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Les spirituelles des rêves et des âmes

De
76 pages

L’auteur fit de nombreux rêves et il lui arriva de nombreuses expériences spirituelles qu’elle raconta à des proches ou à des amis. Tous lui conseillèrent de les écrire afin de ne point les oublier. Ce faisant, elle s’aperçut que tout s’imbriquait de façon cohérente.

Cet ouvrage, bien que résolument ancré dans la foi chrétienne, est profondément œcuménique et unit de manière confraternelle les trois religions monothéistes.

Dans la dernière partie, par-delà les interrogations d’une petite fille qui se prépare à la première communion, toutes les questions essentielles de ce qui peut les réunir ou les diviser sont naïvement posées.

Mais l’âme d’enfant que le Christ invite ses disciples à conserver, n’est-elle pas la seule qui soit dénuée d’a priori et de malice ?


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Couverture

Cover

Copyright

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cet ouvrage a été composé par Edilivre

175, boulevard Anatole France – 93200 Saint-Denis

Tél. : 01 41 62 14 40 – Fax : 01 41 62 14 50

Mail : client@edilivre.com

www.edilivre.com

 

Tous droits de reproduction, d’adaptation et de traduction,

intégrale ou partielle réservés pour tous pays.

 

ISBN numérique : 978-2-332-64955-3

 

© Edilivre, 2013

Dédicaces

 

 

ÀPascal Rolandpour les six années qu’il nous a consacrées en tant que Curé à l’église Saint-Martin de l’Isle Adam.

Il fut ensuite formateur au Séminaire de Saint Sulpice d’Issy-les-Moulineaux pour la formation des prêtres, avant de devenir en janvier 2003 Evêque de Moulins, et depuis septembre 2012 évêque de Saint-Jean-de-Belley.

Il a su, par ses prêches, raviver les braises d’une foi que j’avais crue éteinte.

Citation

 

 

« Là où est le moi Dieu ne peut pas entrer. Là où il n’est plus de moi Dieu ne peut pas ne pas entrer… L’homme doit être à tel point dépouillé de toute chose et de toutes œuvres tant intérieurement qu’extérieurement qu’il soit un lieu propre dans lequel Dieu puisse œuvrer »

Eckhart Von Hochheim (1260-1328)

C’était un jour de noël

C’est Noël et je n’ai toujours pas trouvé de bûche glacée au nougat. Une catastrophe ! Que vais-je offrir à mes invités ?

Je me faufile et me dépêche. S’il en reste une dernière, elle sera pour moi. Je suis arrivée juste à temps. Il n’y en avait plus que deux dans le congélateur de la Superette. Je les attrape et les glisse dans mon caddy, et me précipite vers la caisse en slalomant, et j’accroche un portant plein de peluches et de petits pyjamas. Il n’y a plus qu’à les ramasser tous. Ils sont doux sous la main. Je choisis un pyjama bleu avec de petits nuages jaunes et un nounours tout doux… tout doux… Un enfant va naître et j’ai failli l’oublier.

Je me prosterne devant la crèche et offre ces présents à la mère. J’ai les joues en feu et frissonne de joie. Je suis présente, ce jour-là, à Bethléem, lors de la naissance de l’enfant. Les paroissiens me regardent surpris, puis sourient.

Quand je suis revenue le soir pour la messe de minuit, un amoncellement de petits pyjamas et de peluches entouraient la crèche, et tout à côté une pancarte :

« Vos dons pour les enfants de l’orphelinat. Ce que vous leur offrez, vous le donnez aussi à lui. »

En sortant j’ai regardé le ciel. Il était du bleu si particulier, à la fois sombre et lumineux, qu’il revêt dès les premiers jours de l’Avent.

Accrochées au firmament les trois étoiles des rois mages, à la queue leu leu, scintillaient.

Juste dire merci

Je lui raccrochai au nez.

« C’était le service de trop ! Je ne lui en rendrais plus aucun ! Après tout, ce n’était pas si difficile de dire merci. Elle ne m’y reprendrait plus ; plus jamais ! »

Et pourtant… c’était une amie très chère.

Des années plus tard je réalisais ce que j’avais fait ce jour-là : toutes mes prières n’avaient été que des demandes, rien d’autre que des demandes.

Et si Dieu me répondait de la même manière. S’il me claquait la porte au nez lui aussi : se disant que, malgré tout ce qu’il avait déjà fait, je continuais chaque jour d’affilé, à demander encore toujours plus, exigeant sans cesse davantage ; me permettant même de rager pour ce qui n’était pas obtenu.

Pourtant, LUI SEUL SAVAIT la pertinence de chaque requête.

Je réalisais que je devais me racheter et me précipitai à l’église, et me munis de vingt-trois grandes votives rouges : trois pour La Vierge pour lui remercier de nous avoir donné Jésus, vingt pour Jésus pour le remercier de toutes les grâces qu’il m’avait déjà accordées.

Ma surprise fut immense quand il me fut accordé ce dont j’avais toujours rêvé1 ; ce que je n’avais jamais pu concevoir qui puisse un jour être demandé.

J’ai compris la réponse de Dieu et maintenant quand je prie, je dis seulement :

« Seigneur je vous remercie pour tous les bienfaits que vous m’accordez chaque jour. »

 


1. Le don de l’écriture.

Faux départs

17.1 – Respirer

Comme tout un chacun, je respire habituellement, sans trop y penser. Cependant, un jour, dans ma treizième année, la respiration me manqua. J’étais dans une église, ancienne, confinée, et dus sortir précipitamment pour faire des exercices respiratoires afin de me ventiler. Ensuite, je n’y pensai plus ; croyant ce problème passager ; causé peut-être par l’âge critique. Puis, dans ma dix-septième année, alors que je me trouvai assise aux tous premiers rangs lors d’une cérémonie religieuse. Brusquement, j’eus froid, très froid ; comme si une main de glace m’avait saisi le cœur. Je me mis à transpirer. Symptômes contradictoires, pensai-je. Des points noirs dansaient devant mes yeux. Ils devinrent des tâches, ensuite je ne vis plus rien. Mais toutes les issues étaient obstruées. Pourtant, il était urgent de sortir. Enfin je pus me frayer un chemin vers...