Rationalité de la science d'Albert Einstein

-

Livres
246 pages
Lire un extrait
Obtenez un accès à la bibliothèque pour le consulter en ligne
En savoir plus

Description

Quels sont les concepts fondamentaux, que nous appelons le noyau irréductible de la rationalité, et qui ont été déterminants dans le processus de formation et la structuration de la pensée scientifique d'Albert Einstein ? Quel rôle ont joué les influences épistémologiques de Spinoza, de Kant, de Mach et d'autres penseurs, dans l'apparence énigmatique du discours d'Einstein écrit de sa propre plume ?

Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 01 février 2010
Nombre de lectures 99
EAN13 9782296250468
Langue Français
Poids de l'ouvrage 1 Mo

Informations légales : prix de location à la page 0,0005€. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Signaler un problème
RATIONALITÉ DE LA SCIENCE D’ALBERT EINSTEIN
Épistémologie et Philosophie des Sciences Collection dirigée par Angèle Kremer Marietti
La collectionÉpistéoogie et Piosopie des Sciecesréunit des ouvrages se donnant pour tâche de clarifier les concepts et les théories scientifiques, et offrant le travail de préciser la signification des termes scientifiques utilisés par les chercheurs dans le cadre des connaissances qui sont les leurs, et tels que « force », « vitesse », « accélération », « particule », « onde », « société », « domination », « pouvoir », « inégalité », « liberté », « formes symboliques » etc. Elle incorpore alors certains énoncés au bénéfice d'une réflexion capable de répondre, pour tout système scientifique, aux questions qui se posent dans leur contexte conceptuel historique, de façon à déterminer ce qu'est théoriquement et pratiquement larecerce scietiiqueconsidérée. 1) Quelles sont lesprocédures, les conditions théoriques et pratiques des théories invoquées, débouchant sur des résultats ? 2) Quel est, pour le système considéré, lestatut cogitides principes, lois et théories, assurant la validité des concepts ?
Joseph-François KREMER,Les ores syboiques de a usique, 2006. Hamdi MLIKA,Quie et ’atipatoise, 2007. Jean-Pierre COUTARD,Le vivat cez Leibiz, 2007. Angèle KREMER-MARIETTI,La orae e tat que sciece orae, 2007. Angèle KREMER-MARIETTI,Piosopie des scieces de a ature,2007. Angèle KREMER-MARIETTI,Le cocept de sciece positive,2007. Angèle KREMER-MARIETTI,Auguste Cote et a sciece poitique,2007. Angèle KREMER-MARIETTI,Le Kaéidoscope épistéoogique d’Auguste Cote. Setiets Iages Siges, 2007. Edmundo MORIM DE CARVALHO,Variatios sur e paradoxe, Volume I, 2007. Constantin SALAVASTRU,Logique, Arguetatio, Iterprétatio, 2007. Laurent CHERLONNEIX,L’équivocité vive, 2008. Saïd CHEBILI,Histoire des critiques piosopiques de a psycoogie, 2008. Sébastien JANICKI,La écaique du reède, 2008. Abdelkader BACHTA, Jean DHOMBRES, Angèle KREMER-MARIETTI,Trois Études sur a oi costructae d’Adria Beja, 2008. Stéphanie COUDERC-MORANDEAU,Piosopie répubicaie et cooiaise. Origies, cotradictios et e écecs sous a III Répubique, 2008. Jean VION-DURY et François CLARAC,La costructio des cocepts scietiiques:etre ’artéact, ’iage et ’iagiaire, 2008. Lucien-Samir OULAHBIB,Nature et poitique, 2008. Emmanuel GORGE,La Musique et ’atérité. Miroirs d’u stye, 2008. Lucien-Samir OULAHBIB,Actuaité de Pierre Jaet.E quoi est-i pus iportat que Freud pour es scieces oraes et poitiques, 2009. Sylvain DAVID (dir.), Janusz PRZYCHODZEN (dir.), François-Emmanuel BOUCHER (dir.),Que peut a étapore ? Histoire, savoir et poitique, 2009. Edmundo MORIM DE CARVALHO,Variatios sur e paradoxe, Volumes 1 et 2, 2009. Angèle KREMER-MARIETTI (dir.),Auguste Cote, a Sciece, a Société, 2009. Souad HARRAR,Les odeets de a piosopie de Jo Stuart Mi, Volumes 1 et 2, 2009. Abdelkader BACHTA,La Reaissace du passé. Kat, Eistei et a oderité, 2009. Saint ALBERT LE GRAND,Livre sur a ature et ’origie de ’âe, éd. Introduite, traduite et annotée par J.-M. Vernier, 2009. Michel de BOUCAUD,Psyciatrie et psycopatoogie, 2009.
NOUREDDINE NAIFAR
RATIONALITÉ DE LA SCIENCE DûALBERT EINSTEIN
Préface d’Abdelkader Bachta
LuHarmattan
© L’Harmattan, 2010 5-7, rue de l’Ecole polytechnique, 75005 Paris
http://www.librairieharmattan.com diffusion.harmattan@wanadoo.fr harmattan1@wanadoo.fr
ISBN : 978-2-296-11317-6 EAN : 9782296113176
À ma mère,
PRÉFACE
I La science est, nécessairement, une activité rationnelle. Il y a, cependant, plusieurs types de rationalité scientifique, des paradigmes rationalisants différents pour ainsi parler. En mathématiques, Pythagore est, probablement, le premier qui ait introduit cette science dans le domaine de laRaison ; avecCantor et Zermelo, cette discipline a atteint un très grand degré de rationalisation.En général, la géométrie est moins rationnelle que lalgèbre, parce que plus proche des considérations concrètes.Lintuition pure la justifiant, chezKant, en tout cas sous sa forme classique, la tire vers le rationnel grâce à la prioriquelle comporte, malgré lattribution intuitive responsable de son aspect sensible. La physique néchappe pas, non plus, à cette nécessité qui lui vient de la mathématisation essentiellement.Néanmoins, cette caractéristique, qui est nécessairement limitée à cause du recours indispensable à lexpérience, est plus visible en physique théorique quen physique expérimentale. Tout cela nous renvoie, au fond, fatalement, à une raison raisonnée (ou constituée), liée à une raison raisonnante (ou constituante) qui est celle de lhomme, manifestement, le seul être au monde capable de faire de la science. Par conséquent, étudier la rationalité scientifique, dune façon générale, cest témoigner de cette distinction ontologique de lêtre humain le séparant des animaux, cest aussi renchérir sur les divers discours portant sur cette question.
II Dautre part, lorsque cette raison raisonnante atteint les assises mêmes de la science, c'est-à-dire quand elle veut dire un logos en quête des fondements de celle-ci ou une philosophie des sciences au sens propre, elle est utile et même nécessaire à la raison raisonnée scientifique qui se veut dynamique et créatrice.En effet, la promotion et la création scientifiques dépendent, largement, dune détermination précise des principes de base sur quoi repose leur territoire.Le mêmeCantor a inventé la théorie des ensembles et le concept révolutionnaire dinfini qui en est tributaire, grâce à une vision des origines, explicites et implicites, de la théorie des nombres,
7
quila dû, en conséquence, parfaire et promouvoir.Ce nest donc pas étonnant de le voir dialoguer avec des philosophes commePlaton,Spinoza etKant, etc. (Cf.Fondements dune théorie générale des ensembles,Cahiers pour lanalyse, n° 10,Le formalisme).Le cas dEinstein, en physique, est éclairant aussi.Àcôté de ses recherches scientifiques très brillantes, ce savant sefforce continuellement den dégager les bases théoriques.La lecture de ses textes montre, dautre part, quil a une bonne formation philosophique puisquil cite, avec précision, la plupart des grands philosophes classiques commePlaton,Descartes,Hume,Kant etc.On comprend, alors, pourquoi il est considéré comme lun des penseurs philosophiques contemporains (cf., par exemple,MichelPaty,Einstein philosophe,PUF, 1993). Étudier la rationalité, dans ce sens, cest lancer un appel aux scientifiques, complètement plongés dans leur technique empirique et symbolique, pour qu'ils pratiquent la philosophie des sciences comme nous lentendons, sils tiennent à faire avancer, fondamentalement, leurs recherches et à inventer de nouvelles théories ; cest, par conséquent, rendre un grand service à la science comme elle se fait au laboratoire et dans les institutions purement scientifiques : le progrès réel de la science exige une conscience des fondements de ce qui est et de ce quil y a.
III Outre ce qui précède, soccuper de la rationalité de la pensée scientifique dEinstein, cest dabord sintéresser à la dernière double révolution qui a changé la face de la physique, qui a métamorphosé notre compréhension de la nature et dont nous ressentons, profondément, linfluence jusquà nos jours.Il sagit, évidemment, de la relativité et de la physique des quanta. Einstein est lauteur de la première, quoi quon dise par ailleurs ; ses contributions à la seconde sont fort importantes comme latteste, par exemple, sa théorie des photons qui peut être considérée, en elle-même, comme un grand changement par rapport au point de vue ondulatoire alors très répandu. Prendre intérêt pour un tel sujet, cest aussi évoquer, sur la plan pratique, la technologie nucléaire qui pose, actuellement, à lhumanité tant de problèmes.Appartenant à la physique théorique, notre savant na rien à voir, bien entendu, avec laspect expérimental de cette technique, mais il a mis en place un concept révolutionnaire de masse qui la justifie pleinement. Cette industrie a pour support la physique nucléaire dont léquation
8
2 einsteinienne E=mc représente une condition générale de possibilité. Personne ne peut contester cette idée à lheure actuelle. Avant 2005, les études einsteiniennes ont connu une certaine régression (en tout cas dans le monde philosophique).Au cours de lannée de la physique, par contre, cest la reprise générale de lexamen de lœuvre dEinstein. Sarrêter à la rationalité de celle-ci signifie, enfin, relancer ces travaux et perpétuer le nouvel essor. Tels sont, au moins, les avantages de louvrage deMonsieurNoureddine Naifar à qui on peut reprocher seulement de ne pas avoir atteint le maximum doriginalité.Mais la synthèse quil expose demeure une contribution importante aux études einsteiniennes.
Professeur Abdelkader BACHTA Université de Tunis
9