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Les Trésors cachés de la Bible - Tome 4

De
244 pages

Ce tome 4 nous révèle ce qu'il y a d'éternel dans la condition humaine : l'âme est immortelle et son libre arbitre conditionne son présent et son futur. Chacun doit déc(ouvrir) son passé pour compléter sa propre histoire. L’heureuse dualité du bien et du mal nous fait vivre et progresser. Elle est un cadeau divin qui nous permet d’apprécier le bonheur de vivre, la sainte expérience de l'instant présent, de l'instant cadeau. « Tout est double dans l’univers et tout s’oppose à soi-même pour mieux croître et pour fructifier. L’évolution naît de l’obstacle, le progrès de la résistance. » Le karma est un formidable outil d’éveil et de métamorphose qui procure de fabuleuses opportunités de croissance et d'émerveillement.


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175, boulevard Anatole France – 93200 Saint-Denis

Tél. : 01 41 62 14 40 – Fax : 01 41 62 14 50

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Tous droits de reproduction, d'adaptation et de traduction,

intégrale ou partielle réservés pour tous pays.

 

ISBN numérique : 978-2-334-04405-9

 

© Edilivre, 2016

 

Les 7 péchés capitaux
et leurs remèdes

LA PARESSE

La paresse est la mère de tous les vices qui sont des mauvaises habitudes humaines. Cela englobe les instincts, la pathologie de l’être humain car nous sommes tous plus ou moins déséquilibrés et le vice va prendre racine dans ce déséquilibre et bien sûr il y a des vices qui sont des traditions de famille à travers l’hérédité familiale.

Le vice va aussi être influencé par l’atmosphère de la société. Il est surtout le résultat de notre passé, de nos vies antérieures et de ce que nous avons fait depuis notre dernière naissance. Un guerrier qui se réincarne ne sera pas doux mais aura un tempérament colérique…

Il y a cent espèces de paresse bien particulières qui sont de véritables inerties. Alors, on s’excuse, on excuse sa paresse, on trouve toujours des excuses. Donc, il faut bien se connaître soi-même pour bien détecter sa paresse ou nos paresses particulières. Bien sûr, il y a des tempéraments lymphatiques et il y en a d’autres qui sont paresseux par éducation parce qu’on ne les a pas forcé à faire quelque chose, à régler leur vie et à avoir de l’énergie : ce sont les indolents, les nonchalants, ils traînent car ils sont habitués à traîner : « tu te lèves quand tu veux, tu prends ton petit déjeuner quand tu veux etc. ». Il y a aussi la paresse la plus mystérieuse qui soit : la paresse spirituelle ; c’est l’esprit qui n’arrive pas à décider.

Le chrétien ne peut pas être un paresseux car dans l’Apocalypse, il est dit que le Royaume de Dieu appartient aux violents, c’est-à-dire à ceux qui ont de la volonté.

Comment sortir de notre paresse ? En faisant un effort de volonté : « Je vais vouloir vouloir » et il faut donc commencer par l’indécision c’est-à-dire la brièveté de la décision : « je crois qu’aujourd’hui, je vais faire ci ou je vais faire cela… » alors il faut dire : « je vais décider brièvement mais je fais. »

Il faut :

1) la brièveté de la délibération.

2) la ténacité de la délibération et l’action.

3) le courage dans les résolutions et le recommencement car le courageux est celui qui recommence.

Le paresseux, en général, est toujours quelqu’un qui a désappris à aimer ce qu’il fait. Il faut qu’il réapprenne à aimer ce qui est son devoir. Dire à un paresseux : « travaille » sans lui nourrir l’esprit et lui faire aimer ce qu’il fait ce n’est pas la bonne solution, car il faut lui donner le sentiment qu’il va réussir et lui donner la vue du bonheur qu’il atteindra et alors il sera content de travailler… L’intérêt que l’on trouve à un travail est le moteur. Au paresseux, il faut d’abord lui apprendre à aimer la vie et aimer la réussite, c’est-à-dire ce que l’on obtient par son travail.

Bienheureux celui qui vit sous une règle ! car ça règle bien des choses.

Bienheureuses les familles où il y a des règles et où les parents s’entraident les uns les autres.

Il faut décider vite et bien faire. Puis, il faut prendre les travaux comme ils viennent et non pas choisir ; ensuite s’exercer à consentir joyeusement à l’effort car il faut de la joie dans l’effort sinon l’effort est un effort. Il faut mettre de la joie dans l’effort car le sacrifice rend l’action sacrée. Pour avoir de la volonté, il faut tout faire pour DIEU et en toute gratuité. Il faut remplir sa vie comme un œuf, ne pas laisser de temps libre où la paresse pourrait s’infiltrer, mais vraiment vivre l’action qui devient une prière.

On comprend pourquoi on a toujours dit qu’il n’y a vraiment de bons religieux que le religieux qui est pieux, honnête et travailleur. Au contraire, tiède, déloyal, paresseux, cela fait un mauvais religieux.

Celui qui a vaincu sa paresse a l’énergie du travail et de toutes sortes d’actions ; il part alors avec cette énergie et va de victoires en victoires contre tous les autres vices et il aura alors l’acquisition de toutes les vertus.

LA GOURMANDISE

La gourmandise passe pour être un vice mineur. La paresse est quelque chose de physique, de névrotique et elle vient la plupart du temps de la fatigue, de la lassitude, de l’asthénie, cela relève plus du médecin et du psychiatre que du moraliste et elle a un grand fondement corporel ; c’est un refus du mouvement. Avec la gourmandise, nous sommes aussi ici dans un élément corporel. La gourmandise est une recherche et la volonté va rechercher ce qui lui fait plaisir, ce qui donne du plaisir à son désir. C’est un goût actif car il faut produire de plus en plus de satisfactions. Le gourmand est plus responsable que le paresseux car ici la volonté veut quelque chose, il y a la volonté mais pour satisfaire de plus en plus un désir. La gourmandise met en activité l’intelligence par l’attention à quelque chose de précis car le gourmand fait attention à ce qu’il recherche et cela va faire de plus en plus de recherches incessantes et cela va arriver à la névrose.

Le vice ne veut pas dire forcément le péché, c’est une disposition pour arriver au péché. Mais, il faut faire attention à cette voix qui va nous dire : « alors, mais boire un petit coup, ce n’est pas un péché » etc. Quand on dit qu’il faut apprécier les bonnes choses, on a tout à fait raison car l’excès est loin de l’usage !

La gourmandise est un péché pour trois choses :

1) la drogue

2) l’alcoolisme

3) la tabagisme

La gourmandise est un vice car elle détruit la vertu de tempérance qui est une vertu générale qui combat tous les défauts et alors on devient l’esclave des plaisirs de son corps et lorsqu’il n’y a plus la tempérance, il y a tous les vices qui peuvent se mettre en route, qui peuvent s’alimenter les uns les autres. Ainsi, le gourmand va tomber dans l’égoïsme et la tiédeur et cela va même jusqu’à la tiédeur vis-à-vis de Dieu. La gourmandise gâche la vie. Elle peut détruire un homme par effet physique et par effet moral car lorsqu’on a trop mangé, on est bon à rien et l’effet physique entraîne la somnolence et elle nous reconduit à la paresse qui va produire la luxure et aussi entraîner tous les autres vices. Il y a aussi l’effet moral c’est-à-dire que l’attention est centrée sur un désir à assouvir et cela amène à l’égoïsme, au matérialisme, à l’impiété. Trop boire et trop manger entraîne à l’égoïsme entretenu.

Pour sortir du péché de gourmandise, il faut contempler la beauté de la tempérance, mépriser l’intempérance et ne plus prêter attention à la gourmandise.

LA LUXURE

Dieu a fait l’âme pour le corps et le corps pour l’âme. Il a fait l’âme et le corps pour que les humains puissent s’aimer. L’homme et la femme doivent choisir entre l’amour et l’égoïsme. L’homme et la femme sont faits pour aimer, pour s’aimer. Alors, où est le vice ? et où est la luxure ? La luxure est une activité propre de la chair et si on se laisse faire par la chair, on tombe dans le vice de la luxure. La luxure comme la gourmandise est une puissance latente qui se développe, qui s’excite, qui s’éveille par notre excitation volontaire et ainsi elle peut devenir une obsession !

Si on commence à passer à l’action, alors le péché devient de plus en plus réel et le vice est d’autant plus éveillé qu’on est allé le chercher pour le réveiller, mais il ne faut pas oublier que c’est Dieu qui nous a donné la force instinctuelle extraordinaire pour que depuis des milliers et des milliers d’années nous puissions procréer. Cet instinct sexuel est fort, mais il ne faut pas lui laisser les rênes. Céder à ce vice lui donne encore plus de force et devient alors une chose très difficile à maîtriser.

On a fait de la sexualité quelque chose de tabou, d’ignoble, d’horrible alors que c’est une force extraordinaire donnée à l’homme par Dieu, une force utile à la procréation de l’humanité et qui est matière du sacrement de mariage. Donc le sexe est noble ! Mais c’est une force qui est d’un maniement très difficile, car la volonté de l’homme est faible et sauf un petit nombre d’individus qui soit sont physiologiquement impuissants, soit des êtres d’exception dans laquelle la grâce de Dieu se manifeste, la grande masse du genre humain doit passer, elle, par des chutes, des faiblesses, dans ce domaine. La société humaine est livrée à ses sens dès qu’elle s’éloigne de la volonté de Dieu et sur terre, tôt ou tard la chair étant faible, l’homme doit passer par quelques chutes. C’est une erreur d’avoir dit que le sexe était une honte car à cause de cela des millions d’individus sont éloignés de l’église. Le remède à la luxure c’est de mettre la pureté dans l’amour.

LA COLERE

Si la luxure est un vice, il s’exprime de manière agréable… Mais la colère, elle est vraiment insupportable ! Elle prend les formes de la détestation. Elle vient elle aussi du physique et d’un dérèglement du système nerveux, c’est une sorte de courant électrique qui nous court dans les nerfs et qui réclame absolument comme le tonnerre de passer par des éclairs et des flammes sur le prochain et après quoi, on est consolé car le court circuit est rétabli. On retrouve son calme.

Rappelons-nous que le vice est un désordre, mais qu’il faut qu’il soit volontaire pour qu’il soit un péché. Alors, si la colère est un défoulement du système nerveux et que c’est vraiment indispensable à un réel rééquilibrage, allons crier en pleine campagne ou dans une cave pour se libérer ; ainsi, ce n’est pas négatif car l’esprit reste maître du jeu. Mais lorsque c’est la colère qui commande cela devient grave.

Les causes de la colère sont :

1) le manque de vie intérieure et de vertu surnaturelle car lorsqu’on manque de bonheur intérieur, d’humilité, de confiance en Dieu, de charité, la colère devient alors l’instrument de tous nos autres péchés.

2) L’absence de patience et de contrôle de soi qui est dû au manque d’éducation ou au manque de correction de soi par soi. Si on n’apprend pas à un enfant que c’est mal de se mettre en colère, comment peut-on lui dire que c’est mal ensuite. Le manque d’éducation de la maîtrise de soi est malheureusement presque irréparable.

Il y a trois sortes de colère :

1) Les saintes colères. Moïse qui descend du Sinaï et brise les tables de la loi : quel mauvais exemple, Moise nous a donné ! À partir de là, tout le monde va trouver de saintes colères. La sainteté c’est plutôt de rester calme pour être bonne ouvrière de vérité et de justice. Les saints même s’ils bouillent de colère à l’intérieur restent extérieurement calmes et sereins. L’excuse des saintes colères est trop facile. Les saintes colères, laissons-les à Moïse.

2) Les irrépressibles colères de routine. Il y a des personnes qui sont tous les jours en colère, à la même heure, même minute et même seconde… Elles ont besoin de faire leur colère. Les colères routinières épuisent le cœur, tuent l’amour, l’enthousiasme, l’énergie de l’être humain. Elle éloigne de Dieu et des autres.

3) Les mauvaises colères qui sont les colères méchantes ou les colères impies. Avec celles-ci l’homme assouvit des tendances plus profondes et alors surgissent les blasphèmes, les jurons, les blessures contre Dieu. Lorsque Dieu ne vient pas donner quitus à notre caprice, à notre faiblesse, on se révolte contre Lui. La colère devient alors une vengeance contre Dieu.

Il y a aussi la colère contre le prochain. Alors elle devient l’instrument de notre détestation spirituelle ; les maux, les coups, les blessures contre le prochain sont des homicides.

Les remèdes : Voir son mal, s’accuser et non pas s’excuser. Qui fait de petites colères en fera de grandes. Même les petites colères, on ne doit pas se les permettre et pour arriver à maîtriser, il faut que l’esprit se moque de la machine, que l’esprit se rende compte qu’il a un système nerveux dégradé : il doit commencer à s’observer et à faire que la volonté n’entre pas dans le jeu du système nerveux déséquilibré.

Il faut que l’esprit combatte aux racines même de la colère, mais il ne faut pas oublier que Dieu permet que nous ayons des péchés en nous pour nous montrer les racines spirituelles et les imperfections plus graves de notre esprit qui les commande et ces causes sont le manque de piété, le culte exagéré de soi-même, le dégoût de la vie, le mépris ou la haine des autres.

En conclusion, l’absence de colère, c’est le calme, la sérénité.

La patience est fondée sur l’humilité ; la sérénité est fondée sur le culte du moment présent.

L’AVARICE

L’avarice, c’est aimer, palper, posséder. Aujourd’hui, on sait très bien attirer les gens par la publicité, par ce qui est beau, leur faire désirer quelque chose.

L’avarice consiste aussi à admirer. Ainsi, on veut posséder et ensuite, on veut plus encore, plus admirer, et encore plus posséder. Il y a plusieurs échelons de l’avarice, Et le dernier échelon c’est le pouvoir : « Avec un bon compte en banque, je peux tout ». À ce moment-là, l’avarice devient un vertige de l’esprit et cela est illimité car on voudrait avoir de l’argent pour pouvoir tout acheter, tout posséder : c’est la possession.

Il faut encore une fois de plus faire remarquer que tout ce qui est vice n’est pas péché en ce sens que le vice est un mouvement désordonné de la nature et ne devient péché que lorsqu’il atteint la démesure et le désordre, l’excès. Ce qui introduit l’élément du péché c’est l’égoïsme, la dureté du cœur et à partir d’un certain moment, il y a un attachement à ces biens qui commencent à détourner notre cœur de ce pourquoi nous sommes venus sur terre c’est-à-dire pour aimer Dieu et le servir parfaitement et bien entendu aimer notre prochain et se dévouer à lui.

L’économie se développe sous deux aspects :

1) L’économie, la parcimonie. À force de compter, de savoir ce que le choses valent on peut tomber dans l’excès et cela peut devenir une maniaquerie.

2) L’accaparement superflu. On achète sans arrêt, on s’encombre, mais l’on possède. Au fur et à mesure que l’on s’encombre, que l’on s’attache à des choses, on s’éloigne de plus en plus des êtres humains et ainsi on disperse son cœur par mille petits filets et en accaparant, il ne reste plus d’affection pour les êtres humains et on ne verra pas le mendiant dans la rue. Quand on est riche et encombré de biens, on ne se rend plus compte. On ne se rend plus « compte » qu’on est riche et que l’on est possédé par ses biens. La sottise du monde c’est l’avarice. Le comble de l’avarice c’est celui qui dicte son testament ainsi : – Je crois fermement en la réincarnation. Par conséquent, je me lègue tout à moi-même !

Comment remédier à l’avarice ? en disant le Pater Noster, le Notre Père, car cette prière, c’est tout l’évangile qui nous dit que nous aurons tout au fur et à mesure. L’évangile nous dit de faire de l’imprévoyance. C’est le devoir d’imprévoyance de l’évangile : avoir une confiance totale en Dieu. Être détaché, c’est mettre la disposition de ses biens aux autres car l’évangile nous prêche un détachement radical des biens. Le riche doit distribuer. Ainsi, l’argent devient sacré. Il devient consacré !

L’argent devient magnifique lorsqu’il est dépensé au profit des autres.

Dans cette analyse des sept péchés capitaux, il y a la trilogie noire de l’avarice, de l’orgueil et de l’envie.

L’avarice est la cause première du vol. L’envie est le point de départ du mensonge. L’orgueil est le point de départ de l’homicide.

Judas a vendu le Seigneur pour de l’argent, par avarice, par cupidité et au-dessus pensons à Caïphe le grand prêtre du Temple, à Anne et à toute cette famille qui accumulait l’argent. À Jérusalem, on les surnommait « les rapaces ».

L’avarice, c’est l’égoïsme dans les choses. L’envie, c’est l’égoïsme dans nos relations. L’orgueil, c’est l’égoïsme dans nos relations avec Dieu. L’avarice, c’est l’amour de soi et des choses pour soi ; la jalousie, c’est la rivalité avec les autres, par rapport aux biens matériels ou spirituels et donc c’est la haine pour essayer de dominer. L’orgueil c’est la haine de Dieu, pour l’amour de soi. L’égoïsme veut détruire tout ce qui gêne à notre expansion.

L’ENVIE, LA JALOUSIE

L’envie, la jalousie qui est un péché capital, c’est de détester le prochain, c’est détester le bonheur du prochain, c’est lui en vouloir d’être heureux… On voudrait le dépouiller pour prendre son bien, par exemple vouloir évincer son compagnon de bureau pour arriver à avoir de l’avancement et cela à n’importe quel prix. Alors, on fait tout pour le détruire. Pour détruire son bonheur. Ce qu’on voudrait c’est qu’il soit au moins aussi malheureux que nous. L’envie dévore le cœur et l’amène jusqu’au pires extrémités. L’envie amène à épier la personne dont on est jaloux et ensuite chercher à la détruire. L’envie est une obsession infernale de haine et on ne peut plus vivre de la joie des autres. Dans l’Ancien Testament, il est écrit : « c’est par l’envie du diable que la mort est entrée en ce monde ». C’est-à-dire que le diable, banni du ciel, est jaloux des hommes et il leur met des tentations pour que ceux-ci n’accèdent pas au ciel et ne soient pas heureux.

Les remèdes de l’envie ! il n’y a qu’un seul remède : aimer Dieu. Alors, on comprendra que tous les bonheurs illusoires ne sont rien. Ici, il faut la conversion totale de l’âme. Dieu est le seul bien digne d’envie : Dieu, seul, compte alors.

L’ORGUEIL

Nous voilà maintenant au sommet de la montagne des vices humains. Un proverbe dit : « Un char de vertus traîné par l’orgueil va en enfer et un char de vices traîné par l’humilité va au Ciel ». On voit qu’avec l’avarice et l’envie, l’orgueil est un péché de l’esprit ; l’avarice touche le sentiment, l’envie touche le cœur, l’orgueil touche l’esprit.

Montant sur cette montagne, nous voyons bien que tous les péchés servent de piédestal à l’orgueil. Mais, aussi, lorsqu’on est orgueilleux tous les autres vices s’en suivent. Il y a aussi des défauts qui ne sont pas l’orgueil, par exemple la vanité, Il y a des gens vaniteux qui aiment bien être loués, se distinguer etc. Il y a des gens qui racontent des histoires pour se faire mousser, les fanfarons, tout cela ce sont des ressemblances à l’orgueil, mais elles sont superficielles. Il y a aussi les obstinés qui prennent toujours le contre pied de ce qu’on leur dit, mais ce n’est pas de l’orgueil. Il y a aussi le juste orgueil qui est la magnanimité, car il ne faut surtout pas bannir tout sentiment grandiose sinon on nivelle tous les caractères… La magnanimité est de se rendre compte qu’on a reçu des talents de Dieu, donc on se rend compte de sa valeur, mais d’une manière juste et tempérée et on met ses talents au service d’une grande cause. La magnanimité est une vertu et aujourd’hui nous manquons de gens magnanimes. Si dès que quelqu’un a du caractère et qu’il se lève, on dit qu’il est un orgueilleux alors les consciences se nivellent et régressent. La magnanimité est aussi le sens de l’honneur, du respect de soi et Sainte Thérèse d’Avila dit bien que si elle n’est pas tombée dans des péchés graves c’est parce qu’elle avait le sens de l’honneur castillan. Donc le sens de l’honneur n’est pas l’orgueil. C’est au contraire le respect de soi et le sentiment de la grandeur à laquelle on se rattache et pour laquelle on va tout sacrifier. C’est savoir que l’on appartient à une grande tradition et ceci est très différent de l’orgueil. C’est en réalité une vertu symétrique de l’orgueil… Être enthousiaste de ce qu’on annonce, de ce qu’on prédit, ce n’est pas de l’orgueil. S’écouter parler, c’est de l’orgueil.

L’orgueil est une estime exagérée de soi : on s’aime soi-même. Donc, on s’admire soi-même et on pousse l’admiration au delà de ce qu’on mérite car on est incapable de contrôler cet amour que l’on a de soi pour soi-même. Ce qui est grave, c’est que cela mène à la prétention absolue ! Cet orgueil est un amour de soi tel que l’on aime ses idées, que l’on aime ses jugements, que l’on justifie sa conduite d’une manière absolue ! On est infaillible et c’est cela qui est véritablement infernal dans l’orgueil.

L’orgueil mène au mépris des autres, à l’homicide et à la révolte contre Dieu. Le propre de l’orgueilleux, c’est d’être sûr qu’il a raison, valeur absolue de ses propres jugements. Refus systématique d’admettre la possibilité de se tromper : « ce sont mes idées, donc ça ne se discute pas ! »

Tout le monde se trompe sauf moi ! « L’orgueilleux se fait juge de la foi, donc il est contre Dieu. Puis, il y a le jugement de la conduite des autres par rapport à notre jugement qui lui est absolu : soi c’est toujours bien, la conduite des autres est toujours mauvaise. Les autres doivent être conformes à l’image que je me fais de moi. C’est alors impossible qu’ils soient différents et qu’ils aient raison. « C’est impossible qu’ils s’amendent ». « Je juge les gens du premier coup et je ne me trompe jamais ». « Ah ! bon mais les gens peuvent changer, non ? ». Réponse de l’orgueilleux : « non ».

Tout doit céder à l’orgueilleux : tout le monde est fait pour lui, rien que pour lui. Tout le monde doit céder à sa petite volonté, ou alors ce sont des ennemis… Ainsi, l’orgueilleux partout est seul. Car, on le fuit et c’est pour cela qu’il va s’enfermer dans une solitude glacée. L’orgueilleux s’adore et il se croit supérieur à Dieu. Alors, il se rebelle contre Dieu ! C’est le vice de Satan et comme on est orgueilleux aucun conseil des autres ne peut venir nous aider, car les autres sont des inférieurs.

Vis-à-vis de l’orgueilleux, les uns après les autres, les parents, les amis etc. abandonnent l’idée de le conseiller et de le mettre dans la bonne voie, ils le laissent faire car il n’y a rien à faire avec lui.

L’avarice peut être guérie par l’amour du prochain, par un don de charité, donner de l’argent pour que le prochain s’en sorte. La jalousie est difficile à convertir, mais par l’amour du Christ, on peut y arriver. Mais éclairer un orgueilleux est presque impossible. Alors, il vaut mieux se taire et prier pour lui…

L’orgueilleux heureux est perdu même s’il réussit dans une société capitaliste athée, matérialiste…

Aujourd’hui, il peut fouler, il peut piétiner ses parents, ses amis, s’il a la réussite sociale, l’argent etc. L’orgueil ici est invincible et il est inconvertible. Pour finir, il n’y a peut-être que l’orgueilleux vraiment brisé qui a peut-être une chance pour être guéri, l’orgueilleux terrassé. Il peut alors recevoir la visite du Christ. Mais après avoir reçu le châtiment car l’orgueil appelle la colère de Dieu, c’est-à-dire le choc en retour karmique.

Ainsi, nous devons nous rappeler des 7 psaumes qui peuvent nous aider justement à nous libérer de ces sept péchés capitaux et aux 7 vertus qui peuvent ainsi nous donner la grâce du Christ.

Les 7 vertus

Latin : VIRTUS : PUISSANCE.

Chaque fois que l’on atteint un degré de vertu, on a un degré de puissance. Les psaumes correspondent aux puissances. Il font croître la vertu correspondante.

LES QUATRE VERTUS CARDINALES

La prudence : pour l’acquérir, il faut prier le psaume 142 (don de crainte), Cette ascèse va jouer au niveau du sens du toucher. Méditer sur la prudence, se rappeler les imprudences passées pour ne plus y retomber. On combat les blocages intérieurs, on fait tomber les barrières, on fait mourir les blocages à renaître. Maîtriser l’avarice (l’avare touche ses sous), on maîtrise l’élément Terre. On arrive à devenir plus maître des choses de la matière.

La tempérance : pour l’acquérir, il faut prier le psaume 37. Ascèse du goût. Arrêter de vouloir goûter à tout : gâteaux, vins… Au niveau spirituel, arrêter de faire le tour des conférences, des revues ésotériques en croyant quelles sont toutes saines. Lorsqu’on arrive à contrôler le sens du goût, on contrôle l’élément eau. On combat la gourmandise qui veut tout « gober » : mange tout, rafle tout ! il faut désenfler le côté astral.

La justice : pour l’acquérir, il faut prier le psaume 6. Ascèse de l’odorat. On ne peut pas tout sentir ; on est amené à faire la différence. Tout ce qui est au niveau de l’air, du temps. Dire « non » à tout ce qui est négatif. L’air, c’est aussi l’intellect. Il faut penser juste. Le vice correspondant est la luxure. (Lire les pages 32 à 39 sur la sexualité dans mon livre « Le tarot et les trésors cachés de la Bible »)

La force : pour l’acquérir, il faut prier le psaume 50. Ascèse du regard. Tout n’est pas bon à être regardé car on risque d’être influencé. Ne pas tomber dans l’attirance. En priant ce psaume, on a la maîtrise du feu grâce aux langues de feu de la Pentecôte. Le feu ne pollue pas. On maîtrise la paresse.

Les quatre vertus cardinales nous font maîtriser les quatre éléments. Les vertus nous font transmuter les vices.

LES TROIS VERTUS THEOLOGALES

La charité : pour l’acquérir, il faut prier le psaume 101. Ascèse de l’ouïe. Ne pas écouter la médisance, la calomnie… Correspondance avec le sel des alchimistes, « Vous êtes le sel de la Terre ». Le sel : l’amour. La mission du Christ est l’amour. Donner l’amour sur terre pour vaincre l’envie.

L’espérance : pour l’acquérir, il faut prier le psaume 129. Ascèse de l’imagination. Le vice correspondant est la colère. On n’arrive pas à assouvir ce qu’il y a dans notre pensée. Cela amène la colère. Correspond au mercure des alchimistes,

La foi : pour l’acquérir, il faut prier le psaume 31. Ascèse de la mémoire. Pardonner. Se souvenir des bons moments. Correspond au soufre des alchimistes. Lorsqu’on ne pardonne pas, on souffre.

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