Saint Luc en Actes ?

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Français
202 pages
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Dans deux ouvrages précédents, l'auteur a mis en évidence des phases rédactionnelles successives dans l'élaboration des évangiles canoniques. Restait à appliquer la même démarche au Corpus des Actes des Apôtres. Les résultats, confirmés à l'aide des logiciels du Laboratoire de linguistique appliquée (CERAT) de Grenoble prouvent que les Actes des Apôtres sont le fruit d'une compilation de diverses traditions. Luc serait donc un pseudo-épigraphiste actif ayant pris la responsabilité de signer et cautionner un document largement collectif.

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Date de parution 01 juin 2010
Nombre de lectures 31
EAN13 9782296260047
Langue Français
Poids de l'ouvrage 3 Mo

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Saint Luc en Actes ?Religions et Spiritualité
Collection dirigée par Richard Moreau
Lacollection Religions et Spiritualité rassemble divers types d’ouvrages: des
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critiqueanthropologique, 2010 .
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2010 ,
Philibert et Dominique SECRETAN , Fêtes et raisons. Pagesreligieuses ,
2010 .
Roger BENJAMIN ,Natureet avenir du christianisme, 2009.
Philippe PENEAUD ,Le visage du Christ. Iconographiede la Croix, 2009.
Philippe PENEAUD ,La personne du Christ. Le Dieu-homme, 2009.
Geneviève SION-CHARVET ,Bibleet Coranà l’école laïque, 2009.
Edgard EL HAIBY, Théologie et bioéthiquechez Karl Rahner, 2009.
Philippe LECLERCQ , Le Christ autrement dit. Essai de théologie
interreligieuse, 2009.
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rupture fondatrice du monde moderne, 2009.
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Moojan MOMEN ,Au-delàdu monothéisme. Le Dieu de Bahá’u’lláh, 2009.
Bernard FELIX, L’apôtre Pierredevant Corneille, 2009.
Paul NGO DINH SI ,Lafoi etla justice divine, 2009.
Aurélien LE MAILLOT ,Les angessont-ils nés en Mésopotamie ? Uneétude
comparative entre les génies du Proche-Orient antiqueetles anges de la
Bible, 2009.
Gérard LECLERC ,Laguerredes Ecritures. Fondamentalismes etlaïcitéà
l’heure de la mondialisation, 2009.
Paul WINNINGER ,Pour une Eglise justeet durable, Célibat libre et appel à
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Bruno BÉRARD ,Initiationà la métaphysique, 2008 .
Yona DUREAU et Monique BURGADA (dir.) , Culture européenne et
kabbale, 2008 .Francis Lapierre
Saint Lucen Actes ?
L’Harmattan© L’Harmattan, 2010
5-7, rue de l’Ecole-Polytechnique, 75005 Paris
http://www.librairieharmattan.com
diffusion.harmattan@wanadoo.fr
harmattan1@wanadoo.fr
ISBN: 978-2-296-12261-1
EAN: 97822961226111
Ce que nous disent les évangiles de la
rédaction des Actes des Apôtres
1. - Généralitéssurla rédaction des évangiles
L’étude des évangilessynoptiques (Marc, Matthieu, Luc) met en évidence
desrédactions successives, liées à l’évolutionsocio-culturelledespremières
communautés,ce qui entraîna une catéchèseà adapter aux nouveaux
convertis. Il n’est donc pas inutile de résumer ce que ces évangiles nous ont
appris sur leur proprecheminement, l’évangile de Jean étant examiné
séparément.
L’analyseetla récurrence des formes verbales ainsi qu’un vocabulaire
spécifique nous ont amenés à proposerque Matthieu, Marcet Lucavaient en
commun un canevassémitiquede 250versets,formant un récitsimple mais
cohérent et dont la pièce la plus ancienne est unrécit primitifde la Passion ,
1particulièrement sémitisant .
Chez Marc, le récit de la Passion (Mc.14,1-16,8) est précédé par un récit
apocalyptique, annonçantlafin destemps, sousla forme d’un longdiscours
de Jésus (chapitre 13). Iln’est pas absurde de penserquecediscours ait
représenté, untemps, le préambule au récit primitifde la Passion, premier
texteécrit des évangiles, vu l’unité littéraireetlacohérence desprocédés de
rédactionmontrésparles chapitres13à 15, chez Marc .
Outre la Passion du Rabbi Jésus, ce canevas commun comprend
notamment: le baptême de Jésus, une prédication en Galiléeautour decinq
guérisons accompagnant la paraboledu semeur, une multiplication despains
– toujours en Galilée– la transfiguration, un enseignement dans le Temple
de Jérusalem, puis le Dernier Repas, la Passion et enfin la résurrection
signifiée aux femmes devant un tombeauvide .
L’ensembleainsi énoncé constitue le kérygme – la proclamation primitive –
révélant une progression entrois étapes: un cyclede la semence, don
1. Francis Lapierre, L’évangilede Jérusalem, L’Harmattan, 2006.
5originel de Dieu, puis un cycle du pain partagé, où l’homme est associé à
l’œuvrede Dieu: la Création, un cyclede l’eucharistieenfin, où Dieu sefait
chair, pour diviniserl’humanitéà sonimage .
Cette premièrecouche littéraire, que nous proposons d’appeler lecanevas
des évangiles, paraît correspondreà une proclamation destinée à la
communauté de Jacques à Jérusalem. Jésus y est présentécomme unmaître
et un guérisseur, tourné vers lessiens. Un réformateurjuifdonc, souhaitant
comme Ésaïe, que toute oreille entende sonmessage. Nul appel à la
conversion dans ce canevas, si ce n’est celle du cœur .
Au plan desrites eucharistiques,cette première communauté neconnaît
du Dernier Repasque labénédictionsurla nourriture. Le récit d’Emmaüs de
Luc ne parle quede la fraction du pain, tout comme lesmultiplications des
pains en Galilée – reflets du riteeucharistique pratiquédans lacommunauté
de l’évangélisteau moment où ilrédige – ne rapportent qu’unebénédiction
sur cinqpains,ayant généré douzecouffins de restes.
La réforme du Judaïsme promue par Jésus auraitpu évoluer lentement ,
comme toute secte juive spécifiqueà l’intérieur des différents courants de
pensée qui parcouraient Israël au premiersiècle: Esséniens, Pharisiens ,
Sadducéens… chacun intégrant,à sa manière, les contraintes
socioéconomiques liées à l’occupationromaine .
C’était comptersans les Gentils, les païens, que l’enseignement libérateur
du christianisme naissant enthousiasma. Très vite, ils demandèrent un
enseignement traduit dans la langue véhiculairede l’époque: legrec,
revendicationque partagèrent également quelques Juifs convertis vivant en
diaspora, plus à l’aisedans la lecturedu grec de la Septante quedans celle de
l’hébreu desrouleaux du Temple .
Deux problèmes majeurs se posèrent alors aux premiers rédacteurs des
Évangiles :
- Une simple traduction se révéla impuissanteà transmettre un
enseignement aussisavoureux que l’original,àdes gens peu formés à
l’interprétation de la Torah etignorants de l’Histoired’Israël. Il fallut
donc, nontraduire mais transposer, trouver des équivalences, qui
tiennent comptede l’enracinement culturel desnouveaux convertis .
- Au plan du riteeucharistique, il fallut construire une théologie du
Royaumede Dieu souverain du temps et de l’espace, invitantlespaïens à
s’associer au Dernier Repas,dont l’Histoire les avait privés,avec pour
contrepartie, une coresponsabilité morale dans les événements de la
Passion,auxquels ils étaient tout aussi étrangers .
6Les textesquinous sont parvenus montrent donc la trace d’unecouche
littérairegrecque secondaire, commentant paragraphe par paragraphe, sous
formed’inclusions successives, le canevas sémitique originel.
L’ordre desparagraphes : Le Juif d’abord, puis le Grec rappelle sans
ambiguïté le développement de Paul dans la Lettreaux Romains,datée de 58 .
Le texte grec complète et universalise le messagedestinéaux Juifs en
proposant les mêmes concepts, mais avec des glissements de vocabulaire
systématiques, particulièrement visibles chez Marc, le plus précocement
terminédes évangiles :
JUIF GREC
Maître ou Rabbi Seigneur, roi des Juifs ,
Le Satan Ledémon
Les souffles impurs Les démoniaques
Rabrouer Enjoindre
Guérir Sauver
Toucher(le malade) Imposerlesmains
Les Douze Les disciples
Proclamer(kérygme) Enseigner
Sedresser(résurrection) s’éveiller(résurrection)
Retire-toi enpaix Tafoi t’a sauvé .
Le soleil, la lune, lespuissances L’enseignement du figuier ,
des cieux, les anges(signes). l’étéest proche (signes) .
Sanhédrins, synagogues(autorités) Frère, père, parents,enfants(famille)
Une bénédiction Deux actions de grâce
Cinqpains brisés Sept painsrompus
Douzecouffins Sept corbeilles
L’ordre immuable du binôme: le juifd’abord, puis legrec –chaque
inclusion grecqueétant encadrée par deux versets parallèles: unintroductif
et un conclusif, composés desmêmesmots-clés –indique uneconstruction
littéraireappliquant dans les faits lesorientations de l’épîtreaux Romains de
Paul :
- Les Juifs d’abord (primum), les Grecs ensuite
Lettre aux Romains(1,16; 2,9-10).
Les doublets grecsreprésentent un fonds de deux cent quarante versets
environ,communs aux trois évangiles synoptiques. Ces textestémoignent
d’une profonde évolutionthéologique. À la proclamation ouverte à tous ceux
qui ont desoreilles succède un enseignementà la maison, ou dans un endroit
7désert , réservé aux seuls disciples. De même, le sens desparabolesn’est
révélé qu’aux enseignés,afin d’éviter que ceux du dehors, pourquitout est
énigme, ne se retournent etqu’il leursoitpardonné (Mc. 4,12) .
Nous voyons ici la marqued’une religion desmystères développée par
Paul: il fautsusciter la jalousiedes fils d’Israël,afin de les amener à la
conversion.
Au moment donc où Marc, Matthieu et Luc entreprennent lacompilation
destextesrassemblésparleurs communautésrespectives, nos évangélistes
disposent déjàde près de 500 versets provenant de deux rédacteurs
successifs: l’auteur du canevas, quis’adresseà la Communauté de Jacques à
Jérusalem, etl’auteur des doublets sémitique/grec, qui transposeet
commente l’enseignement de la Torahà l’usage despaïens.
Ilsemble quece soit au stadedes doublets que le riteeucharistiqueait été
complété, passant d’unebénédictionsur le pain (cf.la multiplication des
painsjuive),à une doubleaction de grâce sur le pain etsurle vin(cf.la
multiplication despains grecque),au-delàdu Jourdain .
De même, dans le rituel de l’eucharistie transmis par les évangélistes ,
nous percevonsle passagede: l’Alliance d’Israël (Mt . – Mc.) à la
Nouvelle Alliance grecque (Lc .–Paul).
Selonlesplus ancienneslettres de Paul, les premières communautés
grecques (Antioche, Corinthe…) auraient fait précéderlafraction du pain
d’une libationsurlacoupe enmémoirede la Passion du Seigneur (vous
annoncez la mort du Seigneur ,1 Co.11, 24).
Ce riteest conservé dans l’Évangilede Luc, qui décrit le Seigneur levant la
coupeenprélude au repas.
Paul,enremettantlegestede la coupe levée après le repas, reprend la
perspectivechronologique, les communautés grecques étant plustardives que
cellesissues du judaïsme. Le Juif doitprécéderle Grec comme le pain
précède le vin .
Unseul Seigneur, une seulefoi, un seul baptême (une seuleeucharistie) ,
unseul Dieu et Père pour tous, tels sont lespiliers de lafoi du christianisme
naissant, prêt désormais àévangéliser Rome .
L’évangilede Marc est le témoin précieux de ce stade rédactionnel .
L’évangéliste rajoute peu à sessources,à peine unecinquantainede versets ,
sebornant àcompléter àdouze (5 sémitiques et7 grecques) les guérisons
opérées par Jésus. Ladate proposée par lacritique littéraire, autour de l’an
70, pour lacompilation finalede Marc paraîtraisonnable .
Plus tardives (80-90) apparaissent les compilations finales de Matthieu et
de Luc. Elles intègrent en effet, 35épisodes communs, soit 220 versets
8environ, que l’on désigne couramment sousle nom de Deuxième Source ou
Source Q, inconnus de Marc .
Les caractéristiques littéraires deces ajouts– un enseignement mis dans la
bouche de Jésus –écrits directement en grec etnon traduits, insérés sans
versets introductifs et conclusifs, n’utilisant jamais le mot: Christ(oint) ,
conduisent à leur attribuer un caractère tardif,bien que certains exégètes
aient voulu les considérer comme La Source absoluedes Évangiles.
La théologie de cette Tradition confluenteest cohérenteavec ses
caractéristiques littéraires: Jésus y est appelé Seigneur ou le Maîtredes
saisons, ou desmoissons, l’on y pardonne sept foisou soixante-dix fois sept
fois, onrécite le Notre Père, les dissensions à l’intérieur de lafamille
remplacentles disputes entre les tribus d’Israël etlesinvitésà la noce ne sont
pas ceux que le roi avait prévus. Enfin, les nouveaux venus,assissur des
trônes, jugeront les douze tribus d’Israël !
Nous avons donc bien affaire ici, àdestextestardifs qui, au travers d’un
enseignement de Jésus, marquentla main-misedesnations sur le message
des Évangiles. Ladeuxième génération de païens convertis, plusnombreuse
désormais que les communautésissues du judaïsme, juge sans complaisance
excessive l’entourage juif des contemporains de Jésus.
Cependant,au momentoù Lucet Matthieu –probablement dans cetordre ,
la Tradition de Luc étantplus archaïque quecelle de Matthieu – terminent
leursrédactions / compilations respectives, les communautésjudéo et
pagano-chrétiennes fréquentent encore lessynagogues et observenttoujours
lecalendrier etles fêtes juives, même si les critiques à l’égard des
rabbins : faites ce qu’ils disent, mais nefaitespas ce qu’ils font ,sefont de
plus enplus vives.
2.- Problématique de l’évangilede Jean
Commentsituerl’évangilede Jean, lui aussi une œuvrecollective, par
rapport aux divers stades de rédaction décelés chez les évangiles
2synoptiques ?
Une analyse sémantiqueetthéologiquedes paroles de Jésus dans l’évangile
de Jean, met en évidence trois démarches entrelacées :
2
.Francis Lapierre, Lesrédacteurs selon saint Jean, L’Harmattan, 2008 .
9- Je nefais rien etnedis rien de moi-même. Je fais la volontédecelui
qui m’aenvoyé,dans laquelle Jésusn’est que l’envoyéetle
porteparoledu Père, sans projetpersonnel.
- Moi Je Suis le pain, la porte, le pasteur, le chemin, la vérité, la vie,
la vigne…dans laquelle Jésusse présente, donneà manger et boireà
sonpeuple, témoigne de lagloirede son Pèreet donne sept chemins
de conversionpour accéder au Père .
- Dès lecommencement Je Suis, sorti du Père, lumièreetsauveur du
monde…dans laquelle Jésuss’identifieau Père tout en gardant son
être .
Ces démarches, témoignant d’une vision christologiqueen évolution, nous
invitent à proposer une rédaction de l’évangile de Jean par phases
successives sur quelques dizaines d’années. L’événement-clé se situe –
comme chez les Synoptiques –au moment de l’unification desrites
eucharistiques entre lestraditions palestinienne (bénédictionsur le pain)
pratiquée autour de Jacques à Jérusalem, et antiochienne, le ritede la coupe
levée (double Action de grâce)pratiquéchez les païens convertis .
- La rédactionla plus ancienne, recueille soixante versets sémitiques
communs aux Synoptiques (baptême, painspartagés, procession des
Rameaux et Passion de Jésus), puis nous décrit (en grec), un Jésus historique
remontant linéairement de la Galiléeà Jérusalem au rythmedes fêtes
juives,ensuivant la rivièredu Templechantée par le prophète Ezéchiel.
Nouveau Moïse, il nourrit sonpeupleà la juive (cinqpains donnant douze
couffins de restes), non de la manne, mais du pain de vie .
Nouvel Élieetnouvel Élisée, il est le vainqueur de la mort. Le retour à la vie
de Lazareentraîne la conversion de Marthe (nouvelle veuvede Sarepta) et de
Marie (nouvelle Sunamite). Il est lebon Berger d’Israël.
Nouveau Roi David, il investit Jérusalem par les conduites d’eau,de
Bethzathaau nord, à Siloéau sud-est,en guérissant le(s) aveugle(s) et le(s)
boiteu(x)réputéssuffisantspour défendre la ville. Il y complète la Loi du
Père,en écrivant de son doigtsurle sol du sanctuairedu Temple… Mais
Jérusalem ne veut pas du Messied’Israël. Ilsera l’Agneau de Dieu dont pas
unosne serabrisé .Aussi, sa Parole jugera les hommes à lafin destemps.
(Nousne saurons jamais si ce premierrécit comprenait à l’origine, un
procès juif etle récit de l’institution de l’eucharistie, comme chez les
Synoptiques.)
- Une rédactionpostérieure, une théologie de l’eucharistie offerteaux
nations, va bouleverser ce schéma simpleenmettant en scène un Jésus
ressuscité, enmouvement de Jérusalem vers la Galilée,comme annoncé
par les Synoptiques : Une foisressuscité, je vous précèderai en Galilée
(Marc 14,28). Il vousprécède en Galilée, c’est là que vous le verrez… (Marc
1016,7). Le nouveau Templede Jérusalem, c’est lecorps glorieux du Christ en
croix, offert à toutes lesnations : ils verront celuiqu’ils ont transpercé .
La sourcedu Templeest tarie, remplacée par l’eau etle sang s’écoulant du
flancdu crucifié. Ils s’écoulent jusqu’en Galilée. Lecarrefour desnations
devientle lieu d’une noce de la Pentecôte, où le vin des Grecs rejointle pain
du dernier Repaspascaljuifdont les Grecs furent écartésparl’Histoire .
Les noces de Cana, situées le troisième jour,comme chez Luc le récit
d’Emmaüs, représentent pour les nations, l’amplification du repasjuif des
disciples.
Maispour aller en Galilée, il fautpasserparla Samarie. Jésus s’y présente
comme le nouvel envoyéd’Abraham, rencontrant au puits de Jacob la
nouvelle Rebecca. Là, il traite la Samaritainecomme une reined’une tribu
d’Israël .Donne-moi àboire…
Rien nedit que Jésus ait bu avec la Samaritaine puis mangé avec les
disciples. Ma nourriture,c’est de faire la volontédecelui qui m’aenvoyé…
Ce Jésus est de mêmeessence que celuirencontré parles disciples
d’Emmaüs.
Chez Jean, il termine sa visiteà Capharnaüm en guérissant àdistance le fils
de l’officierroyal, montrant ainsi sonouverture à tous etsa souveraineté sur
l’espace etle temps .
Le théologien de l’eucharistiedes nations complète logiquement
l’enseignement de Capharnaüm sur le pain de vie, en y ajoutantle vin ,
devenu comme le pain, vraie nourriture (6,51-58). Aprèsles adieux de Jésus
aux disciplesjuifs, il introduitle thème de la vigne, source duvin. Il dit que
le Jugement est ici etmaintenant,carlacommunauté johannique est face aux
persécutions. Noussommes aprèsl’année 80 .
L’analysedestextes à l’aide deslogiciels du Laboratoirede Linguistique
Appliquée de Grenoble,conduit à penserqu’il existe une très forte
probabilité que les deux couchesrédactionnellessoient d’unseul etmême
rédacteur. Ainsi, l’annonce duvin eucharistique proposéaux Grecsseraitla
cléde voûteetla raison d’unremaniement profondde l’évangile .
Ledernier Repas juif de Pâqueest complété par un Repas de Pentecôte pour
lesnations,à Cana .
- Un troisième rédacteur, unthéologien cosmique, écrit ensuite le Prologue et
l’enseignement final de Jésus : lafin des énigmes.
Selon ce rédacteur, l’amourmutuel du Père et du Fils précède la création du
monde. Tout procèdeducommencement. Les hommessont des fils de
Lumière que la main du Fils ramèneau Père. Dieu nous veut en altéritéface
à Lui et respectera nos êtres,comme il respecte la personne de son Fils .
L’incarnation de l’amour dans le monde, ce qui le rend visible etsert ainsi de
11témoignage àce monde, c’est l’acte de donner. Plus de référence
messianique : Qui voitle Fils voitle Père. Moi et le Père sommes UN .
Jésus a pardonné à la femmeadultère, Jésusiracherchermême les brebis qui
ne sont pas de cet enclos-ci. Jésus n’a perdu aucun de ceux que le Père lui a
confiés. Jésus est venu non pour condamnerle monde mais pour le sauver.
Le Jugement est derrière nous.
- Un ultime rédacteur enfin,décrit (chapitre 21), le retour des communautés
johanniques dans le sein de l’Églised’Antioche, au travers d’une parabole
sur la pêche qui est une amplification de Luc 5. Il necède rien sur lefond :
Jean était au pied de lacroix. Jean est l’exécuteurtestamentairedes dernières
volontés de Jésus. Jean, le premier,acompris la résurrection du Seigneur .
Le rédacteurremet Pierre et Jean enscène alors qu’ils sont morts depuis
longtemps, mais le problèmede leur héritage respectif demeure. Ledisciple
qui reconnaîtle Seigneur depuisla barque ne peut être l’un desrédacteurs
précédents, mais il prolonge leur discernement : il voitle premier le
Seigneur .
Etle Seigneurnedira rien à Pierre du sortqu’il réserve à Jean etses
disciples…
Ilressort de la présentation ci-dessus que l’histoire rédactionnellede
l’évangile de Jean confirmeet complète celle dessynoptiques.
La phasede maturation futsimplement pluslongue. Unseul etmême
rédacteurseraitresponsablede la compilation des versets sémitiques et des
deux premières rédactions,ce qui représente 75% du texte .
Il aurait refondu sontexte àcause de l’introduction du vin dans lacélébration
du riteeucharistique, ce qui le situe comme un contemporain de Luc et du
Matthieu grec…
Ce travail de basea été complété par un philosophe duLogos et du
commencement nourri d’hellénisme (20% du texte) et terminé par un disciple
décrivant le retour des communautésjohanniques dans legiron de l’Église
d’Antioche
.
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Recherchessur Luc rédacteur
1. - Compilation et rédaction
L’approchedu chapitre précédent nous conduit donc à penserque l’onne
peut comparer directementle Livre des Actes etl’évangilede Luc, sans avoir
au préalablefait le tri dans l’évangile afin de séparer chez Luc, lestextes
qu’il a reçus de la tradition et qu’il acompilés et complétés,destextesissus
de sa propre plume sans contrainteextérieure .
Ceci étant posé, comment Luc traite-t-il littérairement etthéologiquement le
canevas primitif reçu de l’Églisede Jacques?
La première réponseest:avec une grande fidélité. Ilsuit mot à motle
canevas de Marc,au pointque l’onpeut recenserlesmodifications qu’il
s’autorise,celles-ci étant révélatrices de sonprojet de transmission du
message primitif vers lespaïens.
Pourillustrer ce propos, nousproposons ci-dessoussurlabasedu canevas
sémitiquede Marc avec lesréférences, lesportions de versets modifiées par
Luc enitaliques,ainsi que leursréférences correspondantes dans le texte de
Luc .
JEAN-BAPTISTE, LE PRECURSEUR
- Comme il est dit dans le Livredes Paroles(3,4) Ésaïe le prophète…(1,2).
- Lui vous baptiseradans le Souffle Saint etlefeu (3,16) (1,8).
BAPTEMEDEJESUS
- Et il advint ,quand le peuple tout entier était baptisé (3,21) (1,9) .
- Jésus fut baptiséet ,étant en prière... (3,21) (1,9) .
- Et descendit le Souffle Saint ,corporellement, (3,22) comme une colombe
(1,10).
ENSEIGNEMENT EN GALILEE
- Et dans Capharnaüm ,ville de la Galilée (4,31) (1,21) .
13- Le souffle impur, l’ayant convulsionné sortit de lui sans luinuireenrien
(4,35) (1,26) .
- Allons ailleurs dans les villes voisinesproclamer la Bonne Nouvelle du
Royaumede Dieucarpour cela, je suis sorti fus envoyé (4,43) (1,38).
- À la vuede Jésus(5,12), il tomba sursaface, lui disant : Seigneur (5,12), si
tuveux, tu peux me purifier(1,40).
- Mais dehors, sur deslieux déserts il était ,etlà, il priait (5,16) (1,45).
- Et aussitôt,ayant enlevé legrabat, ilsortit devant tous ,glorifiant Dieu
(5,25) (2,12).
- Ayant tout abandonné, (5,28) s’étant levé, il le suivit (2,14) .
- Et Lévi fit un grand banquet (5,29) etillui advint d’êtreétendu dans sa
maison (2,15).
- Avec lespercepteurs il mange etil boit (5,30) (2,16) .
ENSEIGNEMENT AUX DOUZE
- Et il montedans la montagne pour prier(6,12) (3,13).
- Et vinrent sa mèreetses frères se tenant dehors etils ne pouvaient entrer à
cause de lafoule (8,19) (3,31) .
- Du grain, l’untomba auprès du chemin ,et fut fouléaux pieds(8,5) etles
oiseauxdu ciel ledévorèrent(4,4) .
- Celuiquisème, sème la Parole de Dieu (8,11) (4,14).
- Ceux qui entendent la Parole dans un cœur bel et bon (8,15) portent du fruit
(4,20) .
- Qui doncest celui-ci, qu’au vent et à la mer il commande (8,25) etils lui
obéissent ?(4,41).
JESUSCHEZ LESGRECS
- Et ils vinrent dans lacontrée des Géraséniens (5,1) qui est en facede la
Galilée (8,26) .
- Le rencontra, sortant desmonuments(5,2) etnon d’une maison (8,27) .
- Et il les autorisa. Et étantsortis de l’homme, (8,33) les souffles impurs
(5,13).
- Et ils – toute la multitude de la région(8,37) –lui demandèrent de
s’éloigner (5,17) .
- Et il fit appel à lui,disant:« Ma fillette est à l’extrémité, viens dans ma
maison (8,41) luiimposerlesmains » (5,23).
- Et il appelle près de lui les Douzeetilles envoya proclamer le Royaumede
Dieu (9,1) (6,6) .
- Et Jésus sortit dans les bourgs de Césarée de Philippeet quand il était
priant seul(9,18) il interrogeait ses disciples,disant : (8,27) .
- Et il lesportaen haut dans une montagne pour prier(9,28) (9,2).
- Enseignant, j’aiporté mon fils jusqu’à toi, (9,17) daigne jeter unregard sur
mon fils, mon unique (9,38).
14- Quim’accueille ne m’accueille pas moi, mais celuiquim’aenvoyé, (9,37)
carle pluspetit parmi voustous, celui-làest grand (9,48).
- Et aussitôtilre-regarda etille suivait, (10,52) glorifiant Dieu (18,43).
JESUSA JERUSALEM
- Et ils luijettentleurs vêtements (11,7) et firent monter Jésussurl’ânon(19 ,
35).
- À mesure qu’il avançait (19,36) beaucoup étendirent leurs vêtements en
tapis dans lechemin(11,8).
- Et ils vinrent dans le Sanctuaire, annonçant la Bonne Nouvelle, (20,1) et
vinrent près de lui les chefs du sacerdoce, lesscribes et les Anciens (11,27).
- N’avez-vouspasluce texte (20,17) de l’Écriture: La pierre qu’ont mis au
rebutles bâtisseurs… (12,10).
- Au sujet du réveil desmorts , Moïse lui-mêmeappelle Seigneur (20,37)
le Dieu(qui) lui dit:« Moi, je suis le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaacetle
Dieu de Jacob» (12,26).
- Lui-même Davidadit dans le Livredes Psaumes : (20,42) (12,36).
- Lorsque vous aurezvuJérusalem encerclée par des armées… (21,20)
(13,14).
- Le soleil sera obscurci etla lune nedonnera passon éclat, les étoiles
tomberont du ciel(13,24) etsurla terre uneanxiétédesnations (21,25).
PASSION, MORT ET RESURRECTION
- Et Satan entraen(22,3) Judas Iscarioth, qui était l’un des Douze…
(14,10).
- Et s’étant relevé de la prière, il vient et les trouvedormant(14,37) de
tristesse (29,45).
- Et quandarriva le jour(22,66) , ils emmenèrent Jésus près du chef du
sacerdoce (14,53).
- Mais Jésus, ayantlaissé unegrande voix,dit : Père, entre tesmainsje
remets mon esprit(23,46) etil expira (15,37).
- Étant venu, Joseph originaired’Arimathie (15,43) ,ville des Juifs(23,51) .
- Et le posadans unmonument taillédans la roche (15,46) où personne
encore n’avait étécouché (23,53).
- Et étant entrées dans le monument,elles ne trouvèrent pas lecorps du
Seigneur Jésus, (24,3)(mais) virent unjeune homme… (16,5) .
- Une première remarqueconcerne le texte primitif que Luc complète .
Nombre de phrases débutent par la parataxe et ,signe que nous sommes
trèsproches de la phase orale, originede la transmission des évangiles.
- Une deuxième remarqueest que Luc s’adresseà unecommunauté qui
semble n’avoirqu’un accès bibliographiqueavec l’Ancien Testament .
15Pourles Juifs, lesprophètessont Paroles de Dieu etleur message passe
par lecommentairedesrabbins à la synagogue .
Pourleslecteurs de Luc, les paroles d’Ésaïe sont dans le Livre du
prophète, le chant de David surle Seigneur est dans le Livre des
Psaumes etle Psaume 117 : La pierre miseau rebut par les bâtisseurs
est devenue pierred’angle… est untexte de l’Écriture .
- Une troisième remarque est que desmots comme Seigneur et
Bonne Nouvelle, sont anticipés dans la viehistorique de Jésus. Les villes
voisines de Capharnaüm reçoivent : la Bonne Nouvelle du Royaume de
Dieu, les Douze sont envoyés proclamer le Royaumede Dieu.
Ils annoncentla Bonne Nouvelle jusquedans le sanctuairede Jérusalem
et continueront à l’annoncer dans les Actessous laforme grecque
d’évangéliser, qui signifie la même chose .
- Une quatrième remarqueconcerne les explications que Luc ajoute au
texte primitif pour en faciliter lacompréhensionpour des étrangers .
Capharnaüm est : une ville de Galilée. Lacontrée des Géraséniens est
située : en face de la Galilée,et Arimathie présentée : une ville des Juifs.
Le récit apocalyptique surlessignes dans leciel annonçant le retour du
Fils de l’hommeest transposé par Luc sousla formed’armées encerclant
Jérusalem, ce que toutpaïen peut comprendre. Les dérèglements du
soleil, de la luneet des étoiles,annoncés originellement aux seuls Juifs ,
entraînent : sur terre, l’anxiétédesnations .
- Luc est l’évangélistedu Jésus enprière, (six fois dans les exemples
cités),etlesmalades guéris glorifient Dieu, uneexpression conclusive
que nous retrouverons dans les Actes. Selon Luc, toutes lesnations sont
appelées à laconversion et au baptême. Ainsi, quand le texte primitiffait
direà Jésus: c’est pour annoncer la Bonne Nouvelle du Royaume que je
suis sorti (du village), Lucfait direà Jésus : que j’ai étéenvoyé .Luc se
situeavec lesnations .
- Luc enfin, refuse de chargerle peuple Juifentant que tel. C’est Satan ,
entréchez Judas, qui est responsablede la trahison etnon Judas entant
que Juif .
2 .- Sources et évangilede Luc
L’évangilede Luc (voir ci-dessous),est un document composite résultant de
troissourcesimbriquées :
- Lecanevassémitique primitifcommun aux trois évangilessynoptiques
(250 versets), partiellement repris par Jean pour 60 versets. Par
extension, nous intégrerons dans cette source les doublets grecs (240
16versets)répondant directement aux séquences sémitiques,eux aussi
communs aux évangilessynoptiques et utiliséspar Jean dans sonrécit de
la Passion (chapitres18et19),ce qui constitue un argument de poids
pour affirmerque le récit de la Passion selonsaint Jean est aussi ancien
que celui dessynoptiques. Les épisodes du canevas sémitique repris par
Luc sont signalés ci-dessous enréférence à l’évangile de Marc .
- La Deuxième source. Unedeuxièmecouche rédactionnelle, appelée
‘’Deuxième Source’’, ou ‘’Source Q’’parlacritique littéraire, complète
l’enseignement de Jésus, sous formedediscours: 35épisodes communs
à Matthieu et Luc .
L’examen de ce Corpus, selonles critères appliqués au texte de Marc,
conduit àclasser sans ambiguïté la Deuxième Sourcedans le récit grec:
Jésus y est appelé Seigneur -jamais Christ- ets’adresse aux
commençants(petits enfants) dans lafoi. Les démons sont grecs, on
récite le Notre Père, on pardonne sept fois, la familleest éclatéeà cause
de lafoi, les invités au repasne sont pas ceux que le Maîtrede Maison
avaitprévus à l’origineetlesnouveaux venusjugeront dans le Royaume,
les douze tribus d’Israël !
Ces sections, rajoutéestardivement, sont introduites dans le texte
antérieur comme dans untexte modernec’est-à-dire, sans l’aide de
versets parallèlesintroductifs et conclusifs.
Les épisodesprésentés en caractèresitaliques gras témoignent du Luc
rédacteur. Ils nefigurent dans aucun autreévangile. Ils constituent donc
la référence de la rédaction Lucanienne, que nous chercherons à
retrouver dans certainesparties des Actes.
3 .- Luc rédacteur
Laissons pour l’instantlesrecherchessurle vocabulaire employé par Luc,
nous aborderons cet aspect dans le prochain chapitre .
Ilrecueille tout d’abord une tradition de l’enfance de Jésus à Nazareth .
Dès lehuitième jour aprèssa naissance, il montre Jésus au Templede
Jérusalem, où il est accueilli par Syméon et Anne .
Luc veut ainsi démontrerque la traditionprophétiqued’Israël a survécu à
la rationalitégrecqueenvahissanteetque Jésus-Christ est bien le Fils de
David, prophète messianique attendu. Dans la ligne de Syméon et Anne, Jean
Baptiste le précurseur, proclamera l’ultimeannonce .
Jésus est continuateur etrévélateur de la mission de Samuel, dont la mère,
Anne, préfigure la Vierge Marie, comme le montrent les relations étroites
entre le Cantiqued’Anneetle Magnificat. Samuel comme Jésus sont les
fruits de maternitésimpossibles aux yeux des hommes. Anneest stérile,
17EVANGILESELONLUC
1 – Intentions de l’évangéliste Luc .
Annonces de Jean-Baptisteet Jésus.
2 – Naissancede Jésus
Jésus au temple– Prièrede Siméon– Jésus au temple (12
ans).
---------------------------------------------------------------------------------------------3 – Proclamation de Jean-Baptiste Mc 1, 1-6
J-B enprison– Baptême de Jésus –Généalogie . Mc 1, 7-11
4– Jésus tenté parlediable Mc 1,12-13
Enseignement en Galilée Mc 1, 14-15
(Insuccèsà Nazareth) (Mc 6, 1-6)
Le possédéde la synagoguede Capharnaüm Mc 1, 21-28
Guérisons de malades Mc 1, 29-34
5– Lesquatre premiers disciples Mc 1, 16-20
Guérison du lépreux Mc 1,40-45
Le paralyséde Capharnaüm Mc 2, 1-12
Lefestin chez Lévi Mc 2, 13-17
Le jeûne Mc 2, 15-20
Vieillesoutres et vin nouveau. Mc 2, 21-22
6 – Les épis arrachés Mc 2, 23-28
L’hommeà la main paralysée Mc 3, 1-6
Lechoix des Douze Mc 3, 13-19
Succès auprès des foules Mc 3,
7-11
------------------------------------------------------------------------------------------------Lediscours dans la plaine
Heureux - Malheureux, (Mt 5)
Sur l’amourpour ses ennemis
La pailleetla poutre
L’arbreetses fruits, les deux maisons
7 – Lecenturion de Capharnaüm (Mt 8)
Le jeune hommede Naïn Luc
La question de Jeanle Baptiste (Mt 11)
Ce que Jésus pensedu Baptiste //
Jésusne reçoitpasmeilleur accueil que J-B. //
Jésus etla pécheresse. Luc
.
-------------------------------------------------------------------------------------------------8– La paraboledu semeur Mc4, 1-9
Une application de la parabole Mc4, 13-20
La parabolede la lampe Mc4, 21-25
La vraie famillede Jésus Mc 3, 31-35
Jésus apaise une tempête Mc4, 35-41
Le possédéde Gérasa Mc5, 1-20
L’hémorroïsse ;lafillede Jaïre Mc5, 21-43
9 – L’envoi des Douzeenmission Mc 6, 6-13
Perplexité d’Hérode Mc 6, 14-16
Jésusrassasiecinqmillehommes Mc 6, 30-44
------------------------------ économiede Luc
---------------------------------------------18Pierredéclare que Jésus estle Messie Mc8, 27-31
Commentsuivre Jésus Mc8, 34-9, 1
Jésustransfiguré Mc 9, 2-8
Guérison de l’enfant possédé Mc 9, 17-27
Deuxièmeannonce de la passion Mc 9, 30-32
Qui est le plus grand? Mc 9, 33-37
Ceux quise servent du nom de Jésus. Mc 9,
38-41
-----------------------------------------------------------------------------------------------Refus de la Samarie Luc .
Pour être prêtà suivre Jésus Mt(8)
10 –L’envoi dessoixante-douze, le Pèreetle Fils/ Mt(10-11) Luc .
Lebon samaritain. Luc .
Jésus chez Marthe et Marie .
11 – Le Notre Père, Mt(6)
La parabolede l’ami quise laissefléchir Luc .
Demandez,frappezà la porte, cherchez, Mt(7)
Jésus a-t-ilpartie liéeavec Satan? Mt(6-12)
Le signe de Jonas. Mt(12)
Malheureux pharisiens etlégistes, Mt(23)
12 – Ceux quisedéclareront pour Jésus, Mt(10)
Ce qui doit préoccuper les disciples, Mt(6)
Trois parabolessurla vigilance, Mt(24)
13 – Les Galiléensmassacrés par Pilate. Luc .
Lefiguierstérile //
Guérison un jour de sabbat. //
Moutarde, levain,entrée dans le Royaumede Dieu. Mt(7/8/25)
14– Autreguérison un jour de sabbat. Luc .
Lesinvités au repas Mt(22)
Évaluerladépense. Luc .
15- Jésus accueilledesrejetés
Labrebis retrouvée, Mt(18)
La pièce retrouvée Luc .
Lefils retrouvé Luc .
16 – Le gérant habile Luc .
L’argent trompeur, Luc .
Le richeet Lazare Luc .
17 – Lespiègespour lafoi. Luc .
Le jour du Fils de l’homme. Luc .
18– Paraboledu Juge quisefit prierlongtemps Luc .
Le pharisien etlecollecteur d’impôts. Luc
.
---------------------------------------------------------------Jésus etles enfants, Mc 10, 13-16
Jésus etle riche, Mc 10, 17-31
Troisième annonce de la passion Mc 10, 32-34
19L’aveuglede Jéricho. Mc
10,46-52
---------------------------------------------------------------19 –Zachée Luc .
La paraboledesmines, (Mt
25)
---------------------------------------------------------------Entrée de Jésusà Jérusalem Mc 11, 1-10
Jésus chasse les vendeurs, Mc 11, 15-19
20 – Autoritéde Jésusmiseenquestion Mc 11, 27-33
Les Vigneronsmeurtriers. Mc 12, 1-12
L’impôt dûà César Mc 12, 13-17
Questions surla résurrection, Mc 12, 18-27
Le Messieet David, Mc 12, 35-37
Jésus contre les scribes, Mc 12, 37-40
21 – L’offrandede la veuve. Mc 12,41-44
Annonce de la ruinedu Temple, Mc 13, 1-2
Les signes annonciateurs Mc 13, 3-8
La persécution Mc 13, 9-13
Ladestruction de Jérusalem, Mc 13,14-19
La venue du Fils de l’homme Mc 13, 24-27
L’approchedu règnede Dieu Mc 13, 28-31
22 – Le complot contre Jésus Mc 14, 1-2 ;10-11
Jésus fait préparerla Pâque Mc 14, 12-16
Le pain etle vin de la Cène Mc 14, 22-25
Jésus annonce qu’il va être trahi. Mc 14,
17-21
--------------------------------------------------------------------------------------Lagrandeur decelui quisert Mc 9, 34 ;10,42-45
Le moment d’êtrearmé Luc
.
--------------------------------------------------------------------------------------Jésus au mont desoliviers Mc 14, 32-38
L’arrestation de Jésus Mc 14, 43-49
Pierre renie Jésus Mc 14, 53-54 ;66-72
Jésus devant le Sanhédrin Mc 14, 55 ;61-64
23 – Jésus comparait devant Pilate Mc 15, 1-5
Décision de Pilate Mc 15, 6-15
----------------pas de moqueries dessoldats (texte grec de Marc)------ (Mc 15, 16-21)
Jésusmis en croix Mc 15, 22-32
La mort de Jésus Mc 15, 33-41
Miseau tombeau Mc 15, 42-47
24– Au matin du premierjour de la semaine Mc 16,
1-8
--------------------------------------------------------------------------------------Les disciples d’Emmaüs. Luc .
Le Ressuscité apparaît aux Onze. Luc .
TABLEAU1 – L’EVANGILEDELUC ET SESSOURCES .
Rappel : Textedroit : la sourceest sémitique (ref: Marc).
Texte italique: Deuxième source
Texte italiquegras: Ajouts de Luc .
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