C’est qui ce Bob ?

C’est qui ce Bob ?

-

Français
174 pages

Description

Ce livre est une étape importante dans notre apprentissage puisque nous sommes tous des éternels apprenants.
Après 10 années de pratique dans l’accompagnement humain, le développement professionnel et personnel, Michel Klingler a un besoin de transmettre, de laisser une trace.Un livre qui nous parle et qui nous dit, d’après l’auteur, « tout ce qu’on ne m’a jamais dit et que j’aurais aimé savoir, avant de prendre mon poste ou démarrer ma relation avec l’autre, avec mon équipe.


Sujets

Informations

Publié par
Date de parution 20 juillet 2016
Nombre de lectures 8
EAN13 9782334150453
Licence : Tous droits réservés
Langue Français

Informations légales : prix de location à la page €. Cette information est donnée uniquement à titre indicatif conformément à la législation en vigueur.

Signaler un problème

Couverture

Image couverture

Copyright

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cet ouvrage a été composé par Edilivre

175, boulevard Anatole France – 93200 Saint-Denis

Tél. : 01 41 62 14 40 – Fax : 01 41 62 14 50

Mail : client@edilivre.com

www.edilivre.com

 

Tous droits de reproduction, d’adaptation et de traduction,

intégrale ou partielle réservés pour tous pays.

 

ISBN numérique : 978-2-334-15043-9

 

© Edilivre, 2016

Introduction

Cela devait être en décembre 2013, au sortir d’une séance de Coaching où nous avions bien ri avec Michael, il me regarde et me demande « Alors Mr Klingler quand est-ce que vous écrivez votre livre ?… ».

Je me rappelle que Michael m’avait dit un jour dans l’un de nos échanges, « l’important c’est la question que vous posez au système… », et alors que dans nos nombreuses séquences je m’étais autorisé à le « bombarder » de questions pour cheminer ensemble vers l’atteinte de ses objectifs, j’étais parti ce soir-là avec une interrogation…

La première pensée qui me vint fut « Bon t’es resté en posture haute sur le processus pendant toute la séance, Michael a voulu un peu ré équilibrer la relation… », et j’avais ensuite un peu mis à l’écart cette question…

Nous avions convenu ensuite de nous revoir un an après pour un diner qui est devenu depuis un rituel, et là à l’approche de Noel, dans une petite Wien stub Strasbourgeoise très cosy, de nouveau la question « ton livre, il en est où ? » (nous sommes depuis passé au tutoiement non sans mal d’ailleurs, 12 mois de Vous ça laisse des traces).

« Une fois c’est un accident, deux fois c’est une coïncidence trois fois c’est un signe », nous évoquons souvent cela dans nos séances de coaching « il faut savoir écouter les signes », qu’est-ce que nous apprend le système lorsqu’il me parle au travers d’une personne, d’un évènement, d’un résultat obtenu… (Dans mes études en Automatisme on appelait cela la boucle retour, qui ramène le signal de sortie vers l’entrée du système et en modifie le signal d’origine… c’est le stimuli qui reçoit l’information du résultat produit et qui modifie son approche, dans une logique d’apprentissage permanent…)

Pour le signal retour (la rétroaction) que m’a proposé Michael ce soir de décembre, j’ai décidé de ne pas attendre le « 3 fois », en effet nous devons nous voir en décembre prochain et je sais que la question va revenir, et j’ai vraiment envie de lui dire que le projet est lancé et que les premières pages sont écrites…

La toute première question qui m’est ensuite venue après avoir décidé de démarrer l’ouvrage, est le titre de mon livre, naturellement j’allais l’intituler « Bob »… cf le Chap 4 ci-après, et je me suis rappelé un démarrage de séminaire avec les chargés d’affaires d’un grand groupe dans le secteur du bâtiment. Je présente Bob qui m’accompagne partout dans toutes mes interventions, et là rires dans la salle… et Yves l’un des participants bienveillant à mon égard, me fait monter à bord du bateau… et me raconte la blague dont la chute (de reins) finit par ces mots « c’est qui ce Bob ? ».

Et finalement comme un évidence, je me dis que c’est LE titre de ce livre « c’est qui ce Bob ? », c’est vous c’est moi, ce sont nos trois batteries, Tête, Cœur, Jambe… ce sont les 80 commerciaux que j’ai eu le plaisir d’accompagner dans leur développement professionnel, c’est cette belle entreprise, c’est son président Denis et sa confiance, c’est son directeur des marchés Yann, et ce qu’il m’a glissé à l’oreille à la fin de ce programme, « l’aventure mérite d’être continuée… »

Et c’est dans cet esprit que j’ai regroupé dans « C’est qui ce Bob ? » mes 10 années d’apprentissage pour que l’aventure continue pour nous tous, notamment pour que chaque lecteur, chaque Manager, « vous puissiez y trouver un fil de pelote », puissiez rebondir sur une idée, un mot, une phrase, un paragraphe qui résonne en vous, et vous dire, « ça me parle, ça me donne l’envie de changer quelque chose, de tester, de mettre en pratique », dans une logique des petits pas, du premier pas atteignable sur le chemin qui mène à Bob… »

Préambule

En préambule à ce qui va suivre, je voulais associer ma collègue Nathalie à l’écriture de cet ouvrage, car lors de nos co-animation de séminaire, nous évoquions souvent Bob et elle me glissa un jour, moi je l’appelle « Marcel »…

Alors je vous propose de rebondir la dessus et de nous approprier le prénom Marcel lorsque je vous raconterai des expériences vécues, de manière à rester le plus anonyme possible et profiter quand même de ces moments de coaching, pour que cela puisse résonner en chacun de nous.

Nous aurons donc Marcel ou Marcelle chef de service, chef d’équipe, Manager, directeur et son collaborateur Marcelin, lorsque des interactions avec un membre de l’équipe seront évoquées.

Mes deux autres collègues, Denis et Viviane, se reconnaitrons également au fil des sujets évoqués… D’ailleurs, les différents chapitres sont complémentaires, ils forment un tout, et en même temps peuvent être lus indépendamment les uns des autres… au gré de votre envie. Chaque chapitre pouvant être relu plus tard, pour approfondir ou mieux s’approprier la thématique évoquée.

Vous y trouverez des outils réutilisables, la philosophie est de pouvoir transmettre aux Managers opérationnels des méthodes ré applicables dans leurs situations managériales.

Car j’ai écrit ce livre en pensant très fortement à eux… Car comme l’a évoqué ma sœur Elsa, lorsque nous parlions de mon livre à Jean avant qu’il nous quitte, « Michel tu me le fais lire ton livre », « OK Elsa mais c’est un livre qui s’adresse plutôt aux managers, tu sais ?… » Et là elle me dit « Nous avons tous quelque chose ou quelqu’un à manager… ! ».

J’ai également pensé à mes confrères, collègues qui dans leur pratique au quotidien peuvent trouver intéressant de découvrir le regard d’un pair sur notre métier.

Et puis ce livre peut servir à chaque personne qui dans son environnement professionnel et personnel cherche à mieux comprendre son interaction avec les autres, peut-être des clés de lecture afin de pouvoir se dire… « ah OK c’est ça qui se joue… ».

Car je pars du principe qu’au départ « nous avons tous une bonne intention, dans ce que nous souhaitons entreprendre », et ensuite « il y a les autres… » Et là, cela peut commencer à se compliquer, quand il s’agit de se mettre en lien, d’interagir avec ceux qui font partie de notre environnement social, professionnel, dans une logique « systémique », et pour atteindre un résultat ensemble. Cela peut se compliquer, ou pas…

Alors j’ai voulu écrire un livre qui parle, un compagnon de route qu’on emmène avec soi le matin en partant travailler, et qui aura sa place je l’espère à vos côtés, dans votre voyage au quotidien et qui sera là tout le temps, et aussi dans vos instants de solitude, quand vous aurez besoin de prendre du recul, de relire un chapitre, de vous reposer les bonnes questions, de trouver un soutien.

Bob, c’est peut-être le nom de ce compagnon… Je vous laisse le découvrir en vous appropriant chaque chapitre et en le remettant dans votre contexte à vous !

D’ailleurs sur ce registre là, vous avez surement, mes chers lecteurs parcouru nombre d’ouvrages sur la communication, le management, le bien-être, les relations interpersonnelles… livres qui font pour vous 90 % du chemin et qui vous expliquent dans le détail, les mécaniques, les méthodologies, les process, les modus operandi. Dans ce livre vous ne trouverez pas de « recettes », toutes faites, même si certains outils sont là pour illustrer le propos.

En revanche mon intention est de partager dans chaque chapitre, mes retours d’expérience, agrémentés du regard que je porte sur ce qui se joue. Je vous conseille de lire chaque chapitre au calme (devant un feu de bois ? Une bonne tasse de thé ou un bon whiskey, faites-vous plaisir), prenez des notes lorsque ce que vous lisez, vous fait penser à une situation que vous avez vécue ou vivez au quotidien. Puis une fois que vous vous êtes approprié le propos, vous pouvez passer en fin de chapitre. Vous trouverez un tableau à deux colonnes, commencez par les questions du coach, qui vous permettront d’exprimer des pistes de réflexion ou d’étayer compléter les notes que vous avez prises pendant la lecture. La colonne « fil de pelote » est là pour, dans un deuxième temps, ancrer les points clé que vous voulez développer dans votre contexte, réflexions à approfondir, actions à mettre en œuvre, changements à opérer… Et pour vous permettre de poser un objectif par rapport à ce « fil de pelote », je vous invite dans un troisième temps, à vous reporter en fin d’ouvrage dans les annexes, vous y trouverez un tableau vous permettant sa rédaction, sa formalisation, et un exemple tiré de mes séances de coaching, pour vous y aider.

Enfin les autres annexes, sont également là en guise de synthèse des thématiques et outils, évoqués dans les sept chapitres de cet ouvrage.

Je vous souhaite une bonne lecture, et j’espère de tout cœur que Bob vous permettra de trouver votre « fil de pelote » à vous !

 

 

---------------------------------------------

A Joanne, Hélène, Christopher, Eloïse,
je vous aime.

---------------------------------------------

------------------------------------------

A mon frère Jean…

« Tu vois Michel, il y a être aimé
et se sentir aimé, c’est différent… »

2 déc 2015

------------------------------------------

1

Tout part de Soi…

– le jugement

– les petites voix

– l’estime de soi

Le Jugement

« Moi ça va, ce sont les autres qui ont un problème », premier mythe identifié par Roger Birkman (ingénieur et psychologue américain), dans les interactions professionnelles entre les personnes d’une même équipe ou dans l’entreprise, aussitôt suivi du deuxième « il y a une seule bonne façon de faire c’est la mienne »…

La réaction de l’autre on peut l’observer et l’affubler d’un jugement positif ou pas, mais jugement quand même… petites phrases qui commencent souvent par « il est un peu… ». Et alors si on se posait la question de « qu’est-ce que moi j’ai fait pour que l’autre réagisse comme cela ? »…

Tout part de soi ou tout nous ramène à soi, qu’est-ce que moi j’ai réfléchis, émotionné ou fait, pour générer dans mon interaction avec l’autre sa réaction ? Dans une logique de porter un regard sur le système dans son ensemble, moi l’autre, la situation ?

J’ai précisé en préambule que je partagerai avec vous chers lecteurs, des exemples concrets de ce que j’ai observé ou vécu dans ma pratique, pour venir renforcer le propos. Et bien commençons si vous le voulez bien, par un retour d’expérience (le tout premier exemple de ce livre).

A l’heure où j’écris ces lignes, je me rappelle d’une situation difficile avec un Manager de Transition. Marcel de profil juriste et Ressources Humaines a démarré sa prestation de DRH il y a environ trois mois, et jeudi dernier je reçois un coup de fil de mon patron qui m’annonce que Marcel vient de se faire sortir « manu militari » du compte. J’avais eu l’occasion de faire un tour de site avec Marcel, il m’avait parlé de Marcelin le responsable logistique qui m’avait-il glissé je cite, « manque de leadership » (« coucougnettes » dans le langage de Marcel, et encore j’édulcore !)… Et ce manque de leadership, pourrait être un vrai sujet pour Marcelin et faire l’objet d’un accompagnement. Jusque-là pas de soucis, nous arrivons dans le département logistique et allons saluer Marcelin, et là, j’assiste à une scène cocace ou Marcel demande à Marcelin, « alors ça va mieux ? »… Et Marcelin le regarde étonné, limite agacé, « pourquoi mieux ? », un trouble s’installe, et Marcel balbutie quelques explications incertaines, s’en sort difficilement en essayant de recoller les morceaux atomisés de sa communication « one sided » comme disent les irlandais du nord (one sided=très parti-pris, dans le cadre de l’Ulster, tu es protestant ou catholique), d’ailleurs ils disent aussi « when you’re in a hole, stop digging ! » (quand tu t’es mis dans un trou, arrête de creuser)

Après notre tour d’usine, de retour dans son bureau, j’essaye de débriefer avec Marcel cet épisode à trois que nous venons de vivre, et doucement l’interroger sur « qu’est ce qui fait qu’en deux coups de cuillère à pots » il génère une situation ambiguë alors que nous étions un lundi matin, sans stress, visite de courtoisie dans un bureau du département Logistique, occasion parfaite à la convivialité et qui facilite la mise en lien avec l’autre !

Mes questions rebondissent sur les réponses de Marcel, (notamment celle-là, « et votre petite voix elle vous dit quoi sur Marcelin ? »), je lui renvoie l’image de ce que j’ai observé, ce qui s’est joué en un très court instant dans le bureau de Marcelin. Progressivement Marcel prend conscience que « sa petite voix » lui pose un jugement définitif sur Marcelin, dans sa tête ou son cœur. Voilà l’histoire que Marcel se raconte sur Marcelin « Marcelin a un problème, ce n’est pas un « bon leader », il doit être coaché ». « Marcel mettez-vous à la place de Marcelin deux minutes, lui il en pense quoi ? ». Oui car, le Marcelin en question, ne porte pas forcément ce même regard sur lui-même, et pour lui, les choses ne vont peut-être/surement pas si mal… d’où sa réaction étonnée, à la « provocation » de la petite voix de Marcel, la suite vous la connaissez.

Tout part de soi, redit autrement « quelle histoire je me raconte à moi-même » sur les autres, « que me raconte ma petite voix ? Sur mes collègues, sur mon boss, sur mes collaborateurs ? Sur moi-même (on va y venir) », (pour ceux qui se disent « quelle voix ? », je vous réponds « oui celle-là »).

Dans le cadre de Marcel, porté par ses jugements sur les autres et les situations, il a répété dans l’entreprise ce comportement et généré après deux mois un rejet auprès des partenaires sociaux, des cadres, de son boss, avec sa communication, teintée d’« a priori », de « croyances », de représentations construites « a la subito ». Pour ce qui est de « porter-un-regard-sur », rappelons-nous le « qui va piano va lontano » Quid de l’intelligence situationnelle, du discernement, cette capacité à analyser la situation ambiante et à faire du réglage fin (cf Chap 6), dans mon comportement.

Car dans le monde de Marcel sa petite voix, lui disait que « Marcelin n’a pas de coucougnettes », « l’ancienne DRH, était « une stagiaire RH » (sa manière à lui d’exprimer le manque de compétences de son prédécesseur), « le poste de RH à terme je vais l’avoir puisque je serai dans le jury de recrutement… », des « messages toxiques », qui floutent sa lucidité et sa lecture du système dans lequel il évolue et qui génèrent les réactions de son entourage. Ce que Marcel avait déjà expérimenté, semble-t-il, dans sa dernière expérience professionnelle, le même scénario. « si je fais un petit peu de la même chose, j’obtiens un petit peu des mêmes résultats ».

Continuons d’approfondir cet exemple, car vous me direz chers lecteurs, « ok Michel mais c’est quoi l’option ? ». Oui explorons ensemble les options (nous travaillons beaucoup en coaching à partir du feedback, sur « comment j’aurai pu penser, ressentir, faire différemment, nous parlons alors d’options, qui permettent à notre coaché d’étendre le champ des possibles). Mais avant de vous les énumérer je pourrai vous retourner la question, « à votre avis comment Marcel aurait-il pu éviter de générer cette situation pesante pour lui et pour l’autre ? » et vous invite à noter les réponses qui vous viennent spontanément. Pour ma part voilà ce que j’aimerai partager avec vous.

La toute première option, et de s’observer soi-même et plutôt que d’asséner un jugement sur l’autre, passer du jugement « il est » à un avis sur l’autre « je crois, je pense qu’il est », petit détail qui fait toute la différence et qui permet de transformer un jugement en un regard/un avis/une opinion, sur l’autre. Se surprendre soi-même à « penser quelque chose sur quelqu’un, sur une situation ». Je suis en train de penser que Marcelin n’est pas un bon leader. OK c’est mon avis, somme toute j’ai le droit d’avoir un avis. Ce qui nous permet dans notre communication de commencer nos phrases par « il me semble que », « je pense que, « pour ce qui me concerne… ». Dans notre exemple précédent, Marcel aurait pu dire de Marcelin lorsqu’il m’en parle « je trouve qu’il manque de leadership ». La méditation (cf le livre de Christophe André, « Méditer en pleine conscience ») nous apprend bien à faire cela, à nous « réveiller » sur nos propres pensées, (to fall « awake » de Jon Kabat-Zinn, professeur de médecine et enseignant de la « Mindfulness – méditation en pleine conscience »), « tiens je suis en train de penser cela », « tiens je vois arriver une émotion ». Etre son propre observateur, nous permet déjà de prendre de la distance avec nos jugements, je vous invite à tester l’approche dans votre quotidien tous les jours, reprenez votre verbatim, commencer vos phrases par « il me semble que », « je trouve que » et voyez comment cela peut influer l’autre, le contexte, vous et le regard que vous portez sur les choses ?

La deuxième option en guise de prolongement de la précédente, est de faire l’hypothèse que, si je m’observe porter un avis, une opinion sur l’autre et que cela me permet une certaine distanciation avec le jugement, alors cette même distance je vais la retrouver dans la pertinence et la sensibilité de mon questionnement vers l’autre ? Et être dans la juste mesure (le bon calibrage), lorsque je demande à l’autre si « ça va ? ». Au lieu de lui demander « Ça va mieux (car je pense qu’il y a un problème) », je lui demande simplement « comment ça va ? » en enchainant sur « et avec l’équipe ? », juste prendre la température, et l’avis de l’autre sur le contexte, sortir de la question suggestive ou orientée, (ou la réponse est déjà dans la question), sortir de l’effet « Horn » également qui vise à généraliser un aspect d’un « mauvais ressenti » à toutes les performances de l’autre. Je me rappelle d’ailleurs d’une candidate que j’avais coaché il y a quelques années, et nous en étions arrivé à poser avec elle, qu’elle voyait le monde, les autres son équipe, au travers d’un filtre avec deux « boites », les « good » et les « no good » et qu’elle portait très vite une analyse un jugement sur les uns et les autres. Ensuite elle les classait dans l’une ou l’autre des boites, avec le risque de précipiter son jugement (« ne jugeons pas trop vite les gens), et de passer à côté du potentiel réel de ses collaborateurs, de louper l’opportunité de challenger son jugement, et de questionner ses certitudes.

Un autre contexte, qui me vient là et que je souhaite partager avec vous. Lorsque je suis manager, et que j’ai un Entretien Annuel avec un collaborateur difficile, qu’est-ce que ma petite...