Myoho Renge Kyo

-

Livres
374 pages
Lire un extrait
Obtenez un accès à la bibliothèque pour le consulter en ligne
En savoir plus

Description

“Qu'y-a-t'il au delà de l'esprit?... Ton propre esprit”. L'objet du bouddhisme est de connaître celui-ci. Une contradiction survient pourtant dès lors que l'esprit est l'outil par lequel on étudie l'esprit. Il devient alors le moyen et l'objet de l'étude, d'où la difficulté à laquelle se heurtent les pratiquants du bouddhisme. Or, selon eux, notamment les représentants de l'école japonaise de la Nichiren Shoshu dont il est question dans cet ouvrage, pour atteindre l'Eveil, il faut connaître son esprit. Ainsi, puisque cette école affirme la non-dualité de l'esprit et du corps, il va de soi que seule la récitation de Nam Myoho Renge Kyo, qui est le Bouddha originel, permet la transformation des troubles en Eveil, dès ce corps. De plus l'auteur ne s'arrête pas à ces seules considérations: l'originalité de son approche réside dans l'éclairage apporté à ses propos par l'analyse de l'apport des philosophies occidentales, de Parménide à Heidegger, en passant par Schopenhauer et Nietzsche. Les enseignements du Bouddha ont pour objet la connaissance de l'esprit. La récitation de Nam Myoho Renge Kyo étant l'apparition immédiate du corps du Bouddha dans le monde sensible, la présence physique de l'être ordinaire constitue le lieu de son Eveil ultime hors le temps. Sous forme d'un jeu de questions réponses, Paul Moncelon nous transmet un enseignement profond, enrichi des apports de la philosophie occidentale. Un ouvrage de référence.

Sujets

Informations

Publié par
Nombre de visites sur la page 79
EAN13 9782748351088
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0098 €. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Signaler un problème
Myoho Renge Kyo
Du même auteur De l’illusion spirituelle à l’éveil du Bouddha en ce corps. Commentaires sur la doctrine de la Nichiren Shoshu. Entretiens sur l’illusoire. L’enseignement du Bouddha originel. Les présocratiques, Nietzsche… et le Bouddha. Nietzsche, le premier toujours et partout. (en collaboration avec Brigitte Mougin) Antiphilosophie ou de la sagesse des dieux. Site Internet : http://www.cours-bouddhismedenichiren.fr
Paul Moncelon Myoho Renge Kyo L’enseignement du Bouddha Originel
Publibook
Retrouvez notre catalogue sur le site des Éditions Publibook : http://www.publibook.com Ce texte publié par les Éditions Publibook est protégé par les lois et traités internationaux relatifs aux droits d’auteur. Son impression sur papier est strictement réservée à l’acquéreur et limitée à son usage personnel. Toute autre reproduction ou copie, par quelque procédé que ce soit, constituerait une contrefaçon et serait passible des sanctions prévues par les textes susvisés et notamment le Code français de la propriété intellectuelle et les conventions internationales en vigueur sur la protection des droits d’auteur. Éditions Publibook 14, rue des Volontaires 75015 PARIS – France Tél. : +33 (0)1 53 69 65 55 IDDN.FR.010.0114241.000.R.P.2009.030.40000 Cet ouvrage a fait l’objet d’une première publication aux Éditions Publibook en 2009
Tous les textes traduits du japonais proviennent de la revue d’étude: « Le Bouddhisme de l’école Fuji ». http://ecolefuji.free.fr
Du « travail » de l’esprit Le bouddhisme a pour objet le « travail » de l’esprit et, plus avant, l’introspection de l’esprit. Dans la mesure ou l’on réfléchit tous ou, plus exactement, que de nombreuses pensées se présentent sans cesse en notre esprit, l’introspection de cet esprit constitue un travail indispen-sable.
Le Souverain de la Loi a déclaré : Lorsque l’on de-mande à son espritau-delà de l’esprit « Qu’y-a-t-il ? » l’esprit répond « ton propre esprit». C’est-à-dire que nous possédons tous un esprit, mais que nous sommes incapa-bles d’en identifier la nature. En outre, selon les conditions extérieures et intérieures, il arrive que des états tels que la colère, l’orgueil ou la stupidité apparaissent en nous et nous poussent à agir en fonction de la pression qu’ils exer-cent. Dès lors, nous dit-il, ce qu’il y a de pire dans le travail de l’esprit est que nous sommes acculés avant même d’en avoir conscience en cela que, bien que ce qui apparaît en notre esprit est naturellement considéré comme étant « nous mêmes », notre conscience présente de l’objet est nécessairement le passé du dit objet. Le Souverain de la Loi affirme donc que l’objet de la pensée s’impose et que, de cette manière, notre esprit nous trahit. Il en va comme si notre esprit secrétait quelque chose qui, une fois apparue, nous apparaît comme étant « soi-même », « moi », alors qu’en fait nous n’en sommes pas maître. Dans cette même approche Nichiren a déclaré «Bien que vous pensiez être maître de votre esprit, ne laissez pas celui-ci devenir votre maître». Et c’est bien ce qui se
9
passe à l’ordinaire : nos états intérieurs nous gouvernent à notre insu.
Selon la doctrine de l’école chinoise du Tiantai, qui avait élaboré une méthode d’introspection du cœur, il est nécessaire de considérer tous les phénomènes comme étant à la fois conditionnels, vacants et médians. C’est-à-dire que tous les phénomènes sont engendrés par les cau-ses et les conditions, tous possèdent une infinité de possibles en terme de virtualité, et tous, dans leur momen-tanéité, montrent leur aspect réel. Il fallait donc que le pratiquant puisse observer la phénoménologie de son es-prit en considérant les phénomènes comme étant conditionnels, vacants et médians. C’était donc une entre-prise considérable. Dès lors, bien que l’observation de sa propre vie, de son esprit, renvoie, dans notre école, à l’enseignement du Tiantai, le Souverain de la Loi affirme que dans l’époque actuelle, quels que soit les efforts que nous pourrions entreprendre pour observer notre esprit, ce dernier, par son fonctionnement mystérieux, nous empê-chera de parvenir à la boddhéité. Du reste, Nichiren parle des grands maîtres Zhiyi et Dengyo comme étant ceux qui pouvaient atteindre l’éveil en observant leur pensée mo-mentanée apparaître et disparaître alors qu’en fait, de nos jours, les individus ne sont guère armés pour observer le cœur de leur pensée. Personne ne peut observer « ce » d’où provient la pensée. Pour autant, dans ses écrits Nichi-ren déclare que la personne qui pratique son enseignement verra naturellement apparaître en son cœur les trois vues, les trois visions de la conditionnalité, de la vacuité et de la médianité. En d’autres termes, la pratique de la récitation de Nam Myoho Renge Kyo devant l’Objet Fondamental de Vénération pour l’introspection du cœur entraîne natu-rellement l’apparition de ces trois sagesses qui, réunies en un cœur, constituent la sagesse de L’Eveillé.
10