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Quel Sénégal pour demain ?

De
213 pages
Respecter et promouvoir le bien commun, voilà le socle sur lequel M. Théodore Ndiaye propose que soit édifiée la croisade concertée, l'oeuvre partagée, la pensée qui rive et conforte l'homme dans sa foi religieuse, pour faire de notre pays, le Sénégal, un Etat organisé et juste. La renaissance de l'Afrique et de l'homme noir est abordée dans une vision où se marient l'oecuménisme religieux, le patriotisme majeur, les vertus d'honnêteté, d'altruisme, dans un "rendez-vous du donner et du recevoir" cher au poète Léopold Sédar Senghor (Moustapha Niasse).
Voir plus Voir moins

1










Q
UEL
S
ÉNÉGAL POUR DEMAIN
?

U
NE VISION CHRÉTIENNE ET CITOYENNE







Préface de l’Abbé Alphonse SECK
Postface de Moustapha Niasse


Dernières parutions
chez L’Harmattan-Sénégal
(Catalogue en ligne sur harmattansenegal.com)

CHÉRIF Souleymane Abdelkérim,
Quand l’évidence ne suffit plus,
roman,
« Nouvelles Lettres Sénégalaises », mars 2012.
KANDJI Mamadou,
Les récits de tradition orale en Grande-Bretagne et en Afrique
noire
, Essai, mars 2012.
SECK Mamadou Mansour,
Nécessité d’une armée,
essai, mars 2012.
SAMBE Fara,
Lettre du retour au pays natal
, roman, « Nouvelles Lettres
Sénégalaises », mars 2012.
TOUNKARA Mamadou Sy,
L’intégration réussie du nouvel employé
,
collection «
Zoom sur…
», février 2012.
NDIAYE Elhadji Mounirou,
La Sonatel et le pacte libéral du Sénégal
,
collection «
Zoom sur…
»
,
février 2012
.

NGOM Abdou,
La danse du saltiki
, roman, décembre 2011.
SOLY Tombon,
Autour du feu de nuit
, contes, décembre 2011.
NANKASSE Félix,
L’impure
, roman, novembre 2011.
MBACKE Khadim,
Le parcours d’un arabisant de Touba
, collection
« Mémoires & Biographies », novembre 2011.
DIOUF Malamine,
Sinig
, poèmes, « Rimes & Proses », octobre 2011.
GUISSÉ Ameth,
Femmes dévouées, femmes aimantes
, roman, « Nouvelles
Lettres Sénégalaises », septembre 2011.
FOFANA Mamadou Lamine,
Maître Abdoulaye Wade. Sa vision libérale de
la gouvernance
, essai, septembre 2011.
THIOUNE Bassirou,
Gott. Le retour vers la terre
, roman, « Nouvelles
Lettres Sénégalaises », septembre 2011.
DIA Khassimou,
Pour une alternative générationnelle : l’humanisme
,
manifeste, septembre 2011.

T
HÉODORE
N
DOK
N
DIAYE

Président de l’Association Présence chrétienne







Q
UEL

S
ÉNÉGAL POUR DEMAIN
?

U
NE

ISION CHRÉTIENNE ET CITOYENNE






réface

de

l’Abbé

Alphonse Seck
ostface

de


Moustapha Niasse























































© L'H
ARMATTAN
, 2012
5-7, rue de l'École-Polytechnique ; 75005 Paris


http://www.librairieharmattan.com
diffusion.harmattan@wanadoo.fr
harmattan1@wanadoo.fr

ISBN : 978-2-296-54904-3
EAN : 9782296549043





D
ÉDICACE

Je dédie cet ouvrage avec affection et gratitude à :
Mes parents ;
Mon épouse Marguerite ;
Mes enfants : Joseph Louis Gorom, Marie Agnès Koura ;
Mes petits-enfants : Karim Joseph, Alex Conrad, Fatima Souky, Marguerite Mos ;
Mes nièces : Bernadette et Maïté, Marie Louise et Ursule.

7






R
EMERCIEMENTS


Toute ma gratitude :
Aux membres de « Présence chrétienne », des équipes Notre Dame, de
l’Ordre souverain de Malte, de la Jeunesse étudiante catholique (JEC).

À Son Excellence, Monseigneur Luis Mariano Montemayor, Nonce
Apostolique ;
À Son Éminence, le cardinal Théodore Adrien Sarr ;
Au vicaire général Abbé Alphonse Seck ;
À Son Excellence Moustapha Niasse, ancien Premier ministre ;
À Robert Sagna, ancien ministre d’État.

Aux experts sénégalais : Maître Boucounta Diallo (avocat), Mamadou
Mbodj (professeur), Malick Ndiaye (professeur), Victor Ndiaye (directeur
de société).

À monsieur Pierre Fata Diouf, directeur général du Fonds de garantie
automobile (FGA) ;
À mesdames Selly Ba, secrétaire de la commission n° 5 Éthique – Morale
(Assises nationales), Marie Diène.

9







P
ROLOGUE

« Revenez et détournez-vous de toutes vos transgressions
par un cœur nouveau et un esprit nouveau. »

(Ézéchiel 18 h 31)


«
Ça va ! Comment ça va ? Ça va sénégalaisement, on gère !
»

L’on est au Sénégal, un pays que nous aimons, le nôtre, le pays de la
Teraanga
et du dialogue. C’est le pays de nos ancêtres, de tant d’illustres
personnalités qui ont fait la fierté de notre nation, la Nation dont parle
notre vénéré Pape Jean-Paul II s’adressant à un autre pays qu’il visitait
alors : « Veillez sur votre nation et protégez-la comme la prunelle de vos
yeux. » Oui ! Veillons sur notre nation avec toutes les forces dont nous
disposons, veillons, alertons pendant qu’il est temps, car que de maux
nous guettent après le drame plus que titanesque du « Joola ». Oui ! Ce
drame que nous semblons oublier mon Dieu ! Certains s’en remettent à
Dieu en s’oubliant eux-mêmes ainsi que leurs propres responsabilités.
Notre grande introspection semble s’estomper et nous continuons à jouer
avec le feu par nos comportements, nos transgressions, celles des
leaders

comme celles de simples citoyens. N’est-il pas temps de nous demander
où va le Sénégal ? Et de traquer le mal dont nous parlions déjà en 1995
1
:
njubla
ŋ
, incivisme, culture
ceddo
, indiscipline… Notre conviction est qu’il
faut combattre ce mal qui colle à nos comportements, nos façons d’être,
de faire, voire d’appréhender les choses. Ce mal sous toutes ces formes,
car nous le savons, le Mal est une violence, sœur du mensonge, de la
haine, de l’injustice, du mépris et de l’oppression. Recherchons alors la
Paix, la concorde qui marche avec la justice, la vérité, la miséricorde, le
respect, la liberté et la dignité. Choisissons la Vie plutôt que la Mort,
changeons de mentalité et continuons notre introspection en nous
demandant où nous allons et où va le Sénégal
2
.

1
Association Présence Chrétienne, « Le mal sénégalais », Dakar, 1995.
2
Association Présence Chrétienne « Où va le Sénégal ? Dites-le en toute vérité,
craintes, espoirs, ombres, lueurs », Dakar, 2006-2007 (séminaire).

11

es et ins analysitno sepetprlealxp etserinémtsen .xurueLtan anoiles r » illerévegélas néeysnicotenaiavs teeninrt « ed tub ruop t THÉODORE NDOK Nnoe seitoisn tvat ap faià d’pel EYAIDon suoNioos pusqua lnsncCoe lar péeite II nacitaV elixhores everst dirtsel teno,satitueiqets po aolst.selllE sap arotefforcéee s’est iaera evd eelf itâb ed ïal nu rrtfot carer ou p ralpmilisnom si l’É quee etglisses sap ruetul soni cot iénf me,siisnol raegemtn définie, expliceld robam méiseta vide leur fav luaP-naeJ epap leé etntai SSae ecc rhté nrPsénesociatioII, l’asibmanoitp eé ruot esnndonnies’e « degal et boutopruia séSénu nrgme’é loc sceenhcram nesrev » e et politique. Daiel ,cénomoqieu en,19n , 92laà iupeas sérc oitaemenfiqus ort letaoieitneun snq Le. nsionsporés lp te seicéps suérence et le ner fedn soc noivtc dall’e liÉg qser iuetseenu fér l e’reà oclld esocient gnemnseieénnod sesnopér nsyosaess ou ns, séSénaguQ oavidarmi lesl ? »3 Pv ùOel a str « : » ?« , én Salégsneyoticepxe te aud’, eson cestrras eép merbsem ncinn la posante erdal àeuq oitségén, al retonépc eh rapsy ,elS tions pour notreicnvcot ensioexlfér ses ed senuues-uelqer qrtag ,apvierecl re sà , avtruhsoteaiE .r ellob euehnite et dde réuss uomni s clpsuo
3
Ouvrage précité.

12

c seyoti selrtua ?da »s enmbla O « » ? lagénéS Sés let on senù n uoq iualsiénag et nentuvers goe tevtrsu ,’lnod de ces valeurs « re ùose nel teu pset em ddean selv reni» d vi», uain re «n êt .» nivirager uA ple« , duesqre la déteeurs quil sev la tottuseusplum h «ntn ue teof nnimr tnel’hoent cern conoisnligérpviuo s eneonrspea ln,eyotic el te emm



P
RÉFACE


Théodore Ndiaye n’est plus à présenter. Pour ceux qui ne le
connaissent pas, son nom évoque le militant de l’action catholique qu’il
est depuis des décennies, et de la société civile sénégalaise, à travers
différents groupes de réflexion et d’action chrétiens et laïcs, jusqu’à
Présence chrétienne, dont il est l’un des initiateurs, au lendemain de la
visite au Sénégal, en février 1992, de Sa Sainteté, le Pape Jean-Paul II, de
vénérée mémoire.
Cette réflexion livrée a mûri dans les cercles de cette organisation
catholique.
Le contexte ecclésial de la parution des réflexions que l’auteur tient à
« remettre entre les mains des Sénégalais », selon sa propre expression, est
celui de la convocation à Rome de la deuxième Assemblée spéciale pour
l’Afrique du synode des évêques, sur le thème : « L’Église en Afrique, au
service de la réconciliation, de la justice, et de la paix – Vous êtes le sel de
la terre, vous êtes la lumière du monde ».
Le contexte mondial et surtout national révèle quant à lui les signes
inquiétants d’une crise économico-financière qui n’est peut-être que la
face visible de l’iceberg d’une crise de la gouvernance politique et
économique, autant que de l’éthique et des valeurs sociales et morales.
Toutes choses qui révèlent plus fondamentalement la perte du sens d’une
valeur au-dessus de toutes les autres : le sens de la personne humaine et
de sa dignité mise en lui par son créateur, qui l’a fait à son image et
ressemblance, de sorte que justice doit lui être faite en tout temps et
circonstances.
Dès lors, il y a comme un impératif de reconstruire ce que l’action des
hommes, des dirigeants et des
leaders
, mais aussi de chacun de nous à son
niveau propre continue de déconstruire par des choix mal inspirés. Cette
tâche s’appelle
Éduquer
, comme le propose la démarche dite de l’action
catholique :

13

d eaptrcâehalt ait sermilaassiemom el en uo tnre pas pa srendeisu eudS négéla. Aussi, manquer erid teiro’etnelar ar me chorgl14

pas ent qnszorihos des dnopserroc en iualler inSénégal emtnv rexerobaelvoe ntloe blunà ress el ed éial ÉOTH cirque sei as pagerredruop ov r - Éduquer à ODERN OD KDNAIEYond concs du secset xeet iadsnl s aissaum ru m», muravon elaer «socique ycli encèierrpmel a nedioutar plac ve a,1981 ne IIIX noamni,sd peiu séL des pontifes roemens tnlucéeriadas unsenn igseiceprpniviér,sl lisel’Égses et cos enir ed elaileelpp actdoa latnad eg a eva’les lri plie ervryona.tU ted erc démarchne telleyotic ed ,emmoh’t anitil mde, eneds ra tiup ,iq ns dctioonvies ct ar pduferoeussuq r li’ tsessuaaye ne surprend odcnp sad ealp n ioatucrump’equoéhT etnidN eroddu Vile an. aticméraaLd ’ddéhc eu’ qcear pernghac al ed edicéd thommi l’u, n die einnoron h’leelape écprl’, mmhoà ecxue euq ârg uation e une situjtsseeseia ev crp sel r sepicnindforo ppat eesnasih muoprune tamenfond quitauxemmo- ; udÉ reuq eseblt sees’h ls sec noivtcoisn par la foi, parometl eioàl,rv tionn ace sour duojuot eéssoda ,onl’e que c àrsà-d-ri e,sc e’tsprofond au plus ruoPiuq s ed .io’a leuuton cîtnas, mtionégalais telmenesrno seprcpas neche que tnaegnaruœc sele ; - Éduquer à ’lcaitnoq iut arfonse,rmon neu semell tns seautijust de de ice,gélaS néesarl- àévl ’iquCe. ueoqoitan se » selanconstruction de !tEc e’tsà l au o snea ers paxiap te ma’d,ruoa ovodtio’ neul ur q’amout lc toeva erid-à-tse’c, ntmeseoual jnt« a sssiitnoa xuarticipa de sa p el snesC .etse’ psariat pirr ourep rap : ennosa voù« égén Slenoq seit eepiun tre ut êidéeéluces àne stnafed son cnuti dercr’éla» ? C e’tsd rie qu’il revient libisaonsprea le ellennosrep étouveal nénégce S eedlevèiur uaq er,ren ’a leuutnu àuq eyovn tnaautaire t communa ppleeluq eonsual-vrseuce, eslloitaed noc sertnnotre société séq iud fégirune tlicutiart,enemèrsialagénp sulp elémis po maique,e tsn y’ capd noiv eep enesinu t fuioravipnc qesenp raecaielb noe et socrsonnellte nucahc ruop entsaisouanépu’ qnoicd né ,alolsrDès us. r to pou seluqlen uo siamerions vivre eteuq uon os siahurites onislar seégénua xno saritres futue uncommréh leb uq egati gesll’eieradeart comme s se faiatitnoa nu eniivtoà , usesdre séon eer srp àrdnes politésabisponéSénu ntârirub esêv ros ndel ganad lagénéS eL .
ue des Évangilesus suap ralatyqiar me ch» ! i,Ou« : vèl ot-ete is au noud’hujoure cnsiesopruro erd oet cJée dreettec ,i,elorap eh! amcre tt-iolèveal, énég « S t.eu vleu ie D »gÉ eesilm « retat egimarast, » «èmere tdécutarice », les fidè ,ednom elleppagegaenl’és rntmeedt lo uL seuo.sants enfcett de njcouéugorif, meed euot à ellectres, fes les aua’ccmolparq eus hr Cdus ïclas letneiaruas en tsite. rese en êtrumtloi na tceLruesag sde sde, se secruos ,iof edmêmeson res desnieéedtsr ia ,neyetoe nnàa sérhcneite enic tin ? Une vision négélap uo redamua te euqirfA’l àntmegear lusple tapsyrt e àonr » spoi d’eenir nu va «fO .rirfrel lecèe ir’iquvaio-rafe teds de géniecience, leS uQ 15

Abbé Alphonse SECK
Vicaire général
Responsable de la commission Justice et Paix – Dakar.




I
NTRODUCTION


«

L’homme est la route de l’Église,
l’homme dans la pleine vérité de son existence,
de son être personnel et en même temps de son
être communautaire et social, cet homme-là est
la première route que l’Église doit parcourir en
accomplissant sa mission. »
(
Redemptor hominis
)


Si l’Homme est la route de l’Église, l’Homme au Sénégal est aussi la
route de l’Église au Sénégal. C’est bien pour cette raison que les œuvres
sociales et caritatives de l’Église-famille de Dieu au Sénégal se sont
déployées très tôt dans notre pays pour accompagner le peuple sénégalais
vers son auto-développement. Nous voulons parler des institutions et des
structures de formation et d’éducation, écoles, mouvements de jeunesse et
d’adultes, dispensaires et centres de santé, structures caritatives et de
miséricorde, voire congrégations et missionnaires en charge de la
planification et du développement socioéconomiques et culturels, de
dialogue interreligieux, islamo-chrétien notamment.
Ces structures que l’on peut qualifier d’institutions officielles d’Église
sont comme des infrastructures de construction ; puits, tubes, pompes et
nerfs déployés et maniés par des ingénieurs, des contremaîtres et ouvriers
qui sont des citoyens chrétiens ou non en service de
savoirs, d’éducation, de
santé, de spiritualité et de morale
pour irriguer les veines de la société et aider
les populations. D’autres structures dites privées servant de relais crées
par des fidèles laïcs œuvrent dans le même but au service des citoyens
dans divers secteurs et domaines, de l’information et de la
communication, de la démocratie et de la citoyenneté, du dialogue
islamo-chrétien, de la paix.
Il n’est donc pas étonnant de voir et d’entendre telle ou telle structure
chrétienne comme « Présence chrétienne », prendre la parole et parler
publiquement des affaires de la cité, loin de tout prosélytisme ou

17

à r seeptcret uos les groupes etuot set selonimtéri às,ec rnaonategvana aivà l s ine deutiostitilbup snoS .seuqs lez yersieempr leur peour toutayxuà v puel .oL cs,tronreotay puojud sreubiot zire e fans détievrci eesevd rpuegegaens’e dete p retpmoc snas r. unezAye lucso srub ua neimmoce pays dans la p iedg raed rovrts,ou vdeles an diuq ec r dnepéd penson, oujoez tabst sédipind o’efédnadn,suo ne poe turigelusieuo.sP uo éopruv e libertt la mêm ed étrebil al tenemètcron creîteir edv e tluetde cce, cienconsh’d ,emâeb ,sumu dupcoauisanum’hicla sosep uu nupplde st d’émenotic neyem :erttan dnos e trrpcomorbrin toerc eil est un devoir i qus geua nes lssa à tnecnemmocer, eillc, v Dontrreé acet,rlarevetive anscouctrnoit» .sel can srieure eaix intédirati é tals lo18

sel ressahc e de,mmhon uurpooraytn ,uo rnuc devoir p’est un naifC .t elfivive dufsoioatetn iatnemS eêm,ll s di noue ne-Pèr « : sap li-tiastr-êenbie lurPoidngti é etel avos compde tous ov ,c suirtasetochz ueaqlaolrebobien le eux heurJ aeaPepluI -naPanrlpaI pund’t iuq syatiarruop être le nôtre. ’Dialluesr ,nef riév 1er2,99n eisiva etéS uagénel resntreféif dsed setpeda sel ainefricue aatiq erpoVrtsn .gioie osx aus ouspdibalav er ed p alrieux poés et sép orolgncéahgnse stnayorsertua’davr ou j ces decà v hczeocpmuo sigio relCherns. rtîaov euq stilandre, rereà nnco eidlagoeue tnerés. Poursuivez leib ed nuop el rda, lns’h lmeom sujts e aelp ulus utileet le plerret ertov rus noe ll’equr ou pel .coaixis aapmbleenselez Veilla cé,rtan sris n neilgé regc edur parvenir à l’neettn.eD na salerch, sens eezchec elbmeres iuq e voe quvez us ad naeruçgÉil s’li leur pation qunu eofmroçvine tneeures lue jesop sq russeceria chr lespourrel anutse tI lvi.ect aie vlas an drertne’d ettemrep uo ruq eelp ulz votre économietnatD .slevéepporiure sss sebiha sfe sel sénoftréritrospaiteé. Feicifénép al ed d angrs brembnoinelsentet dles lciaseé .s« erruezllei Vuttoe d ertov ev ,ecrofeillez comme à l arpnuleeld eovyes sux vurreottan noiid »tiasno-sa llodcnO ù l’Aù va ? Onousl av ùO ? euqirfCe» ? l ganéSée tnp uo r srcsio erter, dbut d’aloc r emmev eellit ens de fleaier sellet gorretnid’s lu prendteenitnolealcneé salns oatioterpu ini’d ortncepsnoitcos e mms deiscred sicoteysn: « collective par e ndmadee ds,onitcelé’d te sreimiquconoes étiquopild ela,eosic euedet ’é diqthlarote e ,sem ednant nonpas éton l’nse tp ia.xI teenrendan dces er snocnsert te toyens. Il n’estp saé otnnna t’detn iouttins’i d,snoituthcif ed , diforaet éres sedrctitstic no sedegasrtîa ,seém tnsoiets es dep l àedf ia tpas, des ms expertlupop sel resilicis let ensioatre ,alri rcép uonsib, sermerinfo «eJdusic tiyonee Brottier » et emma « sdraMd sisoen ans puxgrrouqlel see ts slies àrammvers traedael segorp ,sror f»,s dontimaus p. NoandeopagrpEY DNAIOD K NREDOÉOTH
cquial a l’as, «l sesm: snm b eint oui qnor ou peug suonte tnett« démons » qui e ticoteynn eioischn tiréneened rniamU ? v enp uogélaS néuQle ucite éxiaerrctét serr en SadrieA lanidrac el eceninémn so, araksiocapelercn epéla confépaix de ecit te noissuj Co« ismmdef a lénégau SN’esal. érupe tia nlbciueogaldienoyit ceitérhc- el te nrchidiocèse de Dl é’êvuq eedl a’ircagée ranédel ec-tiop l tniv eonxileéf rdee up,» snoitca’d te encePrésion ciatg ornn,etéeic rhreébler utveél csi eomalaid ugolest auss mais c’rv euq i inu euœutirips am te le. elritéveLè« » ue xominl seadsnaine domral,s mo el e02innasrevreaie dl’« soast-ioe tamcreh …» célèbre certesS négéla ,aMrutianie, Guinée et -paCtreVq » a iuré pcéfae cvrlinu e e’d? E aptrautrt d’rt, e paec-tse’nnos sap leelxc E19

e,ncd eocpmuted stel d’attit radicas edéd eet t spm Is.esl teorntmenoevalc r àivett in fau, ilionsnemegnahc ua te reeuritéinn iorslexe de civisme ,xt siés sudr fécrmoiqat, ueuscod teuc erutléd eabitux hlitis pollreopiuv eid seder seosauveou nuop seuqdne ne r qautiuonaere nc ettvuogneideC .passe paernance opsnbali ralr se de,icstjue dus te étiradilos eaverà traix de pogvunn e eob snu li’tuafivé ret bdealanerisEl. elp saesa suisp ar le travail col ed étiuq tatÉ’ aitdoi lerurssio,t erdésucl a desrités qu loi etrahc aL .emsiotriat pdes riétsyp uapstd fnnaes eus lr toe paépmocnetva tc cemese entencieuciuo rocsnhcqaeuj ffectué nstant egeraou caiavtr, ingid eded te étalaiénégtri s pévule nonems h moesnéar pitla’u da y euq euqlna snale élaborée iluctlruleeln taoimmennotaus, vertsiemirtop ta tel eestraux aut er sel tnavitluc tn héritaumant soer,lo vuegc luutal vreeueulletr emmossa .xuh nUvélenud emtnpoepégra int harl età tnatteemmoh’l étpre dà e drenrénaec ,elc luet du travail permal ,orp étibal ,ig dténila, ol turtpc rol eoi,nt sargen, lale »d te euqetcurtser oiuvpotiisonaglasitaoi nedD eiur, l’instrumenttasi noil edmoh’etu a lrcmandha lannousrs, angesed à c aFecem .isfoe une ornc esnoleppa ne snoçavions f nous l’,lc moemu npaeps ous le7,00 t à 1002 te tia2 neteiotrpameom hs,mef te sxua ,semdida can la ts àtsaramigs puutermerêet, eu lder dnam snos edêv etir non plus de ivue xahibst ,am ud ,sfuen ed siveou nislaganéSé eetrul « S ua: diveans n, drrai senl edd sriamoa ltécivia dee pud eic ,ebuaocont à l’toyens sop salupnoitel s aesseu icrvdee tcoisnm luitofmrœuvre dans des al-xuec srbmem ,àseeuitssou t Às.sep tel énecul sus ds plies émuniv ce,iloc stéiéd uoal ecidn sta, des sylitiquesrait sopsed sep ifan mutfal is,ertua te sesueigrelités unaucommGN ,,sO yonec tifin qu’ils redoulbne t’dfeoftr steesenr urcoemag tnes teituoa neon pet nse sour r.»reivuo sÀ t ’e lnsdaenemagng« ruop t rivres taoisnd el sisutation, d’exploit es tnosxueciuq déss anns illtasaessem tnd iremulat pop dess et te noitanimod eét daut firo pde
TÉHODOR ENDOK NIDAYE le Premier ministre et candidat à la présidence de la République du
Sénégal, Moustapha Niasse, musulman et républicain qui a postfacé
«
Quel Sénégal pour demain ? Une vision chrétienne et citoyenne
» et soutenu
financièrement la parution de ce livre ?
Telle est, osons l’affirmer, une des facettes de l’exception sénégalaise :
musulmans majoritaires vivant et marchant ensemble avec des chrétiens
et d’autres confessions et croyances minoritaires, tous démocrates et
républicains, citoyens «
respectueux de l’homme et de tout ce qui en l’homme est
humain »,
l’homme-personne libre, digne et respectable
,
« l’homme, cet
être sacré à l’image de Dieu ! »

20



C
HAPITRE PREMIER


Q
UO VADIS AFRICA
,
QUO VADIS
S
ÉNÉGAL
?
O
Ù VAS
-
TU
A
FRIQUE
,
OÙ VAS
-
TU
S
ÉNÉGAL
?
4

Où va le Sénégal ? Où va l’Afrique ? Deux questions que nous nous
sommes posées et qui sont posées à notre continent, à notre pays par des
assemblées de citoyens soucieux du devenir de notre continent et de nos
populations : les assises des deux synodes de l’Église en Afrique et les
assises nationales du Sénégal
5
.
I.

O
Ù VAS
-
TU
S
ÉNÉGAL ET TOI
A
FRIQUE
?
Voilà des interrogations que les citoyens sénégalais présents aux assises
se sont posées. Ces questions et interpellations ont été lancées et formulées
par deux assemblées différentes et intervenant à des niveaux et des plans
différents, mais orientées vers un même but : sortir notre cher continent
et nos pays de leur situation difficile pour leur offrir un avenir d’espoir et
une vie meilleure et digne, faire de nos populations des hommes et
femmes « debout et non courbés, couchés ».
Partout dans notre continent et dans nos pays c’est le même constat
général, la même situation. De graves problèmes, en effet, interpellent les
chrétiens et les citoyens d’Afrique. Il s’agit de situations de pauvreté, de
maladie, d’injustice, de misère, d’exploitation, de manque de dialogue, de
chômage et de manque de perspectives, de violences et de mal
gouvernance. Notre continent est semblable à ce voyageur attaqué sur
son chemin par des bandits qui le rouèrent de coups et le dévalisèrent, le
laissant pour mort au bord de la route, attendant un « bon samaritain »
pour le sortir du ravin où il est couché, pour le soigner ! (cf.
Ecclésia in
Africa
)

4
Association Présence chrétienne, « Où va le Sénégal ? Dites-le en toute vérité :
craintes, espoirs, ombres, lueurs », séminaire, Dakar, 2007.
5
Association Présence chrétienne : assises nationales du Sénégal, Dakar 2008-2011 ;
synode africain, premier : «
Ecclesia in Africa
», 1994 ; synode africain, deuxième :
« exhortation apostolique sur la réconciliation, la justice, et la paix », 2009.

21