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Archéologie de la pensée sexiste

De
488 pages
Bien des oeuvres révèlent, dans divers domaines de la pensée, le mépris adressé à la femme et inspiré de manuscrits remontant à l'Antiquité. Du Moyen Âge à aujourd'hui, des femmes ont voulu dénoncer ces injustices dans des documents d'autant plus remarquables qu'elles ont été peu nombreuses à prendre la plume. Quelle sera la relève au XXIe siècle ? Cet ouvrage propose de nombreux manuscrits et montre que les préjudices subis aujourd'hui par les femmes plongent leurs racines dans un passé lointain et se manifestent sous diverses formes.
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Georges Labrecque
Archéologie delapenséesexiste
E Du Moyen Âge au XXI siècle
Archéologie de la pensée sexiste Du Moyen Âge au XXIe siècle
© L’Harmattan, 2017 5-7, rue de l’Ecole-Polytechnique, 75005 Paris www.harmattan.com ISBN :978-2-343-12339-4 EAN : 9782343123394
Georges LABRECQUEArchéologie de la pensée sexiste Du Moyen Âge au XXIe siècle
DU MÊME AUTEUR, CHEZ L’HARMATTAN:
Archéologie de la pensée sexiste. L’Antiquité, 2016, 366 p. Les différends territoriaux en Amérique latine,2011, 315 p. Les différends territoriaux en Europe,2009, 350 p. Les différends internationaux en Asie,2007,306 p. Les différends territoriaux en Afrique,2005,482 p. e Les frontières maritimes internationales, 2 édition, 2004, 531 p.
DU MÊME AUTEUR, CHEZ D’AUTRES ÉDITEURS:
International Law of the Sea, 2015, 612 p. À qui l’Arctique?, 2012, 679 p. La force et le droit, 2008, 646 p. L’Affaire du golfe du Maine, 1995, 247 p.
Pour Étienne
SOMMAIRE Introduction : ................................................................................................. 9 Chapitre I : Le Moyen Âge ........................................................................... 25 Chapitre II : La Renaissance ......................................................................... 95 e Chapitre III : Le XVII siècle...................................................................... 141 e Chapitre IV : Le XVIII siècle .................................................................... 209 e Chapitre V : Le XIX siècle ........................................................................ 285 e Chapitre VI : Le XX siècle ........................................................................ 357 Conclusion .................................................................................................. 431 Bibliographie .............................................................................................. 457 Table des matières ...................................................................................... 473
INTRODUCTION 1 Dans un ouvrage précédent consacré à l’Antiquité , l’auteur eut l’occasion d’observer que la femme, ou les femmes, avaient été traitées de tous les noms et qualifiées avec les termes les plus méprisants : «un anneau d’or au nez d’un pourceau » (le livre desProverbes) ; « un piège profond», de même qu’«un cœur de chienne et des façons sournoises» (Hésiode) ; « le plus grand fléau que Jupiter ait créé »(Simonide d’Amorgos); « des bêtes brutes » (Eschyle) ; « sexe tout à fait débauché » (Aristophane) ; « un être manqué », « une défectuosité naturelle » et « ce qui sert de réceptacle » (Aristote) ; « un cheval irascible » (Ménandre) ; « véritable sentine d’impuretéune» (Ovide) ; « débauche contre nature » (Sénèque) ; « difforme à faire peur » (Martial) ; « un gouffre sans issue » (Lucien) ; «les portes de l’enfer» (Tertullien) ; « la partie la plus faible du couple humain » et «l’auxiliaire de l’homme» (Saint Augustin) ; « la racine du mal » (Pierre Chrysologue). Ces qualificatifs ne sont pas exclusifs à l’Antiquité puisqu’on les trouve disséminés dans un grand nombre d’œuvres des périodes subséquentes, du e Moyen Âge au XX siècle : un « sac de fiente » (le moine bénédictin Odon de Cluny) ; un « être imparfait» (Saint Thomas d’Aquin); «l’os surnuméraire de l’homme» (Bossuet) ; « un animal domestique » (Kant) ; « état bestial » (Proudhon) ; «cette forme rabougrie de l’être humain;» (Strindberg) « abondance de bacilles en forme deyoni»(Montherlant). Ces insultes choquent mais ne doivent pas occulter le fait que les femmes, trop peu nombreuses à prendre la plume, ont été par ailleurs défendues par bien des hommes qui les ont sincèrement aimées et appréciées. L’Antiquitée Du Moyen Âge au XX siècle, bien des préjugés sexistes, souvent hérités de l’Antiquité, ont marqué la pensée. Par exemple, on trouve, chez Luther, Bossuet et Malebranche, l’affirmation dans la Genèse et chez les Pères de l’Église selon laquelle l’homme a été tenté par le diable à travers la femme; chez Hobbes et Locke, l’idée aristotélicienne de l’autorité naturelle de l’homme sur la femme; chez les dramaturges Corneille, Racine et Molière, certains portraits misogynesd’Aristophane et de Térence; chez les moralistes 1  Labrecque, Georges (2016)Archéologie de la pensée sexiste. L’Antiquité, p. 9-10.