//img.uscri.be/pth/a006423d34661369da1b5de36e025749a1493cd2
Cette publication ne fait pas partie de la bibliothèque YouScribe
Elle est disponible uniquement à l'achat (la librairie de YouScribe)
Achetez pour : 2,49 € Lire un extrait

Téléchargement

Format(s) : EPUB - MOBI

sans DRM

Charles-Adolphe Würtz

De
26 pages

Messieurs,

L’homme illustre que j’ai l’honneur de remplacer aujourd’hui dans cette chaire avait succédé lui-même en 1853 à l’une des gloires les plus pures de la science française : Jean-Baptiste Dumas. Esprit ingénieux et profond, travailleur infatigable, professeur éminent, durant plus d’un quart de siècle, Würtz a rempli cet amphithéâtre de sa vive parole, de ses doctrines, de son éloquente conviction. Au début de cet enseignement nouveau, permettez à celui qui fut son élève et plus tard son ami de vous dire ce qu’a été ce savant, ce professeur, ce chef d’école.

Fruit d’une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.


Voir plus Voir moins
À propos deCollection XIX
Collection XIX est liothèque nationaleéditée par BnF-Partenariats, filiale de la Bib de France. Fruit d’une sélection réalisée au sein des prestigi eux fonds de la BnF, Collection XIXsiques et moins a pour ambition de faire découvrir des textes clas classiques de la littérature, mais aussi des livres d’histoire, récits de voyage, portraits et mémoires ou livres pour la jeunesse…
Édités dans la meilleure qualité possible, eu égard au caractère patrimonial de ces e fonds publiés au XIX , les ebooks deCollection XIX sont proposés dans le format ePub3 pour rendre ces ouvrages accessibles au plus grand nombre, sur tous les supports de lecture.
Armand Gautier
Charles-Adolphe Würtz
Ses travaux, son enseignement, son école
WÜRTZ
SES TRAVAUX, SON ENSEIGNEMENT, SON ÉCOLE
Messieurs, L’homme illustre que j’ai l’honneur de remplacer au jourd’hui dans cette chaire avait succédé lui-même en 1853 à l’une des gloires les pl us pures de la science française : Jean-Baptiste Dumas. Esprit ingénieux et profond, t ravailleur infatigable, professeur éminent, durant plus d’un quart de siècle, Würtz a rempli cet amphithéâtre de sa vive parole, de ses doctrines, de son éloquente convicti on. Au début de cet enseignement nouveau, permettez à celui qui fut son élève et plu s tard son ami de vous dire ce qu’a été ce savant, ce professeur, ce chef d’école. Charles-Adolphe Würtz était né à Strasbourg le 26 n ovembre 1817. Son père, pasteur de l’Église luthérienne, le destinait à ent rer comme lui dans la carrière religieuse, et, dès sa sortie du gymnase protestant , Würtz fut dirigé vers l’étude de la théologie. Mais à cette époque, trois hommes, trois chimistes célèbres, occupaient le monde scientifique de leurs ardents débats. L’auteu r de la détermination exacte des poids atomiques et de la notation en formules, le S uédois Berzélius, avait érigé en article de foi ses idées sur la constitution électr ique bipolaire des molécules et prétendait en dériver leurs fonctions chimiques fon damentales ; Dumas venait, par sa découverte de lasubstitution, de battre en brèche l’édifice dualistique ancien q ue Berzélius s’efforçait de restaurer et de défendre, et le professeur allemand Liebig, comme Dumas, élève de notre Gay-Lussac, imaginait à son tour lathéorie des radicaux, conséquence tutions, théorie encoreet généralisation de l’idée des substi féconde après cinquante années d’épreuve. De ces gr ands débats allait sortir la chimie nouvelle tout entière. Je ne sais comment il se fit que le bruit de ces mé morables discussions scientifiques arriva jusqu’au jeune philosophe de S trasbourg. Toujours est-il que nous le retrouvons en 1839 étudiant en médecine, et qu’e n 1841 déjà, Tourdes et Orfila publiaient chacun dans leurs ouvrages son premier t ravailSur l’asphyxie par le gaz de l’éclairage.e bien du pays, deuxavait trouvé sa voie, et pour l’honneur et l  Würtz chimistes nouveaux, deux compatriotes, Würtz et Gerhardt, surgissaient à la fois de la terre d’Alsace, et, avec des fortunes diverses, all aient cultiver cette belle science qui doit à jamais conserver leurs noms glorieux inscrit s à côté de celui de Laurent leur ami.