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Vous êtes descendu parmi nous

De
123 pages
Quand l'expérience de la Vie nous mène au milieu d'un lac d'eau calme notre esprit est libéré. Non contrôlé, il fuit alors en tous sens, cherchant absolument un concept vers lequel se fixer, mais les rives du lac ne sont pas visibles. Seul un esprit dompté peut alors rester calme dans cette situation perdue, pour se concentrer sur le seul thème qui soit valable : lui même. Pierre, pris dans la tourmente de l'expérience spirituelle sans expérience, vit une réalité parabolique qu'il relie aux grandes expériences mystiques.
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Vous êtes descendu
parmi nous

Stéphane Laborde
Vous êtes descendu
parmi nous




ROMAN










Le Manuscrit
www.manuscrit.com
© Éditions Le Manuscrit, 2006
20, rue des Petits Champs
75002 Paris
Téléphone : 08 90 71 10 18
Télécopie : 01 48 07 50 10
www.manuscrit.com
communication@manuscrit.com

ISBN : 2-7481-6133-5 (fichier numérique)
ISBN : 2-7481-6132-7 (livre imprimé)








Introduction

L'histoire est tirée d'événements réels. Non pas
d'événements extérieurs, mais d'événements liés à des
expériences de l'esprit.

Ces expériences sont de l'ordre de ce qui peut arriver quand,
libéré soudainement d'une grande somme de contraintes,
l'esprit libéré se comporte comme un cheval fou.

Ne sachant plus où se diriger, totalement libre et non
contrôlé, il fait l'expérience d'une liberté sans but, sans
direction.

Une fois la prise de conscience faite par l'expérience, il est
alors possible de réitérer l'expérience en contrôlant la
totalité.

C'est alors la plus grande réussite qui soit.

Esteban Fuentes





STÉPHANE LABORDE
DÉPART

Quelle sérénité…

Ma vue embrasse tout, je vois l'infini.

Mon esprit emplit tout l'Univers. Il traverse la trame
de l'espace temps et voit le big bang, comme il voit la
fin de tout. Le présent est le vide immense constellé de
galaxies aux milliards d'étoiles.

Je suis bien. Plus rien n'a d'importance…

J'éprouve un grand sentiment d'amour et de sérénité
envers tout ce qui existe et que je ressens comme faisant
partie de moi…

Je m'endors…


Qui pense au fait ?


Quel calme, et tout qui est si noir…


J’ai vu, la première particule… Réfléchie par la
conscience elle s’est multipliée, 2 puis 4 puis 8… J’ai vu
la première conscience, réfléchie par elle même, elle
s’est imaginée une forme qu’elle a voulue harmonieuse,
logiquement déduite des plans géométriques les plus
fins, et des impératifs chimiques les plus complexes…

11 VOUS ÊTES DESCENDUS PARMI NOUS
Et puis je ne sais plus, tout c’est enchaîné si vite, a
partir de ce premier substrat sont apparus les miroirs,
qui, en face et de côté ont placé logiquement la
réflexion à des distances variées, plaçant ainsi le champ
de la vue sur des objets nouveaux. Comme si depuis le
début, l’unité de la pensée initiale s’était fractionnée
donnant du même coup des objets de conscience
« extérieurs » à observer…

Comme si mon unité primordiale s’était fendue en
une dualité. Cette autre partie de moi qui m’entourait
alors à chaque instant rythmait un temps nouveau dont
je n’étais plus le seul maître. Des bruits sont apparus qui
ont donné une épaisseur nouvelle au temps, marquant
des instants nouveaux marqués du sceau d’une sorte de
fractale découpant à la hache le temps ancien sans début
ni fin…


Je ne peux me rappeler toutes les réflexions qui
m’ont assailli lors de ces événements…


Une grande question commence à émerger. Enfin je
me lève, doucement et tout en marchant la question
surgit : suis-je la source de tout cela ? J’ai le sentiment
que ce qui m'entoure fait partie intégrante de mon
corps, que l'espace est là par la volonté de mon esprit.

J’ai alors un flash. Ma main gauche sur le menton me
rappelle une image. D’un coup je vois un vieil homme,
assis sur un trône, au milieu de nulle part, dans le vide,
se frottant le menton et riant tranquillement comme s’il
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