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Les Belles Paroles des saints

De
145 pages

On lit dans les actes de sainte Agathe, vierge et martyre, que, durant les tortures qu’elle subit, elle se soutenait en répétant sans cesse cette belle prière :

« O Seigneur Jésus-Christ, soyez l’unique possesseur de tout ce que je suis. »

Des solitaires lui demandaient quelle était de toutes les vertus celle qui coûtait le plus de travail — C’est la prière, répondit-il ; car on ne peut prier sans avoir à combattre les démons qui s’y opposent

Un jeune solitaire le consultait sur la conduite qu’il devait garder à l’égard des frères du monastère où il entrait : — Soyez toute votre vie, lui dit-il, aussi humble à leur égard que vous l’aurez été le premier jour.

Fruit d’une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.


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À propos deCollection XIX
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APPROBATION
Nous, MARIE-JOSEPH-FRANÇOIS-VICTOR MONYER DE PRILLY , par la miséricorde divine et la grâce du Saint-Siége apostolique, Évêque de Châlons ; La Société de SAlNT-VICTOR ayant soumis à noire app robation un petit Volume intitulé :Les Belles Paroles des Saints,par M. A. Blampignon, curé de recueillies Plancy, nous avons fait examiner cet ouvrage, et su r le compte qui nous en a été rendu, nous pensons qu’il offrira une lecture intéressante. Donné à Châlons, sous notre seing, le sceau de nos armes et le contre-seing du Secrétaire de l’Evêché, le 18 juin 1849. †, M.J.F.V. ÉVÊQUE DE CHALONS. Par Monseigneur : DARAS. Chanoine-Secrétaire,
Typ. E. Lefranc
Alexandre Blampignon
Les Belles Paroles des saints
AVANT-PROPOS
Nous avons cru faire une œuvre utile en publiant, d ans ce petit volume, quelques-unes des belles et lumineuses paroles de ces hommes incomparables que Dieu a revêtus de l’auréole de sa gloire et que l’Église a inscrits dans ses dyptiques augustes. Nous avons profité pour cela de recueils antérieurs . Mais nous ne nous sommes pas contenté d’un choix fait dans les recherches de nos devanciers ; nous avons ajouté un peu de nos lectures. D’autres ont présenté au public les pensées remarqu ables des hommes illustres de l’antiquité payenne. Il nous semble que les notable s paroles de ceux que Dieu a remplis de sagesse et de vertu doivent plus encore plaire à l’esprit, réjouir le cœur, éclairer l’intelligence. Plus d’un esprit léger préférera à cette petite gal erie substantielle les œuvres frivoles du moment, qui n’apportent ni un germe de vertu, ni un principe de vérité, semblables à ces nuées sèches et légères, qui vague nt dans l’espace, ne troublent pas trop l’atmosphère inférieur par leurs émanation s, mais aussi ne répandent sur la terre ni pluie, ni rosée qui la puissent féconder. Il n’en sera pas ainsi de vous, lecteur : vous ne laisserez pas éteindre la lumière que le ci el a fait briller sur votre âme ; vous conserverez la clé de la science vraie et utile ; v ous vous en approprierez les trésors, pour vous enrichir et les communiquer aux autres. La bouquetière Glycéra, dit saint François de Sales , savait si proprement diversifier la disposition et le mélange des fleurs qu’elle met tait en ses bouquets, qu’avec les mêmes fleurs elle faisait une grande variété de bou quets ; de sorte que le peintre Pausias demeura court, voulant contrefaire cette di versité d’ouvrage ; car il ne sut changer sa peinture en autant de façons que Glycéra faisait ses bouquets. — Ainsi le Saint-Esprit dispose et arrange avec tant de variét é les enseignements chrétiens qu’il donne par ses serviteurs, que, la doctrine étant to ujours la même, les exposés néanmoins qui s’en font sont bien différents de formes. Vous trouverez donc ici cette variété de fleurs et de parfums que l’esprit de lumière a fait croître dans le cœur de ceux en qui il voulu t bien se reposer. Vous imiterez l’abeille active et prévoyante, qui tire de chaque fleur, avec un goût sûr et une délicatesse exquise, le nectar que le ciel lui envo ie : manne précieuse et inconnue à beaucoup d’autres, mais dont elle sait apprécier le mérite et la valeur.
LES BELLES PAROLES DES SAINTS
SAINTE AGATHE
On lit dans les actes de sainte Agathe, vierge et m artyre, que, durant les tortures qu’elle subit, elle se soutenait en répétant sans c esse cette belle prière : « O Seigneur Jésus-Christ, soyez l’unique possesseu r de tout ce que je suis. »
SAINT AGATON
Des solitaires lui demandaient quelle était de tout es les vertus celle qui coûtait le plus de travail — C’est la prière, répondit-il ; ca r on ne peut prier sans avoir à combattre les démons qui s’y opposent Un jeune solitaire le consultait sur la conduite qu ’il devait garder à l’égard des frères du monastère où il entrait : — Soyez toute votre vi e, lui dit-il, aussi humble à leur égard que vous l’aurez été le premier jour. On voulait savoir de lui lequel était préférable du travail du corps ou de la vigilance de l’esprit : — L’homme, répondit-il, est un arbre ; les travaux du corps en sont les feuilles, la vigilance intérieure en est le fruit ; mais le fruit a besoin des feuilles pour le couvrir contre les injures de l’air et pour l’orner.
SAINT AIDAN,
ÉVÊQUE DE LINDISFARN
Oswin, roi d’Angleterre, fit présent à saint Aïdan d’un beau cheval magnifiquement harnaché, pour qu’il s’en servit dans ses voyages. Quelque temps après, le saint évêque, rencontrant un pauvre qui était à pied et m archait péniblement en demandant l’aumône, le lui donna. Le roi, piqué, lui fit des reproches d’avoir donné à un mendiant un cheval d’un si grand prix : — Sire, lui répondit l’évêque, l’enfant de Dieu qui était dans le besoin ne nous est-il pas plus précieux que le cheval ?
SAINT ALEXANDRE,
MARTYR
Saint Alexandre, uni à saint Epipode par les liens de le piété et de l’amitié, souffrit le martyre quelques jours après lui. Le juge lui dit, pour ébranler son courage, qu’on avait fait une recherche si exacte des chrétiens, qu’il n e restait peut-être plus que lui seul : — Je remercie Dieu, répondit le saint, de ce qu’en me représentant la constance et les triomphes des martyrs, vous m’animez à les i miter. Les supplices n’éteindront pas le nom chrétien ; ils l’étendent, et c’est à eu x qu’il doit son accroissement.
SAINT ALONIUS,
SOLITAIRE
Un jour qu’il servait les anciens Pères du désert, ceux-ci, pendant le repas, lui donnèrent beaucoup de louanges, que ce saint reçut sans faire aucune réponse. Quelqu’un lui demanda la raison de son silence — Ré pondre à ces louanges, dit-il,
c’eut été les recevoir.
SAINT ALPHONSE DE LIGUORI
Saint Alphonse de Liguori remplit avec zèle et sage sse la tâche difficile de gouverner une communauté nombreuse, composée de per sonnes différentes d’âge et de dispositions. Les malades attiraient surtout son attention particulière. — Aucun membre, disait-il, n’est plus utile à une communaut é que les malades et les infirmes, parce qu’ils sont pour les autres une fréquente occ asion de pratiquer la vertu, et qu’ils attirent sur eux les plus grandes bénédictions du c iel. Il prescrivait à ses frères la plus scrupuleuse att ention à la charité. — Le monde, disait-il, n’est jamais si scandalisé que lorsqu’il voit un prêtre manquer à son devoir. Un jour qu’il était tourmenté de scrupules, quelqu’ un lui dit : — Ne craignez point : vous avez fait tant de bonnes œuvres ! — Quelles bo nnes œuvres ? répondit-il aussitôt : toute mon espérance est en Jésus-Christ, et, après lui, en Marie.
SAINT AMBROISE,
ÉVÊQUE DE MILAN
Dans un moment de mécontentement, le peuple de Thes salonique eut le malheur de se laisser aller à une sédition si violente, que les officiers de l’empereur furent traînés par les rues, et Bothéric le gouverneur mis à mort. A cette nouvelle, Théodose, excité par ses courtisans et emporté par la vivacit é de son caractère, ordonna un châtiment que les courtisans appelèrent répressif e t exemplaire, mais qui fut un horrible massacre, où sept mille citoyens périrent sans distinction d’innocents ou de coupables. En apprenant cette barbarie, saint Ambroise se reti ra de Milan, pour laisser à l’empereur le temps du calme et de la réflexion ; p uis il lui écrivit une lettre, où l’on remarque ces paroles : « Si le prêtre, dit Ezéchiel , n’avertit pas le pécheur, celui-ci mourra dans son péché, et le prêtre sera coupable d e ne l’avoir pas averti. Le péché ne s’efface pas par les larmes ; le Seigneur ne par donne qu’à ceux qui font pénitence.... » Le saint évêque connaissait la piété de l’empereur et prévoyait qu’il ne serait pas longtemps sans se présenter à l’Eglise, pour partic iper, comme les autres chrétiens, aux saints mystères. Alors, l’arrêtant à la porte d u temple, il lui dit : — Comment entreprenez-vous d’entrer dans la maison du Seigneur ? Oseriez-vous étendre vos mains, encore teintes du sang innocent, pour recevoir le corps sacré de Jésus-Christ ? Oseriez-vous recevoir son sang adora ble dans cette bouche qui a commandé un aussi grand massacre ? Retirez-vous, pr ince, et n’ajoutez pas un nouveau crime à celui que vous avez déjà commis. Re cevez avec soumission le joug que le Seigneur vous impose ; il est dur, mais salu taire, et il procure la guérison de l’âme. Théodose, touché, resta quelque temps les yeux bais sés ; après quoi, il répondit qu’il reconnaissait bien qu’il était coupable, mais qu’il espérait que Dieu, qui avait pardonné à David, aurait, aussi égard à sa faibless e.  — Puisque vous avez imité David dans son péché, ré partit Ambroise, imitez-le aussi dans sa pénitence. Théodose se soumit, accepta la pénitence canonique qui lui fut imposée, et resta huit mois privé des sacrements.
Callogone, préfet de la chambre impériale, menaça s aint Ambroise de lui ôter la vie, s’il ne livrait aux Ariens l’église que lui demanda it l’impératrice Justine : — Si vous vous comportez en spadassin, dit Ambroise, je me co mporterai en évêque. Je ne crains point vos menaces ; vous ne pouvez faire mou rir que le corps : mon âme est au-dessus de votre pouvoir. En m’arrachant la vie t emporelle, vous ne porterez aucune atteinte à mon ministère. L’âme est tout ent ière au pouvoir de Dieu seul ; en me faisant perdre la vie de ce monde, vous m’en pro curerez une éternelle. Que ne peut-il se faire que le Seigneur délivre l’Eglise d e ses ennemis en dirigeant tous leurs traits contre moi seul, afin, que leur fureur soit rassasiée de mon sang !