L'ère de l'économie des plantations en Côte d'Ivoire

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Depuis les années 60, "la prospérité de la Côte d'Ivoire repose sur l'agriculture"; nombreux sont ceux qui ne voient que le café et le cacao, alors qu'il y a eu des cultures comme le coton, l'ananas, la banane, la canne à sucre, l'hévéa, le palmier à huile, avec la politique de diversification des cultures des pouvoirs publics de l'époque. C'est pourquoi cette période a été qualifiée "d'ère de l'économie des plantations". Comment celle-ci s'est mise en place ? Et comment a-t-elle évolué ?

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Ajouté le 01 janvier 2015
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EAN13 9782336366579
Langue Français
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Louis E. Settie
L’ère de l’économie des plantations en Côte d’Ivoire 19001983
L'ère de l'économie des plantations en Côte d'Ivoire 1900-1983
Louis E. SETTIE
L'ERE DE L'ECONOMIE DES PLANTATIONSENCOTE D'IVOIRE1900-1983 L’Harmattan
© L’Harmattan, 2014 5-7, rue de l’École-Polytechnique ; 75005 Paris http://www.harmattan.fr diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr ISBN : 978-2-343-04072-1 EAN : 9782343040721
INTRODUCTION La Côte d’Ivoire, indépendante depuis le 7 août 1960, a connu un essor économique et un développement qui ont surpris tout le monde ; même les experts les plus avertis. Rien ne présageait cette évolution compte tenu de l’héritage coloniale, de sa capacité et de ses potentialités économiques, financières et humaines. Pourtant, entre 1960 et 1980, la croissance, dans ce pays, a été en moyenne de 7%. Le progrès a été rapide ; de même que la transformation de la société, du niveau de vie, de l’éducation, de la formation, de l’habitat dans l’ensemble. A partir de 1960-1970, puis de 1980 jusqu’en 1983, des signes palpables et visuels de sa transformation sont apparus dans tous les domaines et tous les secteurs. A propos de la Côte d’Ivoire de cette époque, nombreux ont été ceux qui parlaient « du miracle ivoirien » Cette prouesse, économique et financière, a été réalisée grâce à l’agriculture basée sur les produits d’exportation en général et sur le café et le cacao en particulier dans le cadre de ce que l’on a appelé « l’économie de plantations ». Comment cette économie de plantations, créée par les entreprises européennes, les colons pour leurs besoins et ceux de la métropole au début de la colonisation, s’est-elle imposée à la Côte d’ivoire pour en être un des principaux facteurs de croissance et de développement de ce pays ? Afin de mieux comprendre le processus de l’économie de plantations et voir comment elle a transformé et caractérisé la Côte d’Ivoire, notre étude présentera d’abord le passage de l’économie de subsistance à l’économie de plantations : 1900-1923 ; puis la prédominance du café et du cacao : 1923-1960 et en fin la période de la diversification caractérisé par la prédominance du café et du cacao : 1960-1983.
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Chapitre I L’ECONOMIE PREEXISTANTE 1900-1908 La Côte d’Ivoire précoloniale, comme la plupart des territoires de cette époque, avait une économie de subsistance basée sur la cueillette. Celle-ci allait subir une mutation, au contact des Français dès les premières années, lorsqu’ils ont introduit la culture de certaines plantes arbustives. Auparavant, c’était les activités de subsistance.
A. L’ECONOMIE DE SUBSISTANCE Avant la colonisation, les populations du territoire pratiquaient l’économie de subsistance qui leur permettait de satisfaire l’essentiel de leurs besoins. Elle était constituée d’un ensemble d’activités qu’elles menaient et qui, malgré les diverses difficultés et les limites, procuraient aux différentes communautés ce dont elles avaient besoin. Quel était ce type d’activités ? 1. Les activités de l’économie de subsistance. L’économie de subsistance, basée essentiellement sur l’agriculture, les cueillettes et pratiquée par la population préoccupée par sa survie, avait surtout pour finalité la consommation, la satisfaction des besoins des familles et des groupes. Cette économie, axée sur la production de vivriers, était menée souvent à petite échelle par de petits groupes. Elle a connu plusieurs appellations : « économie traditionnelle », « économie domestique », « agriculture d’autosubsistance », « agriculture d’autoconsommation » avec ses techniques.
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