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Les Pierres

De
541 pages

Les terrains, les roches et les minéraux. — Lapides crescunt. — Formes cristallines. — Les classificateurs français. — Les pierres, les terres, les sels, les combustibles, les métaux, les liquides et les gaz naturels. — Le rôle des pierres.

Nous ne savons pas exactement ce qui est à l’intérieur du globe ; la partie superficielle est formée de matières solides auxquelles on donne, en les considérant chacune dans son ensemble, et d’après les circonstances qui en ont accompagné la formation, le nom de terrains.

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À propos deCollection XIX
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Fruit d’une sélection réalisée au sein des prestigieux fonds de la BnF,Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes class iques et moins classiques de la littérature, mais aussi des livres d’histoire, récits de voyage, portraits et mémoires ou livres pour la jeunesse… Édités dans la meilleure qualité possible, eu égard au caractère patrimonial de ces e fonds publiés au XIX , les ebooks deCollection XIX sont proposés dans le format ePub3 pour rendre ces ouvrages accessibles au plus grand nombre, sur tous les supports de lecture.
Louis-Laurent Simonin
Les Pierres
Esquisses minéralogiques
fig. I Fig. 2 Fig. 3 Fig. 4 Fig. 5 Fig. 6 Fig. 7 Fig. 8 Fig. 9 Fig. 10 Fig. 11 Fig. 12 Fig. 13 Fig. 14 Fig. 15 Fig. 16 Fig. 17 Fig. 18 Fig. 19 Fig. 20 Fig. 21 Fig. 22 Fig. 23 Fig. 24 Fig. 25 Fig. 26 Fig. 27 Fig.28 Fig. 29 Fig. 30 Fig. 31 Fig.32 Fig. 33 Fig. 35 Fig. 36 Fig. 37 Fig. 38 Fig. 39 Fig. 40 Fig. 41 Fig. 42 Fig. 43 Fig. 44 Fig. 45 Fig. 46 Fig. 47
Table des Figures
Fig. 48 Fig 49 Fig. 50 Fig. 51 Fig. 52 Fig. 53 Fig. 54 Fig. 55 Fig. 56 Fig. 57 Fig. 58 Fig. 59 Fig.60 Fig. 61 Fig. 62 Fig. 63 Fig. 64 Fig. 65 Fig. 66 Fig. 67 Fig. 68 Fig. 69 Fig. 70 Fig. 71 Fig. 72 Fig. 73 Fig. 74 Fig. 75 Fig. 76 Fig. 77 Fig 78 Fig. 79 Fig. 80 Fig. 81 Fig. 82 Fig 83 Fig. 84 Fig 85 Fig. 86 Fig. 87 Fig.88 Fig. 89 Fig. 90 Fig. 91
ÉCHANTILLONS DIVERS
A
GEORGE SAND
QUI DANS PLUSIEURS DE SES IMMORTELS OUVRAGES A RENDU AUX SCIENCES NATURELLES UN HOMMAGE DONT ELLES LUI SONT RECONNAISSANTES
PRÉFACE
Ce livre desPierresest divisé en deux parties. Dans la première, l’auteur fait connaître la grande famille des minéraux, il dit l’origine de ceux-ci, le rôle qu’ils jouent en ce monde, et p arle, d’une manière générale, des pierres de France et des pierres du globe. Dans la seconde, il raconte l’histoire de quelques pierres, et pour cela il a pris au hasard, dans ses souvenirs d’explorateur, parmi les minerais des Montagnes-Rocheuses ou de l’île d’Elbe, les marbres d’Italie ou les hou illères de Bourgogne. Partout, des exploitations bien conduites ont créé des contrées nouvelles, ou rendu plus populeuses et prospères celles qui existaient déjà. La science pure a été sévèrement bannie de ces esqu isses minéralogiques. Elles s’adressent indistinctement à tous, à ceux surtout qui aiment les pierres, et qui sont prêts à dire, avec le grand écrivain à qui ces pages sont dédiées : « Je quitterais tous les palais du monde, pour aller voir une belle montagne de marbre dans les Alpes ou dans 1 les Apennins . » Comme dans un précédent ouvrage,la Fie souterraine oules Mines et les Mineurs, l’auteur a cru devoir appeler à son aide le crayon de l’artiste, mais sans rien emprunter à la fiction. L’enseignement par les yeux est chose excellente, à condition qu’on respectera la vérité. Cette fois encore toutes les figures de fossiles ou de minéraux ont été faites d’après des échantillons, toutes les cartes tirées de documents locaux, officiels, tous les portraits, tous les paysages dessinés d’après nature. Le paysage était d’autant plus nécessaire ici, que les pierres donnent aux pays qu’elles environnent un aspect caractéristique, et qui varie suivant la nature de ces pierres elles-mêmes. Un géologue ne s’y trompera jamais, un artis te s’y trompe presque toujours. Il serait grand temps que le peintre demandât quelques inspirations à la géologie, et que cet axiome passât enfin de la science dans l’art : telle pierre, tel pays. Toutes les pierres ne sont pas indifféremment des g ranits ou des calcaires ; il faut arriver à les connaître chacune séparément, et à saisir le caractère qu’elles impriment à une région. Ce n’est que par ce moyen que l’artiste arrivera à définir exactement ses paysages, où le sol joue un rôle si important, souv ent très-mal interprété, faute de connaissances suffisantes. L’auteur s’empresse de citer, parmi les personnes q ui lui ont obligeamment ouvert leurs collections, M. Daubrée, inspecteur général des mines, professeur au Muséum, et M. Édouard Collomb, dont les études sur les glacier s sont connues de tous les géologues. Il adresse aussi ses remercîments à tous les artistes qui l’ont secondé dans la partie graphique de son travail : MM. Ciceri, Dumas-Vorzet, Lançon, Faguet, Tournois, Rapine, Bonnafoux, etc. er Paris, le 1 juillet 1869. L. SIMONIN.
1George Sand,Lettres d’un voyageur.
PREMIÈRE PARTIE
LA TRIBU DES PIERRES
CHAPITRE I
L’ÉTUDE DES PIERRES
I
LE RÈGNE MINÉRAL
Les terrains, les roches et les minéraux. —Lapides crescunt.Formes — cristallines. — Les classificateurs français. — Les pierres, les terres, les sels, les combustibles, les métaux, les liquides et les gaz naturels. — Le rôle des pierres.
Nous ne savons pas exactement ce qui est à l’intérieur du globe ; la partie superficielle est formée de matières solides auxquelles on donne, en les considérant chacune dans son ensemble, et d’après les circonstances qui en ont accompagné la formation, le nom de terrains. Les roches sont les éléments constitut ifs des terrains, des masses homogènes qu’ils renferment, et celles-ci se compos ent à leur tour de minéraux. Les roches et les minéraux sont ce qu’on nomme vulgairement les pierres. La géologie est la science des terrains : elle les décrit, les classe, les sépare, elle en fait en quelque sorte l’anatomie ; elle passe ainsi à ce qu’on pourrait nommer la lithologie, science des roches ; enfin la minéralogie s’occupe spécialement des minéraux. Cependant le mot de minéralogie, pris dans son acce ption la plus générale, comprend aussi l’étude des roches, même au point de vue géologique, et c’est dans ce sens que nous entendons présenter ces esquisses sur les pierres. L’origine de toutes les pierres, de tous les minéraux s’explique aujourd’hui de la façon la plus simple, soit par des phénomènes ignés, érup tifs, où le feu joue le principal rôle, comme dans les éruptions volcaniques qui s’opèrent encore sous nos yeux ; soit par des phénomènes aqueux, sédimentaires, où l’eau intervient principalement, comme agent de dissolution ou de transport : ainsi voyons-nous se déposer les alluvions de nos fleuves et de nos rivières, les sédiments au fond des mers ou des lacs, etc. La géologie a pénétré dans le laboratoire de la nature et fait la lumière et la certitude là où il n’y avait jadis que doutes, divagations et té nèbres. N’admettait-on pas encore au siècle dernier, comme aux âges les plus innocents d e la lithologie, que les cailloux poussaient ? On avait imaginé un suc lapidifique, e t ressuscité l’idée de Démocrite et d’Aristote qui accordaient aux pierres une âme végé tative. A cette croissance, sinon à cette âme des pierres, croyaient fermement et Tournefort et Linné lui-même. L’axiome du grand Suédois est resté célèbre :Lapides crescunt,pierres poussent. D’autres les savants étaient allés plus loin dans leurs hypothès es : ils disaient que les pierres provenaient de germes comme les plantes, et ils pré tendaient avoir découvert non-seulement les graines, mais encore les fleurs du corail. Ne nous étonnons pas de ces faits. Quelques personnes admettent encore aujourd’hui la vie végétative des roches. Des joailliers parlent sérieusement des sucs auxquels sont dues les gemmes, et des archéologues assurent que c’est par suite de la croissance des pierres que le forum de Rome et les temples de l’Égypte et de l’Assyrie sont maintenant enterrés de plusieurs mètres sous le sol. Cela rapp elle l’explication d’Aristote qui, ayant ouï dire qu’on avait trouvé à l’île d’Elbe et dans les carrières de Paros des outils enfouis sous le minerai de fer ou le marbre, citait victorieusement ces découvertes comme une des preuves les plus convaincantes de la croissance des pierres. Aristote, malgré sa lumineuse raison, manque parfois de sens critique, comme Pline, auquel ce défaut est