Les Caravanes françaises au Soudan - Relation du voyage d
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Les Caravanes françaises au Soudan - Relation du voyage d'Ali-Ben-Mehrin, conducteur de la caravane de M. J. Solari

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Description

Les voyages accomplis dans les régions sahariennes peuvent être divisés en deux catégories :1° Ils ont eu lieu sous l’inspiration de la curiosité, de l’amour de la science pure, et comptent un grand nombre d’illustrations, à la tête desquelles nous devons placer le docteur Barth, qui a parcouru le Soudan et a laissé une description dont l’exactitude est chaque jour vérifiée par les explorateurs qui s’engagent dans ces contrées inconnues.Fruit d’une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.

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EAN13 9782346025695
Langue Français

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Exrait

À propos de Collection XIX
Collection XIX est éditée par BnF-Partenariats, filiale de la Bibliothèque nationale de France.
Fruit d’une sélection réalisée au sein des prestigieux fonds de la BnF, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques de la littérature, mais aussi des livres d’histoire, récits de voyage, portraits et mémoires ou livres pour la jeunesse…
Édités dans la meilleure qualité possible, eu égard au caractère patrimonial de ces fonds publiés au XIX e , les ebooks de Collection XIX sont proposés dans le format ePub3 pour rendre ces ouvrages accessibles au plus grand nombre, sur tous les supports de lecture.
Amédée Maurin
Les Caravanes françaises au Soudan
Relation du voyage d'Ali-Ben-Mehrin, conducteur de la caravane de M. J. Solari
§ I
Les voyages accomplis dans les régions sahariennes peuvent être divisés en deux catégories :
1° Ils ont eu lieu sous l’inspiration de la curiosité, de l’amour de la science pure, et comptent un grand nombre d’illustrations, à la tête desquelles nous devons placer le docteur Barth, qui a parcouru le Soudan et a laissé une description dont l’exactitude est chaque jour vérifiée par les explorateurs qui s’engagent dans ces contrées inconnues.
2° Ces voyages ont eu lieu sous une inspiration commerciale.
Il n’entre pas dans le cadre de ce travail de faire connaître les détails consignés dans les relations écrites par les voyageurs. Il nous semble intéressant de faire connaître au commerce français quelles ressources peuvent offrir les contrées situées au cœur de l’Afrique, quels débouchés peuvent y trouver les produits de notre industrie.
Étant connus les populations, leurs mœurs, leur degré de civilisation, leurs besoins matériels qui deviennent l’occasion des échanges, il s’agit de déterminer la route la plus sûre, la plus rapide pour le transport des marchandises.
 
On doit à M. le capitaine d’état-major de Polignac, adjoint au bureau arabe politique d’Alger, un court travail imprimé en avril 1862 et intitulé : Résultats obtenus jusqu’à ce jour par les explorations entreprises sous les auspices du gouvernement de l’Algérie pour pénétrer dans le Soudan 1 .
On trouve, dans ce travail, deux périodes. La première commence en 1850 et va jusqu’en 1857. La seconde commence en 1857 et se poursuit jusqu’en 1862. Nous en ajouterons une troisième qui commence en 1862 et se poursuivra, espérons-le, avec fruit et persévérance.
La première tentative est faite par M. Renaud, en 1850. Elle avorta par l’influence du cheikh N’gouça, qui le fit arrêter et l’obligea à repartir.
Ce voyage avait lieu à l’est de nos possessions par Ouargla, Goléa, le Touat.
La seconde tentative fut faite à la même époque par M. Berbrugger, qui a rendu à l’Algérie bien d’autres services, et qui, dans l’ordre scientifique, peut être considéré comme l’un des hommes qui ont le plus contribué à l’élévation de la colonie. Il visita la Tunisie, le Djerid, le Souf, l’Oued-R’ir, les Oasis de Nefta, Touggourt et le M’zab. C’était beaucoup plus qu’on n’avait encore tenté, ce n’était pas encore assez pour ouvrir les portes du Soudan. Mais l’attention était éveillée et il fallait attendre que l’effervescence religieuse qui soulevait toutes les tribus insoumises, surtout celles du Sud, eût fait place au calme qui est le fruit d’une longue paix.
Des projets de voyage fermentèrent pendant quelques années. Le gouvernement général de l’Algérie était sans cesse préoccupé de cette grave question. Enfin le capitaine Bonne-main fit connaître Ghadamès, où il pénétra avec une caravane conduite par le cheikh Ahmed-Ben-Touati.

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