Corpus parémique Yombe

Corpus parémique Yombe

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228 pages
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Un recueil de proverbes, qui transcrit un important patrimoine oral, traduit ensuite en français. Son originalité consiste à faire apparaître les structures logiques sous-jacentes à un corpus sentencieux, régissant des échanges oraux qui règlent événements et petits contentieux de la vie en société.

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Ajouté le 08 janvier 2017
Nombre de lectures 43
EAN13 9782806108708
Langue Français
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Philémon M .
Philémon K M V
Corpus parémique Yombe
Une classification logique
Préface de J. R. K
Corpus parémique Yombe
CORPUS PARÉMIQUE YOMBE
D/2016/4910/53
© Academia – L’Harmattan s.a. Grand’Place, 29 B-1348 Louvain-la-Neuve
ISBN : 978-2-8061-0311-6
Tous droits de reproduction, d’adaptation ou de traduction, par quelque procédé que ce soit, réservés pour tous pays sans l’autorisation de l’éditeur ou de ses ayants droit.
www.editions-academia.be
Philémon Kongo Muanda Visce
CORPUS PARÉMIQUE YOMBE
Une classIicatIon logIque
«L’idée que l’ordre et la précision de l’univers,ses aspects innombra- dans bles, serait le résultatd’un hasard aveugle, est aussi peu crédible que si, aprèsl’explosion d’une imprimerie,tous les caractères retombaient par terre dansl’ordre d’un dictionnaire». Albert Einstein
AVANT-PROPOS
Au moment où nous achevons la rédaction de cet ouvrage, nous tenons à exprimer notre gratitude à toutes les personnes qui nous ont assisté pour la réalisation de notre thèse de doctorat. Il est sans conteste que nous éprouvons un sentiment de satisfaction en livrant au public certains résultats de nos recherches en logique. Cet aboutissement n’a été effectif qu’à l’issue d’une longue périoded’épreuves, et nous y sommes arrivé en surmontant bien des obstacles. C’est un effort sans relâche que nous avons été appelé à fournir avec l’aide de certaines personnes de bonne volonté. Nous pensons à tous ceux et celles qui nous ont orienté au point devue intellectuel, ainsi qu’à tous ceux et celles qui nous ont soutenu au point de vue matériel.
Nos remerciements vont droit au Professeur Jean-Michel Counet, président de l’Institut Supérieur de Philosophie (l’ISP), qui a bien voulu prendre la relève de la promotion de notre thèse de doctorat et dont la coordination a permis un heureux aboutissement. Son assistance à notre égard a été plus que celle d’un promoteur.
Nos sentiments de profonde reconnaissance s’adressent ensuite aux professeurs de l’Institut Supérieur de Philosophie (ISP) de l’Université catholique de Louvain (UCL). Nous remercions de manière particulière les Professeurs émérites Marcel Crabbé, dont la préoccupation était de nous voir bien formé en science logique, et Jean Klein qui a détecté dès le départ la pertinence et l’originalité de notre objet d’étude et nous a encouragé à développer davantage la parémiologie africaine et, particulièrement, yombe. Nous remercions les professeurs membres du jury de notre thèse. Nous disons merci à Madame Danielle Lories, qui a bien voulu présider le jury, aux Professeurs Bruno Leclercq de l’université de Liège, Thierry Lucas et Peter Verdée de l’Université catholique de Louvain. Nos sentiments de profonde reconnaissance vont également au Professeur Damase Ndembe Nsasi de l’Université de Kinshasa (UNIKIN) auprès de qui nous avons recueilli des explications éclairantes sur la particularité de la langue yombe. Nous remercions le professeur Michael Kober de l’Université de Freiburg-im-Breisgau (Allemagne) qui a trouvé notre projet de thèse intéressant et ne pensait pas qu’il était impossible à réaliser. Nous remercions enfin les Professeurs Michael Wreen et David Twetten de Marquette University (Milwaukee, USA) dont les conseils précieux nous ont davantage rassuré dans l’orientation de notre thèse.
Nous tenons à remercier également les personnes qui ont collaboré à la rédaction de ceCorpus. Nous remercions Blandine Lakiong et Walburge Misingu pour leur assistance à la saisie de nos textes, Jacques et Anne
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Hormidas, Françoise Petit et Marie-Pierre Petit pour la correction soigneuse de la version française duCorpus. Nous remercions Clémentine Antoons pour son dévouement à nous apprendre la langue allemande. Nous remercions également le Père Antoine-Vital Mbadu Kwalu dont l’encadrement spirituel a été une aide précieuse, le Professeur Olivier Ndjimbi-Tshiende (Munich, Allemagne), Marie Isabelle Diana, Wivine Kumakuma-Tshibwabwa, Blaise Mbongo Masela et la Fraternité des Consacrés de Boma en Belgique, ainsi que les anciens élèves du Collège Saint-Joseph (Elikya, Kinshasa) en Belgique.
Nous voulons exprimer notre gratitude à tous ceux et celles qui nous ont matériellement soutenu. Nous remercions la Congrégation dehonienne. Nous remercions également l’Université catholique de Louvain qui est venue à notre aide au moment où nous en avions besoin, ainsi que Willy Mantua et Thomas Makabu (Chicago, USA). À eux nous associons Jean et Élise Biernaux, Édith Vermeire, Linda Visser, Jacqueline Toulmond, Michel Migom et Elvisa Bing, Pierre Ntumba et Wivine Yenga Wasako, ainsi que nos cousins Frieda Khonde-Dimbi et Quentin Dimbi (Paris, France), pour leur soutien indéfectible.
Philémon Kongo Muanda Visce
PRÉFACE
Depuis quelques années, les études sur la parémiologie se sont multipliées, signe d’un intérêt croissant pour ce type de séquences inscrites dans la mémoire collective. En témoignent les études de Georges Kleiber, Jean-Claude Anscombre, Irène Tamba et d’autres encore pour le seul domaine français, sans oublier, pour le domaine hispanique, Julia Sevilla Muñoz et son important corpus multilingue. Pour avoir nous-même participé à la constitution d’un important corpus informatisé des proverbes français, nous mesurons l’étendue du travail mené par Philémon Kongo Muanda Visce, qui cumule une double formation à la linguistique et à la philosophie, en collaboration avec Alexandre Thamba, pour la constitution du Corpus parémique Yombe. Il s’agit d’une partie des très nombreux proverbes bien vivants dans cette langue bantoue parlée surtout en République démocratique du Congo, mais aussi en République du Congo et en Angola.
L’intérêt de ce travail est considérable, d’abord par la transcription d’un important patrimoine oral, traduit ensuite en français, mais aussi par l’étude qu’en fait Philémon Kongo. Considérant que l’analyse des proverbes sur le plan linguistique a donné déjà d’importants résultats, il opte pour un point de vue de logicien, montrant l’articulation de ces séquences sentencieuses, qui contribuent à organiser la vie en commun et les relations sociales dans un univers où tout repose sur la transmission d’une sagesse orale. Il suffit de remonter un peu dans le temps pour constater la même importance des proverbes dans l’Europe médiévale et beaucoup plus récemment, dans le monde rural naguère encore largement dominant. Pour ce qui est du français, un certain « déclin», plus exactement un mépris émanant d’une classe e intellectuelle urbanisée, se manifeste au XVII siècle. La tendance est alors de se moquer d’une sagesse populaire, pourtant non dénuée de fondement, au profit de « vérités » trouvées dans les livres.
Le point de vue logique adopté par l’auteur trouvetoute sa pertinence quand on sait que l’usage de ces proverbes se développe au sein de la palabre, soit des interactions conversationnelles. Il s’agit d’une forme de logique argumentative qui permet d’aborder toutes sortes de problèmes éthiques ou politiques que suscite inévitablement la vie sociale. Nous donnons ci-dessous quelques exemples caractéristiques de ce classement logique :