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Description

Écrire ce livre a été une aventure passionnante. Effrayante, mais passionnante. Pourquoi ?


Parce que cette démarche peut unir une Église. Pas toujours. Mais quand l’Esprit de Dieu est à l’oeuvre, cela peut se produire. Et c’est passionnant.


Cette déclaration d’Ellen White dans les premiers paragraphes de Patriarches et prophètes a inspiré ce livre :


« Dieu est amour. (1 Jean 4.16) Sa nature, ses lois, ses voies, tout en lui est amour. Tel il est, tel il a été, tel il sera. [...]


Chaque manifestation de sa puissance créatrice est l’expression d’un amour infini. À tous les êtres, la souveraineté de Dieu assure des bienfaits sans bornes. [...]


L’histoire du grand conflit entre le bien et le mal, depuis le jour où il éclata dans le ciel jusqu’à la répression finale de la révolte et l’extinction totale du péché, n’est qu’une démonstration de l’inaltérable amour de Dieu. [...]


À la base du gouvernement de Dieu se trouve une loi juste, une loi d’amour, une loi sublime assurant le bonheur de tous les êtres responsables qui s’inclinent avec joie devant ses injonctions. De ses créatures, Dieu demande une soumission intelligente faite d’amour, de confiance et d’admiration. Ne pouvant accepter de leur part une obéissance forcée, il leur accorde une entière liberté, condition essentielle d’un service volontaire. »


Voici quelle est la vision que j’aimerais développer. Ainsi, comme les premiers disciples de Jésus, parlons-en et prions à ce sujet jusqu’à ce que cela semble « bon à l’Esprit saint et à nous-mêmes ».

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Informations

Publié par
Date de parution 06 juillet 2016
Nombre de lectures 0
EAN13 9782857433743
Licence : Tous droits réservés
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0067€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Copyright © 2014 Éditions Vie et Santé 60, avenue Émile Zola, BP 59 77192 Dammarie-les-Lys Cedex, France www.viesante.com Tous droits de reproduction totale ou partielle et de traduction réservés.
Édition des versions numériques : IS Edition
ISBN (eBooks) : 978-2-85743-374-3
Traduit à partir de la version originale « Beyond common ground » (Pacific Press Publishing Association, 2009).
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Écrire ce livre a été une aventure passionnante. Effrayante, mais passionnante. Pourquoi ? Parce que cette démarche peut unir une Église. Pas toujours. Mais quand l’Esprit de Dieu est à l’œuvre, cela peut se produire. Et c’est passionnant. Cette déclaration de Ellen White dans les premiers paragraphes dePatriarches et prophètesa inspiré ce livre : « Dieu est amour. (1 Jn 4.16) Sa nature, ses lois, ses voies, tout en lui est amour. Tel il est, tel il a été, tel il sera. […] Chaque manifestation de sa puissance créatrice est l’expression d’un amour infini. À tous les êtres, la souveraineté de Dieu assure des bienfaits sans bornes. […]
L’histoire du grand conflit entre le bien et le mal, depuis le jour où il éclata dans le ciel jusqu’à la répression finale de la révolte et l’extinction totale du péché, n’est qu’une démonstration de l’inaltérable amour de Dieu. […] À la base du gouvernement de Dieu se trouve une loi juste, une loi d’amour, une loi sublime assurant le bonheur de tous les êtres responsables qui s’inclinent avec joie devant ses injonctions. De ses créatures, Dieu demande une soumission intelligente faite d’amour, de confiance et d’admiration. Ne pouvant accepter de leur part une obéissance forcée, il leur accorde une entière 1 liberté, condition essentielle d’un service volontaire . » Voici quelle est la vision que j’aimerais développer. Ainsi, comme les premiers disciples de Jésus, parlons-en et prions à ce sujet jusqu’à ce que cela semble « bon au 2 Saint-Esprit et à nous-mêmes ».
1. Ellen White,Patriarches et prophètes, p. 10, 11. 2. Ac 15.28.
PREMIÈRE PARTIE – SIMPLICITÉ, CERTITUDE ET STABILITÉ : TROIS PILIERS
La Bible affirme :mes pensées ne sont pas vos« Car pensées, vos voies ne sont pas mes voies — déclaration du Seigneur. Autant le ciel est élevé au-dessus de la terre, autant mes voies sont élevées au-dessus de vos 3 voies et mes pensées au-dessus de vos pensées . » D’autres déclarent :« Les éléments importants des 4 Écritures sont si clairs que cela en est embarrassant . » (Gordon Balharrie) D’autres disent :nous savons que nous n’avons« Si pas à tout savoir, alors nous pouvons bien mieux
3. Es 55.8,9. 4. Gordon Balharrie a été doyen du département de théologie de l’université Walla Walla College de 1961 à 1977. Il occupait ce poste quand j’y ai fait mes études et lorsque j’y suis retourné en tant qu’enseignant.
5 connaitre les choses que nous pouvons connaitre . » (Alden Thompson) Les trois chapitres de cette première partie présentent trois façons différentes d’aborder les sujets essentiels des Écritures, les points qui ont réellement de l’importance — trois piliers, si vous préférez. Cela doit être parfaitement limpide avant de poursuivre. Les détails n’ont-ils pas d’importance ? Si, bien sûr. Si les libéraux et les conservateurs veulent vivre et œuvrer ensemble en formant le corps du Christ, nous allons devoir étudier certains détails importants, certains points spécifiques au sujet desquels les libéraux et les conservateurs peuvent diverger. Cependant, de nombreuses personnes parmi nous hésitent à étudier les détails qui peuvent être troublants, de peur de s’aventurer sur un terrain dangereux. Nous ne voulons pas avoir l’air d’être stupides ; nous ne voulons pas que les gens nous soupçonnent d’être malintentionnés alors que nous essayons simplement d’être honnêtes ; enfin, nous ne voulons pas nous mettre en colère contre Dieu. Nous ne sommes pas tous troublés de la même façon par ces sujets, et c’est normal. Certains d’entre nous ne sont absolument pas troublés. C’est bien également, voire même crucial. Cependant, les conservateurs mettent généralement l’accent sur le fait que Dieu dirige d’une main ferme le cours de l’histoire et joue une part active dans notre vie.
5. Alden Thompson, professeur d’études bibliques à Walla Walla College, et auteur de cet ouvrage.
Mon côté conservateur m’incite à dire que c’est très important. Le terme « précieux » ne serait pas trop fort. Pour les libéraux, il est capital de prêter attention à toutes les preuves et d’avoir une démarche honnête. Mon côté libéral me pousse à dire que c’est très important. Le terme « précieux » ne serait pas trop fort. Je suis convaincu qu’il est possible de concilier ces deux perspectives de façon cohérente et harmonieuse, et ce, grâce à mon expérience, notamment celle que j’ai vécue grâce au cours sur l’histoire de l’adventisme que j’ai dispensé à l’université de Walla Walla au printemps 1979. C’était la première fois que j’enseignais ce sujet. Je raconte cette histoire dans mon livre précédent,Escape From the Flames:How Ellen White Grew From Fear to Joy — and Helped Me Do It Too[Échapper aux flammes : Comment Ellen White passa de la peur à la joie — et m’aida à faire de même]. Je cite ci-dessous trois paragraphes de cet ouvrage, mais j’aimerais tout d’abord donner une brève introduction. Le fait d’étudier la Bible en Écosse a transformé ma conception de la façon dont Dieu œuvre en chacun de nous. J’étais loin de chez moi, de mon environnement familier aux États-Unis, et cela m’a permis de découvrir des choses dont je n’avais pas conscience auparavant. Cependant, à la fin de mes études de doctorat en Écosse en 1974, j’ai compris qu’il fallait que je m’imprègne de mon héritage adventiste si je voulais partager mes opinions avec mon Église. Étant fermement convaincu que la Bible, Ellen White et les croyants en général —
chacun à sa façon — commencent par mettre l’accent sur la puissance de Dieu (la peur) ensuite sur sa bonté (la joie), j’ai décidé de lire les neuf volumes des écrits de Ellen White intitulésTestimonies for the Church. Voici un extrait de mon histoire, relatée dansEscape From the Flames: Après avoir compris, en étudiant les Écritures puis les écrits de Ellen White, que nous passions tous de la peur à la joie, je me suis plongé dansTestimonies for the Church, et j’ai été stupéfait. Les cinq premiers volumes de cet ouvrage étant chronologiques (des années 1855 à 1889), j’ai constaté que Ellen White avait muri et changé. Je l’ai vue suivre pas à pas le chemin qui mène du Sinaï à Golgotha. J’ai vu l’austérité du Christ disparaitre, et la joie du Seigneur apparaitre. C’était passionnant. « Le 21 mars 1979, c’est-à-dire le premier jour du trimestre, j’ai terminé la dernière des quatre-mille-huit-cents pages desTestimonies. J’avais pris de nombreuses notes. J’avais hâte de partager mon enthousiasme. Si, vous qui lisez ce livre, vous aviez suivi ce cours portant sur l’histoire de l’adventisme au printemps 1979, vous vous en souviendriez probablement aussi bien que moi. Cela a été l’un des cours les plus passionnants que j’ai eu l’occasion de dispenser. Voici en quelques mots ce qui s’est produit : les quatre-vingts étudiants qui représentaient tous les courants de l’adventisme sont parvenus à trouver un terrain d’entente. Les conservateurs les plus fervents se sont réjouis, car ils ont compris que Dieu était à l’origine de
l’expérience de Ellen White. Les libéraux plutôt enclins à faire preuve de cynisme ont reconnu qu’il était possible de suivre un raisonnement leur permettant d’être absolument honnêtes et de prendre toutes les preuves en considération. Dans cette classe, j’ai vécu quelque chose qui, à mon avis, pouvait fonctionner pour la grande famille adventiste. Ce rêve qui a pris forme avec ces étudiants est le moteur de ma vie depuis lors. C’est l’expérience que je veux vivre avec mon Église. Et de façon très concrète, c’est la raison pour laquelle 6 j’écris ce livre . » C’est aussi la raison pour laquelle j’écris cet autre livre, encouragé par de nombreuses personnes qui partagent ma vision pour l’Église. Cependant, c’est une phrase de Ellen White que j’ai récemment découverte qui m’a incité à rédiger les trois premiers chapitres de ce livre. Écrite en 1872, elle était adressée à l’origine à J. N. Andrews, l’un des plus intelligents de nos premiers théologiens — par exemple, il lisait la Bible dans sept langues, et il connaissait par cœur l’intégralité du 7 Nouveau Testament . J. N. Andrews était un théologien tellement scrupuleux, néanmoins, qu’il était sans cesse tenté de multiplier les
6. Alden Thompson, Escape From the Flames : How Ellen White Grew From Fear to Joy — and Helped Me Do It Too (Nampa, Idaho : Pacific Press, 2005), p. 30, 31. 7. Voir l’ouvrage intituléSeventh-day Adventist Encyclopedia, nd 2 rev. ed., Don F. Neufeld et d’autres auteurs (Hagerstown, Md. : Review and Herald Publishing Association, 1996), « Andrews, John Nevins ».
arguments, au point que les gens ne parvenaient pas à le suivre. Ellen White lui écrivit : « Des arguments simples, précis et clairement énoncés seront bien plus efficaces pour convaincre les esprits qu’une large palette d’arguments concernant un domaine étendu que personne, hormis les esprits particulièrement curieux, ne 8 cherchera à comprendre . » Elle lui a demandé de porter son histoire du sabbat (History of the Sabbath) à la connaissance du public, « même si l’ouvrage n’est pas aussi parfait que vous pourriez le souhaiter », a-t-elle 9 précisé . Plus tard, elle a souligné que J. N. Andrews « faisait trop d’efforts pour parvenir à la perfection ». Elle pensait qu’il aurait dû publier son livre plus tôt, et 10 apporter des précisions dans les éditions ultérieures .
8. Ellen White,Testimonies for the Church (Mountain View, Calif. : Pacific Press, 1948), vol. 3, p. 39. Telle qu’elle est publiée dansTestimonies, cette déclaration d’Ellen White peut trouver une application générale : « Il nous faut travailler pour le monde. Les appels parviennent de toutes les directions, comme l’appel de Macédoine : venez nous aider. » Mais pour J. N. Andrews, probablement le premier destinataire de ce message, l’application est plus précise : « Vous devez rendre publiques vos réflexions sur le sabbat, même si vos recherches ne sont pas aussi parfaites que vous le souhaiteriez. Les âmes ont besoin de nous maintenant. » Ellen White,Manuscript Releases(Silver Spring, Md. : E. G. White Estate, 1993), vol. 13, p. 345. 9. Ellen White,Manuscript Releases, vol. 13, p. 345. 10. Ellen White,Selected Messages(Washington D. C.: Review and Herald, 1958), vol. 3, p. 97.