète atteignit l’âge de trente cinq ans, il y eut un grand orage ; ce qui fendit les murs de la Kaaba. Elle était détruite auparavant à cause d’un incendie ; ce qui obligeait les Koraїchis à la démolition et à la reconstruction de la Maison de Dieu. Ils ont décidé de ne dépenser pour cet effort que de l’argent de bonne source : ni argent provenant de la prostitution, ni des intérêts sur les prêts, ni même de l’argent amassé de force aux propriétaires. Ils eurent peur de la punition de Dieu de l’avoir démolie.

El Oualid bnou Oumeїra leur dit alors que Dieu ne punissait pas les réparateurs ; puis il commença la destruction jusqu’à l’arrivée aux fondations de Ibrahim.

Ils commencèrent la reconstruction en spécialisant chaque tribu dans une partie de l’édifice. Les notoriétés et les personnes les plus importantes portaient les pierres sur leurs épaules. Le prophète ainsi que son oncle El Abbas prenaient les pierres parmi les gens. Le maçon fut un roumain appelé Bakom. L’argent cumulé ne suffisait pas dans la reconstruction de la kaaba dans ses dimensions originelles. Ils élevèrent un mur très cours du côté du nord cernant la partie exclue de la Kaâba appelée El Hijr et El Hatim. Lorsque l’édifice atteignit l’emplacement de la Pierre Sacrée « El Hajar El Assouad » la pierre noire, chaque chef de tribu voulut l’honneur de la pose de cette pierre à son endroit. Ce fut alors un malentendu qui allait mal tourner. Ce malentendu dura quatre ou cinq jours et allait se transformer en une guerre fratricide. Ce fut Abou Oumeya Bnou Lmoughira qui eut par miracle épargné l’écoulement du sang par une idée géniale : il était le plus âgé de tous, donc écouté. Il proposa d’accepter l’arbitrage du premier homme qui entrerait par la porte de la mosquée, ce qu’ils consentirent.

La volonté de Dieu élut son prophète pour cette mission d’arbitrage : ce fut lui qui entrait le premier. Quand ils le virent, ils se réjouirent de son apparition, et dirent « c’est l’honnête, nous l’acceptons ».

Ils informèrent l’arbitre du malentendu et demandèrent son intervention pour résoudre le problème. Il prit un drap ou un large tissu et mit la pierre dedans, il ordonna aux chefs de tribus de prendre chacun par un bout le tissu et de le soulever en même temps. Quand « le Hajar » arriva à la hauteur de son emplacement primitif, il le prit et le posa à sa place. C’était une résolution sans opposition, acceptée par tout le monde.

La pierre sacrée s’élèvait à un mètre cinquante du terrain extérieur destiné pour les rites des tours autour de la Kaaba (El Mataf). La porte fut à deux mètres du sol pour que les responsables ne permissent l’entrée dans le lieu sacré qu’à ceux à qui ils le voulaient. Les murs furent édifiés de neuf mètres de hauteur. Ils installèrent six madriers en deux rangées et ils mirent un toit. La Kaaba n’avait ni de toit auparavant, ni poutres.

La vie du prophète sidna Mohammed avant la Révélation :

Il naquit et grandissait sain d’esprit, fort corporellement, intègre ; il passait sa jeunesse et atteignit la maturité, rassemblant toutes les vertus avec une mentalité supérieure et une vue perspicace. Il était le symbole extrême dans les qualités morales et l’exemple idéal dans les actes concrets. Il excellait dans l’honnêteté, la probité, l’humanité, la bravoure, l’équité, la sagesse, la tolérance, le contentement du peu, la patience, le remerciement de Dieu pour ses bienfaits, la pudeur, la simplicité, la fidélité, le conseil d’autrui…

Il était au sommet de la bienfaisance, et de l’altruisme ; ce qui poussa son oncle Abou Taleb à chanter des vers en son apologie.

Dieu le surveillait et le préservait : il haïssait ce que ses compatriotes considéraient comme la Vérité. Il n’assistait pas aux cérémonies d’adoration des statues. Il n’eut jamais goûté à la viande des animaux sacrifiés selon la tradition en l’honneur et la divinité des statues. Il n’admettait pas entendre jurer par Laat et El Ouzza ni ne les adorer. Il n’eut jamais bu d’alcool ; et n’eut jamais participé aux distractions des jeunes ainsi qu’à leurs jeux.

La prophétie et la prêcherie :

Préludes à la prophétie :

Selon ce qui eut été cité avant, le fossé intellectuel et pratique grandissait entre le prophète sidna Mohammed et ses compatriotes. Il commençait à s’inquiéter de ce qu’il les voyait sur la voie du désastre et du malheur. Il préférait la solitude et l’éloignement d’eux. Il réfléchissait à ce qui pourrait aider ce peuple à atteindre le bonheur, la quiétude.

L’inquiétude pour ce peuple et l’envie de le sauver s’accentuèrent chez le prophète (PSDSSL) avec l’âge. Ce qui le poussait à s’isoler dans la grotte de Hirae. Il y adorait Dieu sur ce qui restait de la religion d’Abraham pendant un mois chaque année : cela correspondait au mois de Ramadan. Et après l’écoulement de ce mois à la grotte, il retournait à la Mecque, le matin. Il faisait des tours autour de la Kaâba et après, il rentrait chez lui. Ceci s’était renouvelé trois années de suite. Lorsqu’il atteignit la quarantaine : la maturité, la perfection et l’âge où la majorité des prophètes reçurent la mission divine. Donc à l’âge de quarante ans les prémices du bonheur commençaient à apparaître. Il voyait dans le rêve ce qui se produisait réellement. Il voyait la Lumière et entendait la Voix. Il dit : « je connais des rochers à la Mecque qui me saluaient à mon passage avant la Révélation ».

Commencement de la prophétie, descente de l’inspiration :

Lorsqu’il (PSDSSL) atteignit la quarante et unième année et pendant qu’il invoquait Dieu et priait à Hirae survint subitement Gabriel. Et ce fut Khadija l’épouse du prophète qui racontait l’événement.

Au commencement, le prophète sidna Mohameed avait des visions pendant le sommeil qui virent le jour à son réveil. Après, il aimait la solitude ; il s’isolait à Hirae et priait des nuits durant au mois de Ramadan et ne revenait chez lui que pour s’approvisionner, et il retournait à la grotte pour se recueillir jusqu’à ce qu’il reçut l’Ange Gabriel qui lui dit : « Lis » le prophète rétorqua : « je ne sais pas lire ».

Il dit (PSDSSL) il me prit, entre ses bras m’étreignit jusqu’à l’étouffement, me relâcha, me poussa, et dit « Lis » je dis que j’étais illettré. Il m’étreignit une seconde fois jusqu’à bout de force, me poussa en disant : « lis au nom de ton Dieu qui a créé. Il a crée l’homme d’une larve. Lis par ton Dieu le miséricordieux qui fit apprendre à la plume. Il enseigna à l’homme ce qu’il ne savait pas ». Sourate El ALAK (la larve). Le prophète retourna chez lui grelottant et demanda à Khadija de le couvrir. Elle le couvrit jusqu’à ce qu’il reprît ses forces. Il conta ce qu’il s’était passé à Khadija. Il avoua qu’il avait peur d’en finir là. Khadija lui rétorqua que Dieu ne l’abandonnerait jamais, lui, qui avait toutes les qualités humaines et qui les mettait en exercice pour le bien d’autrui.

Khadija le conduisit alors chez Waraka bnou Naoufal Bnou Assad bnou Abdel Ouzza cousin de Khadija. C’était un homme qui s’était converti au christianisme pendant la barbarie. Il récrivit l’Evangile en hébreux. Il était un vieil homme aveugle. Khadija lui demanda d’écouter son neveu. Et le prophète de lui conter ce qu’il lui arrivait. Waraka affirma que c’était l’Ange envoyé par Dieu à Moїse. « Ha si j’étais à ce moment là jeune et fort, instant où ton peuple te chasserait de ton pays. » « Me chasseraient-ils ? » demanda le prophète. « Oui » répondit Waraka « ils te chasseront. Il n’y eut pas d’homme qui prêchât ce que tu ferais et qui n’ait pas été exilé. Et si j’atteins ce jour, je serai parmi les fidèles qui te glorifieront ». Malheureusement Waraka mourut.

Histoire des prémices de la prophétie, la révélation :

C’était l’histoire des débuts de la prophétie et le commencement de la descente du « Wahiy », l’Inspiration divine pour la première fois. Ceci se produisit au mois de Ramadan. Dieu dit dans le Livre Sacré : « la descente du Coran eut lieu au mois de Ramadan » il dit encore. « Nous l’avons fait descendre pendant la nuit du Destin ». Et dans les Hadiths, on rapporte selon le prophète que l’événement eut lieu cette année là, le lundi à l’aube et que la nuit du destin a lieu dans les dix dernières nuits du Ramadan, les nuits à la numérotation impaire. Il est prouvé scientifiquement que la nuit du destin eut lieu cette année-là, le lundi 21 ramadan, quand le prophète eut atteint la quarante et unième année. Cela correspondait au 10 Aout 610. Son âge était quarante ans 6 mois et 12 jours que la (PSDSSL). Cela correspondait à trente neuf ans de l’année solaire année du calendrier Grégorien. Il fut le Messager d’Allah à l’âge de quarante ans du calendrier cité.

La cessation du Wahy et sa reprise :

L’inspiration cessa après cette première fois à la grotte de Hirae. Ceci durait plusieurs jours ce qui produisit en le prophète (PSDSSL) un énorme chagrin. Mais l’intérêt réel résidait en cette cessation : la peur qui s’était emparée de lui disparut. Il devenait plus apte à endurer ce qui l’avait affecté la première fois. Il était plus préparé à recevoir l’Ange une autre fois.

Ainsi le prophète sidna Mohammed retourna à Hirae après la rencontre de Waraka pour finir sa médiation et ses prières pendant le reste du mois de Ramadan. Après l’écoulement de Ramadan, il retournait le matin de Chaoual comme d’habitude pour le rite duTaouaf et le retour chez lui (PSDSSL).

Le prophète dit : « lorsque j’entrai à la plaine de la Mecque, une voix m’appela : Je regarde à ma droite puis à ma gauche et derrière moi, je ne vois rien. Je lève la tête devant moi et j’aperçois quelque chose : l’Ange qui était venu à Hirae, est assis sur une chaise entre le ciel et la terre. J’ai une peur qui me fait écrouler à terre. Je reviens chez Khadija et lui demande de me couvrir : « couvrez-moi, couvrez-moi, et mouillez moi avec de l’eau de Zam Zam. Ils font ce que j’ai demandé. » Survient alors le versé du Coran :(Hé, celui qui est couvert, lève-toi et préviens, glorifie Dieu, lave ton linge, éloigne-toi de la malédiction. Et ne fais pas le bien qui, en compensation, tu désires mieux.) Al Moudattir, début de la sourate.

Après cela les retours de l’ange se furent multipliés et devinrent fréquents.

Ces versets annonçaient bien le début de la mission divine dont fut chargé le prophète. Ils éclairaient son devoir. La mission du prophète reposait sur deux volets : la responsabilité et l’explication que cela imposait.

En ce qui concerne la première responsabilité :

Elle consistait en l’information et l’avertissement des hommes. Selon les paroles de Dieu : « lève-toi et avertis ». Signifie : « informe les gens que Dieu les punira s’ils ne suivent pas la voie du salut et qu’ils persistent dans l’entêtement et l’égarement s’ils adorent autre chose que Dieu et qu’ils confondent encore Dieu dans ses qualificatifs, ses droits et ses actions.

Le deuxième volet, fut qu’il était chargé (PSDSSL) d’appliquer les ordres de Dieu le plus haut, son engagement à les appliquer lui-même pour qu’il fût l’exemple des croyants.

Dans la suite du verset : « glorifie Dieu l’unique et n’assemble aucun autre à cela » ; « lave ton linge ». Signifie la propreté du corps et des vêtements puisqu’il n’est pas permis à celui qui se présente devant Dieu dans les prières d’être sale et pollué sexuellement, (après chaque acte sexuel, on doit se laver selon des règles bien strictes le corps, la tête et les membres, à grande eau, dont la couleur et la saveur n’ont pas été changées par n’importe quel corps dissout) et en plus pour chaque prière faire les ablutions (règles encore strictes de propreté, corps et vêtement ; il est de même pour le lieu de prosternation qui doit être propre. Et éloigne-toi de ce qui provoque le mécontentement de Dieu. Evite la punition divine et cela en obéissant au Créateur et en évitant sa malédiction. N’attends pas un bénéfice matériel ici bas pour un bienfait réalisé. La dernière réplique annonce ce qui arrivera au prophète : ses compatriotes porteront atteinte à sa personne et à sa personnalité quand il leur demandera de délaisser leurs dieux statues et suivre la religion prêchée.

L’accomplissement du Devoir : le message – la mission :

Le verset chargeait le prophète de sa mission. Il (PSDSSL) commençait à répandre la parole de Dieu parmi les Koraїchis qui étaient païens. Ils adoraient et divinisaient des statues. Ils n’eurent d’autre argument que celui qu’ils trouvèrent ainsi leurs ancêtres et qu’ils ne trahiraient jamais. Ils n’avaient d’autre morale que la fierté et l’esprit hautain. Ils ne trouvaient de solution de leurs problèmes que dans l’épée. Dieu ordonna à son messager de communiquer cette religion discrètement dans le début ; il n’ouvrirait la discussion qu’avec des gens qu’il connaissait et qu’il jugeait être aimant la vérité et le bien. Ceux en qui il avait confiance. Il commença par sa famille et ses amis.

Les premiers disciples :

Le prophète (PSDSSL) commença à l’appel à la religion. Se furent accourus et eurent répondu promptement ceux que Dieu a guidé au bonheur et au salut.

La première adepte fut Oum El Mouminine, (la mère des croyants) Khadija bent Khouaїlide (que la paix soit sur elle) : l’épouse de sidna Mohammed qui eut vu les prémices de la prophétie et remarquait le prélude de la mission divine : elle croyait que c’était lui le guide de la Oumma. (Les peuples réunis) ; ceci se précisa pour elle quand Ouaraka bnou Naoufal dévoila tous les secrets du prophète d’après les indices qu’on lui avait présentés. Elle était persuadée que celui qui vint voir le prophète était bien l’Ange Gabriel porteur du message de Dieu à ses Elus Prophètes. Elle voyait de ses propres yeux ce qu’advenait au prophète quand il reçut la Sourate (Elmodatir). Il était normal qu’elle fût la première femme convertie à la nouvelle religion prêchée par sidna Mohamed.

– Le guide (PSDSSL) s’était dépêché vers son ami intime Abou Bakr Es seddik (que la bénédiction soit sur lui) pour lui annoncer la mission dont Dieu l’eut honoré en l’en chargeant. Il lui proposa de croire en ses propos et lui demanda de se convertir à l’Islam. Abou Bakr acquiesça et devint le second disciple. Il fut le premier croyant des hommes. Il était plus jeune que le prophète de deux années et son ami depuis longtemps et connaissait les qualités immuables de son ami. Sa conversion était un fort témoignage de la véracité de la mission.

– L’un des premiers convertis était Ali bnou Abi Taleb. Il vivait chez sidna Mohammed qui était responsable de cet enfant. Kouraїch fut frappé par une famine, Et Abou Taleb ayant une famille nombreuse, céda Ali au prophète et Jaafar à El Abbas. Ali était considéré par le prophète comme étant son fils. Et à la révélation...