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Coordonner parcours et plans personnalisés en action sociale et médico-sociale - 2e éd.

De
256 pages
Les secteurs de l’action sociale et médico-sociale sont passés en deux décennies du « tout institutionnel » à un recentrage sur la personne, son parcours et son environnement. Aider une personne à réaliser son projet de vie au travers d’un plan d’accompagnement personnalisé, telle est la vocation des dispositifs d’aujourd’hui, véritables plates-formes de service centrées sur la promotion sociale et le développement personnel de leurs bénéficiaires.

Jean-René Loubat aborde toutes les étapes concrètes de la coordination de parcours et de plans d’accompagnement : depuis l’accueil, la consultation des attentes et des besoins, l’élaboration d’un plan d’action, sa négociation, son suivi et sa co-évaluation. Dans la filiation du case management, cette coordination constitue pour lui une fonction émergeante d’avenir, source d’évolution professionnelle pour de nombreux praticiens.

Cet ouvrage nous livre des réflexions et de nombreux outils et cas concrets, issus des expériences de terrain de l’auteur, et concerne avant tout les professionnels des établissements et services, mais également les responsables d’associations, les parents, les centres de formation et les étudiants, les cadres des administrations et les élus locaux.
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INTRODUCTION. DE LA PRISE EN CHARGE INSTITUTIONNELLE AU SERVICE À LA PERSONNE
1.
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PREMIÈRE PARTIE
POSTURE:POUR LINCLUSION ET LA PROMOTION DE LA PERSONNE
Sommaire
Désinstitutionalisation et personnalisation : priorité au parcours du bénéficiaire
La coordination ou lecase management: l’affirmation d’une fonction d’avenir
DEUXIÈME PARTIE
MÉTHODE:ÉLABORER ET COORDONNER DES PROJETS PERSONNALISÉS
Accueillir les personnes bénéficiaires
Évaluer la situation de la personne bénéficiaire
Élaborer un plan d’accompagnement personnalisé
6. Négocier le parcours et le plan d’accompagnement Dunod – Toute reproduction non autorisée est un délit. erluva-éourcpalelpeltesroccadnampagnement.7uSteocvier
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IV
SOMMAIRE
CONCLUSION. VERS LE CASE MANAGEMENT ET LE COACHING SOCIAL
BIBLIOGRAPHIE
TABLE DES MATIÈRES
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Introduction
De la prise en charge institutionnelle au service à la personne
« Le jour où des personnes peu habituées à parler seront entendues par des personnes peu habituées à écouter, de grandes choses pourront arriver. » ADVOCACY France.
PNNE AU CENTRE DU DISPO LA PERSO SITIFO SITIO NNER
Au cours des deux dernières décennies, la participation et l’implication des bénéficiaires dans le fonctionnement des dispositifs de santé et de solidarité ont incontestablement beaucoup progressé... Pourtant, il y a encore à faire, car si l’intention s’avère de plus en plus manifeste, les réticences culturelles ou plus simplement le manque de méthodologie freinent encore la mise en œuvre d’une véritablerelation de servicecentrée sur la personne accueillie et la prise en compte de celle-ci comme un citoyen à part entière . Les lois du 2 janvier 2002 et du 11 février 2005 ont affirmé la place centrale du bénéficiaire (comme la réforme des Annexes XXIV de 1989 avait déjà entrepris de le faire) et l’esprit de ces textes est attaché au souci d’impliquer ce dernier dans tout projet fait à son intention et de rechercher son « consentement éclairé » dans les divers domaines de son accompagnement. Plus près de nous, les rapports Vachey-Jeannet et Piveteau, la mission D esaulle, ou encore les travaux du groupe SERAFIN-PH pour une adéquation des financements au x besoins des personnes Dunod – Toute reproduction non autorisée est un délit. abondent fondamentalement dans le même sens.
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DE LA PRISE EN CHARGE INSTITUTIONNELLE AU SERVICE À LA PERSONNE
Si aujourd’hui le recentrage sur la personne fait partie intégrante de tous les discours convenus, au risque de représenter une formule galvaudée, il n’en a pas toujours été ainsi, et il serait contre-productif de penser que les faits se plient nécessai rement à cette recommandation. Le recentrage sur la personne est parfois perçu avant tout comme une préoccupation huma-niste et bientraitante dont se revendiquent déjà nombre d’opérateursce qu’ils peuvent considérer du même coup comme une évidencemais il exige bien davantage au plan opérationnel, et c’est là que (souvent) le bât blesse... Le recentrage sur la personne n’est pas qu’une intention et une préoccupation mais une posture et un mode d’accompagnement qui nécessite une méthodologie d’action spécifique. Il a débouché sur une relation contractuelle qui s’est substituée à ce que nous appelons une « relation providentielle », c’est-à-dire caritative o u militante, plaçant l’intervenant en position salvatrice et méritante. C’est en effet une véritablerévolution culturellequi s’est opérée dans les secteurs social et médico-social depuis les années quatre-vingt. Celle-ci a i mpacté tout à la fois les représen-tations, les théories, les relations, les méthodologies ou encore les organisations et leurs modes de management et de gestion. Elle a donc généré unerupturetout autant paradigma-tique, éthique que technique, entre une nouvelle professionnalité et « un travail social canal historique » reposant une nouvelle fois la question cruciale du changement.
N La révolution galiléenne de la personnalisation
Ce recentrage sur la personne, impulsé par divers textes législatifs et autres recommandations, rappelle bien ce qui suit aux praticiens des secteurs qui nous intéressent, à savoir que : « le projet détablissementdocument de référence indispensablene constitue pas une fin en soi et quil ne saurait être une simple réponse circonstanciée aux exigences administratives de l’environnement. Si celui-ci comprend à la fois la missio n d’intérêt général qui est confiée à létablissement ou au service et larticulation des moyens quil déploie pour la réaliser, cest le projet personnalisé qui représente la mise en acte de ce projet institutionnel et son principal outil pédagogique. Dès lors ce dernier ne peut être une accumulation déléments anecdotiques, ni une série de vœux pieux et de généralités, il est lexpression même de la prestation de service rendue à l’usager. Il entraîne naturellement, en tant que tel, la question de lévaluation des effets de la prestation, qui valident ou non le projet de tel ou tel établissement : comment, en effet, mesurer autrement lefficacité dun prestataire de services daction sociale quà laune de la progression de l’usager ? [...] Le travail social a connu quelques tendances à organiser des dispositifs éducatifs en fonction de ses propres conceptions de l’insertion : l’usager s’adaptait alors... aux problématiques et idéologies des travailleurs sociaux. Dans le cas d’un travail par projet personnalisé, c’est le professionnel qui adapte ses dispositifs à la problématique de l’usager. Il s’agit somme toute d’une véritable révolution galiléenne. »
De la prise en charge institutionnelle au service à la personne
C’est ainsi que nous énoncions les orientations de cette révolution, voici plus de vingt-cinq 1 ans (!), dans un texte qui devait être largement diffusé et qui jetait toutes les bases éthiques et méthodologiques du « projet personnalisé ». Depuis, ces idées qui ont généré par le passé bien des incompréhensions et des polémiques, parfois hargneuses, se sont progressivement affirmées à la fois grâce aux textes législatifs, à la volonté de nombreux parents et à l’esprit innovant de certains professionnels, mais non sans quelques difficultés. En cette même année 1992, nous proposions pour la première fois de mettre en place des entretiens de consultation des besoins auprès de résidants en situation de handicap d’un foyer de la région Rhône-Alpes. Nous avions réussi à convain cre quelques professionnels de cet établissement de l’intérêt que cela pouvait représenter et nous avions élaboré ensemble un guide d’entretien que ces praticiens utilisèrent auprès de résidants volontaires. Mais lors de la séance de formation suivante, l’opération fut stoppéein peto; le directeur ayant jugé cette démarche parfaitement inutile et ayant fourni comme explication : « Si maintenant on se met à demander leur avis aux handicapés, alors... ! » (sic). Peu de temps après, nous réitérions l’expérience dans un autre établissement (un CAT/foyer) : cettefois-ci,ledirecteurétaittoutàfaitpartantetlesentretienssemirentenplaceaisément, suscitant un grand intérêt de la part des bénéficiaires comme des professionnels, jusqu’à l’intervention du président de l’association qui affirma « tellement bien connaître les besoins des personnes handicapées qu’il était inutile de les consulter... » (bis repetita). Mais depuis, ce sont de très nombreux établissements et services qui ont instauré de tels processus de consultation, bouleversé leurs méthodes de travail, produit de véritables projets d’accompagnement personnalisé, mis en place des coordinateurs de projets, et sont devenus acquis aux idées de négociation et de co-évaluation. L’ANES M (Agence nationale de l’éva-luation et de la qualité des établissements et services sociaux et médico-sociaux) a produit une recommandation : « Les attentes de la personne et le projet personnalisé » qui reprend toutes ces idées, comme quoi il ne faut jamais désespérer... Les idées finissent par faire leur chemin quand elles sont dans le sens de l’histoire.
N Projet ou plan ? Individualisé ou personnalisé ?
Apportons d’emblée quelques précisions terminologiques. Circulent actuellement plusieurs 2 formulationspourdésignercequiseraitunobjetcommun:ainsiparle-t-ondanslesESSMS, comme dans les administrations, de « projets individuels ou individualisés, de projets person-nels, de projets personnalisés ». Certains acteurs, ne sachant sans doute pas sur quel pied danser, se risquent même à l’appellation superfétatoire de « projet individuel personnalisé »...
1. « Le Projet personnalisé »,Bulletin d’information du CREAI Rhône-Alpes, n°104, mars/avril 1992. Dunod – Toute reproduction non autorisée est un délit. 2. ESSMS pour « établissement et service social et médico-so cial ».
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DE LA PRISE EN CHARGE INSTITUTIONNELLE AU SERVICE À LA PERSONNE
Si chacun est naturellement libre d’employer l’expression qui lui convient, il est tout de même important de le faire en connaissance de cause, car ces termes ne sont pas du tout équivalents. Par-delàtoutesubtilitélinguistique,nouspouvonsmêmedirequilsnousengagentdansdes perspectives différentes : une première distinction porte sur la qualification: adjectif ou participe passé ? Avec l’ad-jectif(individueloupersonnel)nousavonsaffaireàunqualicatifduprojetlui-mêmequi émane de la personne. Le participe passé renvoie à une action dont le sujet n’est pas le destinataire mais un tiers qui élabore un projet pour cette personne : un « prêt bancaire personnalisé » n’est évidemment pas un « prêt personnel » du banquier... mais un prêt adapté aux besoins du bénéficiaire. Nous comprenons d’emblée ledistinguomajeur qui existe entre les deux formules, sans lequel nous risquons le parfait contresens : le projet personnel appartient à la personne considéréec’est par exemple le cas de sonprojet de vietandis que le projet personnalisé est le fait d’un tiers qui agit pour autrui.Idempour projet individuel/individualisé ; une seconde distinction porte sur le choix du verbe utilisé: individualiser ou personnaliser. La notion d’individu (étymologiquement, « ce qui ne peut être divisé ») exprime une idée d’unité, tandis que celle de personne (du latinpersonaet par extension,masque », , « « caractère », « rôle ») rend compte d’une singularité, d’une figure. Par conséquent, la personnalisation n’exprime pas du tout la même idée que l’individualisation, c’est-à-dire l’action de réduire à une unité indivisible, mais celle d’identifier une personne et de saisir sa singularité. Ainsi, par exemple, un repas individualisé est un repas où chaque portion correspond à un individu, tandis qu’un repas personnalisé est adapté spécifiquement aux souhaits de chaque personne servie. Autrement dit, une foule de gens peut consommer le même repas en portions individuelles, tandis que chacun dispose d’un repas original si celui-ci s’avère personnalisé.
C’est d’ailleurs pour cette raison que dans l’univers des services, on emploie toujours le terme de « personnalisation » pour désigner une adaptation de la prestation aux spécificités du consommateur. Nous pouvons rajouter, pour compléter ces précisions terminologiques, que l’emploi de termes commeindividuoupersonnene tiennent pas qu’à des distinctions sémantiques mais aussi à des connotations idéologiques plus ou moins conscientes : le terme d’individu est davantage attaché à une revendication de distinction du collectif (et plutôt utilisé par des opérateurs laïques souvent issus de l’Éducation nationale), tandis que le terme de personne revendique davantage l’affirmation de la spécificité et de l’unicité (elle s’avère davantage reliée historiquement aux courants philosophiques chrétiens). Notons que l’ANESM a adopté le terme deprojet personnalisédans sa recommandation « Les attentes de la personne et le projet personnalisé » et reprend les mêmes arguments que nous à la page 10 de cette
De la prise en charge institutionnelle au service à la personne
recommandation (« 3.3. Une confusion sémantique »). Mais d’autres textes officiels parlent de PIA (projet individuel d’accompagnement). Comme nous pouvons nous en apercevoir, ces débatssémantiquesetphilosophiquestraversentvisiblementladministrationelle-mêmepas toujours très au clair sur les concepts... Très récemment, nous avons choisi personnellement de réserver le terme deprojetau seul projet de vie émanant de la personne elle-même (peut-on rais onnablement penser un « pro-jet » à la place de quelqu’un ?) et d’utiliser désormais l’appellation deplanpour désigner l’ensemble des réponses qu’un opérateur peut proposer à un bénéficiaire pour répondre à ces attentes et besoins. Un architecte établit le plan de la maison dans laquelle son client souhaitevivreandelamatérialiser,maispeut-ilpenseràsaplacelamaisonidéale?Ainsi, leplan d’accompagnement personnaliséqu’un opérateur produit afin d’ajuster ses prestations de service au projet de la personne bénéficiaire en constitue par conséquent la « partie programmatique ». Il est évident que l’on doit rechercher une complémentarité optimale entre les deux niveaux : projet et plan, car si le bénéficiaire pouvait réaliser tout seul son projet personnel, pourquoi aurait-il besoin de prestatair es extérieurs ? De surcroît, le terme s’harmonise avec celui de plan d’accompagnement global qu’instaure la loi de modernisation de santé de 2016.
N La relation de service : un état d’esprit
Nos multiples expériences d’intervention en la matière nous démontrent qu’aucune méthodo-logie ne peut être opérante si les acteurs n’ont pas d’abord admis que la personnalisationet son outil de mise en œuvre : le plan d’accompagnement personnalisérenvoyait à une optique et un état d’esprit radicalement différents de ceux en vigueur dans les établissements traditionnels et qu’il fallait opérer cette rupture culturelle dont nous parlions plus haut. Car sans cela, il ne s’agit que de bricolage formel, de pure adaptation aux exigences textuelles, de production documentaire. C’est pour cette raison qu’un certain nombre de « technologies en kit », généralement complexes et gourmandes en temps, s’usent rapidement et s’avèrent sommetoutepeuutilisables.Aussiintéressantessoient-ellessurunplanpédagogique,elles ne génèrent pas cette indispensable révolution galiléenne et culturelle qui réinterroge le sens même de la vocation de l’établissement ou du service, ainsi que la relation qu’entretiennent ceux-ci avec les personnes qu’ils accueillent. Car c’est de cette modification relationnelle et de ce changement d’état d’esprit dont il est question dans cet ouvrage et pas seulement de méthodologie qui n’en est que l’expression. En revanche, lorsque les professionnels ont compris ce que signifiait une logique de service et de promotion de la personne, les changements méthodologiques deviennent alors faciles à mettre en œuvre. Dunod – Toute reproduction non autorisée est un délit.
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DE LA PRISE EN CHARGE INSTITUTIONNELLE AU SERVICE À LA PERSONNE
Si ces derniers nécessitent indiscutablement la révision de certaines procédures de fonction-nement, cela ne signifie pas pour autant l’importation d’une méthodologie lourde : de par leur expérience, certains professionnels détiennent une bonne part des éléments pour élaborer des projets personnalisés parfaitement opérants. Encore dernièrement, lors d’une formation au sein d’un foyer de vie, nous avons été très surpris de voir avec quelle vivacité une jeune éducatrice avait intégré et appliqué la démarche proposée et avait réalisé, sur la base d’un entretien avec un résidant et après une réunion de travail impromptue avec ses collègues, un projet personnalisé extrêmement concret. Autrement dit, se situer résolument dans une logique de service, ce n’est pas tant multiplier les technologies pédagogiques ou cliniques (qui alimentent le mythe de « l’indispensable outil ») que modifier conséquemment sa vision culturelle du bénéficiaire, de l’utilité sociale du service et de ses pratiques professionnelles.
NO U VELLE ÉTH IQ U E,PO STU RENO U VELLE
En ce début de troisième millénaire, se dessine ainsi une « nouvelle action solidaire » dont la philosophie et l’éthique s’appuient, certes, sur les principes et valeurs humanistes qui sous-tendenttoutetentativedincluredespersonnesensituationdehandicapoudedifcul-tés dans la cité mais qui dépassent, dans le même temps, l’héritage historique, caritatif et volontariste, pour développer une véritableingénierie professionnelle.
L’éthique actuellement en jeu se veut sans doute moins large et moins évanescente que par le passé mais davantage opératoire au sein des relations entre prestataires et bénéficiaires. Elle se manifeste moins par de grandes valeurs incantatoires que par le plus grand respect d’une déontologie professionnelle, par l’affirmation de droits accrus pour des personnes accédant de 1 fait au statut declientsvolontédereplacecrue-xicuaectnertodeleusissdsiposfit,alrap, par la prise en compte plus complète de leurs besoins propres et de leurs spécificités, mais aussi et avant tout par la recherche de leur promotion personnelle et sociale. Elle tend à valoriser tous les modes de consultation et d’appréciation qui peuvent être proposés aux bénéficiaires, afin de rechercher leurconsentement éclairéchaque fois que cela est possible. Elle vise encore à associer davantage les proches et les familles à l’action des professionnels, bref, à ne jamais abandonner une personne à l’arbitraire toujours latent des dispositifs institutionnels.
1.Notons que, contrairement aux idées reçues, ce terme ne contient étymologiquement aucune connotation à caractère lucratif : lesclientisreprésentaient chez les Romains de l’Antiquité des personnes bénéficiant de protection de la part d’une famille notable (patricienne)on parlerait aujourd’hui de réseau relationnel... mais aussi « les gens dont on prend soin », c’est pour cette raison que les professions libérales utilisent volontiers ce terme.