//img.uscri.be/pth/508a164941019ed77dbea611c87212ed38f01074
Cette publication ne fait pas partie de la bibliothèque YouScribe
Elle est disponible uniquement à l'achat (la librairie de YouScribe)
Achetez pour : 18,99 € Lire un extrait

Lecture en ligne (cet ouvrage ne se télécharge pas)

Comment vieillissent puis meurent les formes sociales hiérarchisées

De
246 pages
L'auteur examinait en 2008 les dispositifs vecteurs de cohésion sociale envisagés par les économistes. Il concluait à l'impossibilité de les utiliser pour raconter l'Histoire. Ce nouvel ouvrage contient une proposition pour contourner ce défaut. Le dispositif vecteur de cohésion sociale est un "Texte". Parmi ses effets, le plus important dessine le destin de toutes les formes sociales : elles mourront après avoir parcouru quatre âges. Leur description est susceptible d'épaissir l'Histoire (styles de vie, types de conflits, idéologies...). Mais ce schéma n'est pas un modèle, il prescrit les questions à poser aux historiens. Les propriétés de cet outil sont testées grâce à l'étude de la société médiévale.
Voir plus Voir moins
Henri Solans
Questions contemporaines
COMMENT VIEILLISSENT PUIS MEURENT LES FORMES SOCIALES HIÉRARCHISÉES
Questions contemporaines
Comment vieillissent puis meurent les formes sociales hiérarchisées
Questions contemporaines
Collection dirigée par B. Péquignot, D. Rolland et Jean-Paul Chagnollaud
Chômage, exclusion, globalisation… Jamais les « questions contemporaines » n’ont été aussi nombreuses et aussi complexes à appréhender. Le pari de la collection « Questions contemporaines » est d’offrir un espace de réflexion et de débat à tous ceux, chercheurs, militants ou praticiens, qui osent penser autrement, exprimer des idées neuves et ouvrir de nouvelles pistes à la réflexion collective.
Dernières parutions
Max MEMMI,?,Être ou ne pas être Juif. Telle est la question. Pourquoi 2017. José COHEN-AKNINE,Déliquescence et renaissance de l’Etat, 2017. Olivier PIACENTINI,Le crépuscule de l’Occident. Chronique d’une décadence, 2017. Noël JOUENNE,L’expérience corbuséenne d’un habitat collectif sous contrôle, 2017. Michel DUPEUX,L’université 2.0. La réussir – y réussir, 2017. Michel JOUARD,Les naufragés de Perrache. Les souffrances et la révolte des réfugiés de Lyon 2012 – 2013. Chronique sociale, 2017. Érik LESCAR,Le discours de Poutine :Métamorphoses et continuité,2017. Laurène RENAUT,Le président qui voulait être normal, 2017. Jean-Christophe TORRES,L’esprit démocrate, 2017. Ado-Dieumerci BONYANGA BOKELE,Le défi de l’autodétermination africaine. Problème d’organisation, 2017. Jean-François KESLER,Institutions et politique française, 2017. Eric AGBESSI,Etats-Unis : la loi sur les droits civiques de 1964, 2017. Hubert MORELLE,La décolonisationde l’Empire russe (1992 – 2016) Mythe ou réalité ?, 2017 Hubert MORELLE,De la Russie à l’URSS, Edification et écroulement de l’Empire russe (878 – 1991), 2017 Robert BIBEAU,Question nationale et révolution prolétarienne sous l’impérialisme moderne,2017 Gilbert ELBAZ (coord.),De la sexualité aux sexualités, 2017.
Henri Solans Comment vieillissent puis meurent les formes sociales hiérarchisées
Du même auteur : Essai sur l’économie des Pyrénées orientales.Editions Le Publicateur, 1993. Débordements. Eléments de démo-économie.Universitaires de Presses Perpignan, 1998. Faire société sans faire souffrir ? (Direction), L’Harmattan, 2005.
L’économie politique mise à nu par la question sociale même. L’Harmattan, 2008.
Le capitalisme mourra-t-il en utopie ?L’Harmattan, 2017 ?
Genre et vieillissement du capitalisme.L’Harmattan, 2017.
© L’Harmattan, 2017 5-7, rue de l’École-Polytechnique, 75005 Paris http://www.editions-harmattan.fr ISBN : 978-2-343-12729-3 EAN : 9782343127293
 A François Soleil
Avant-propos. Cet ouvrage a été écrit sous la pression de questions depuis longtemps actives. A l’origine, elles étaient également prioritaires, avec le temps, elles ont fini par s’ordonner et accorder la préséance à l’une d’entre elles : que peut-on savoir de l’avenir des sociétés humaines ? Question plutôt embarrassante sinon vaine : ne faut-il pas soumettre ses réponses à l’idée dont s’amuse Jorge Luis Borges, l’autodestruction des discours qui se disent « savoirs » sur l’avenir : « Puis il réfléchit : la réalité ne coïncide habituellement pas avec les prévisions ; avec une logique perverse, il en déduisit que prévoir un détail circonstanciel, c’est empêcher que celui-ci se réalise. Fidèle à cette faible magie, il inventait, pour les empêcher de se réaliser, des péripéties atroces » (Borges, 1943). On aura noté que la question n’est pas « peut-on connaitre l’avenir des sociétés humaines ? », mais « que peut-on savoir de cet avenir ? ». Ainsi formulée, elle offre la même chance à l’attendu (cette part de l’histoire qui est insensible à l’autodestruction) et à la surprise. Avec l’espoir que la surprise soit tout entière contenue dans le « détail circonstanciel », aux marges de l’histoire, ou, s’il s’avérait qu’existent des moments au cours desquels c’est elle, la surprise, qui occupait tout l’espace, l’espoir que ces moments soient rares et paradoxalement attendus. J’avoue que ces interrogations m’ont longtemps échappé ; il faut dire que j’ai une formation d’économiste. La profession travaille majoritairement sous l’hypothèse selon laquelle les êtres humains sont des individus, la raison les anime (et décide de tout). Cela produit une conclusion étonnante : grâce à l’utilisation de politiques économiques adéquates, les sociétés humaines (celles dont on dit qu’elles ont adopté ces dispositifs vecteurs de cohésion sociale nommés marché ou monnaie) les sociétés humaines, donc, évoluent à proximité de configurations de cohésion sociale sans victimes. Il est même probable qu’elles s’installent sans détours sur elles. La paix sociale leur est acquise, l’éternité garantie. L’histoire, dans cette perspective, est affaire de biographies, sauf à la localiser dans cet espace étroit où serpentent les écarts relatifs à des situations d’équilibre attractrices. Histoires, quoiqu’il en soit, anecdotiques. Il y a peu de choses à dire à propos de l’avenir. Si l’on décide de perdre l’habitude qui consiste à penser l’économie en écho à la rareté, au profit d’une réflexion sur l’abondance, d’autres habitudes se perdent elles aussi, et notamment celle qui concerne l’utilisation du concept 9