Un regard neuf sur la tradition

-

Livres
278 pages
Lire un extrait
Obtenez un accès à la bibliothèque pour le consulter en ligne
En savoir plus

Description

Faisant fi des discours théologiques, herméneutiques, mystiques, abscons et parfois réservés à une certaine élite censée guider l’humanité, René Deveaux revient, les yeux limpides, vers ce texte primordial que constitue la Bible avec ses deux Testaments. Et ce qu’il ressort de cette approche fondamentalement libre, c’est une redéfinition de l’homme, de son rapport au monde, de ses relations avec ses semblables. En effet, depuis le temps de la Création jusqu’à celui de la Résurrection, le récit biblique dit et défend une conception d’une humanité qui serait solidaire, qui aurait conscience de sa responsabilité dans l’ordre des choses, qui saurait que tout progrès ne peut se faire sans placer l’humain comme un impératif, que les pouvoirs qui assujettissent doivent être défiés, que l’égoïsme est aussi l’un des écueils à éviter. Un message par trop gommé par des siècles sclérosants et auquel redonne vie un auteur habité par ce que l’on peut appeler une vaillante espérance. Dès ses premiers développements qui rompent avec l’idée d’un péché originel et qui attribuent à la femme un rôle fondamental dans l’histoire de l’humanité, l’on comprend que l’essai de René Deveaux sera iconoclaste et corrodera dogmes, préceptes et lois que certains ont retirés de la Bible. Et le lecteur, qu’il soit croyant ou non, découvrira en effet au fil de cette réflexion des figures, des récits et une sagesse qui parlent moins de Dieu que de l’homme et de son statut au sein de ce monde qui lui a été donné. Car, ainsi que le dit l’auteur dans une formule qui renverse nombre de perspectives, la Bible nous apprend avant tout à croire en nous-mêmes!

Sujets

Informations

Publié par
Nombre de visites sur la page 26
EAN13 9782748368499
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0094 €. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Signaler un problème
Un regard neuf sur la tradition
Du même auteur
Un enfant de l’an 40, 1984, Éditions "J’étais une fois"
René Deveaux Un regard neuf sur la tradition
Publibook
Retrouvez notre catalogue sur le site des Éditions Publibook : http://www.publibook.com Ce texte publié par les Éditions Publibook est protégé par les lois et traités internationaux relatifs aux droits d’auteur. Son impression sur papier est strictement réservée à l’acquéreur et limitée à son usage personnel. Toute autre reproduction ou copie, par quelque procédé que ce soit, constituerait une contrefaçon et serait passible des sanctions prévues par les textes susvisés et notamment le Code français de la propriété intellectuelle et les conventions internationales en vigueur sur la protection des droits d’auteur. Éditions Publibook 14, rue des Volontaires 75015 PARIS – France Tél. : +33 (0)1 53 69 65 55 IDDN.FR.010.0116522.000.R.P.2011.030.31500 Cet ouvrage a fait l’objet d’une première publication aux Éditions Publibook en 2011
À Juliette, Antoine, Thomas, Alice, Nino, Michaëlis… et la suite de mes arrière-petits-enfants, pour leur souhaiter de vivre dans un monde où on se souvienne que…
La vraie Tradition est vénérable seulement dans la mesure où elle inspire sa propre contestation.
1. "Pourquoi ne discernez-vous pas par 1 vous-mêmes ce qui est juste ?" "Credo, sed intelligere desidero"
(saint Anselme) À la saison dernière, je suis monté voir une fois encore mon beau lac auvergnat de Montcineyre : un chemin long et tortueux pour le découvrir au milieu des hêtres et des sapins, à près de mille mètres d’altitude. Il est tellement pur qu’il sert de réserve d’eau potable pour les 15.000 ha-bitants d’Issoire… et pourtant, comme une injure à sa beauté, un sac plastique flottait près de la rive, venant à coup sûr d’un supermarché, En vert et rose, il exhibait l’image d’un "corbeau tenant en son bec un fromage", accompagnée, sur l’autre face, de la fable assortie. Pollution indestructible puisque le PVC (ou le poly-éthylène, qu’en sais-je ?) n’est pas "biodégradable" ! Si nos chimistes ont raison, dans cent ans un de nos lointains descendants risque donc d’exhumer un sac iden-tique. J’imagine que le déchiffrage d’une telle relique constituera une énigme, parce que le fromage, n’étant pas une denrée "aseptisée", le sacro-saint principe de précau-2 tion l’aura voué à l’oubli depuis longtemps !
1 Luc, 12, 57. 2 Au nom duquel la meilleure façon de ne pas risquer la mort consiste à ne pas naître
9
La télé et les éditeurs people trouveront une mine de gros titres dans cette découverte énigmatique, puis les clercs des diverses religions prendront le relais : des ico-nophiles chrétiens verront dans l’oiseau une représentation archaïque du Saint-Esprit planant sur le monde, des boud-dhistes jureront que le cercle parfait est une illustration inédite de la "roue" desréincarnations…, quelques ayatol-lahs verront dans le gros bec une représentation irrespectueuse du nez du prophète et promulgueront une fatwa, etc.
Quant à la traduction du texte lui-même, ce sera une au-tre affaire ! Allez donc demander dès maintenant à un internaute actuel ce que signifie le mot "Phénix" ("vous êtes le Phénix des hôtes de ces bois…")… : il vous parlera d’un promoteur immobilier, d’un cirque, d’un hôtel ou d’une marque de je-ne-sais-quoi…, au mieux du point Est sur la boussole ; alors, dans cent ans, le même mot sera devenu un de ces mystères auxquels se plaisent les ésoté-rismes de tous bords. Les plus objectifs y verront le nom ancien du corbeau, mais d’autres dédieront à cette image insolite des cultes qui se jetteront mutuellement des ana-thèmes…
Dans ces conditions, une autre "nouveauté" prendra la vedette avant qu’on arrive à traduire la fable jusqu’au bout : tout à la jouissance de leurs joutes orales, écrites ou bloguées, linguistes, philosophes, docteurs et autres éru-dits priveront ainsi nos lointains descendants du vingt-deuxième siècle de la "morale" qu’elle contient… et tout flatteur pourra continuer à"vivre aux dépens de celui qui l’écoute".
Dommage pour eux, mais ils ne perdront après tout que la morale d’une fable miraculeusement conservée ; tandis que nous, nous perdons beaucoup plus, quelle que soit notre conviction ou notre religion, en négligeant de pui-ser ; chacun par soi-même, dans la précieuse ressource que
10