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Bernard Palissy

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37 pages

Dans les premières années du XVIe siècle, au village de Biron, près de Monpazier, en la province de Guienne, naissait, de très pauvres gens, un enfant qui devait avoir une étrange destinée : Bernard Palissy fut son nom. Ses parents, voyant, dès ses jeunes ans, se révéler en lui une heureuse vivacité d’esprit, s’imposèrent des sacrifices afin qu’il apprît à lire et à écrire — ce qui était beaucoup pour l’époque.

Un arpenteur, venu dans le pays pour en dresser le plan terrier, ayant remarqué la précocité du petit paysan, qui suivait ses travaux avec une attention et une curiosité toutes particulières, proposa de l’emmener à la ville et d’en faire son apprenti.

Fruit d’une sélection réalisée au sein des fonds de la Bibliothèque nationale de France, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques dans les meilleures éditions du XIXe siècle.


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À propos de Collection XIX

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Fruit d’une sélection réalisée au sein des prestigieux fonds de la BnF, Collection XIX a pour ambition de faire découvrir des textes classiques et moins classiques de la littérature, mais aussi des livres d’histoire, récits de voyage, portraits et mémoires ou livres pour la jeunesse…

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Eugène Muller

Bernard Palissy

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BERNARD PALISSY.

BERNARD PALISSY

I

Dans les premières années du XVIe siècle, au village de Biron, près de Monpazier, en la province de Guienne, naissait, de très pauvres gens, un enfant qui devait avoir une étrange destinée : Bernard Palissy fut son nom. Ses parents, voyant, dès ses jeunes ans, se révéler en lui une heureuse vivacité d’esprit, s’imposèrent des sacrifices afin qu’il apprît à lire et à écrire — ce qui était beaucoup pour l’époque.

Un arpenteur, venu dans le pays pour en dresser le plan terrier, ayant remarqué la précocité du petit paysan, qui suivait ses travaux avec une attention et une curiosité toutes particulières, proposa de l’emmener à la ville et d’en faire son apprenti. Il n’en devait rien coûter ; la profession, qui d’ailleurs souriait à l’enfant, semblait lucrative. L’offre fut acceptée. Et quelques années plus tard, Bernard, ayant fait de rapides progrès dans la géométrie pratique et dans le dessin, avait à la ronde une réputation d’habile arpenteur si bien établie, que, quelque jeune qu’il pût être, c’était à lui que les magistrats s’adressaient de préférence quand des plans devaient être levés pour figurer dans les pièces d’un procès. Mais il fallait plus d’aliment à l’activité et à l’instinct d’initiative de Bernard. Sachant dessiner, il fit seul quelques essais de peinture. Comme il y réussissait, il fréquenta les vitriers décorateurs (ou peintres sur verre), dont il se fut bientôt approprié les procédés et parmi lesquels il ne tarda pas à prendre rang de maître ; de telle sorte qu’expert à la fois en arpentage, en vitrerie et en pourtraiture (comme on disait alors pour désigner la peinture décorative), il était appelé de toutes parts dans la province pour lever des plans, pour orner de vitraux ou de peintures les châteaux, les chapelles. Tout autre que lui sans doute se fût considéré comme arrivé au but et n’eût songé à nulle autre visée. Mais aux déplacements qu’exigait l’exercice de ses diverses industries, Bernard avait contracté le goût des voyages, non pas ce banal besoin de changement de lieu qui, chez beaucoup de gens, ne témoigne que de la légèreté du caractère, mais cet ardent désir de voir, de comparer, de comprendre, qui est le propre des esprits observateurs et pénétrants.