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Maurice Barrès

De
338 pages
A la fin de la Première Guerre mondiale, Maurice Barrès entreprend une importante campagne de presse en faveur du développement de la recherche scientifique en France. L'ouvrage constitue à la fois une étude de l'ensemble de ses écrits et discours sur la science et un tableau des « réseaux sociaux » qui se sont alors mis en action. L'auteur étudie ainsi la constitution et l'évolution des grands discours sur la science au début du XXème siècle et présente une dimension peu connue de l'œuvre de Barrès.
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À la fin de la Première Guerre mondiale, Maurice Barrès, alors député de Paris, a entrepris, de manière solitaire dans un premier temps, une importante campagne de presse en faveur du développement de la recherche scientifique en France, bientôt suivie d’une intense offensive sur le terrain parlementaire, puis dans les milieux les plus divers, en particulier certaines fractions du monde scientifique et universitaire. L’ouvrage constitue à la fois une étude de l’ensemble des écrits et discours de Barrès sur la science et la recherche scientifique, et un tableau des « réseaux sociaux » qui se sont alors mis en action avec Barrès et autour de lui. En ayant recours, en particulier, aux méthodes quantitatives d’analyse des discours et des réseaux sociaux, l’ouvrage étudie la constitution et l’évolution des grands discours sur e la science au début du siècle. Il présente les conditions de l’émergence d’une préoccupation pour la science et pour la mise en œuvre d’une politique de la recherche scientifique dans le monde politique. Il éclaire aussi les conditions dans lesquelles le monde scientifique, après la Première Guerre mondiale, a pris conscience de lui-même, de ses besoins, de ses intérêts et de sa force. Cet ouvrage présente également une dimension peu connue de l’œuvre de Barrès et aborde les interrogations intellectuelles, spirituelles et politiques qui animaient l’écrivain à la fin de sa vie.
scientifiques, des intellectuels scientifiques et des politiques scientifiques.
En couverture : © Bibliothèque nationale de France
Michel Pinault
Maurice Barrès et « la grande pitié des laboratoires de France »
Discours parlementaires pour une politique des recherches scientifiques en France (19191923)
Maurice Barrès et « la grande pitié des laboratoires de France »
Michel Pinault Maurice Barrès et « la grande pitié des laboratoires de France » Discours parlementaires pour une politique des recherches scientifiques en France (1919-1923)
Du même auteur Frédéric Joliot-Curie, Odile Jacob, 2000, 712 pages. Le siècle des guerres,ouvrage collectif, Éditions de l’Atelier, 2004, 605 pages. Doisneau chez les Joliot-Curie, Un photographe au pays des physiciens, Romain Pages Éditions, 2005, 119 pages. La science au Parlement, Les débuts d’une politique des recherches scientifiques en France,CNRS Éditions, 2006, 158 pages. © L’Harmattan, 2015 5-7, rue de l’Ecole-Polytechnique, 75005 Paris http://www.harmattan.fr diffusion.harmattan@wanadoo.fr ISBN : 978-2-343-07605-8 EAN : 9782343076058
Préambule
Ce travail constitue la seconde étape d’une recherche sur la place de la science et des politiques de la recherche scientifique au ème Parlement, en France, depuis la fin du XIX siècle. L’ouvrage qui rend compte de la première étape de cette recherche est paru en 2006 aux éditions du CNRS :La science au Parlement. Les débuts d’une politique des recherches scientifiques en France. Il résulte, outre l’étude des collections d’imprimés de la Bibliothèque nationale de France, d’investigations réalisées dans les archives parlementaires, aux archives nationales, à la bibliothèque et aux archives de l’Académie des sciences, de l’Académie de médecine et du Collège de France. Le Fonds Maurice Barrès, déposé à la BNF, a été largement mis à contribution. Nous tenons à remercier les archivistes de ces institutions pour leur accueil et leur aide. Nous faisons de même pour les collègues chercheurs qui ont bien voulu répondre à nos sollicitations et nous ont apporté leurs conseils. Enfin, notre gratitude va à Mathilde de Saint-Léger, spécialiste en sciences de l'information, au CNRS, qui a conçu et réalisé le logiciel Calliope et a bien voulu nous accompagner tout au long de notre travail avec cet outil de fouille des textes, et à Florent Catu qui a bien voulu s’occuper de la réalisation des matrices destinées aux analyses de réseaux sociaux.
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Exergue
« En un mot, comment multiplier l’action de la science, pour qu’elle pénètre notre vie et la guide, pour qu’elle nous ennoblisse ? » Maurice Barrès, « La réorganisation intellectuelle de la France », La Revue universelle,t. II n° 10, 15 août 1920.
« En dehors et au-dessus de la question pécuniaire, il y a la compréhension par la nation, par toutes les classes dirigeantes, du rôle que joue la recherche scientifique dans la civilisation contemporaine. » Maurice Barrès, notes pourLa haute intelligence française, Fonds M. Barrès, BNF.
« Cette puissance que la science remet à son disciple pour augmenter le bien-être de la société peut, au contraire, devenir le plus redoutable danger, si la morale ne se développe pas parallèlement chez celui-ci. » Maurice Barrès,Mes cahiers,p. 928.Paris, Plon, 1963,
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