Poissons d'eau douce du Québec et des Maritimes

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Fruit de plusieurs années de labeur, Poissons d'eau douce du Québec et des Maritimes comblera autant l'amateur de plein air que le spécialiste.
Plus de 400 photos couleur de qualité (identification, mâles en fraie, femelles, jeunes...)
Fiche d'identification bien documentée par espèce: description, espèces semblables, reproduction, habitat, répartition, alimentation, prédateurs, situation de l'espèce, notes
Clé d'identification des familles et galerie de photos comparatives d'espèces
Cartes de répartition et nomenclature les plus à jour
Annexes inédites sur les mulettes et les écrevisses

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Date de parution 01 mai 2017
Nombre de visites sur la page 11
EAN13 9782897621742
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page 0,0120 €. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

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Jean-François Desroches
POISSONS D’EAU DOUCE
Isabelle Picard
DU QUÉBEC ET DES MARITIMES
POISSONS
D’EAU DOUCEEnfi n LE guide d’identifi cation complet et détaillé
DU QUÉBEC ET DES MARITIMESFruit de plusieurs années de labeur, Poissons d’eau douce du Québec et D’EAdes Maritimes comblera autant l’amateur de plein air que le spécialiste.
Plus de 400 photos couleur de qualité (identifi cation,
mâles en fraie, femelles, jeunes…)
Fiche d’identifi cation bien documentée par espèce : description,
espèces semblables, reproduction, habitat, répartition,
alimentation, prédateurs, situation de l’espèce, notes
Clé d’identifi cation des familles et galerie de photos
Jean-François Desroches • Isabelle Picardcomparatives d’espèces
Cartes de répartition et nomenclature les plus à jour
Annexes inédites sur les mulettes et les écrevisses
Jean-François Desroches est biologiste et enseignant en Techniques
de bioécologie au Cégep de Sherbrooke. Spécialiste reconnu de la faune
aquatique, il a participé à de multiples études et inventaires. Il est
l’auteur ou le coauteur de nombreuses publications, dont Amphibiens
et reptiles du Québec et des Maritimes paru dans la même collection.
Isabelle Picard est biologiste-conseil, spécialisée en faune aquatique.
Elle a participé à maints inventaires et études sur le territoire et
rédigé plusieurs articles scientifi ques. Elle est notamment consultée
pour l’évaluation de la situation d’espèces rares ou d’impacts
environnementaux, et travaille à la sensibilisation du public.
ISBN 978-2-89435-625-8 editionsmichelquintin.ca
9 782894 356258POISSONS
D’EAU DOUCE
DU QUÉBEC ET DES MARITIMES
Jean-François Desroches
Isabelle PicardÉdition : Johanne Ménard
Révision linguistique : Serge Gagné
Illustrations : Marthe Boisjoly
Conception graphique : Ruth Pelletier et Sandy Lampron
Mise en page : Sandy Lampron
Retouche photo : Stéphane Jennings
Gouvernement du Québec — Programme de crédit d’impôt pour l’édition
de livres — Gestion SODEC
Les Éditions Michel Quintin bénéficient du soutien financier de la SODEC
et du gouvernement du Canada par l’entremise du Fonds du livre du Canada
pour leurs activités d’édition.
Tous droits de traduction et d’adaptation réservés pour tous les pays. Toute
reproduction d’un extrait quelconque de ce livre, par procédé mécanique
ou électronique, y compris la microreproduction, est strictement interdite
sans l’autorisation écrite de l’éditeur.
ISBN 978-2-89435-625-8 (reliure souple)
ISBN 978-2-89435-626-5 (reliure cartonnée)
ISBN 978-2-89762-174-2 (PDF)
Copyright 2013©
Éditions Michel Quintin
Montréal (Québec) Canada
editionsmichelquintin.ca
info@editionsmichelquintin.caÀ nos enfants,
Jérôme, Iris et Marie-Neige.
Jean-François et IsabelleRemerciements
Nous tenons en premier lieu à remercier Richard Laparé pour
son im por tante contribution aux inventaires sur le terrain et aux
photo graphies, de même que sa collaboration aux discussions et à
la révision des textes. Pareillement, la collaboration de Huguette
Massé, du ministère du Développement durable, de l’Environnement,
de la Faune et des Parcs (MDDEFP) du Québec a été essentielle pour
l’obtention de plusieurs spécimens et d’information inédite sur
certaines espèces. Nous tenons également à remercier Michel Quintin et
Johanne Ménar d (Éditions Michel Quintin) pour leur confance et leur
appui durant les quelques années qu’a duré la réalisation de ce
projet. Merci également à Jean Desroches pour ses commentaires sur le
texte, à Serge Gagné pour la révision linguistique, à Sandy Lampron
pour le design graphique et l’infographie, à Stéphane Jennings pour
le détourage et la retouche photo, ainsi qu’à Marthe Boisjoly pour
les illustrations.
Plusieurs autres personnes ont contribué à la réalisation de l’ouvrage
en nous fournissant des spécimens ou en nous aidant à la localisation
ou à la capture de certains poissons. Elles sont ici présentées en ordre
alphabétique et remerciées :
Rémi Bacon (MDDEFP), Pierre Bilodeau (MDDEFP), Virginie
Boivin (MDDEFP), Jean-Denis Brisson (MDDEFP), Philippe
Brodeur (MDDEFP), Mario Demers (station piscicole de Lac-aux-Écorces), Pierr e Dépelteau (Société des établissements
de plein air du Québec – Sépaq), Daniel Dorais (MDDEFP), Pierre
Dumont (MDDEFP), Jean-Mar c Gagnon (Musée canadien de la
nature – MCN), Serge Guimond (station piscicole de Tadoussac),
Jean-François Houle (Sépaq), René Houle (MDDEFP), Yvon et
Éric Lacelle (Chez Yvon), Jean Leclerc (MDDEFP), Mario Lessard
(station piscicole de Baldwin), Jill Marvin (Parc Aquarium du
Québec), Donald F. McAlpine (Musée du Nouveau-Brunswick),
André Morin (station piscicole de Lac-aux-Écorces), Pascal
Ouellet (MDDEFP), Annie Paquet (MDDEFP), Manon Paquette
(Sépaq), Simon Pelletier, Mario Poirier (MDDEFP), Stéphane
Poulin (Sépaq), David Rodrigue (Société d’histoire naturelle de
la vallée du Saint- Laurent), Hugues Sebire, Clifford Smith
(Pisciculture Smith) et Nathalie Vachon (MDDEFP).
Nous remercions également Réal Côté (Cégep de Sherbrooke) pour
l’aide en matière d’informatique et de statistique, et tous ceux et
celles qui ont participé aux campagnes de terrain, présentés ici en
ordre alphabétique :
Michel Bédard, Frédérick Bénichou (parc de Pointe-aux-Outar des),
Sarah Chabot (MTQ), Jannick Champagne (Cégep de Sherbr ooke),
Mario Charrette (Sépaq), Maude Côté-Bédard (Sépaq), Patrick
Crête-Lapointe, Jean-Guy Desbiens, Sylvie Deslauriers (Cégep
de Sherbrooke), Jean Desroches, Louis-Philippe Gagnon, Denis
Lachance, Jean-Philippe Lalumière, Sandra Leclerc, Florent
Lemieux (MDDEFP), Étienne Lord, Sylvie Normand, Vital Picard,
Daniel Pouliot, Sandra Roux (Cégep de Sherbr ooke), Dominique
Sinotte, Julie Soucy, Félix Soucy, Louise Thibault, Jean-Marc
Vallières (Sépaq), de même que les étudiants en techniques de
bioécologie du Cégep de Sherbrooke (2007 à 2012).
Plusieurs photographes nous ont aidés en nous fournissant certains
clichés (voir Crédits photographiques, p. 465).
Finalement, l’ouvrage a bénéfcié des commentaires d’un comité de
révision scientifque dont nous tenons à remercier particulièrement
tous les membres, qui ont bien voulu commenter certaines parties
de l’ouvrage :
Bernard Angers (Université de Montréal), Rémi Bacon (MDDEFP),
Jean Dubé, Pierre Dumont (MDDEFP), André L. Martel (MCN),
Sylvie Normand, Claude B. Renaud (MCN), Olivier Roy (Sépaq),
Guy Verreault (MDDEFP) et Donald F. McAlpine (Musée du
Nouveau-Brunswick). Ce dernier a également effectué la
vérifcation des cartes de répartition pour les espèces dans les Maritimes.
Merci à tous de votre importante contribution et de nous avoir permis
de réaliser cet ouvrage dans sa forme et avec son contenu actuels.Table des matières
Mot de l’éditeur ...............................................................................11
Introduction ......................................................................................13
Première partie
DÉCOUVRIR LES POISSONS D’EAU DOUCE
DU QUÉBEC ET DES MARITIMES ................................................19
1. L’habitat des poissons ...........................................................21
2. La gestion et la conservation des poissons ..........................29
3. Comment identifer un poisson ............................................ 35
Clé d’identifcation des familles ...............................................49
Deuxième partie
120 ESPÈCES À IDENTIFIER .........................................................57
Photos comparatives d’espèces ................................................58
Pétromyzontidés .......................................................................69
Acipenséridés ............................................................................83
Lépisostéidés .............................................................................93
Amiidés ......................................................................................97
Hiodontidés 101
Anguillidés ...............................................................................107
Clupéidés .................................................................................113
Cyprinidés ................................................................................123
Catostomidés ...........................................................................189
Ictaluridés 209
Salmonidés ..............................................................................225
Osméridés 263
Ésocidés ....................................................................................267
Umbridés .................................................................................283
Percopsidés 287
Gadidés 291
Lotidés .....................................................................................295
Athérinopsidés ........................................................................299 Fundulidés ...............................................................................303
Gastérostéidés .........................................................................309
Cottidés ....................................................................................321
Moronidés 333
Centrarchidés ..........................................................................341
Percidés 365
Sciaénidés ................................................................................389
Gobiidés ...................................................................................393
Espèces hypothétiques ............................................................397
POUR EN SAVOIR PLUS .............................................................399
Annexe 1. Les mulettes et autres bivalves d’eau douce
du Québec et des Maritimes ..............................................400
Annexe 2. Les écrevisses du Québec et des Maritimes ..........436
Glossaire ..................................................................................446
Bibliographie ...........................................................................452
Sites Internet utiles .................................................................461
Crédits photographiques ........................................................462
Index ........................................................................................464
Crapet soleil et crapet vert Mot de l’éditeur
En montant la rivière
eut-être poisson ou grenouille dans une vie antérieure, Jean-François PDesroches n’est jamais aussi à l’aise que les deux pieds dans l’eau.
Avec sa complice Isabelle Picard, passionnée elle aussi par la vie qui
frétille sous l’onde, il nous présente ici le fruit de plusieurs années de
recherche et de labeur minutieux.
Protagonistes d’un monde fascinant mais souvent méconnu, les poissons
d’eau douce sont les témoins privilégiés, et plus souvent qu’à leur tour les
victimes, des chambardements que l’homme impose à l’environnement.
Pression croissante sur les milieux humides, pollution de l’eau (organique
et chimique), barrages, espèces introduites, remblayage et perturbation des
rives, surpêche, autant d’éléments perturbateurs qui transforment, souvent
à jamais, le fragile équilibre de la vie aquatique. Précieux indicateurs de la
qualité de l’eau, les poissons d’eau douce jouent un rôle primordial dans
la chaîne alimentaire… souvent jusque dans notre assiette.
Conçu autant pour l’amant de la nature simplement désireux de mieux
connaître les beautés qui l’entourent que pour l’étudiant ou le biologiste
professionnel à la recherche de données techniques plus poussées, le
guide d’identifcation Poissons d’eau douce du Québec et des Maritimes
constitue une contribution majeure à une meilleure connaissance des
habitants de nos marais, lacs et rivières. Nous sommes particulièrement
fers de l’accueillir dans la collection des Guides nature Quintin.
L’étude des poissons n’est pas une discipline facile, l’identifcation des
espèces tenant souvent à des critères très pointus. Vous trouverez dans cet
ouvrage tout ce qu’il faut pour identifer correctement nos 120 espèces
de poissons d’eau douce et apprendre à les apprécier : des descriptions
complètes, des détails plus poussés pour aider à différencier les espèces
semblables, des photos pour la plupart inédites de spécimens vivants, prises
sur le territoire, les cartes de répartition les plus à jour, bref une mine de
renseignements inestimables. Et pour en rajouter, des annexes uniques sur
les mulettes et les écrevisses, compagnons d’habitat des vedettes du guide.
Comme les poissons qui remontent irrésistiblement la rivière pour frayer,
Jean-François et Isabelle ont entrepris un long périple, comme investis
d’une mission un peu folle, qui trouve aujourd’hui son aboutissement
dans l’ouvrage que vous tenez entre vos mains. Puisse leur folie être
communicative. Nous leur disons merci pour leur ténacité et leur engagement.
Michel QuintinCrapet soleilIntroduction
a liste des poissons d’eau douce fentes dites branchiales montrant L du Québec et des Maritimes l’emplacement des branchies.
compte offciellement 120 espèces
dont la majorité est exclusivement Les nageoires varient en nombre,
dulcicole. Cependant, certaines en forme et dans leur emplacement
espèces fréquentent les eaux sau- selon les familles et les espèces.
mâtres ou passent aussi une par- Elles ont un rôle de propulsion
tie de leur vie en eau salée. On ou de stabilisation. Certaines se
trouve des poissons dans presque présentent en paires de part et
tous les cours d’eau et plans d’eau, d’autre du corps du poisson, alors
depuis les petits étangs d’à peine que d’autres sont uniques et situées
quelques hectares et les ruisseaux le long de l’axe central du corps.
de montagne jusqu’aux immenses La majorité des poissons ont des
lacs profonds, aux grandes rivières écailles, elles aussi de taille, de
et au majestueux Saint-Laurent. forme et de disposition différentes.
Bien adaptés à la vie aquatique, Chez certains, ces écailles sont si
les poissons ont développé au fl petites qu’on ne les discerne pas à
de l’évolution des caractères bien l’œil nu tandis que chez d’autres,
particuliers, parfois propres à un leur grande taille évoque presque
groupe d’espèces. Ces adaptations l’armure des chevaliers.
se traduisent morphologiquement
par une grande variété de tailles, de La plupart des espèces possèdent
formes, du nombre et de la forme une ligne latérale formée par une
des nageoires de même que par série de pores sur les écailles des
certains critères uniques tels les fancs. Ces pores sont tous reliés
longs barbillons des Ictaluridés ou à un canal tubulaire sous-jacent
les épines libres des Gastérostéidés. qui contient des terminaisons
nerveuses. La ligne latérale des
Les poissons ont tous des branchies poissons leur permet de détecter
et des nageoires. Les branchies les mouvements dans l’eau, de
sont des organes plumeux et rou- localiser des proies ou d’éviter des
geâtres servant à la respiration et obstacles ou des prédateurs.
permettant aux poissons de capter
l’oxygène dissous dans l’eau. Elles Les poissons sont des animaux
sont situées de chaque côté de la ectothermes : la température de
tête, derrière les yeux et la bouche. leur corps dépend de celle de leur
Pour les apercevoir, il faut soulever environnement. La contraction de
l’opercule qui les recouvre et les certains muscles peut aussi leur
protège. Les lamproies n’ont pas procurer de la chaleur. Au Québec
d’opercules, mais possèdent des et dans les Maritimes, plusieurs espèces demeurent presque inac - Tous les poissons d’eau douce du
tives durant l’hiver tandis que Québec et des Maritimes se
reprod’autres continuent de se nour- duisent par fertilisation externe et
rir et se déplacent régulièrement. pondent des œufs. Ces derniers,
Quelques espèces ont même fait de sans coquille et perméables à
l’oxyl’hiver leur saison de reproduction. gène, peuvent être pondus sur un
substrat tel du gravier ou du sable,
Certains poissons sont typiques entremêlés ou collés à des plantes
des eaux froides et bien oxygénées aquatiques, déposés dans un nid
tandis que d’autres préfèrent les rudimentaire creusé au fond de
eaux plus chaudes souvent pauvres l’eau, fxés à la face inférieure de
en oxygène. D’autres encore sont roches sous l’eau ou simplement
ubiquistes et prospèrent dans abandonnés dans la colonne d’eau
une grande variété d’habitats. Les au gré des courants. De ces œufs
poissons sont dépendants du sortent des larves qui se nourrissent
réseau hydrographique pour leur d’abord des réserves contenues
dispersion. Ainsi, dans bien des dans leur sac vitellin – sorte de
cas, leur répartition suit celle des poche ventrale – puis quand
cerivières et lacs reliés ; leur absence lui-ci est résorbé, ils se mettent en
sur une partie du territoire peut quête de nourriture.
simplement résulter de leur
incapacité à le coloniser via les « routes » Le régime alimentaire est tout aussi
aquatiques. Chez certains pois- diversifié que les poissons
euxsons, on trouve des populations mêmes, et on trouve des espèces
isolées qui ne peuvent entrer en herbivores, planctonivores,
paracontact avec les populations de sites, prédatrices d’invertébrés, de
l’aire principale. Ces populations poissons et d’autres vertébrés de
disjointes proviennent d’introduc- même qu’omnivores.
tions par l’homme ou représentent
des reliques de l’époque glaciaire Certaines espèces de poissons d’eau
aujourd’hui prisonnières des lacs douce du Québec et des Maritimes
suite à l’abaissement du niveau sont abondantes et tolérantes aux
d’eau des mers intérieures. perturbations de leurs habitats alors
Poisson-castor
14Chabot tacheté
que d’autres sont plus sensibles et La deuxième partie, qui constitue le
même considérées en situation cœur de l’ouvrage, présente d’abord
une galerie de photos comparatives, précaire. La pollution des lacs et
des cours d’eau, la modifcation puis des fiches d’identification
individuelle des espèces, classées des rives et l’envasement,
l’intropar famille. Des tableaux synthèse duction d’espèces compétitrices ou
accompagnent les textes sur les fa-prédatrices, indigènes ou exotiques,
milles, lesquels présentent les don-de même que la pêche excessive
nées relatives à la longueur, au poids, peuvent représenter des menaces
au nombre d’œufs et à l’âge des aux populations de poissons. Des
poissons. La longueur du corps et programmes de réintroduction
le poids qui y sont présentés repré-existent à certains endroits afn de
sentent des maximums. La longueur permettre à certaines espèces de
et le poids moyens ou usuels sont repeupler un habitat ou une région
présentés dans la fche d’identifca -d’où elles avaient été extirpées.
tion de chacune des espèces. En ce
qui concerne l’âge maximal, il s’agit L’organisation du guide
de l’âge le plus avancé connu pour
Le guide est divisé en trois sec- des poissons vivant en milieu
natutions principales. Pour mieux faire rel ; l’âge record en captivité est en
connaître les poissons d’eau douce général plus élevé, parfois plus du
du Québec et des Maritimes, la double, mais ne fournit pas
d’inforpremière partie présente certains mation pertinente au point de vue
aspects importants, comme l’habi- de l’écologie des espèces. Toutes les
tat, la gestion et la conservation, espèces de poissons d’eau douce du
ainsi que les principaux critères Québec et des Maritimes, indigènes
morphologiques d’identifcation ou introduites, font l’objet d’une
des poissons. Une clé d’identif - fche complète avec des rubriques
cation des familles complète cette permettant de trouver l’information
section. rapidement et effcacement.
15Jeune achigan à petite bouche dévorant un méné
Dans la dernière partie, des annexes les ouvrages antérieurs, ou bien de
bien documentées présentent les noms utilisés régionalement pour
certaines espèces.mulettes et les écrevisses du
territoire couvert, ces animaux étant
considérés comme des poissons au Les rubriques
sens de la loi et évoluant dans les
Pour chaque espèce, la fiche
mêmes habitats. Un glossaire, une
d’identifcation présente d’abord
bibliographie, des sites Internet une description des caractères
et un index complètent l’ouvrage. morphologiques (coloration,
nageoires, mensurations…), sous
Le guide se veut adapté aux besoins
ses différentes formes lorsque c’est
de ceux qui observent les poissons
pertinent (mâle en fraie, femelle,
en milieu naturel et ne vise aucu- jeune…). Puis la rubrique « Espèces
nement l’aquariophilie. semblables » décrit les principales
différences entre les espèces
pouLa fiche d’identification vant être confondues. On y
présente souvent des détails minutieux, La nomenclature
par exemple le nombre de rayons
Les noms français utilisés sont aux nageoires, lesquels peuvent
majoritairement ceux présentés être absents dans la rubrique
dans la « Liste de la faune verté- « Description » des espèces
concerbrés du Québec » établie par le nées. Il faut comprendre qu’il s’agit
ministère des Ressources natu- ici de permettre une identifcation
relles et de la Faune du Québec, rigoureuse de l’espèce, les critères
quelques-uns provenant de l’ar- de différenciation étant souvent
ticle de Desroches (2009). Les très subtils. Les rubriques suivantes
noms latins et anglais présen- présentent des renseignements sur
tés sont conformes à la sixième la reproduction, l’habitat, la
répartiédition de la liste de l’American tion, l’alimentation et les prédateurs,
Fisheries Society (2004). Quant ainsi que sur la situation de l’espèce.
aux noms vernaculaires, il s’agit Une rubrique « Notes » complète
des noms différents présentés dans le tout en faisant état, selon les
16espèces, de leur importance pour
l’être humain, des observations
inusitées, des cas d’hybridation et
d’autres données complémentaires
pertinentes. Soulignons que, dans
le cas des Salmonidés, une rubrique
distincte traite des hybrides.
Les photos
Pour chaque espèce, la fche signa -
létique montre une photo
préseninformatisées gouvernementales tant un adulte typique, c’est-à-dire
a également été d’une aide pré-ayant les caractères et la coloration
cieuse. Finalement, les mentions le plus souvent observés sur le
terdes auteurs effectuées au fl des ans ritoire du Québec et des Maritimes.
ont aussi été considérées. L’aire de Lorsque c’est utile, des photos
suprépartition des poissons est
présenplémentaires d’autres spécimens,
tée sous forme d’une aire colorée
par exemple un mâle en fraie ou
en continu, mais en réalité il est
un jeune individu, sont présentées.
possible que dans certaines zones
Ces clichés permettent de
reconde cette aire, l’espèce soit absente.
naître les espèces qui présentent
Cela s’explique par le fait que les
une variation dans la coloration ou
différentes espèces de poissons
d’autres caractéristiques. La
majod’une région vont se trouver dans
rité des photos ont été prises sur le
les habitats qui leur conviennent et
territoire couvert par le guide afn
non pas partout où il y a de l’eau. d’éviter la confusion découlant des
L’habitat peut ne pas convenir à variations de coloration selon les
certains poissons, tout comme il régions. La plupart des poissons
est possible que des espèces aient ont été photographiés vivants, de
été incapables de coloniser
cermanière à montrer leur apparence
taines rivières ou certains lacs à
sur le terrain, l’aspect
documencause de la présence d’obstacles.
taire primant parfois sur l’aspect
De plus, certaines espèces peuvent
esthétique. Chez les poissons, il
effectuer de grands déplacements
faut aussi considérer qu’il peut y
et n’être présentes à certains
enavoir des différences de coloration
droits qu’en des périodes précises
notables d’un spécimen à l’autre,
de l’année. Certaines mentions
même dans un même habitat.
isolées présentées sur les cartes de
répartition peuvent concerner la
Les cartes de répartition
découverte d’un seul individu et
Les cartes de répartition ont été tra- parfois même de spécimens qui
cées à partir des mentions publiées ont été introduits par l’être humain.
dans différents livres et rapports Il a été jugé pertinent de les
prétechniques. La consultation des col- senter compte tenu de la présence
lections de musées et des banques possible de nouvelles populations.
17Première partie
DÉCOUVRIR LES POISSONS
D’EAU DOUCE DU QUÉBEC
ET DES MARITIMESL’habitat des poissons1
On trouve les poissons d’eau douce mais souvent faible dans les baies et
dans des habitats aquatiques variés, près des rives. Le fond est mou,
souparfois même en eau saumâtre ou vent vaseux ou argileux. Plusieurs
îles dispersées dans le feuve sont en eau salée selon les espèces. Les
bordées d’habitats favorables aux principaux habitats des poissons
poissons. Bien que de nombreuses sont présentés dans cette section,
rivières s’y jettent, peu offrent des avec une description de leurs
caractéristiques semblables à celles caractéristiques et une liste non
du feuve. On retient surtout la ri -exhaustive des espèces typiques
vière des Outaouais (qui s’appelle qui s’y trouvent.
le lac des Deux-Montagnes à sa
jonction avec le feuve) et la rivière Le fLeuve saint-Laurent et
Richelieu. Quelques élargissements ses principaux tributaires
du feuve portent le nom de « lacs »
Le fleuve Saint-Laurent est un (lacs Saint-François, Saint-Louis,
immense cours d’eau qui prend Saint-Pierre) mais sont considérés
source dans les Grands Lacs, en ici comme faisant partie intégrante
Ontario et aux États-Unis, et se du feuve dans leur cours princi -
jette dans l’océan Atlantique. Au pal. Finalement, quoique certaines
Québec, dans sa partie d’eau douce, rivières importantes soient
égaleil s’étend sur environ 430 km et ment tributaires du feuve, nous
présente une largeur variant de 1 à les classons dans la catégorie
14 km. Le courant y est variable, « eau vive » car elles présentent des
21• caractéristiques trop différentes. Le méné jaune
feuve Saint-Laurent et les rivières • méné bleu
•connexes constituent un corridor méné émeraude
de dispersion majeur pour les pois- • méné d’herbe
sons. Le feuve représente une voie • méné à nageoires rouges
d’entrée pour les espèces en prove- • méné à queue tachée
nance des Grands Lacs de même • méné à museau arrondi
qu’un habitat de prédilection pour • meuniers
certaines espèces diadromes (qui • chevaliers et couette
vivent en eau salée et fraient en • barbotte brune
eau douce, comme les aloses, le • barbue de rivière
poulamon atlantique et l’esturgeon
• éperlan arc-en-ciel
noir, ou qui vivent en eau douce
• grand brochet, maskinongé
et fraient en eau salée, dans le cas
• lotte
unique de l’anguille d’Amérique).
• poulamon atlantique
Les principales espèces de poissons
• fondule barréassociées au réseau fuvial sont les
• épinoche à trois épinessuivantes :
• crayon-d’argent• lamproies parasites
• baret et bars(marine, argentée et brune)
• crapet soleil, crapet arlequin, • esturgeons (jaune et noir)
marigane noire• lépisosté osseux
• perchaude• poisson-castor
• dorés• anguille d’Amérique
•• raseux-de-terre gaspareau et aloses
•• malachigan carpe
• • méné d’argent gobie à taches noires
22• lamproies non parasites L’eau vive
(de l’Est, du Nord)
Les rivières et les ruisseaux d’eau
• anguille d’Amérique
vive constituent l’habitat de
nom• ombles (de fontaine, breux poissons, certains y étant
chevalier)même confnés. Ces habitats sont
• truite arc-en-cielgénéralement caractérisés par un
• saumon atlantique fond de gravier, de sable ou de
roches, en proportions variables, • mulet à cornes, ouitouche
par un taux d’oxygène dissous plus • bec-de-lièvre, naseux
élevé qu’en eau stagnante et par la • méné à tête rose
présence de courant (qui crée les
• méné à museau arrondi
rapides, les seuils et les tourbillons) ;
• meuniers et chevaliers
on y trouve parfois des cascades
• chat-fou des rapidesou des chutes, et le plus souvent la
• chabots (tacheté, visqueux)végétation aquatique y est absente
• dard barré, fouille-roche, ou rare. Les principales espèces
associées à l’eau vive sont les suivantes : raseux-de-terre
23typiques de cet habitat sont les Les Lacs
suivantes :
Les lacs sont de grandes étendues • esturgeon jaune
d’eau de profondeur variable. Nous
• cisco de lac, grand corégone,
excluons ici les sections élargies du
ménomini rond
feuve Saint-Laurent qui portent
• ouananiche (saumon
le nom de « lacs » pour n’inclure
atlantique)
que les lacs véritables, qu’ils soient
• ombles (de fontaine,
isolés ou reliés par des cours
chevalier, touladi)
d’eau. Les réservoirs aménagés
• éperlan arc-en-cielsur de grandes rivières par l’être
• grand brochet, maskinongéhumain, à l’aide de barrages, sont
• méné émeraudeconsidérés comme des lacs. Les
• meuniers (noir, rouge)lacs renferment souvent une riche
• chevaliers (rouge, blanc)faune ichtyenne, certaines espèces
• lottepréférant les eaux profondes. Les
• chabots (tacheté, visqueux, secteurs riches en végétation et de
à tête plate, de profondeur)faible profondeur bordant les lacs
• crapet soleil, crapet de rochesont considérés comme des
ma• achigan à petite boucherais. C’est ainsi la zone pélagique
• perchaudedes lacs qui est ici considérée. Les
•principales espèces de poissons doré jaune
24berges, crée des étangs ou en aug-L’eau stagnante
mente la taille. Certains étangs sont
Les étangs, de même que certains aussi formés naturellement dans
fossés et tourbières, sont des éten- des cuvettes ou des dépressions
dues d’eau stagnante riches en tandis que d’autres ont été
réalivégétation et de taille variable, d’à sés artifciellement. Les poissons
peine un hectare à quelques cen- typiques des étangs sont de petite
taines de mètres carrés. Le fond est taille et tolérants aux taux
d’oxyle plus souvent mou et organique gène dissous et de pH peu élevés.
et la teneur en oxygène dissous y Ce sont principalement les espèces
est faible ou sujette à de fortes fuc - suivantes :
tuations. Ces habitats, comme les • umbre de vase
lacs, sont souvent alimentés par un • méné ventre-rouge, méné
tributaire et se déversent dans un ventre-citron
•émissaire. Le castor, par la création méné à grosse tête
•de barrages et la modifcation des épinoche à cinq épines
25lents, typiquement dans les baies Les marais d’eau douce
ou à la jonction d’un lac et d’un
On regroupe dans cette catégo- cours d’eau. La teneur en oxygène
rie tous les marais d’eau douce à dissous est variable et dépend entre
l’exception de ceux présents dans autres des habitats (lacs, rivières)
le feuve Saint-Laurent et ses prin - adjacents. On y trouve de
nomcipaux tributaires, puisqu’ils font breuses espèces, dont certaines ne
partie d’une catégorie distincte à sont que de passage. Les
princicause de leur connexion avec le ré- paux poissons qui fréquentent de
seau des Grands Lacs et le bassin du façon importante les marais sont
Mississippi, et de leur faune ichtyo- les suivants :
logique conséquemment plus riche. • brochets (toutes espèces)
Les marais d’eau douce sont des • méné jaune
étendues d’eau stagnante ou à très • barbotte brune
faible courant, riches en herbiers • chat-fou brun
•aquatiques qui peuvent être pré- crapet soleil, crapet
sents de façon sporadique, et à arlequin
•fond très variable. Ils sont situés en achigan à grande bouche
•bordure de lacs ou de cours d’eau perchaude
26salés sont également habités par Les marais saLés
quelques poissons ubiquistes qui
Bien que les marais salés ne fassent
peuvent, tout au long de leur vie
pas partie des habitats d’eau douce,
et sans effectuer de migrations plusieurs espèces de poissons les
importantes, habiter le milieu dul-fréquentent autant que l’eau douce,
cicole autant que le milieu marin. ou même davantage. Les marais
Comme l’eau douce fait partie de salés sont situés en zone de
marée en milieu marin, et ils consti- leurs habitats potentiels, ils sont
tuent souvent de petites étendues inclus dans le présent ouvrage.
d’eau, voire des faques, que l’on Voici la liste de ces poissons, tous
nomme marelles saumâtres. Le de petite taille :
taux de salinité de ces habitats est
• fondule barré
variable mais ne convient pas aux
• choquemort
espèces exclusivement dulcicoles,
• épinoche à trois épineset les végétaux qu’on y trouve sont
• épinoche tachetéetypiques du milieu marin. Les eaux
• épinoche à quatre épinessalées sont fréquentées par diverses
•espèces diadromes, mais les marais épinoche à neuf épines
27Perchaudes sur frayèreLa gestion et la conservation 2 des poissons
l’exploitation, à l’aménagement Les études scientifiques et
et à la préservation de ces poissons. Les suivis de popuLations
Historiquement, on privilégiait les
De nombreux chercheurs, étu- études sur les espèces recherchées
diants, consultants et gestion- pour la pêche, mais aujourd’hui, de
naires effectuent à chaque année plus en plus de recherches portent
des études sur les poissons d’eau sur les espèces menacées et sur les
douce. Ces études visent à amélio- communautés de poissons.
rer l’état des connaissances sur le
plan tant de l’écologie, de la
répartition, de la physiologie et de la
génétique que de la conservation
des populations. Quelques-unes
de ces études s’échelonnent sur de
nombreuses années et permettent
de mieux connaître la dynamique
des populations et ainsi d’aider
à la prise de décisions quant à
Jeunes perchaudes
Trappe rotative pour l’étude
du saumon atlantique
29également aux espèces qui effec -Les espèces menacées
tuent des migrations. La surpêche
Quelques espèces de poissons est responsable du déclin de
cerd’eau douce sont considérées taines espèces, notamment
l’ancomme menacées au Québec ou guille d’Amérique, mais ce facteur
dans les Maritimes, et parfois
est souvent conjugué à la réduction
même à l’échelle mondiale. Les
des habitats. Enfn, pour certaines
plus remarquables sont le
chevaespèces, leur rareté vient du fait
lier cuivré, qui est endémique à
qu’elles se trouvent à la limite
norcertaines rivières du sud-ouest du
dique de leur répartition au Québec
Québec, et le corégone atlantique
et dans les Maritimes. Ces espèces qui est confné dans le sud de la
rares ici peuvent être considérées Nouvelle-Écosse. Ces espèces ne
comme plus communes en Ontario se trouvent nulle part ailleurs dans
ou aux États-Unis. Depuis plusieurs le monde. Plusieurs autres
poisannées, les autorités gouvernemen-sons sont également considérés
tales et plusieurs organismes tra-menacés ou en situation précaire,
vaillent à la mise sur pied de plans la liste s’allongeant au fl des ans.
de rétablissement pour les espèces Plusieurs raisons expliquent la
raà statut précaire et prennent des reté ou le déclin des populations
mesures en vue de freiner cette ten-de poissons. La cause principale
dance et d’améliorer la situation est la dégradation de la qualité
de ces dernières. Certaines espèces des habitats aquatiques et la
destruction d’habitats clés, dont les font même l’objet de programmes
frayères. L’érection de barrages nuit d’élevage et de réintroduction.
Extraction d’œufs
de chevalier cuivré
30Truite arc-en-ciel
lacs, en général des Cyprinidés et Les espèces exotiques
de jeunes Catostomidés, serait la envahissantes
raison de leur introduction dans de
Au Québec, 12 espèces exotiques nombreux plans d’eau du Bouclier
introduites sont présentement
canadien. Quelques espèces ont
acclimatées. Cinq de celles-ci ont
connu une extension d’aire suite à
également été introduites dans les
l’aménagement de canaux de
naviMaritimes. Il s’agit de poissons
origation, notamment dans le sud du
ginaires de l’ouest de l’Amérique
Québec. Ces dernières ne sont pas du Nord, d’Europe ou d’Asie.
ici considérées comme des espèces Certaines ont été volontairement
exotiques car elles proviennent de apportées pour la pêche
récréaterritoires limitrophes et n’ont pas tive, ce sont les truites (arc-en-ciel,
été transportées par l’être humain. brune, fardée), et les saumons de
Les espèces considérées comme l’Ouest (coho, chinook, rouge).
exotiques dans le présent ouvrage D’autres espèces ont été introduites
sont celles provenant de l’extérieur volontairement ou
accidentelledu Québec et des Maritimes.ment et sont considérées comme
nuisibles ou même envahissantes :
carpe, tanche, carassin, gardon
rouge, crapet vert et gobie à taches
noires. Certaines espèces indigènes
sur le territoire ont également été
introduites en de nouveaux en -
droits, pour la pêche récréative ou
accidentellement. C’est le cas
notamment de nombreux Salmonidés,
Cyprinidés et Centrarchidés. Le Oeufs de gobie à taches noires
rejet de poissons- appâts dans des
31truite arc-en-ciel, la truite fardée, La garde en captivité
la truite brune et les saumons du de poissons indigènes
Pacifque étaient mêmes absents
Au Québec et dans les Maritimes, du territoire du Québec et des
il est interdit de garder en captivité Maritimes avant leur
introducdes poissons indigènes et de les tion volontaire par l’être humain.
transporter, à moins d’être titu- D’autres poissons sont également
laire d’un permis délivré à ces fns. fortement recherchés, par exemple
Toutefois, dans certaines régions les achigans, les brochets et les
en bordure du feuve Saint-Laurent, dorés. Bien qu’ils soient présents
l’utilisation de poissons-appâts est de façon naturelle au Québec,
plupermise à certaines conditions.
sieurs plans d’eau ont été
ensemencés. Dans les Maritimes, le brochet
La pêche récréative maillé, le maskinongé et l’achigan
à petite bouche ont été introduits La pêche récréative se pratique à
pour la pêche. Certains poissons, la ligne, que ce soit au lancer léger
tels la carpe, les Catostomidés et les ou à la mouche, ou bien l’hiver
crapets sont peu recherchés même sur la glace. Les poissons les plus
si comestibles. La pêche récréative recherchés appartiennent à la
famille des Salmonidés – truites, est une activité économique très
ombles et saumons – et plusieurs importante qui génère
annuelleont été introduits dans de nou- ment des millions de dollars à l’État
veaux lacs et rivières à cette fn. La et à de nombreuses entreprises.
32Maritimes. Au Québec, l’esturgeon La pêche commerciaLe
noir est pêché en eau saumâtre
La pêche commerciale en eau et en eau salée le long du feuve
douce prélève environ 1 000 tonnes Saint-Laurent. Dans les Maritimes,
de poissons par année au Québec. l’anguille d’Amérique, le gaspareau,
Les espèces faisant l’objet du pré- l’alose d’été et l’éperlan arc-en-ciel
lèvement le plus important, en font partie des poissons de pêche
termes de poids, sont la barbotte commerciale qui passent une partie
brune, l’anguille d’Amérique et de leur vie en eau douce.
l’éperlan arc-en-ciel. La perchaude
est également très pêchée et a subi L’éLevage en piscicuLture
ces dernières années un important
On élève le plus souvent des pois-déclin, notamment au lac
Saintsons dans le but de répondre à une Pierre dans le feuve Saint-Laurent.
demande pour la pêche récréative. Certaines espèces diadromes font
C’est pourquoi la majorité des également l’objet d’une pêche
espèces élevées en pisciculture commerciale au Québec et dans les
sont des Salmonidés. Toutefois,
de plus en plus, on élève aussi des
espèces menacées dans le but de
les réintroduire dans leur milieu
naturel. Ces actions visent à
augmenter la taille des populations
qui ont décliné ou à réintroduire
une espèce dans une région où elle
était jadis présente. Au Québec, le
chevalier cuivré et le bar rayé font
l’objet d’un tel programme.
Perchaudes
Élevage de Salmonidés
33Poisson-castorComment identifer un poisson3
Tout le monde reconnaît au pre- petits poissons. Ainsi, le nombre
mier coup d’œil un poisson, peu d’écailles le long de la ligne latérale,
importe de quelle espèce il s’agit, par exemple, ou le nombre de
car les poissons ont, malgré leurs rayons d’une nageoire, ne peut
formes diverses, certains points en être compté qu’à l’aide d’une
commun. Seules les anguilles et les loupe ordinaire ou d’une loupe
lamproies passent parfois pour des binoculaire. Dans certains cas, il est
serpents ou des vers aux yeux d’un nécessaire d’anesthésier ou même
public non averti. d’euthanasier les spécimens pour
pouvoir les identifer de façon sûre.
L’identifcation des poissons est Ces opérations nécessitent
éviparfois complexe. Tout d’abord, demment un permis. Finalement,
dans la majorité des cas, il faut les il est important de savoir que de
capturer et les avoir en main pour nombreuses espèces de poissons
pouvoir les identifer. Cela requiert peuvent s’hybrider. Ce phénomène,
un permis de pêche ou un permis dont la fréquence varie, peut être
scientifque. Ensuite, les critères très commun pour certains
comd’identifcation sont parfois dif - plexes d’espèces, par exemple les
fciles à observer, surtout chez les ménés du genre Chrosomus ou les
Omble de fontaine
35Fundulidés. Des détails relatifs aux La forme du corps
phénomènes d’hybridation sont
La majorité des poissons ont un présentés dans les rubriques
traicorps assez typique qui ne présente tant des espèces concernées.
rien de très particulier au premier
coup d’œil. Certains autres, toute-Il est recommandé de se
familiafois, ont un corps de forme très dis-riser avec différentes formes de
tinctive. C’est ainsi que l’anguille poissons observées sur le territoire
et les épinoches, par exemple, se (voir les photos comparatives
d’esreconnaissent immédiatement. pèces, p. 56). L’utilisation de la clé
Lorsqu’on observe un poisson, il
d’identifcation (page 49) permet
faut être attentif au corps dans son
d’identifer les différentes familles
ensemble : est-il allongé, étroit,
de poissons.
court, haut ? Le pédoncule caudal
est-il long et mince ou épais et Plusieurs critères peuvent servir
court ? En coupe transversale, le
à identifer un poisson. La forme
poisson est-il comprimé
latéraledu corps et de la tête, la longueur
ment ou plutôt circulaire ?
du museau, la position de la
bouche, la présence de barbillons,
La tête
le nombre et le type de nageoires
dorsales de même que la présence La tête de nos poissons d’eau
d’une nageoire adipeuse comptent douce compte deux yeux (non
parmi les caractéristiques les plus visibles chez les lamproies au
importantes. stade larvaire), des narines, une
Parties du corPs d’un Poisson
PÉDONCULE
CAUDAL
CLOAQUE
TÊTE CORPS QUEUE
36Parties de la tête
OEIL
NARINE
MAXILLAIRE
MUSEAU
PRÉOPERCULE
OPERCULE
bouche et des branchies recou- Clupéidés, ils sont partiellement
vertes d’opercules, sauf chez les couverts d’une paupière adipeuse.
lamproies, qui présentent des La longueur du maxillaire par
fentes branchiales. La longueur rapport à l’œil sert à reconnaître
relative du museau est une caracté- certaines espèces de poissons. Au
ristique importante chez certaines niveau des narines, la présence
familles. Le museau peut en effet d’un ou deux volets charnus est
être allongé, court, de forme co- un critère d’identifcation des coré -
nique ou arrondie par exemple. La gones. La présence d’écailles sur
longueur relative des mâchoires les opercules et les préopercules
supérieure et inférieure permet (joues) est à considérer chez les
également de reconnaître certains Ésocidés, tandis que la forme et
poissons. Les yeux constituent la couleur du volet operculaire
rarement un critère d’identifca - des crapets aide à les reconnaître.
tion puisqu’ils sont généralement Enfin, signalons que certaines
semblables chez les espèces d’une structures telles que des
barbilmême famille. Par exemple, ils lons ou une plaque osseuse sous
sont typiquement sur le dessus de le menton sont caractéristiques de
la tête chez les Cottidés, certains certaines familles ou espèces. Il
Percidés et les Gobiidés, tandis importe donc de savoir remarquer
que chez les Hiodontidés et les ces critères.
37qu’elle peut être quelque peu pro-La bouche
jetée vers l’avant lors de la saisie de
La bouche des poissons est
comnourriture. Cette caractéristique est
posée de deux mâchoires, soit la
facilement observable chez certains
supérieure et l’inférieure, sauf chez
poissons d’aquarium comme les
les lamproies, qui possèdent une
carassins dorés ou poissons rouges.
ventouse buccale. La bouche peut
Les Catostomidés, quant à eux,
être située en position terminale,
possèdent des lèvres charnues qui
subterminale ou inférieure, ou
leur sont caractéristiques. Notons encore pointer vers le haut.
finalement que la dentition est
très variable au sein des familles La présence de petits barbillons
disde poissons, parfois même absente, simulés dans le sillon maxillaire,
et qu’elle témoigne du mode d’ali-chez certains Cyprinidés, est
difmentation. Les espèces carnivores fcile à voir mais peut aider à leur
ont une dentition développée et des identifcation. La bouche de certains
poissons est protractile, c’est-à-dire dents acérées ou coupantes.
Position de la bouche
TERMINALE SUBTERMINALE
INFÉRIEURE POINTANT VERS LE HAUT
38différents tyPes de barbillons
COURT, SUR LE MAXILLAIRE EFFILÉ, SUR LE MAXILLAIRE
PETIT ET DANS LE SILLON DU MAXILLAIRE TRÈS LONG
la précision des mouvements du Les nageoires
poisson. Ils sont de deux types :
Les nageoires constituent un cri- mous ou épineux. Les rayons
tère important pour l’identifcation mous sont fexibles et segmentés.
des poissons. Leur nombre, leur Ils sont généralement ramifés en
emplacement et leur forme varient deux branches comme un Y. Ces
selon les espèces, même si toutes rayons sont ceux qu’on rencontre
ont pour fonction la propulsion le plus souvent chez les poissons.
ou la stabilité. Les nageoires sont Les rayons épineux, caractéristiques
constituées de rayons réunis par de plusieurs familles ou espèces,
une membrane assurant une bonne sont rigides, non segmentés et non
prise dans l’eau. Les rayons sont ramifés. Ils sont en général situés
généralement mobiles et relative- devant les rayons mous et peuvent
ment indépendants, à la manière constituer l’ensemble des rayons
des doigts de main, ce qui améliore d’une nageoire dorsale. Chez les
39tyPes de rayons
MOUS
ÉPINEUX
décomPte des rayons d’une nageoire
Dans cet exemple,
il y a 9 rayons.
tyPes de nageoires
DORSALE
ADIPEUSE CAUDALE
PECTORALE PELVIENNE ANALE
40petites espèces, ces rayons sont D’un point de vue anatomique, les
plus diffciles à différencier des nageoires pelviennes sont
l’équirayons mous, surtout s’ils sont valent des jambes chez les
poissons. Les lamproies et l’anguille au nombre d’un ou deux sur la
d’Amérique en sont dépourvues. partie antérieure d’une nageoire
Chez le gobie à taches noires, es-à rayons majoritairement mous.
pèce exotique introduite dans le Les rayons épineux offrent une
feuve Saint-Laurent, les nageoires meilleure rigidité aux nageoires et
pelviennes sont fusionnées pour sont surtout utiles aux poissons
n’en former qu’une seule, ce qui est pour se défendre des prédateurs.
unique parmi nos poissons d’eau Chez les Gastérostéidés, on
redouce. Les nageoires pelviennes
trouve même des rayons épineux
sont en général assez courtes et isolés et non reliés à la nageoire
leur position varie. En général
dorsale, devant celle-ci.
localisées vers le centre du corps,
presque sous le ventre chez les
poisTypes et formes de nageoires sons de fond, elles sont situées à
l’avant du corps et parfois même Il existe six types de nageoires
sous les nageoires pectorales. Les chez nos poissons d’eau douce :
rayons sont mous, sauf chez cer-dorsale, adipeuse, caudale, anale,
taines familles où l’on trouve un pelvienne, pectorale. Ces nageoires
ou quelques rayons épineux. Chez ne sont pas toutes présentes chez
les Gastérostéidés, les nageoires toutes les familles de poissons, et
pelviennes comportent un rayon leur forme diffère entre les familles.
épineux fort pouvant être suivi de Les nageoires dorsale, adipeuse,
trois rayons mous ou moins.caudale et anale sont situées sur
l’axe longitudinal, au centre du
La nageoire dorsale varie selon les
corps. Les nageoires pectorales et
familles, et certaines en possèdent
pelviennes, au nombre de deux
deux. Le poulamon atlantique, de
en général, sont situées de part et
la famille des Gadidés, est le seul
d’autre du corps. poisson d’eau douce du territoire
à posséder trois nageoires dorsales.
Les nageoires pectorales, l’équi- Les rayons des nageoires dorsales
valent des bras chez les poissons, peuvent être tous mous, tous
épisont situées derrière les opercules, neux ou présenter les deux types de
sur les côtés du corps. Seules les rayons. Dans ce dernier cas, seul le
lamproies en sont dépourvues. Les premier rayon ou ceux de la
parrayons sont toujours mous, sauf tie antérieure de la nageoire sont
chez les Ictaluridés où le premier épineux. Chez les crapets, de la
rayon est épineux. La taille varie, famille des Centrarchidés, les deux
mais chez les poissons de fond tels nageoires dorsales sont fortement
les Cottidés et les dards (famille des fusionnées et donnent l’apparence
Percidés), elles sont très grandes en d’une unique nageoire dorsale
proportion du corps. échancrée. Chez les Gastérostéidés,
41tyPes de nageoires dorsales
NAGEOIRE À RAYONS MOUS
NAGEOIRE À RAYONS ÉPINEUX ET NAGEOIRE À RAYONS MOUS, SÉPARÉES
NAGEOIRE À RAYONS ÉPINEUX ET NAGEOIRE À RAYONS MOUS, FUSIONNÉES
des rayons épineux libres précèdent nageoire caudale chez certains
poisla nageoire dorsale. Les nageoires sons comme l’anguille d’Amérique.
dorsales servent à la stabilité, mais
chez le poisson-castor, la nageoire La nageoire adipeuse est présente
dorsale sert aussi à la locomotion. chez certaines familles de poissons :
Tous nos poissons ont une nageoire Salmonidés, Osméridés, Ictaluridés
dorsale, mais elle est fusionnée à la et Percopsidés. Elle ne comporte
42aucun rayon et est constituée de utile à la locomotion durant le stade
chair. Cette nageoire se trouve entre larvaire quand les autres nageoires
la nageoire dorsale et la nageoire sont encore peu développées.
caudale, sur le dos ou le
pédoncule caudal du poisson. Elle est La nageoire caudale est située au
fusionnée à la nageoire caudale bout du pédoncule caudal, avec
chez certains Ictaluridés. Le rôle lequel elle forme la queue du
poisde la nageoire adipeuse est inconnu, son. Cette nageoire unique est
commais certains croient qu’elle serait posée de rayons mous et sert à la
formes de la nageoire caudale
FOURCHUE ÉCHANCRÉE
ARRONDIE OVALE
CARRÉE HÉTÉROCERQUE
43propulsion. Durant la fraie, elle sert situées plus ou moins à l’avant ou à
également, chez certaines espèces, l’arrière du corps, selon les familles
à déplacer les particules au fond ou les espèces. La nageoire dorsale
de l’eau dans la confection du nid. et les nageoires pelviennes sont
La forme de la nageoire caudale celles qui sont le plus variables à
est variable. Elle peut être four- ce niveau. La nageoire dorsale peut
chue, échancrée, carrée, arrondie être au centre du corps, un peu à
ou ovale, ou même hétérocerque, l’avant ou située à l’arrière. Le fait
c’est-à-dire asymétrique et présen- qu’elle débute ou non vis-à-vis des
tant un lobe supérieur dépassant nageoires pelviennes aide à
reconlargement le lobe inférieur. Chez naître certains poissons, surtout
certains Ictaluridés, la nageoire les petits spécimens. Quant aux
caudale est fusionnée à la nageoire nageoires pelviennes, elles peuvent
adipeuse, tandis que chez d’autres être situées en position jugulaire,
poissons, elle est continue avec la thoracique ou abdominale.
nageoire dorsale et parfois même
la nageoire anale. Les écaiLLes
Certains poissons ont le corps
La nageoire anale est située
imcomplètement couvert d’écailles,
médiatement derrière le cloaque,
d’autres partiellement et chez
cersous le ventre du poisson. Elle
tains, elles sont même absentes joue le rôle d’un stabilisateur à la
ou incluses dans la peau. Il existe
manière de la quille d’un bateau.
différents types d’écailles. Nos
poisSa longueur varie et elle est
comsons d’eau douce ont des écailles
posée soit de rayons mous, soit de
cycloïdes ou cténoïdes, et plus rayons mous et de rayons épineux.
rarement (lépisosté et esturgeons) Dans ce dernier cas, comme pour
ganoïdes. Les deux premiers types
la nageoire dorsale, les rayons
épisont minces, partiellement
superneux sont situés dans la portion
posées à la manière des tuiles d’un
antérieure. Chez les Gastérostéidés,
toit, et présentent des cercles de un court rayon épineux précède
croissance parfois seulement vi-la nageoire anale. Le nombre de
sibles à la loupe. Quant aux écailles
rayons à la nageoire anale est un
ganoïdes, elles sont plus épaisses
critère souvent utilisé pour
identiet non superposées. fer à l’espèce les petits Cyprinidés.
Il faut parfois recourir au décompte
Emplacement des nageoires
du nombre d’écailles à certains
Chaque type de nageoire se trouve endroits sur le corps des poissons
pour en identifer l’espèce. Ceci à un endroit spécifque du corps
des poissons, comme il est men- est particulièrement utile chez les
tionné précédemment. Toutefois, Cyprinidés et les Catostomidés.
leur emplacement exact ou posi- Ainsi, le nombre d’écailles à la
tion peut différer, c’est-à-dire que ligne latérale, le nombre d’écailles
certaines nageoires peuvent être prédorsales et le nombre d’écailles
44tyPes d’écailles
CYCLOÏDES
CTÉNOÏDES
GANOÏDES
décomPte des écailles Prédorsales
ÉCAILLES PRÉDORSALES
NAGEOIRE DORSALETÊTE
décomPte du nombre d’écailles autour du Pédoncule caudal
Dans cet exemple, il y a 14 écailles,
soit 1 sur le dessus et 1 sur le dessous,
puis 6 de chaque côté.
45ligne et bande latérales
LIGNE LATÉRALE
BANDE LATÉRALE
autour du pédoncule caudal fi- être complète, c’est-à-dire débutant
gurent parmi les critères à consi- derrière la tête et atteignant
l’extrédérer pour discriminer certaines mité du pédoncule caudal, ou bien
espèces semblables. incomplète ou absente. La courbure
vers le bas qu’elle présente parfois
peut être caractéristique. Il importe La Ligne LatéraLe
de ne pas confondre la ligne latérale,
La ligne latérale est un canal
tubuqui est une structure, avec la bande
laire longeant le fanc des poissons
latérale qui résulte de la
pigmenet situé sous les écailles et la peau.
tation foncée de certaines écailles.
Elle est visible extérieurement via
la série de pores dans lesquels elle
La coLoration
débouche. La ligne latérale est
sensible à la pression et permet aux De façon générale la coloration ne
poissons d’éviter les obstacles ou constitue pas un critère
d’identifde localiser une proie. Elle peut cation, à cause de sa trop grande
Dard à ventre jaune (mâle en fraie)
46variabilité au sein même des arborent une bande latérale foncée
espèces et de sa faible spécifi- le long des fancs, notamment les
cité. Toutefois, certaines espèces petits Cyprinidés, mais cette bande
est très changeante selon le niveau arborent des couleurs
caractéde stress du poisson et trop peu ristiques, surtout en période de
spécifque pour aider à distinguer r eproduction, et des marques ou
les espèces.taches de couleur voyante ou à
contraste peuvent aider à
reconautres critères naître certaines espèces. À titre
d’exemple, la coloration du dard Il importe fnalement de spécifer
à ventre jaune mâle est unique à qu’outre les nombreux critères
énucette espèce parmi nos poissons, et mérés précédemment, d’autres sont
la présence de taches pâles sur fond parfois importants, mais qu’ils sont
sombre distingue les ombles des plutôt associés à des familles ou
truites et des saumons. La présence à des groupes défnis. Nommons
de barres verticales ou de taches à titre d’exemple le nombre de
particulières permet également de branchicténies chez les Clupéidés
reconnaître rapidement certains (aloses), le type et la disposition
poissons. La perchaude, avec ses des dents chez les Pétromyzontidés
larges bandes foncées, et les raseux- (lamproies), le nombre d’épines
de-terre avec leur série de taches dorsales chez les Gastérostéidés
en X ou W, en sont de parfaits (épinoches), le nombre et la
dispoexemples. De nombreux poissons sition des plaques osseuses chez les
localisation des branchicténies
OPERCULE (RELEVÉ)
BRANCHICTÉNIES ARC BRANCHIAL (OS) BRANCHIES
47