Nos croyances

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Les croyances sont le talon d'Achille de l'intelligence et de l’humanisme.
Elles n’ont pas obligatoirement une origine religieuse tout en en ayant leur source, NOUS NE POUVONS PAS CONTINUER !


À notre époque, dans nos sociétés occidentales, de construire notre vie sur des croyances tirées de paroles de dictateurs d'un autre temps qui n'avaient d'autres occupations que de se maintenir au pouvoir par les armes avec pour seule justification leur extraction divine.


Changer de croyance n’est pas un progrès, c’est une régression qui affermit une position plus confortable alors que de les combattre est déstabilisant mais tellement enrichissant.


Le bilan que je fais, n’est pas très réjouissant, car l’empire des croyances n’est pas prêt de s’effondrer.Cependant il a le mérite de se montrer à nous, comme une somme de mensonges nébuleux qui ne m’appartiennent pas et que, progressivement beaucoup de nous rejetons.


***


LA RAISON DU PLUS FORT...


Si les croyances ont au départ des raisons existentielles, liées à l’expérience de l’individu, elles se sont renforcées et imposées par les "raisons" du plus fort, qui se sont vites révélées incontournables afin d’assoir leurs pouvoirs.


DIEU EXISTE.


Je l’ai rencontré partout où je me suis arrêté sans jamais le voir, suis-je naïf ? Sans ironie aucune, il suffit d’y penser et Il existe. Il y a deux éléments incompressibles scientifiquement, à l’échelle de la pensée humaine : Le temps et les liquides qui sont indissociables l’un de l’autre. L’eau est source de la vie qui s’inscrit dans le temps. Le temps est une constante incontournable alors que l’eau s’évapore comme la vie. C’est ainsi que naissent les allégories déistes qui corrompent à souhait des esprits tourmentés et eux-mêmes corrompus. Des esprits quelque peu psychologues et dominateurs n’ont pas manqué de mettre à profit ces observations, afin de diriger leurs contemporains en créant de toutes pièces des légendes qui se nourrissent des lacunes de l’histoire, en les faisant détentrices de vérités parfois effrayantes mais salvatrices. Ainsi, l’idée de Dieu faisait son sentier, son chemin, son boulevard, jusqu’à nous.


LE TRAITRE ?

Judas avait-il besoin d’une somme dérisoire de trente deniers pour trahir, alors qu’il profite de la richesse que procure Jésus ? Non, certainement pas, si ce n’est sur ordre de l’homme qu’il vénère le plus, afin de désigner un sosie ou pour un autre but bien précis. C’est bien là que commence la manipulation mise en place.


Qui était sur la croix ?


Si c’est Jésus, était-il bien mort 3 heures après la crucifixion ? Était-il mort à la descente de croix ? Alors que deux jours après, il se trouvait vivant dans un tombeau qui ne pouvait qu’être préparé à l’avance afin de créer la légende de la résurrection.

- Les Apôtres pouvaient-il révéler la vérité, et ne devaient-il pas brouiller les pistes, au risque de perdre tous les acquis et être condamnés pour complicité ?


***


Le mot de l'éditeur :
Un texte qui pousse à la réflexion sur le fait de croire ou non en Dieu. Rythmé de faits historiques, scientifiques et personnels, Jacques Cavaillon nous emporte dans une reflexion qui aura le mérite de nous permettre de faire un point sur notre propre croyance.

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Informations

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Date de parution 22 février 2017
Nombre de visites sur la page 7
EAN13 9791034800858
Licence : Tous droits réservés
Langue Français

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Jacques Cavaillon Nos Croyances Illustration: Néro Publié dans la Collection Electrons Libres, Dirigée par Poppy
© Evidence Editions 2017
À TES, AUX TUS ET À TOI OH, NOM DE DIEU! C’est notre dépendance d’esprit, nos croyances, qui nous donnent notre degré de conscience et fait de nous des HOMMES…. ou — C’est notre indépendance d'esprit, pas nos croyan ces qui nous donne notre degré de conscience et fait de nous des HOMMES….
Les trois passoires de Socrates
Un jour quelqu’un vient trouver Socrate et lui dit : — Sais-tu ce que je viens d’apprendre sur ton ami ? — Un instant, répondit Socrate. Avant que tu me rac ontes, j’aimerais te faire passer un test, celui des trois passoires. — Les trois passoires? répondit son interlocuteur. — Mais oui, reprit Socrate. Avant de me raconter to utes sortes de choses sur les autres, il est bon de prendre le temps de filtrer c e que l’on aimerait dire. C’est ce que j’appelle le test des trois passoires. — La première passoire est celle de la vérité. — As-tu vérifié si ce que tu veux me dire est vrai? — Non, j’en ai simplement entendu parler.... — Très bien. Tu ne sais donc pas si c’est la vérité . — Essayons de filtrer autrement en utilisant une de uxième passoire, celle de la bonté. — Ce que tu veux m’apprendre sur mon ami, est-ce qu elque chose de bon ? — Ah non! Au contraire. — Donc continua Socrate, tu veux me raconter de mau vaises choses sur lui et tu n’es même pas certain qu’elles soient vraies. Tu pe ux peut-être encore passer le test, car il reste une passoire, celle de l’utilité. Est- il utile que tu m’apprennes ce que mon ami aurait fait? — Non. Pas vraiment. — Alors conclut Socrate, si ce que tu as à me racon ter n’est ni vrai, ni bien, ni utile, pourquoi vouloir me le dire?
PRÉAMBULE
Beaucoup de mes amis, que je crois sincères, me sou mettent implicitement et parfois pour les plus francs ouvertement, les raiso ns de mes engagements, ma façon de voir la société qui fait souvent de moi un vilai n petit canard. Voilà donc ce que je leur écris en toute amitié, sans chercher à les convainc re, sauf à leur faire accepter ma différence, qui n’est pas, ce qu’ils croient souven t, une indifférence. 1 J’ai 73 ans, et suis né d’un père juif et d’une mère catholique durant le plus grand processus d’élimination d’humains d’une ethnie d’origine religieuse jamais imaginé, je 2 croiseuple parmi les plus évolués depar les dirigeants incultes et insensibles d’un p  , la terre. Un état de fait devant faire naître au plus benêt d’entre nous, je crois, pour le moins, quelques questions existentielles. Partant d u principe que ce qui est imaginable est réalisable, en ayant à l’esprit que l’inimagina ble s’est produit ou se réalisera inexorablement. J ecrois ne pas être provocateur, enfin pas trop. Je suis b ien conscient que ces écrits tombant sous des yeux mi-clos (lecture diago nale) ou trop ouverts (érudits), vont peut-être déranger, mettre en colère et au pire - q uoique - générer des injures, ou être écartés au motif que je ne détiens pas la Vérité. J e ne fais aucune affirmation sauf celle de mon identité judéo-chrétienne au sens propre. Quand je suis né, l’espérance de vie moyenne n’étai t que de 61 ans pour un homme normal qui ne fait pas la guerre et qui surtout n’e st pas fils de Juif en 1943. Ironie de l’histoire, toute la famille de ma mère qui avait a ccueilli avec elle, son mari juif et moi, se voyait expulsée par les autorités allemandes, 5 mois après ma naissance, du petit château des environs de Lyon où nous habitions, afi n d’y loger les officiers allemands qui revenaient de Russie dont la mission était de faire la chasse aux nombreux résistants de la région. Le coup passa donc très près de nos têtes. En 1943. Les Allemands avaient déjà répertorié les patronymes de noms de ville comme étant d’origine juive. La famille de ma mère dont sa tante était sa tutrice et directrice de la "Croix rouge de Lyon", avait fait faire, après leur mariage, une carte d’identité pour mon père à leurs deux noms attachés : Cavaillon Vaquier de la Baume. Ce qui le sauva lors d’une rafle à Lyon, catalogué "bon Français" comme beaucoup de nobles, à cette époque. Mais ce n’était qu’une croy ance, pour les patronymes de noms de villes et les nobles! Le coup passa, en ce mois d’octobre 1943 à Lyon, ma is ne manqua pas mes arrières grands-parents paternels qui ont été cueil lis au petit matin du 7 à Nîmes, immédiatement dirigés vers Drancy et envoyés par le convoi nº 60 pour mourir à Auschwitz. Ils avaient la double tare, d’être juif et francs-maçons!
J’ai donc largement dépassé ce capital de 61 ans, m ais dans quel état? Je suis effondré au regard du bilan qui s’impose à moi. Cer tain de n’avoir vécu que sur une immense illusion, pourtant aussi, entretenue par me s ancêtres, mes parents et relayée par les contemporains. Ai-je été naïf? J’ai fréquenté régulièrement depuis une soixantaine d’années, avec tous les a priori inculqués par ma culture, différents milieux cathol iques, protestants, musulmans en France, en Europe, au Maroc, en Algérie, en Thaïlan de ou depuis 6 ans en Afrique subsaharienne. Le point commun de l’ensemble est l’ effet d’une foi, croyance incontournable en Dieu qui rythme tous les jours de leurs vies, établit les traditions, moralise le sens de la vie jusqu’à faire croire aux cartomanciennes, aux marabouts et finalement au Père Noël. J’entends ceux qui détiennent ou approchent la véri té, qui sont parfois de grands savants, spécialistes, historiens, archéologues, prêtres. Des êtres humains dépendant finalement de leurs propres croyances. Ils vont dan s les détails qui sont la preuve de leur maîtrise, jettent leur savoir en pâture à leur auditoire avec l’autorité que leur donne cette maîtrise. Incultes que nous sommes. À leur éc oute, une grande confusion s’empare des esprits plutôt habitués à croire. «pagne d’un besoin deChez la plupart des hommes, la vanité innée s’accom bavardage et d’une malhonnêteté innée ».(Schopenhauer) Quand ils débitent leur savoir avec moult détails, il vient à l’esprit que c’est un peu comme si un grand cuisinier voulant éradiquer la fa im dans le monde, nous expliquait ses plats en ne nous parlant que des épices qui ne sont, somme toute, qu’un détail par rapport aux éléments principaux de ce qu’il cuisine . Je ne dis pas que les épices sont inutiles. Mais essayez de ne pas mourir de faim en ne mangeant que des épices. L’essentiel n’est pas dans les épices qui ont cepen dant ouvert la route des colonisations, origine des richesses d’un occident conquérant et avide mais bien dans les ingrédients de base. Tout ce qui est rare est cher, les spécialistes et les épices. C’est pourquoi on croit qu’il n’est pas de cuisine sans épice ni de spirituel sans l’apport très documenté de détails historiques de spécialistes. Imaginons une société de semis-incultes que nous so mmes, à la recherche molle et paresseuse (par confort) d’une vérité, face à une p oignée de spécialistes qui fournissent des détails avec autorité. Qui aurait raison? Il n’est pas question de mettre en cause le résulta t des recherches laborieuses et minutieuses de ces savants, mais de chercher à pren dre du recul. D’analyser les éléments qu’ils apportent, afin d’en faire une synt hèse, de tenter à petits pas une approche de la réalité qui ferait de nous (avec leu r concours), des Êtres un peu moins naïfs, moins crédules, moins taxables et corvéables à merci. Des centaines de milliers de romans ont été écrits depuis des siècles, qui définissent chacun, avec originalité, justesse et intelligence, des aspects véritables de la vie. Ils ont pourtant, cependant la plupart du temps, été éc rits sous la pression de contraintes
fes, politiques, financières, ouamiliales personnelles et culturelles incontournabl psychologiques. Ils ne prétendent pas détenir la vé rité, sinon celle du narrateur. À ce titre,...